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Brevet 2026
Français (générale) – Antilles-Guyane 2026 : correction détaillée
Série générale · dictée 10 pts + grammaire et compréhension 50 pts + rédaction 40 pts
CorrigéCorrection rédigée par l'équipe BAC Révision, non officielle. Les énoncés sont reformulés avec leurs données : refais toujours les calculs et compare avec ton professeur.
Où trouver le sujet ? Cette page présente la correction. Le sujet officiel complet (PDF) et ses figures sont dans l'application BAC Révision.
Ouvrir le sujet dans l'application gratuiteExercice 1 : Dictée : Miguel Bonnefoy, « Le Rêve du Jaguar »10 points
Cristóbal, enfant, découvre la lecture et rêve des récits d'aventuriers. Mots au tableau : « Cristóbal », « Salamandres », « Bougainvilliers ». La dictée aménagée (même texte) propose, pour chaque trou, trois mots à choisir : le bon choix est indiqué à chaque question. Extrait de Le Rêve du Jaguar de Miguel Bonnefoy (Rivages, 2024).
D1« Cette découverte canalisa son énergie » (aménagée : Cette / Cet / Sept ; son / sons / sont).Touche pour voir la correction
À retenir « Cette » est le déterminant démonstratif féminin devant « découverte ». « son » (possessif) se remplace par « mon ».
- « découverte » est féminin : « cette » (et non « cet », masculin devant voyelle).
- On peut dire « mon énergie » : c'est le déterminant possessif « son », pas le verbe « sont » (« étaient »).
- « canalisa » : passé simple, 3e personne du singulier, -a.
RéponseCette ; son (canalisa)
Piège « Cet » s'emploie devant un nom masculin commençant par une voyelle (cet enfant).
D2« il était toujours enfoui jusqu'aux épaules dans un livre » (aménagée : enfouis / enfouies / enfoui).Touche pour voir la correction
À retenir Le participe passé employé avec « être » s'accorde avec le sujet : « il » est masculin singulier.
- Sujet « il » : masculin singulier.
- Donc « enfoui », sans -s ni -e.
Réponseenfoui
Vérification Aucun mot au pluriel ni au féminin ne se rapporte à « enfoui ».
D3« absorbé par sa lecture » (aménagée : absorbé / absorbés / absorber).Touche pour voir la correction
À retenir Le participe passé employé seul (sans auxiliaire) s'accorde avec le nom qu'il qualifie. Test : remplacer par un verbe du 3e groupe (« pris »/« prendre ») pour distinguer participe et infinitif.
- On peut remplacer par un autre participe passé : « pris par sa lecture » (et non « prendre par sa lecture ») : c'est donc un participe passé, pas l'infinitif en -er.
- Il se rapporte à « il » (Cristóbal) : masculin singulier, « absorbé ».
Réponseabsorbé
D4« Sa voracité l'incita à en apprendre davantage » (aménagée : a / à / ah).Touche pour voir la correction
À retenir « à » est une préposition (on ne peut pas le remplacer par « avait »). « a » est le verbe avoir.
- On ne peut pas dire « l'incita avait en apprendre » : donc « à » avec accent grave.
- « incita à + infinitif » : construction du verbe « inciter ».
Réponseà
Piège « ah » est une interjection, impossible ici.
D5« Ces lectures le poussaient » (aménagée : Ces / Ses / C'est).Touche pour voir la correction
À retenir « Ces » est le déterminant démonstratif pluriel ; « Ses » est le possessif ; « C'est » = « cela est ».
- « lectures » est au pluriel : « Ces lectures » (on peut dire « ces livres-là »).
- On ne peut pas dire « Cela est lectures » : pas de « C'est ».
- « Ses lectures » ne convient pas : il s'agit de lectures déjà évoquées (démonstratif).
RéponseCes
Vérification Le possessif « Ses » reste grammaticalement possible, mais le sens (« ces lectures » reprend les récits d'aventuriers) donne « Ces ».
D6« des marais où l'on disait » (aménagée : ou / où / houx).Touche pour voir la correction
À retenir « où » (accent grave) est un pronom relatif de lieu ; « ou » est une conjonction qu'on remplace par « ou bien ».
- On ne peut pas dire « ou bien l'on disait » : donc pas « ou ».
- Le mot reprend « des marais » (lieu) : « où », avec accent grave.
Réponseoù
Piège « houx » est un arbuste : hors sujet.
D7« les arbres poussaient à l'envers » (aménagée : poussait / poussais / poussaient).Touche pour voir la correction
À retenir Le verbe s'accorde avec son sujet : « les arbres » est au pluriel, imparfait en -aient.
- Sujet « les arbres » : ils, pluriel.
- Imparfait de pousser, 3e personne du pluriel : « poussaient ».
Réponsepoussaient
Piège Le verbe précédent, « avaient », est aussi à l'imparfait pluriel : « les poissons avaient… où les arbres poussaient ».
D8« Mais quand il levait les yeux » (aménagée : quand / qu'en / quant).Touche pour voir la correction
À retenir « quand » = « lorsque » (conjonction de temps) ; « quant à » = « en ce qui concerne » ; « qu'en » = « que » + « en ».
- On peut dire « lorsqu'il levait » : donc « quand ».
- « quant » s'emploie dans « quant à » : non ici.
Réponsequand
D9« sa vie avait l'odeur du platane de la rue » (aménagée : avait / avais / avaient).Touche pour voir la correction
À retenir Le verbe s'accorde avec son sujet : « sa vie » est une 3e personne du singulier, donc -ait.
- Sujet « sa vie » : elle, singulier.
- Imparfait de avoir : « avait ».
Réponseavait
Piège « avais » est à la 1re ou 2e personne ; « avaient » serait pluriel (« ses livres sentaient… » est un autre sujet).
D10Autres difficultés de la dictée à écrire seul : « sut », « canalisa », « aventuriers », « débarqué », « voracité », « ancêtres », « écailles », « arrière-cour », « pavillon de banlieue ».Touche pour voir la correction
À retenir Verbes au passé simple, familles de mots et mots composés.
- « sut » : passé simple de savoir (« il sut »), sans accent ; « canalisa » et « incita » : passés simples en -a, 3e personne du singulier.
- « qui avaient autrefois débarqué » : plus-que-parfait, auxiliaire avoir, sujet « qui » (= les aventuriers) donc « avaient » au pluriel ; « débarqué » reste invariable (pas de COD placé avant le verbe).
- « des aventuriers » : pluriel en -iers ; « la voracité » : un seul r, un seul c, « -ité ».
- « ancêtres » : accent circonflexe sur le ê, qui remplace un s ancien (comme dans « ancestral »).
- « des écailles » : pluriel de « une écaille » (-aill-, un seul c).
- « arrière-cour » : trait d'union, comme « arrière-plan » ; « un pavillon de banlieue » : « banlieue » s'écrit avec « -ieue ».
- « la mangue », « les bougainvilliers » (écrit au tableau), « le platane » : mots à ne pas déformer.
- « des rivières qui ont la forme des salamandres » : « ont » = verbe avoir au présent (on peut dire « avaient »), à distinguer de « on » ; « qui » reprend « rivières », donc 3e personne du pluriel.
Réponsesut, canalisa, avaient débarqué, ancêtres, écailles, arrière-cour
Vérification Mots écrits au tableau : « Cristóbal », « Salamandres », « Bougainvilliers » : les recopier tels quels.
Exercice 2 : Grammaire et compréhension : « La Petite Bonne »50 points
Extrait du roman de Bérénice Pichat, La Petite Bonne (2024), écrit en vers libres : la petite bonne, qui travaille au service d'un ancien soldat de la Première Guerre mondiale, entend de la musique alors qu'elle épluche des légumes. Une photographie accompagne le texte : un concert dans l'allée centrale d'un grand magasin (Le Parisien, juin 2018). Épreuve : compréhension et interprétation 32 points, grammaire 18 points. Remarque : le sujet de grammaire et compréhension associé à cette épreuve porte la mention « Série professionnelle » ; la correction suit ce sujet. Le sujet de rédaction de la série générale se rapporte au texte de Miguel Bonnefoy (celui de la dictée).
Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Image : concert dans l'allée centrale d'un grand magasin, juin 2018, journal Le Parisien. Ils sont affichés avec la correction dans l'application.
1Dans ce passage, la petite bonne cesse momentanément l'activité dans laquelle elle était plongée : que faisait-elle et pourquoi s'interrompt-elle ? (2 points)Touche pour voir la correction
À retenir On répond aux deux parties de la question : l'activité, puis la cause.
- Elle prépare le repas dans la cuisine : le texte dit qu'elle « se remet à peler » (elle épluche, avec un couteau : « le couteau en l'air »).
- Elle s'arrête parce qu'elle entend de la musique : « C'est alors que la musique s'élève ».
- Elle reste immobile, « le couteau en l'air / le geste suspendu / pour ne pas en perdre une note ».
RéponseElle épluche (« peler ») des légumes dans la cuisine ; elle s'interrompt parce qu'elle entend de la musique et veut écouter sans perdre une note.
Piège Il faut dire à la fois ce qu'elle faisait ET pourquoi elle s'arrête.
2Lignes 8 à 25 : que ressent la petite bonne à l'écoute de la musique ? Justifiez avec au moins deux éléments du texte. (4 points)Touche pour voir la correction
À retenir On nomme le sentiment (émerveillement, fascination), puis on le prouve par des citations.
- Elle est émerveillée, subjuguée par la beauté de la musique : « Une mélodie si belle » ; « extraordinaire ».
- Elle est captivée, comme figée : « qu'elle en reste immobile / le couteau en l'air / le geste suspendu ».
- Elle ressent de la curiosité et un rêve d'intimité avec la musique : « Elle aimerait connaître / leurs noms / leurs formes » ; « seulement pour elle ».
RéponseÉmerveillement et fascination : elle trouve la mélodie belle, reste immobile pour ne pas perdre une note, et rêve que les musiciens jouent pour elle.
Vérification Citer au moins deux éléments précis et les relier au sentiment nommé.
3aLignes 1 à 18 : montrez que la musique est décrite comme un personnage, avec au moins trois éléments précis. (4 points)Touche pour voir la correction
À retenir La musique est le sujet de verbes d'action (comme une personne) : elle se déplace, entre, entoure.
- Elle se déplace comme quelqu'un qui marche : « Elle vient doucement / traverse le long du couloir / se faufile jusqu'à la porte / pénètre dans la cuisine ».
- Elle a des gestes et un caractère : « tourne autour de la table » ; « Elle s'insinue partout ».
- Elle agit sur la petite bonne : « tournoie autour d'elle », « l'enveloppe ».
- Elle est désignée par un pronom personnel (« Elle ») et décrite par des adjectifs, comme une personne : « brillante », « extraordinaire ».
RéponseLa musique agit comme une personne : elle vient, traverse, se faufile, pénètre, tourne autour de la table, tournoie, enveloppe.
Piège Ne pas se contenter de citer : il faut expliquer en quoi c'est le comportement d'un personnage.
3bComment nomme-t-on la figure de style qui consiste à donner des caractéristiques humaines à ce qui ne l'est pas ? (2 points)Touche pour voir la correction
À retenir Donner des traits humains à une chose ou une idée : personnification.
- La musique « se faufile », « pénètre », « enveloppe » comme le ferait un être humain : c'est une personnification.
RéponseLa personnification
Piège À ne pas confondre avec la comparaison (outil « comme ») ou la métaphore.
4Lignes 26 à 34 : quels effets produit sur la petite bonne l'arrêt brutal de la musique ? Deux éléments de réponse, appuyés sur le texte. (6 points)Touche pour voir la correction
À retenir On cherche l'effet sur ses sentiments et sur sa situation : déception, retour à la réalité.
- Elle est déçue : « Déçue elle se remet à peler » ; « Le charme est retombé » : le moment magique est fini.
- Elle redevient une simple employée, seule : « Elle n'est plus que la bonne / qui prépare à manger » ; « seule / dans une cuisine / qui n'est pas la sienne ».
RéponseLa fin de la musique la déçoit et la ramène à sa condition de bonne, seule dans une cuisine qui n'est pas la sienne.
Vérification Deux effets bien distincts, chacun avec une citation : sentiment (déception) puis retour à la réalité (solitude et condition).
5Selon vous, pourquoi l'expérience évoquée est-elle importante pour la petite bonne ? Réponse développée, au moins deux éléments du texte. (6 points)Touche pour voir la correction
À retenir Question d'interprétation : on donne son avis en argumentant avec le texte.
- Un moment d'évasion : la musique lui fait oublier le travail ; elle rêve de connaître les instruments et de les « imaginer en train de jouer pour elle ».
- Un moment de reconnaissance : « seulement pour elle » : elle se sent unique, importante, alors qu'elle n'est d'ordinaire que « la bonne ».
- Un contraste avec sa vie : le silence et la fin du « charme » montrent que cette expérience est un beau moment rare au milieu d'un quotidien dur et solitaire (« une cuisine / qui n'est pas la sienne »).
- Rédaction possible : « Cette expérience est importante pour la petite bonne parce qu'elle lui offre un instant de beauté dans un quotidien de travail. Elle se sent d'abord emportée, puisqu'elle reste « le geste suspendu », prête à tout arrêter pour ne pas perdre « une note ». Ensuite, elle rêve que les musiciens jouent « seulement pour elle » : pour une fois, elle n'est plus seulement « la bonne ». Mais la fin brutale accentue sa solitude, ce qui montre que ce moment était précieux. »
RéponseCette expérience est importante car elle lui offre un moment de beauté, de rêve et de reconnaissance qui contraste avec sa condition de bonne seule dans une cuisine qui n'est pas la sienne.
Piège Réponse libre : l'important est de justifier avec des citations, pas de recopier le texte.
6Dans quelle mesure cette photographie pourrait-elle illustrer ce texte ? Description de l'image, au moins deux points communs et deux différences. (8 points)Touche pour voir la correction
À retenir On décrit d'abord l'image, puis on compare avec le texte : ressemblances, puis différences.
- Description : au premier plan, une musicienne vue de dos joue de la clarinette devant un pupitre portant une partition ; au centre, un homme en chemise rose, debout sur une petite estrade drapée de rouge, dirige les musiciens ; un public debout ou assis les entoure ; à droite, d'autres instrumentistes ; le décor est celui d'un supermarché (rayons, enseignes, vitrines réfrigérées).
- Point commun 1 : la musique est jouée par des instruments (« seulement des instruments »), sans chant (« Il n'y a pas de voix »).
- Point commun 2 : des gens ordinaires sont captivés par la musique au milieu d'un lieu du quotidien, comme la petite bonne qui s'immobilise dans la cuisine.
- Différence 1 : dans le texte, la petite bonne est seule et la musique « seulement pour elle » ; sur la photo, il y a un public nombreux et le concert est collectif.
- Différence 2 : le lieu (grand magasin lumineux, concert vu en direct) n'est pas la cuisine ; dans le texte, la musique vient de l'extérieur et on ne voit pas les musiciens (« Elle aimerait connaître leurs noms, leurs formes »).
- Autre différence possible : la photo ne montre aucune bonne ni aucune émotion de déception ; l'atmosphère est animée alors que le texte parle de silence et de solitude.
- Autre différence : la photographie est prise en plein jour dans un lieu éclairé et public, alors que le texte se passe dans une cuisine vide où la petite bonne est seule avec une musique entendue de loin.
RéponseL'image peut illustrer le texte par la musique instrumentale et le public captivé, mais elle s'en éloigne par le lieu et par le collectif opposé à la solitude de la petite bonne.
Piège Une description précise de l'image est obligatoire dans la réponse : clarinettiste vue de dos au premier plan avec sa partition, chef en chemise rose sur une petite estrade drapée de rouge, public debout, rayons de supermarché.
7Ligne 8 : « Une mélodie si belle ». Indiquez la classe (nature) grammaticale du mot souligné « belle ». (2 points)Touche pour voir la correction
À retenir Un mot qui qualifie un nom et s'accorde avec lui en genre et en nombre est un adjectif qualificatif.
- « belle » qualifie le nom « mélodie » : il en précise la qualité.
- Il s'accorde avec « mélodie » (féminin singulier) : le masculin serait « beau » ; c'est donc un adjectif qualificatif.
RéponseAdjectif qualificatif (féminin singulier, qualifie « mélodie »)
Piège « si » est ici un adverbe d'intensité qui modifie « belle » : ne pas confondre le mot souligné avec « si ».
8aLigne 9 : « qu'elle en reste immobile ». Expliquez la formation de « immobile ». (1 point)Touche pour voir la correction
À retenir Préfixe + radical : in- devient im- devant m.
- Préfixe « im- » (variante de « in- », qui marque le contraire) + radical « mobile ».
RéponsePréfixe im- (contraire) + radical « mobile »
8bExpliquez le sens de « immobile » puis donnez un mot de la même famille. (2 points)Touche pour voir la correction
À retenir Famille : même radical « mobil- » (du latin movere, bouger).
- Sens : qui ne bouge pas, qui reste sans mouvement.
- Mots de la famille : mobile, mobilité, mobiliser, immobiliser, immobilité.
RéponseQui ne bouge pas ; mobile (ou mobilité, immobiliser…)
9aLigne 29 : « Le charme est retombé ». Quel est le temps employé ? (1 point)Touche pour voir la correction
À retenir Auxiliaire au présent + participe passé : passé composé.
- « est » (auxiliaire être au présent) + « retombé » (participe passé) : passé composé de l'indicatif.
RéponseLe passé composé de l'indicatif
9bJustifiez l'accord du participe « retombé ». (2 points)Touche pour voir la correction
À retenir Avec l'auxiliaire « être », le participe passé s'accorde avec le sujet.
- Le sujet est « Le charme » : masculin singulier.
- Le participe s'accorde donc au masculin singulier : « retombé », sans marque.
RéponseIl s'accorde avec le sujet « Le charme » (masculin singulier) : pas de -e, pas de -s.
10Réécriture : réécrivez les lignes 26 à 34 en remplaçant le pronom « elle » par « elles », en effectuant toutes les modifications nécessaires. (10 points)Touche pour voir la correction
À retenir Sujet pluriel : verbes, adjectifs, participe, noms et possessif au pluriel.
- « Déçue elle se remet à peler » devient « Déçues elles se remettent à peler » (adjectif au féminin pluriel, verbe à la 3e personne du pluriel).
- « Elle n'est plus que la bonne qui prépare à manger » devient « Elles ne sont plus que les bonnes qui préparent à manger ».
- « Seule » devient « Seules » ; « qui n'est pas la sienne » devient « qui n'est pas la leur ».
- Restent inchangés : « Tout s'arrête brutalement », « Le silence », « Le charme est retombé ».
Réponse« Tout s'arrête brutalement / Le silence / Déçues elles se remettent à peler / Le charme est retombé / Elles ne sont plus que les bonnes / qui préparent à manger / Seules / Dans une cuisine / Qui n'est pas la leur »
Piège « Tout s'arrête » et « Le charme est retombé » ne changent pas : leur sujet n'est pas « elle ». « la sienne » devient « la leur » (ou « les leurs » si l'on suppose plusieurs cuisines) ; « la bonne » devient « les bonnes ».
Exercice 3 : Rédaction : la lettre de la mère de Cristóbal ou voyager grâce à l'art40 points
Deux sujets au choix. Voici une méthode, un plan et des éléments de rédaction à adapter : ce sont des propositions. Reste anonyme : ne signe pas, ne cite ni nom, ni camarade, ni établissement. Dans la lettre, le prénom « Venezuela » est celui de la mère du personnage, donné par le sujet : il est autorisé.
ISujet d'imagination : lors d'un voyage, Venezuela, la mère de Cristóbal, écrit à une amie pour lui faire part du comportement de son fils, plongé dans ses lectures. Elle lui confie aussi ses sentiments, ses questions et évoque enfin sa propre relation à la lecture. Rédigez cette lettre en prenant appui sur le texte de Miguel Bonnefoy.Touche pour voir la correction
À retenir Une lettre à la 1re personne (la mère), avec formule d'appel et de politesse, mêlant faits, sentiments, questions et souvenirs de lecture.
- Méthode : adopte le ton d'une lettre personnelle : lieu et date possibles sans nom précis, appel « Chère amie, » (pas de prénom inventé pour l'amie), registre soutenu ou courant, 1re personne (c'est la mère qui écrit).
- Plan : 1) le comportement de Cristóbal (sait lire avant cinq ans, « jusqu'aux épaules dans un livre », le regard baissé, le menton collé au torse) ; 2) ses sentiments : fierté, inquiétude, tendresse ; 3) ses questions : que cherche-t-il dans les livres, pourquoi ce monde « de ses ancêtres », pourquoi ne regarde-t-il pas autour de lui ? ; 4) sa propre relation à la lecture : lectrice ou non, souvenir, regret ou envie.
- Modèle d'ouverture : « Chère amie, me voici enfin installée dans ce pays que j'avais tant rêvé de revoir, et pourtant c'est de mon fils que j'ai envie de te parler. »
- Rédaction possible : « Chère amie, Cristóbal n'avait pas cinq ans qu'il savait déjà lire. Depuis, je ne le vois plus que le nez dans un livre, enfoui jusqu'aux épaules, le menton collé à la poitrine. Je suis fière, bien sûr, mais une inquiétude me serre le cœur : que cherche-t-il dans ces récits d'aventuriers, lui qui ne regarde jamais la cour de pierres derrière la fenêtre ? Ces lectures le poussent vers des marais où les arbres poussent à l'envers, tandis que sa vie sent le platane de la rue. Moi qui ai si peu lu, je l'envie un peu, et je me demande si les livres ne lui donnent pas une patrie plus belle que celle que je lui offre. Je t'embrasse affectueusement. »
- Formule de fin : « Je t'embrasse affectueusement. » Le sujet interdit toute signature : ne signe pas (n'écris pas ton nom ; terminer sur la formule de politesse suffit).
RéponseLettre de la mère : comportement du fils, sentiments mêlés, questions, rapport personnel à la lecture, avec appui sur le texte de Bonnefoy.
Piège Reste cohérent avec le texte : les lectures nourrissent le rêve d'un autre monde (« celui de ses ancêtres ») alors que Cristóbal vit dans un pavillon de banlieue.
IISujet de réflexion : la littérature et l'art permettent-ils de voyager ? Dans un développement organisé, illustrez vos arguments en prenant appui sur votre culture générale (littérature, cinéma, musique…).Touche pour voir la correction
À retenir Une réponse argumentée : une position claire, des parties organisées, un exemple par argument, des connecteurs. Voyager peut être imaginaire, historique, intérieur.
- Méthode : reformule la question en introduction, annonce ta position (oui, avec nuance), puis développe 3 arguments, chacun illustré par un exemple précis de ta culture (littérature, cinéma, musique, peinture).
- Plan : 1) l'art fait voyager dans l'espace : Jules Verne, Le Tour du monde en quatre-vingts jours ; un film comme Le Voyage de Chihiro ; les photographies de reportage ; 2) l'art fait voyager dans le temps : un roman historique (Les Misérables de Victor Hugo, Waterloo et le Paris de 1832), un tableau ancien, une musique baroque ; 3) l'art fait voyager vers l'intériorité et vers les autres : « Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage » (Du Bellay), Baudelaire, « Invitation au voyage » ; le texte de Bonnefoy : Cristóbal imagine un monde de plaines et de marais depuis son pavillon de banlieue ; 4) nuance : ce voyage reste imaginaire et ne remplace pas la découverte réelle.
- Modèle d'ouverture : « Pour voyager, il n'est pas toujours nécessaire de prendre l'avion. Un livre, un film ou une chanson suffisent parfois à nous emmener loin de chez nous. La littérature et l'art permettent-ils vraiment de voyager ? »
- Rédaction possible : « D'abord, la littérature nous transporte dans des lieux que nous ne connaissons pas : en lisant Le Tour du monde en quatre-vingts jours, le lecteur traverse l'Inde et l'Amérique sans quitter son fauteuil, comme Cristóbal qui quitte sa banlieue pour des marais où les arbres poussent à l'envers. Ensuite, l'art nous fait voyager dans le temps : un roman historique comme Les Misérables ou un tableau ancien nous fait ressentir une autre époque. Enfin, il nous fait entrer dans l'esprit des autres : un poème de Baudelaire, « L'Invitation au voyage », invite à un ailleurs qui est d'abord intérieur. Néanmoins, ce voyage reste imaginaire : il prépare ou prolonge la découverte du monde plus qu'il ne la remplace. »
- Conclusion : « L'art est donc un passeport pour l'ailleurs, le passé et l'autre ; il complète, sans la remplacer, l'expérience réelle du voyage. »
RéponseOui : l'art et la littérature font voyager dans l'espace, dans le temps et vers l'intériorité des autres, même si ce voyage reste imaginaire.
Vérification Chaque partie cite au moins une œuvre précise (livre, film, chanson, tableau).
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