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Bac 2025
SVT (spécialité) – Nouvelle-Calédonie 2025, sujet 2 : correction détaillée
Sciences de la vie et de la Terre · spécialité · jour 2 · 3 h 30 · coefficient 16 · 2 exercices (7 + 8 points)
CorrigéCorrection rédigée par l'équipe BAC Révision, non officielle. Les énoncés sont reformulés avec leurs données : refais toujours les calculs et compare avec ton professeur.
Où trouver le sujet ? Cette page présente la correction. Le sujet officiel complet (PDF) et ses figures sont dans l'application BAC Révision.
Ouvrir le sujet dans l'application gratuiteExercice 1 : Stress et diabète7 points
Exercice de synthèse sans document : relier le dérèglement de la boucle de régulation du stress (axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien) à l'hyperglycémie chronique, puis au risque de diabète de type 2.
1Montrer en quoi un dérèglement de la boucle de régulation du stress peut être à l'origine d'une hyperglycémie chronique, puis préciser en quoi cela augmente le risque de développer un diabète de type 2 (texte argumenté).Touche pour voir la correction
À retenir En situation de stress, l'hypothalamus et l'hypophyse stimulent les glandes surrénales : le cortisol et l'adrénaline élèvent la glycémie. Le cortisol exerce normalement un rétrocontrôle négatif sur l'hypothalamus et l'hypophyse. S'il est perturbé, le cortisol reste élevé : hyperglycémie durable, puis résistance à l'insuline.
- Introduction : rappeler que le stress est une réponse de l'organisme à un facteur de stress ; la boucle de régulation du stress comprend l'hypothalamus, l'hypophyse, les surrénales et un rétrocontrôle. Problématique : comment le dérèglement de cette boucle conduit-il à une hyperglycémie chronique puis au diabète de type 2 ?
- Partie 1 – La réponse normale. Face à un stress, l'hypothalamus libère la CRH, qui stimule l'hypophyse ; celle-ci libère l'ACTH, qui stimule les glandes surrénales : la corticosurrénale sécrète le cortisol et la médullosurrénale l'adrénaline. Ces hormones mobilisent des réserves : hydrolyse du glycogène hépatique, néoglucogenèse, diminution de l'utilisation du glucose par certains tissus. La glycémie augmente (apport d'énergie à l'organisme).
- Partie 1 (suite) – La régulation. Le cortisol sanguin agit en retour sur l'hypothalamus et l'hypophyse et freine la sécrétion de CRH et d'ACTH (rétrocontrôle négatif) : le taux de cortisol redevient normal et la glycémie est ramenée à la valeur de consigne par l'insuline.
- Partie 2 – Le dérèglement. Lors d'un stress chronique, la boucle ne s'arrête plus : défaut de rétrocontrôle (récepteurs au cortisol moins sensibles), stimulation permanente de l'axe, cortisol constamment élevé. L'effet hyperglycémiant du cortisol devient permanent et la glycémie reste anormalement haute : c'est une hyperglycémie chronique.
- Partie 3 – Du stress au diabète de type 2. L'hyperglycémie chronique oblige le pancréas (cellules bêta des îlots de Langerhans) à sécréter beaucoup d'insuline. Les cellules du foie et des muscles, exposées en continu à un excès de glucose et d'insuline, deviennent moins sensibles à l'insuline : c'est l'insulinorésistance (énoncé). Le glucose pénètre moins dans les cellules (moins de stockage en glycogène), la glycémie reste élevée, le pancréas produit encore plus d'insuline, puis s'épuise : l'hyperglycémie devient permanente, c'est le diabète de type 2.
- Conclusion : un stress chronique entretient une hyperglycémie par le cortisol (perte de rétrocontrôle), qui induit une résistance à l'insuline, donc un risque accru de diabète de type 2 ; à distinguer du diabète de type 1 (destruction auto-immune des cellules bêta). Ouverture : hygiène de vie (activité physique, alimentation, gestion du stress) comme prévention.
RéponseUn dérèglement de la boucle de régulation du stress (perte du rétrocontrôle négatif du cortisol sur l'hypothalamus et l'hypophyse) maintient un taux élevé de cortisol, hormone hyperglycémiante : l'hyperglycémie devient chronique. Elle entraîne une insulinorésistance du foie et des muscles, puis un épuisement des cellules bêta du pancréas, d'où un risque accru de diabète de type 2.
Vérification Vérifier la présence de la chaîne complète hypothalamus, hypophyse, surrénales, cortisol, glycémie, insuline, insulinorésistance.
Piège Ne pas confondre diabète de type 1 (insuline absente, origine auto-immune) et type 2 (insuline présente mais cellules peu sensibles). Ne pas oublier le rétrocontrôle : c'est lui qui est « déréglé ».
Exercice 2 : Évolution de la reproduction de la Pensée des champs8 points
Comparaison, par « écologie de résurrection », de populations de Viola arvensis des années 1990 (A, ancestrales) et de 2021 (D, descendantes) dans quatre communes : morphologie florale, nectar, visites des bourdons, autofécondation et diversité allélique.
Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Document 1 : organisation de la fleur de la Pensée des champs et paramètres mesurés ; Document 2.a : surface florale (mm²) des populations ancestrales et descendantes ; Document 2.b : nombre de guides par fleur ; Document 3 : volume de nectar et proportion de visites de bourdons ; Document 4 : taux d'autofécondation et diversité génétique ; Document 5 : évolution des syrphes et des abeilles en Grande-Bretagne depuis 1980. Ils sont affichés avec la correction dans l'application.
1Montrer en quoi l'évolution des populations de pollinisateurs peut être corrélée à l'évolution des modalités de la fécondation chez la Pensée des champs sur les trente dernières années (démarche libre intégrant les documents 1 à 5 et les connaissances).Touche pour voir la correction
À retenir Le déclin des pollinisateurs exerce une pression de sélection : les fleurs moins attractives (moins de guides, moins de nectar, corolle plus petite) sont moins visitées, la fécondation croisée devient plus rare, l'autofécondation augmente et la diversité allélique diminue.
- Document 5 : en Grande-Bretagne, l'indice d'occupation du milieu par les syrphes passe d'environ 0,137 en 1980 à environ 0,10 à 0,105 vers 2012-2013, et celui des abeilles d'environ 0,102 à environ 0,076 : les populations de pollinisateurs diminuent depuis 1980 (résultats transposables au Bassin Parisien d'après l'énoncé). Lecture graphique à ± 0,005 près.
- Document 3 : à quantité de bourdons égale, la proportion de visites par plante diminue dans les quatre populations entre les populations ancestrales (A) et descendantes (D) : Co de 0,083 à 0,056, Cr de 0,073 à 0,062, Gu de 0,068 à 0,051, Lh de 0,061 à 0,053. Les plantes actuelles attirent donc moins les pollinisateurs que leurs ancêtres.
- Documents 2 et 3 : cette moindre attractivité s'explique par des caractères floraux modifiés. La surface florale diminue (Co de environ 102 à environ 74 mm², les trois autres populations plus faiblement, de 109 à 98 pour Gu, de 101 à 98 pour Cr, de 96 à 92 pour Lh) ; le nombre de guides diminue (Co de environ 6,5 à environ 4,9, Cr de environ 7,4 à environ 6,6, presque stable pour Gu et Lh) ; le volume de nectar diminue dans les quatre populations (Co de 0,512 à 0,450 µL, Cr de 0,330 à 0,249, Gu de 0,586 à 0,379, Lh de 0,248 à 0,239). Ces caractères attirent les pollinisateurs (document 1) : leur réduction diminue les visites.
- Document 4 : le taux d'autofécondation augmente dans les quatre populations entre A et D : Co de 0,74 à 0,89, Cr de 0,66 à 0,70, Gu de 0,44 à 0,80, Lh de 0,33 à 0,88. Avec moins de visites, le pollen d'autres plantes arrive moins ; l'autofécondation, qui ne dépend pas des insectes, assure la reproduction (avantage sélectif quand les pollinisateurs se raréfient).
- Document 4 (suite) : l'indice de diversité génétique chute nettement dans Co (de 0,302 à 0,099) et baisse dans Lh (de 0,315 à 0,245) ; il est pratiquement inchangé dans Cr (0,436 à 0,432) et dans Gu (0,314 à 0,324). L'autofécondation brasse moins les allèles (pas de recombinaison entre individus différents), d'où une perte de diversité allélique là où le taux d'autofécondation a le plus augmenté ou est déjà très élevé (Co, Lh). Les populations Cr et Gu ne confirment pas la perte de diversité : la relation n'est pas systématique.
- Interprétation évolutive : dans un contexte où les pollinisateurs sont moins nombreux, les individus qui produisent moins de nectar, moins de guides, de petites fleurs, et s'autofécondent davantage, économisent des ressources tout en étant fécondés : ils laissent plus de descendants, et les allèles correspondants sont sélectionnés au cours des générations. C'est une évolution rapide (une trentaine d'années) par sélection naturelle. Limite : les corrélations ne prouvent pas à elles seules la causalité, et Co montre les effets les plus marqués.
RéponseDepuis 1980, les syrphes et les abeilles régressent (indices de 0,137 à 0,10 et de 0,102 à 0,076). Entre les années 1990 et 2021, les fleurs de Pensée des champs ont des caractères moins attractifs (surface florale, guides, nectar), reçoivent moins de visites (par exemple 0,083 à 0,056 à Co) et s'autofécondent davantage (0,74 à 0,89 à Co, 0,33 à 0,88 à Lh), avec perte de diversité allélique : la raréfaction des pollinisateurs sélectionne l'autofécondation.
Vérification Les chiffres des tableaux (nectar, visites, autofécondation, diversité) sont exacts. Les valeurs de surface florale, de nombre de guides et des indices du document 5 sont lues sur graphique, à ± 0,005 près pour les indices et à ± 2 unités près pour les surfaces.
Piège Ne pas dire que la plante « choisit » ou « s'adapte volontairement » : il s'agit d'une sélection au sein d'une population. Noter aussi que tous les paramètres ne varient pas de la même façon dans toutes les communes (Co varie le plus ; Gu a une diversité stable). Ne pas affirmer que la diversité baisse partout : elle est stable dans Cr et Gu.
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