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Bac 2025

Physique-Chimie – Métropole 2025, sujet 2 (remplacement) : correction détaillée

Spécialité Physique-Chimie · 3 h 30 · 3 exercices (9 + 5 + 6 points)

Corrigé

Correction rédigée par l'équipe BAC Révision, non officielle. Les énoncés sont reformulés avec leurs données : refais toujours les calculs et compare avec ton professeur.

Où trouver le sujet ? Cette page présente la correction. Le sujet officiel complet (PDF) et ses figures sont dans l'application BAC Révision.

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Exercice 1 : Les pluies acides9 points

Acidité de l'eau de pluie (CO2), acide nitrique, attaque du calcaire par un acide (cinétique) et contrôle du SO2 dans l'air.

Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Figure 1 : diagramme de distribution de CO2(aq), HCO3⁻(aq), CO3²⁻(aq) ; Figure 3 : pression de CO2 en fonction du temps (expérience n°1). Ils sont affichés avec la correction dans l'application.

1.Q1Écrire l'équation de la réaction acide-base entre le dioxyde de carbone dissous et l'eau et justifier qu'il rende la pluie acide.Touche pour voir la correction

À retenir CO2(aq)/HCO3⁻(aq) est un couple acide-base ; l'eau joue le rôle de base.

Démarche
  1. CO2(aq) + 2 H2O(ℓ) ⇌ HCO3⁻(aq) + H3O⁺(aq).
  2. La réaction produit des ions oxonium H3O⁺ : la concentration en H3O⁺ augmente au-dessus de 10⁻⁷ mol·L⁻¹, le pH est donc inférieur à 7.

RéponseCO2(aq) + 2 H2O(ℓ) ⇌ HCO3⁻(aq) + H3O⁺(aq) : formation d'ions H3O⁺, donc pluie acide (pH ≈ 5,6).

1.Q2Vérifier avec la figure 1 que pKA(CO2(aq)/HCO3⁻(aq)) ≈ 6,4.Touche pour voir la correction

À retenir pH = pKA quand les deux espèces du couple ont la même proportion (50 %).

Démarche
  1. Repérer le point d'intersection des courbes CO2(aq) et HCO3⁻(aq) : proportions 50 %.
  2. L'abscisse de ce point est le pH = pKA ≈ 6,4.

RéponseLes deux courbes se coupent à 50 % pour pH ≈ 6,4 : pKA ≈ 6,4.

1.Q3Donner la relation entre [HCO3⁻] et [H3O⁺] puis montrer que KA = [H3O⁺]²/([CO2]·c°).Touche pour voir la correction

À retenir Si seule la réaction du CO2 avec l'eau a lieu, chaque HCO3⁻ formé s'accompagne d'un H3O⁺.

Démarche
  1. Les ions sont formés en même quantité : [HCO3⁻] = [H3O⁺].
  2. KA = [HCO3⁻]·[H3O⁺] / ([CO2]·c°).
  3. On remplace : KA = [H3O⁺]² / ([CO2]·c°).

Réponse[HCO3⁻] = [H3O⁺] et KA = [H3O⁺]²/([CO2]·c°).

1.Q4Retrouver le pH 5,6 de l'eau de pluie non polluée ([CO2] = 1,3×10⁻⁵ mol·L⁻¹, pKA = 6,4).Touche pour voir la correction

À retenir [H3O⁺] = √(KA·[CO2]·c°).

Démarche
  1. KA = 10⁻⁶,⁴ ≈ 3,98×10⁻⁷.
  2. [H3O⁺]² = 3,98×10⁻⁷ × 1,3×10⁻⁵ ≈ 5,2×10⁻¹² mol²·L⁻².
  3. [H3O⁺] ≈ 2,3×10⁻⁶ mol·L⁻¹.
  4. pH = −log(2,3×10⁻⁶) ≈ 5,6.

RéponsepH ≈ 5,6.

Vérification Autre forme : pH = (pKA − log[CO2])/2 = (6,4 + 4,89)/2 ≈ 5,6.

1.Q5Verrerie pour préparer 2,00 L de solution S diluée 400 fois à partir de S0 (c0 = 15,2 mol·L⁻¹).Touche pour voir la correction

À retenir V0 = Vfille/F.

Démarche
  1. V0 = 2,00 / 400 = 5,00×10⁻³ L = 5,00 mL.
  2. Prélever 5,00 mL de S0 avec une pipette jaugée de 5,00 mL (et une propipette).
  3. Les introduire dans une fiole jaugée de 2,00 L, compléter à l'eau distillée jusqu'au trait de jauge puis homogénéiser.

RéponsePipette jaugée de 5,00 mL et fiole jaugée de 2,00 L.

1.Q6La mesure pH = 1,42 est-elle cohérente avec le caractère d'acide fort de HNO3 dans l'eau ?Touche pour voir la correction

À retenir Acide fort : réaction totale avec l'eau, donc [H3O⁺] = c et pH = −log c.

Démarche
  1. Concentration de S : c = 15,2 / 400 = 3,80×10⁻² mol·L⁻¹.
  2. Si l'acide est fort : pH = −log(3,80×10⁻²) = 1,42.
  3. C'est la valeur mesurée.

RéponsepH calculé = 1,42 = pH mesuré : l'acide nitrique est bien un acide fort.

2.Q7Montrer que la quantité maximale de CO2(g) de l'expérience n°1 est 2,5×10⁻³ mol (50 mL d'acide à 1,0×10⁻¹ mol·L⁻¹ ; 2,0 g de CaCO3).Touche pour voir la correction

À retenir Tableau d'avancement : l'avancement maximal est donné par le réactif limitant.

Démarche
  1. n(H3O⁺) = 1,0×10⁻¹ × 50×10⁻³ = 5,0×10⁻³ mol.
  2. n(CaCO3) = 2,0 / 100,1 ≈ 2,0×10⁻² mol.
  3. Équation : CaCO3 + 2 H3O⁺ → CO2 + ... : x_max = n(H3O⁺)/2 = 2,5×10⁻³ mol (CaCO3 : 2,0×10⁻² mol, en excès).
  4. n(CO2)max = x_max = 2,5×10⁻³ mol.

RéponseH3O⁺ est limitant : n(CO2)max = 2,5×10⁻³ mol.

2.Q8Estimer la quantité de CO2 réellement présente dans l'état final de l'expérience n°1 et commenter (T = 295 K, V = 280 mL).Touche pour voir la correction

À retenir n = P·V/(R·T).

Démarche
  1. Lecture de la figure 3 en fin d'expérience (t = 2 500 s) : P ≈ 2,15×10⁴ Pa.
  2. n = 2,15×10⁴ × 280×10⁻⁶ / (8,31 × 295) = 2,46×10⁻³ mol.

Réponsen ≈ 2,5×10⁻³ mol (2,46×10⁻³), soit environ 98 % de la valeur maximale : la transformation est pratiquement totale (la courbe tend vers un palier).

Vérification P attendue pour n = 2,5×10⁻³ mol : 2,5×10⁻³ × 8,31 × 295 / 280×10⁻⁶ ≈ 2,2×10⁴ Pa.

Piège T = 295 K et V = 280 mL = 280×10⁻⁶ m³ : convertir le volume en m³.

2.Q9Estimer le temps de demi-réaction de l'expérience n°1 en expliquant la démarche.Touche pour voir la correction

À retenir t½ : date à laquelle l'avancement vaut la moitié de sa valeur finale, donc P = P_max/2.

Démarche
  1. P_max ≈ 2,2×10⁴ Pa (valeur théorique 2,19×10⁴ Pa, palier de la courbe).
  2. P_max/2 ≈ 1,1×10⁴ Pa.
  3. On lit sur la figure 3 la date correspondante : la courbe passe par 1,0×10⁴ Pa vers 190 s et par 1,1×10⁴ Pa vers 245 s : t½ ≈ 2,5×10² s.

Réponset½ ≈ 2,5×10² s (≈ 245 s, ± 20 s).

Vérification Cohérent avec l'expérience n°2 (concentration double, t½ = 80 s < 245 s).

2.Q10Comparer les trois expériences et indiquer un facteur cinétique de la dégradation des bâtiments.Touche pour voir la correction

À retenir Un facteur cinétique accélère la réaction : concentration, température, état de division.

Démarche
  1. Exp. 1 → 2 : la concentration en acide double, t½ passe d'environ 250 s à 80 s : la transformation est plus rapide.
  2. Exp. 2 → 3 : poudre → morceaux, t½ passe de 80 s à 1,6×10³ s : plus la surface de contact est petite, plus c'est lent.

RéponseLa concentration en ions H3O⁺ de la pluie (et l'état de division du calcaire) influence la vitesse de dégradation.

Piège On peut citer l'un ou l'autre des facteurs ; ici la concentration en acide, c'est-à-dire la pollution, est le plus pertinent pour la pluie.

3.Q11Établir la relation entre n(SO2) et n(H3O⁺) dans Sa (H2O2 en excès : H2O2 + SO2 + 2 H2O → 2 H3O⁺ + SO4²⁻).Touche pour voir la correction

À retenir Coefficients stœchiométriques : 1 SO2 donne 2 H3O⁺.

Démarche
  1. H2O2 en excès : SO2 est le réactif limitant, entièrement consommé.
  2. n(H3O⁺) = 2 × n(SO2) donc n(SO2) = n(H3O⁺)/2.

Réponsen(SO2) = n(H3O⁺)/2.

3.Q12Les 18,5 m³ d'air respectent-ils les normes (50 µg·m⁻³ en moyenne annuelle ; 125 µg·m⁻³ en moyenne journalière ; 300 µg·m⁻³ en moyenne horaire) ? Commenter (cb = 1,0×10⁻² mol·L⁻¹, VE = 4,0 mL).Touche pour voir la correction

À retenir À l'équivalence : n(H3O⁺) = cb·VE ; puis masse de SO2 et concentration en masse dans l'air.

Démarche
  1. n(H3O⁺) = 1,0×10⁻² × 4,0×10⁻³ = 4,0×10⁻⁵ mol.
  2. n(SO2) = 2,0×10⁻⁵ mol.
  3. m(SO2) = 2,0×10⁻⁵ × 64,1 = 1,28×10⁻³ g = 1,28×10³ µg.
  4. Cm = 1,28×10³ / 18,5 ≈ 69 µg·m⁻³.
  5. Comparaison : 69 > 50 (objectif de qualité annuel) ; 69 < 125 (valeur limite journalière) ; 69 < 300 (seuil horaire).

RéponseCm ≈ 69 µg·m⁻³ : l'objectif de qualité (50 µg·m⁻³) est dépassé, mais la valeur limite journalière (125) et le seuil d'information (300) sont respectés.

Piège Le prélèvement dure 7 jours : c'est une moyenne hebdomadaire, qui ne correspond à aucune des normes (annuelle, journalière, horaire). On admet une concentration constante pendant les 7 jours et une absorption totale du SO2.

Exercice 2 : La couleur des scarabées5 points

Interférences dans un empilement de couches minces : épaisseur, mesure sur photo et incertitude par simulation numérique.

Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Figure 3 : photographie du squelette d'un scarabée vert, règle en cm et barre de 1 μm ; Figure 4 : extrait du programme Python ; Figure 5 : zones 1 et 2 de la carapace (même échelle). Ils sont affichés avec la correction dans l'application.

1.Q1Rappeler la condition d'interférences constructives pour une différence de chemin optique δ et une longueur d'onde λ.Touche pour voir la correction

À retenir Interférences constructives : ondes en phase.

Démarche
  1. La différence de chemin optique est un multiple entier de λ.

Réponseδ = k·λ avec k entier.

1.Q2Montrer que e = (k + 1/2)·λ/(2·n_fort) correspond aux interférences constructives (δ = 2·n_fort·e − λ/2).Touche pour voir la correction

À retenir On écrit δ = k·λ puis on isole e.

Démarche
  1. 2·n_fort·e − λ/2 = k·λ.
  2. 2·n_fort·e = k·λ + λ/2 = (k + 1/2)·λ.
  3. e = (k + 1/2)·λ/(2·n_fort).

Réponsee = (k + 1/2)·λ/(2·n_fort).

1.Q3Déterminer l'épaisseur e pour λ = 530 nm, k = 0, n_fort = 1,7, et la couleur.Touche pour voir la correction

À retenir Pour k = 0 : e = λ/(4·n_fort).

Démarche
  1. e = 530 / (4 × 1,7) = 530/6,8 ≈ 78 nm.
  2. Le tableau associe λ = 530 nm au vert.

Réponsee ≈ 78 nm ; le scarabée apparaît vert.

1.Q4À partir de la figure 3, déterminer l'épaisseur moyenne e d'une couche et expliciter la méthode.Touche pour voir la correction

À retenir Mesurer sur un grand nombre de couches puis diviser (plus précis qu'une seule couche), et convertir avec l'échelle.

Démarche
  1. Échelle : la barre noire de 1 μm mesure ≈ 2,65 cm sur la règle (intervalle de lecture 2,6 à 2,7 cm, comme dans le programme).
  2. La distance d couvre 9 couches (alternance noir/gris) et mesure ≈ 1,8 cm (intervalle 1,7 à 1,9 cm).
  3. Une couche : d/9 = 0,20 cm, soit 0,20 / 2,65 ≈ 0,075 µm = 75 nm.

Réponsee ≈ 75 nm (≈ 75 à 78 nm selon la lecture).

Vérification Même méthode que dans le programme : e = d·1 000 / (9·échelle).

Piège La valeur de d et celle de l'échelle sont lues à ± 0,1 cm ; le nombre 9 correspond aux couches comptées dans d.

1.Q5Indiquer une source d'incertitude possible dans la mesure de e.Touche pour voir la correction

À retenir Sources d'incertitude : lecture sur la règle, repérage des interfaces floues, comptage des couches.

Démarche
  1. Les interfaces entre couches sont floues sur la photographie : le repérage des extrémités de d est entaché d'une erreur de lecture.
  2. La lecture de la graduation (et de la barre d'échelle) est limitée à la précision de la règle.

RéponseImprécision de la lecture de d et de l'échelle (interfaces floues, graduation de la règle).

1.Q6Recopier la ligne 8 du programme et la compléter en cm (distance d).Touche pour voir la correction

À retenir On encadre la valeur lue (d = 1,8 cm) par l'incertitude de lecture.

Démarche
  1. d est lue à 1,8 cm, avec ± 0,1 cm d'incertitude.
  2. Intervalle : [1,7 ; 1,9].

Réponsed_mes = rd.uniform(1.7, 1.9, Nsim)

Vérification Avec d ∈ [1,7 ; 1,9] et échelle ∈ [2,6 ; 2,7], la simulation reproduit e_moy ≈ 75,5 nm et u(e) ≈ 2,6 nm.

1.Q7Justifier le nombre 1 000 dans e = d_mes·1000/(9·échelle).Touche pour voir la correction

À retenir Conversion µm → nm.

Démarche
  1. d_mes/échelle est exprimée en µm (1 µm correspond à « échelle » cm).
  2. Le facteur 1 000 convertit les µm en nm (1 µm = 1 000 nm) ; le 9 est le nombre de couches.

Réponse1 000 = nombre de nanomètres dans 1 µm : e est ainsi exprimé en nm.

1.Q8Écrire le résultat e_moyen avec un seul chiffre significatif pour l'incertitude et discuter la compatibilité avec la valeur de Q3.Touche pour voir la correction

À retenir Compatible si |e − e_ref|/u(e) < 2.

Démarche
  1. u(e) = 2,56 nm ≈ 3 nm ; e_moyen = 75,49 nm ≈ 75 nm.
  2. Résultat : e = 75 ± 3 nm.
  3. |78 − 75|/3 ≈ 1 (ou 2,4/2,56 ≈ 0,9 sans arrondi) < 2.

Réponsee = 75 ± 3 nm : valeur compatible avec e ≈ 78 nm de Q3.

Piège Arrondir l'incertitude à 1 chiffre significatif (3 nm) puis arrondir la valeur à la même décimale (unité).

1.Q9Estimer la longueur d'onde donnant des interférences constructives dans la zone 2 et proposer une couleur.Touche pour voir la correction

À retenir λ = 4·n_fort·e pour k = 0 ; il faut comparer l'épaisseur des couches des deux zones (même échelle).

Démarche
  1. Sur la figure 5 (même échelle, barre de 1 µm de même longueur), les bandes noires de la zone 2 sont plus espacées : rapport ≈ 1,4 entre les deux zones (la période des bandes noires de la zone 2 est plus grande).
  2. e₂ ≈ 1,4 × 78 ≈ 110 nm.
  3. λ₂ = 4 × 1,7 × 110 ≈ 7,5×10² nm (7 à 8×10² nm).

Réponseλ ≈ 7 à 8×10² nm : la zone 2 doit apparaître rouge (bord du proche infrarouge ; le tableau associe 750 nm au rouge).

Piège Mesure faite sur les photos, de précision limitée : le sujet attend un ordre de grandeur et la tendance (couche plus épaisse, donc longueur d'onde plus grande).

Exercice 3 : Le réfrigérateur6 points

Refroidissement d'une bouteille d'eau (loi de Newton), gaz parfait et forces pressantes sur la porte du réfrigérateur.

Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Annexe : température θ de S au cours du temps ; Figure 2 : pression de l'air intérieur avant et après fermeture de la porte. Ils sont affichés avec la correction dans l'application.

1.Q1Caractériser qualitativement la convection.Touche pour voir la correction

À retenir Convection : transfert thermique avec mouvement macroscopique de matière.

Démarche
  1. Elle a lieu dans les fluides (liquides, gaz) : le fluide chaud se déplace et transporte l'énergie.
  2. Ici l'air du réfrigérateur circule autour de la bouteille.

RéponseTransfert thermique accompagné d'un déplacement macroscopique du fluide (l'air), propre aux fluides.

1.Q2Indiquer, en justifiant, le sens du transfert thermique Q.Touche pour voir la correction

À retenir Transfert spontané du chaud vers le froid.

Démarche
  1. θ(0) = 20,4 °C > θréfri = 6,8 °C : la bouteille est plus chaude que l'air du réfrigérateur.

RéponseTransfert de la bouteille S vers l'air du réfrigérateur : Q < 0 pour S, qui refroidit.

1.Q3Exprimer θ(0) et la limite de θ(t) pour t → +∞ en fonction de A et B ; en déduire A et B (θ = A·e^(−t/τ) + B).Touche pour voir la correction

À retenir e⁰ = 1 et e^(−∞) = 0.

Démarche
  1. θ(0) = A + B.
  2. t → +∞ : θ → B.
  3. Graphe : θ(0) = 20,4 °C et θ(t → +∞) = 6,8 °C (lectures à ± 0,3 °C près).
  4. A = 20,4 − 6,8 = 13,6 °C.

RéponseA = 13,6 °C et B = 6,8 °C (températures, en °C).

Piège L'asymptote se lit à ± 0,3 °C sur le graphique.

1.Q4Montrer graphiquement que τ est de l'ordre de 12×10³ s.Touche pour voir la correction

À retenir À t = τ : θ = B + A·e⁻¹ = B + 0,37·A.

Démarche
  1. θ(τ) = 6,8 + 0,37 × 13,6 ≈ 11,8 °C.
  2. On lit l'abscisse pour θ = 11,8 °C : ≈ 12×10³ s.
  3. Autre méthode : tangente en t = 0, qui coupe l'asymptote θ = B à t = τ.

Réponseτ ≈ 12×10³ s.

Vérification Calcul de Q5 : τ = ρ·V·c/α ≈ 12,5×10³ s.

1.Q5Appliquer le premier principe à S entre t et t+Δt et exprimer θ(t+Δt) − θ(t).Touche pour voir la correction

À retenir Pas de travail : ΔU = Q = Φ·Δt avec ΔU = m·c·Δθ.

Démarche
  1. ΔU = m·c_S·(θ(t+Δt) − θ(t)) avec m = ρS·VS.
  2. Q = Φ·Δt = α·(θréfri − θ(t))·Δt.
  3. ρS·VS·cS·(θ(t+Δt) − θ(t)) = α·(θréfri − θ(t))·Δt.

Réponseθ(t+Δt) − θ(t) = α·(θréfri − θ(t))·Δt / (ρS·VS·cS).

1.Q6Établir l'expression de la durée t_idéale pour atteindre θ_idéale.Touche pour voir la correction

À retenir On résout θ(t) = θ_idéale puis on prend le logarithme.

Démarche
  1. (θ0 − θréfri)·e^(−t/τ) + θréfri = θidéale.
  2. e^(−t/τ) = (θidéale − θréfri)/(θ0 − θréfri).
  3. t = −τ·ln[(θidéale − θréfri)/(θ0 − θréfri)] = τ·ln[(θ0 − θréfri)/(θidéale − θréfri)].

Réponset_idéale = τ·ln[(θ0 − θréfri)/(θidéale − θréfri)].

1.Q7Calculer t_idéale (θ_idéale = 16 °C) et comparer au graphique.Touche pour voir la correction

À retenir τ = ρ·V·c/α.

Démarche
  1. τ = 1,00 × 1,5 × 4,18×10³ / 0,50 = 1,25×10⁴ s.
  2. t = 1,25×10⁴ × ln[(20,4 − 6,8)/(16 − 6,8)] = 1,25×10⁴ × ln(1,478) ≈ 1,25×10⁴ × 0,391 ≈ 4,9×10³ s.
  3. Sur l'annexe, θ = 16 °C est atteinte à environ 5×10³ s (construction : trait horizontal à 16 °C jusqu'à la courbe, puis trait vertical jusqu'à l'axe des temps ; la courbe est à 15,7 °C à 5×10³ s).

Réponset_idéale ≈ 4,9×10³ s (≈ 1 h 22) : cohérent avec la lecture graphique (≈ 5×10³ s).

2.Q8Pourquoi P/T est-il constant lors du refroidissement de l'air du réfrigérateur fermé ?Touche pour voir la correction

À retenir Système fermé, volume constant : P·V = n·R·T avec n et V constants.

Démarche
  1. Porte fermée : pas d'échange de matière, n constante ; le volume V du réfrigérateur est constant.
  2. P/T = n·R/V = constante.

Réponsen et V constants dans un système fermé de volume fixe, donc P/T = n·R/V est constant.

2.Q9Calculer Pfinale lorsque T atteint 277 K (P0 = 1009,1×10² Pa, T0 = 293 K).Touche pour voir la correction

À retenir P0/T0 = Pfinale/Tfinale.

Démarche
  1. Pfinale = P0 × Tfinale/T0 = 1009,1×10² × 277/293.
  2. Pfinale ≈ 9,54×10⁴ Pa.

RéponsePfinale ≈ 9,54×10⁴ Pa (≈ 954 hPa).

2.Q10Indiquer une raison de l'écart entre ce calcul et la pression mesurée (≈ 1009,1×10² Pa).Touche pour voir la correction

À retenir L'hypothèse de système fermé n'est pas parfaite.

Démarche
  1. Le réfrigérateur n'est pas parfaitement étanche (joints, orifices) : de l'air extérieur entre lorsque la pression baisse, n augmente.
  2. Autre explication possible : variation de la quantité d'eau (condensation, évaporation).

RéponseLe réfrigérateur n'est pas un système strictement fermé : des fuites laissent entrer de l'air extérieur, qui rétablit la pression.

2.Q11À l'aide de la figure 2, justifier qu'il soit difficile de rouvrir la porte après Δt = 3 s.Touche pour voir la correction

À retenir Une pression intérieure inférieure à la pression extérieure plaque la porte contre le réfrigérateur.

Démarche
  1. La porte est fermée à t1 ≈ 4 476 s.
  2. À t1 + 3 s, soit 4 479 s, P ≈ 1 008,55×10² Pa, alors que l'extérieur est à ≈ 1 009,1×10² Pa.
  3. La pression intérieure est plus faible : l'air extérieur presse la porte.

RéponseÀ Δt = 3 s la pression intérieure est inférieure à la pression extérieure d'environ 55 Pa : la porte est « aspirée ».

2.Q12Déterminer valeur et direction de la résultante des forces pressantes sur la porte (Splaque = 1,2 m²) à Δt = 3 s et commenter.Touche pour voir la correction

À retenir F = (P_ext − P_int)·S ; force perpendiculaire à la surface, dirigée vers la zone de plus basse pression.

Démarche
  1. ΔP = P_ext − P_int ≈ 1 009,1×10² − 1 008,55×10² ≈ 0,55×10² = 55 Pa.
  2. F = ΔP·S = 55 × 1,2 ≈ 66 N.
  3. Direction : perpendiculaire à la porte, dirigée de l'extérieur vers l'intérieur.
  4. Équivalent à un poids de 66/9,8 ≈ 6,7 kg : il faut tirer avec plus de 66 N pour ouvrir.

RéponseF ≈ 66 N, perpendiculaire à la porte et dirigée vers l'intérieur du réfrigérateur ; l'ouverture est difficile (équivalent d'une masse de 7 kg).

Piège ΔP est lue à ± 0,05×10² Pa près sur la figure : F = 66 N, à ± 6 N près.

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