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Bac 2025

SVT – Asie 2025 (remplacement) : correction détaillée

Spécialité SVT · 3 h 30 · 2 exercices (7 + 8 points) · coefficient 16

Corrigé

Correction rédigée par l'équipe BAC Révision, non officielle. Les énoncés sont reformulés avec leurs données : refais toujours les calculs et compare avec ton professeur.

Où trouver le sujet ? Cette page présente la correction. Le sujet officiel complet (PDF) et ses figures sont dans l'application BAC Révision.

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Exercice 1 : Climat et activités géologiques de la Terre7 points

Texte argumenté : expliquer comment les cycles orogéniques peuvent être à l’origine de variations climatiques à long terme. Le document (schéma du cycle orogénique) est une aide, son analyse n’est pas attendue.

Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Document : les étapes d’un cycle orogénique (aide). Ils sont affichés avec la correction dans l'application.

Texte argumentéExpliquer comment les cycles orogéniques peuvent être à l’origine de variations climatiques à long terme.Touche pour voir la correction

À retenir Un cycle orogénique (rifting, océan, subduction, collision, érosion) modifie le CO2 atmosphérique par le volcanisme, l’altération des silicates et l’enfouissement du carbone, ainsi que la répartition des reliefs et des mers.

Démarche
  1. Problématique : comment les étapes successives d’un cycle orogénique modifient-elles le CO2 atmosphérique, donc l’effet de serre et la température, sur des dizaines de millions d’années ?
  2. Plan : I. Phases d’ouverture (rifting, accrétion océanique) : émission de CO2, tendance au réchauffement. II. Subduction : volcanisme d’arc et recyclage du carbone. III. Collision et érosion : altération des silicates et enfouissement du carbone, tendance au refroidissement.
  3. I. Rifting et expansion océanique : activité volcanique intense aux dorsales (dégazage de CO2), niveau marin élevé (transgression, mers épicontinentales, carbonates), climat plus chaud (Crétacé). Observations : forte production de lithosphère océanique, concentrations élevées de CO2 reconstituées.
  4. II. Subduction : volcanisme d’arc (andésitique) émettant du CO2 ; recyclage de sédiments carbonatés. En parallèle, la subduction ferme l’océan.
  5. III. (a) Collision : surrection de reliefs (Himalaya, Alpes), augmentation des précipitations orographiques, de l’érosion et de l’altération chimique des silicates (CaSiO3 + 2CO2 + H2O donnent Ca2+ + 2HCO3− + SiO2) : consommation du CO2. (b) Transport des ions par les rivières vers l’océan et précipitation de carbonates de calcium (calcaires) : stockage du carbone. (c) Enfouissement de matière organique dans les bassins sédimentaires (charbon, pétrole). (d) Baisse de l’effet de serre, refroidissement, glaciations (ex. glaciation carbonifère après l’orogenèse hercynienne ; refroidissement du Cénozoïque lié à l’orogenèse alpino-himalayenne). (e) Les reliefs peuvent aussi modifier la circulation atmosphérique et l’albédo.
  6. Modèle d’ouverture : « Les chaînes de montagnes naissent et disparaissent au cours de cycles orogéniques qui durent plusieurs dizaines à centaines de millions d’années. Or ces phénomènes géologiques agissent sur le cycle du carbone, donc sur le climat. Comment les étapes d’un cycle orogénique peuvent-elles entraîner des variations climatiques à long terme ? »

RéponseRédaction possible : « Lors de l’ouverture d’un océan, l’activité volcanique de rift et de dorsale libère du CO2 et la montée du niveau marin favorise un climat chaud. La subduction entretient un volcanisme d’arc émetteur de CO2. À la collision, la surrection de reliefs accélère l’érosion et l’altération chimique des silicates, qui consomme du CO2 atmosphérique et fournit des ions précipitant en carbonates dans les océans ; l’enfouissement de matière organique piège aussi du carbone. La concentration atmosphérique en CO2 diminue, l’effet de serre s’affaiblit et le climat se refroidit, comme au Carbonifère ou au Cénozoïque. Les cycles orogéniques modulent ainsi le climat à très long terme. »

Piège Le sujet porte sur le long terme : ne pas parler de cycles orbitaux ni de variations rapides. Distinguer les phases qui émettent du CO2 (rift, subduction) de celles qui en consomment (collision, érosion).

Exercice 2 : Des sodas light qui font grossir ?8 points

Expliquer comment la consommation d’édulcorants peut mener à une prise de poids, à partir d’expériences chez le rongeur (poids, calories, récepteurs, insuline, glycémie, ghréline).

Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Document 1a : prise de masse des rats ; Document 1b : calories ingérées par semaine ; Document 2 : récepteur au goût sucré ; Document 3 : sucralose ; Document 4a : sécrétion d’insuline ; Document 4b : glycémie après ingestion d’édulcorants ; Document 6 : ghréline et prise alimentaire. Ils sont affichés avec la correction dans l'application.

1Documents 1a et 1b : quel est l’effet des édulcorants sur la masse et la prise alimentaire ?Touche pour voir la correction

À retenir Comparer deux lots, l’un recevant du sucre, l’autre des édulcorants ; l’astérisque indique un résultat significatif.

Démarche
  1. Doc 1a : après 17 semaines, la masse moyenne prise est d'environ 107 g avec le sucre et d'environ 147 g avec les édulcorants ; la différence est significative (astérisque).
  2. Doc 1b : le nombre de calories ingérées par semaine augmente dans les deux cas, mais davantage avec les édulcorants : d'environ 760 kcal (semaine 1) à environ 820 kcal (semaine 5), contre environ 750 à 770 kcal avec le sucre.
  3. Conclusion : les animaux recevant des édulcorants (peu ou pas caloriques) mangent davantage et grossissent plus que ceux recevant du sucre.

RéponseLes édulcorants entraînent à la fois une plus grande prise alimentaire et une plus forte prise de poids que le sucre.

Piège Le titre du document 1a parle de souris mais le texte décrit des rats : relever cette incohérence de l’énoncé sans en tenir compte dans le raisonnement.

2Documents 2 et 3 : pourquoi un édulcorant a-t-il un goût sucré et peut-il agir sur d’autres organes ?Touche pour voir la correction

À retenir Une molécule peut activer un récepteur si sa forme est compatible avec son site de fixation.

Démarche
  1. Doc 2 : les récepteurs T1R2-T1R3 fixent les sucres et sont présents sur la langue et sur les cellules des îlots de Langerhans ; leur activation module l’activité des cellules.
  2. Doc 3 : le sucralose a une structure très proche du saccharose, trois groupements hydroxyle étant remplacés par des atomes de chlore.
  3. Interprétation : le sucralose peut se fixer sur le site de fixation des sucres : il active les mêmes récepteurs, sur la langue (goût sucré) et dans le pancréas.

RéponseL’édulcorant imite la forme d’un sucre et active les récepteurs au goût sucré, y compris ceux des îlots de Langerhans.

3Documents 4a et 4b : quelles sont les conséquences sur l’insuline et sur la glycémie ?Touche pour voir la correction

À retenir L’insuline est une hormone hypoglycémiante sécrétée par les cellules bêta des îlots de Langerhans.

Démarche
  1. Doc 4a : chez des souris à jeun, la sécrétion d'insuline est significativement plus élevée après ingestion d'édulcorants (médiane ≈ 0,013 ng/µL/min) que chez les témoins (≈ 0,007 ng/µL/min).
  2. Doc 4b : la glycémie diminue significativement après ingestion d'édulcorants : environ 1,6 g/L à t = 0, puis environ 1,3 g/L à 15 min, 1,25 g/L à 30 min et 1,2 g/L à 60 min, soit sous la valeur normale (≈ 1,5 g/L).
  3. Interprétation : les édulcorants activent les récepteurs du goût sucré des cellules des îlots de Langerhans et stimulent la sécrétion d'insuline alors qu'aucun glucose n'est apporté : la glycémie baisse.

RéponseLes édulcorants provoquent une hypersécrétion d’insuline, donc une baisse de la glycémie sous sa valeur normale.

4Documents 5 et 6 : comment la glycémie agit-elle sur la prise alimentaire ?Touche pour voir la correction

À retenir La ghréline est une hormone digestive stimulant l’appétit ; son taux est régulé par la glycémie.

Démarche
  1. Doc 5 : la sécrétion de ghréline est de 100 % chez les souris à jeun et de 57 % chez les souris en hyperglycémie : une glycémie élevée freine la sécrétion de ghréline (donc une glycémie basse l’augmente).
  2. Doc 6 : plus la dose de ghréline injectée est élevée, plus la quantité d’aliments ingérés augmente : environ 0,05 (sans), 0,17 (0,1 mg/kg), environ 0,26 (0,33 mg/kg, significatif), environ 0,45 (1 mg/kg, significatif).
  3. Conclusion : une glycémie basse lève l’inhibition de la sécrétion de ghréline, ce qui stimule la prise de nourriture.

RéponseUne baisse de la glycémie augmente la sécrétion de ghréline, qui stimule la prise alimentaire de façon dose-dépendante.

5Synthèse : expliquer comment la consommation d’édulcorants peut mener à une prise de poids.Touche pour voir la correction

À retenir Chaîne : édulcorant, récepteurs sucrés, insuline, baisse de glycémie, ghréline, appétit, prise de poids.

Démarche
  1. Introduire : paradoxe des produits « light » (peu caloriques mais prise de poids).
  2. 1. L'édulcorant (sucralose, de structure proche du saccharose) se fixe sur les récepteurs T1R2-T1R3 des cellules des îlots de Langerhans (docs 2, 3) : sécrétion d'insuline sans apport de glucose (doc 4a).
  3. 2. L'insuline, hormone hypoglycémiante, fait baisser la glycémie sous la valeur normale (doc 4b) ; or une glycémie basse lève l'inhibition de la sécrétion de ghréline (57 % en hyperglycémie contre 100 % à jeun, doc 5).
  4. 3. La ghréline (hormone sécrétée par l'estomac et l'intestin, qui agit sur des récepteurs cérébraux) stimule la prise alimentaire de façon dose-dépendante (doc 6) : plus de calories ingérées (doc 1b), donc prise de poids (doc 1a).
  5. Conclure et nuancer : expériences chez le rongeur, à confirmer chez l'humain.

RéponseRédaction possible : « Les édulcorants, tel le sucralose, ont une structure proche de celle du saccharose et se fixent sur les récepteurs T1R2-T1R3, présents notamment sur les cellules des îlots de Langerhans. Ils stimulent ainsi la sécrétion d’insuline alors qu’aucun glucose n’est apporté : la glycémie baisse sous la valeur normale. Or une glycémie faible lève l’inhibition de la sécrétion de ghréline, hormone qui stimule la prise de nourriture. Les animaux consomment davantage de calories et prennent plus de poids qu’avec du sucre. La consommation d’édulcorants peut donc favoriser une prise de poids par un dérèglement hormonal. »

Vérification Résultats obtenus chez le rat et la souris : le transfert à l’humain n’est pas démontré par ces documents.

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