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Bac 2025
SVT – Amérique du Sud 2025 : correction détaillée
Spécialité SVT · 3 h 30 · 2 exercices (7 + 8 points) · jour 2
CorrigéCorrection rédigée par l'équipe BAC Révision, non officielle. Les énoncés sont reformulés avec leurs données : refais toujours les calculs et compare avec ton professeur.
Où trouver le sujet ? Cette page présente la correction. Le sujet officiel complet (PDF) et ses figures sont dans l'application BAC Révision.
Ouvrir le sujet dans l'application gratuiteExercice 1 : Passé géologique des chaînes de montagnes7 points
Texte argumenté sans document : montrer que des marqueurs observables dans les chaînes de montagnes actuelles témoignent d’une histoire allant de l’océanisation à la collision.
Texte argumentéMontrer que des marqueurs dans les chaînes de montagnes actuelles témoignent d’une histoire qui va d’une océanisation à une collision.Touche pour voir la correction
À retenir Une chaîne de collision (Alpes) conserve les traces des étapes successives : rift et océan (ophiolites, marges passives), subduction (métamorphisme de haute pression, magmatisme d’arc), collision (nappes, plis, racine crustale, métamorphisme et granites de fusion).
- Problématique : quelles roches et quelles structures actuelles des chaînes de montagnes permettent de reconstituer les étapes successives d’une histoire lithosphérique ?
- Plan : I. Les marqueurs d’un domaine océanique (rifting, accrétion). II. Les marqueurs de la subduction. III. Les marqueurs de la collision.
- I. (a) Marges passives : blocs basculés limités par des failles normales, sédiments syn-rift (argument de l’étirement lithosphérique, rifting). (b) Ophiolites : fragments de lithosphère océanique charriés (basaltes en coussins, filons de dolérite, gabbros, péridotites serpentinisées), observables dans les Alpes (Chenaillet, Mont Viso, Queyras). (c) Sédiments océaniques profonds (radiolarites). Ils prouvent l’existence d’un ancien océan (Téthys alpine, océan liguro-piémontais).
- II. (a) Métamorphisme de haute pression et basse température : schistes bleus et éclogites (glaucophane, grenat, jadéite), roches de la croûte océanique entraînées en profondeur dans une zone de subduction. (b) Magmatisme d’arc : roches volcaniques et plutoniques de type andésite, granodiorite. (c) Prisme d’accrétion, mélanges de roches océaniques et sédimentaires.
- III. (a) Épaississement crustal : plis, failles inverses, chevauchements, nappes de charriage ; mise en contact de roches d’origines différentes (suture). (b) Racine crustale : anomalie gravimétrique négative et moho profond sous la chaîne. (c) Métamorphisme de plus haute température (gneiss, migmatites), fusion partielle de la croûte (granites d’anatexie). (d) Roches sédimentaires détritiques issues de l’érosion de la chaîne (flysch, molasse).
- Modèle d’ouverture : « Les chaînes de montagnes récentes comme les Alpes ne sont pas apparues brutalement : elles résultent d’une histoire longue qui débute par l’ouverture d’un océan et se termine par la collision de deux continents. Quels marqueurs des chaînes actuelles témoignent de ces étapes ? Nous étudierons successivement les marqueurs de l’océanisation, de la subduction, puis de la collision. »
RéponseRédaction possible : « Dans les Alpes, les marges passives étirées (blocs basculés, failles normales) et les ophiolites (basaltes, gabbros et péridotites de lithosphère océanique) témoignent de l’ouverture d’un océan par rifting puis accrétion. Les métagabbros et métabasaltes à schistes bleus ou éclogites, formés à forte pression et faible température, indiquent que cette lithosphère océanique est entrée en subduction ; le magmatisme d’arc en est une autre trace. Enfin, plis, failles inverses et nappes de charriage, épaississement crustal avec racine, métamorphisme et granites de fusion crustale montrent la collision entre les deux marges. La juxtaposition de ces marqueurs permet donc de reconstituer l’histoire d’une océanisation à une collision. »
Piège Citer des roches ET préciser ce qu’elles prouvent (conditions P-T, contexte géodynamique). Les ophiolites sont d’ancienne lithosphère océanique, pas des roches de la croûte continentale.
Exercice 2 : Une thérapie cellulaire prometteuse pour les diabétiques8 points
Expliquer en quoi la thérapie cellulaire (greffe d’îlots de Langerhans) est une piste prometteuse pour réguler la glycémie des patients diabétiques de type 1 sévère.
Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Document 1 : glycémie des patients non traités ; Document 2 : glycémie des patients traités par thérapie cellulaire ; Document 3a : les étapes de la thérapie cellulaire (greffe d'îlots de Langerhans) ; Document 3b : sécrétion d’insuline des îlots purifiés ; Document 5a : patients indépendants à l’insuline ; Document 5b : survie du greffon. Ils sont affichés avec la correction dans l'application.
1Document 1 : décrire la glycémie des patients non traités par thérapie cellulaire.Touche pour voir la correction
À retenir Chez un sujet sain, la glycémie reste dans un intervalle étroit (environ 0,6 à 1,4 g/L). Chaque barre donne la dispersion de 50 % des mesures de chaque heure.
- Repère : l’intervalle sain est entre les deux lignes pointillées (environ 0,6 et 1,4 g/L).
- Les barres des patients sont très étendues et dépassent fréquemment l’intervalle sain : jusqu’à environ 5 g/L à certaines heures (maximum d’environ 5,3 g/L) (hyperglycémies).
- Certaines mesures sont aussi inférieures à 0,6 g/L (environ 0,5 g/L) : hypoglycémies.
- Les médianes sont variables d’une heure à l’autre, souvent au-dessus de la normale.
RéponseChez les patients non traités, la glycémie est très instable : hyperglycémies fortes et hypoglycémies, loin de l’intervalle sain.
2Document 2 : comparer avec la glycémie des patients traités par thérapie cellulaire.Touche pour voir la correction
À retenir Comparer deux situations expérimentales par rapport à l’intervalle de référence.
- Document 2 : les boîtes (50 % des mesures de chaque heure) sont très étroites et se situent entre environ 0,7 et 1,6 g/L, dans l'intervalle sain (0,6 à 1,4 g/L) ou très près de ses bornes.
- Les médianes restent comprises entre environ 0,7 et 1,2 g/L tout au long des 24 h.
- Comparaison avec le document 1 : plus de valeurs de 3 à 5 g/L ni de valeurs inférieures à 0,6 g/L ; la glycémie est stable.
- Conclusion : la thérapie cellulaire ramène la glycémie dans une plage proche de celle d'un sujet sain.
RéponseLa thérapie cellulaire ramène la glycémie dans une plage proche de la normale (≈ 0,7 à 1,6 g/L), sans les écarts importants observés sans traitement.
3Document 3 : quel est le principe de la thérapie cellulaire et les îlots greffés sont-ils fonctionnels ?Touche pour voir la correction
À retenir Les cellules bêta des îlots de Langerhans sécrètent l’insuline, hormone hypoglycémiante, en réponse à une hausse de la glycémie.
- Doc 3a : les îlots d'un donneur non diabétique en mort cérébrale sont isolés, purifiés, puis injectés dans la veine porte du receveur : ils s'implantent dans son foie et forment le greffon.
- Doc 3b : à 0,54 g/L de glucose, la sécrétion d'insuline est faible (≈ 0,01 % du contenu total).
- À la minute 9, la concentration en glucose passe à 2,72 g/L : la sécrétion d'insuline augmente rapidement (pic ≈ 0,06 % vers la minute 15) puis se stabilise à ≈ 0,04 % tant que la glycémie reste élevée.
- À la minute 49, le glucose retombe à 0,54 g/L : la sécrétion diminue plus lentement que la concentration en glucose et ne revient à ≈ 0,01 % que vers la minute 70.
- Les îlots répondent donc aux variations de glucose : sécrétion déclenchée par l'hyperglycémie et arrêtée quand la glycémie redevient normale.
RéponseLes îlots greffés détectent le glucose et sécrètent de l’insuline de façon adaptée : ils peuvent assurer la régulation de la glycémie.
Piège Lire la sécrétion (axe de droite, pointillés) et non la concentration en glucose (axe de gauche, points) : deux axes sont superposés.
4Document 4 : le traitement est-il efficace à moyen terme ?Touche pour voir la correction
À retenir L’hémoglobine glyquée reflète la glycémie moyenne sur 2 à 3 mois ; elle est jugée équilibrée si elle est inférieure ou égale à 6,5 %.
- Aucun événement hypoglycémique sévère, à 1, 5 et 10 ans, alors qu’ils étaient présents avant la thérapie.
- Hémoglobine glyquée : 5,9 % à 1 an (équilibré), 6,9 % à 5 ans et 6,7 % à 10 ans (légèrement au-dessus de 6,5 %, mais avec des valeurs nettement meilleures que chez les diabétiques non équilibrés).
- Insuline injectée : 0 unité/kg/jour à 1 et 5 ans, 0,28 unité/kg/jour à 10 ans : besoin très réduit.
- Nombre de patients suivis qui diminue : 28, 27 puis 20.
RéponseLa greffe supprime les hypoglycémies sévères, réduit voire supprime les injections d’insuline et maintient une glycémie presque équilibrée jusqu’à 10 ans.
Vérification Les valeurs « avant thérapie » ne sont pas fournies dans le tableau : le gain se juge ici par rapport au document 1.
5Document 5 : quelles sont les limites de la thérapie à long terme ?Touche pour voir la correction
À retenir Une piste « prometteuse » n’est pas une guérison : il faut en évaluer les limites.
- Doc 5a : la proportion de patients indépendants de l'insuline diminue au cours du temps : environ 64 % à 1 an, 50 % à 2 ans, 40 % de 4 à 7 ans, puis ≈ 27 % de 7 à 10 ans.
- Doc 5b : la survie du greffon reste élevée mais diminue : environ 89 % à 1 an, ≈ 81 % entre 3 et 8 ans, ≈ 77 % à 10 ans.
- Connaissances : greffe de cellules d'un donneur, donc rejet possible et traitement immunosuppresseur à vie ; pénurie de donneurs.
RéponseLe greffon survit chez environ 3 patients sur 4 à 10 ans, mais seulement environ un quart sont indépendants de l’insuline : la thérapie améliore fortement le contrôle sans guérir complètement.
6Synthèse : en quoi la thérapie cellulaire est-elle une piste prometteuse ?Touche pour voir la correction
À retenir Plan : problème (diabète de type 1, hypoglycémies), solution (greffe d’îlots), preuves (régulation, durée), limites.
- Introduire : destruction des îlots de Langerhans, absence d’insuline, hypoglycémies sévères dues aux injections.
- Argument 1 : les îlots greffés sécrètent l’insuline en fonction de la glycémie (doc 3).
- Argument 2 : la glycémie des patients greffés est stable et proche de la normale (docs 1, 2, 4).
- Argument 3 : effet durable (10 ans) avec forte survie du greffon et forte baisse du besoin d’insuline (docs 4, 5).
- Limites : perte progressive de l’indépendance vis-à-vis de l’insuline, immunosuppression, rareté des donneurs.
RéponseRédaction possible : « Chez les diabétiques de type 1 sévère, les cellules sécrétrices d’insuline sont détruites et l’insuline injectée provoque parfois des hypoglycémies sévères (doc 1). La greffe d’îlots de Langerhans purifiés dans le foie remplace ces cellules : in vitro, ils sécrètent plus d’insuline quand la glycémie monte et reviennent au niveau de base quand elle baisse (doc 3b). Les patients greffés ont une glycémie stable proche de celle d’un sujet sain (doc 2), plus d’hypoglycémie sévère et une hémoglobine glyquée voisine de 6 à 7 % pendant 10 ans avec peu ou pas d’insuline (doc 4). Le greffon survit chez environ 77 % des patients à 10 ans, même si l’indépendance vis-à-vis de l’insuline diminue (doc 5). La thérapie cellulaire est donc une piste prometteuse, encore limitée par le rejet et le manque de donneurs. »
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