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Brevet 2026
Français (générale) – Métropole 2026 : correction détaillée
Série générale · dictée 10 pts + grammaire et compréhension 50 pts + rédaction 40 pts
CorrigéCorrection rédigée par l'équipe BAC Révision, non officielle. Les énoncés sont reformulés avec leurs données : refais toujours les calculs et compare avec ton professeur.
Où trouver le sujet ? Cette page présente la correction. Le sujet officiel complet (PDF) et ses figures sont dans l'application BAC Révision.
Ouvrir le sujet dans l'application gratuiteExercice 1 : Dictée : Blaise Cendrars, L'Homme foudroyé10 points
Texte dicté (d'après Blaise Cendrars, L'Homme foudroyé, 1945), présenté en huit passages. Au tableau : « Faval », « fruste ». Texte complet : « La peur de mourir. Jamais je n'ai vu quelqu'un avoir aussi peur de ça que Faval. Il en devenait extravagant et tout le monde se moquait de lui et le faisait marcher. Mais lui, comprenant très bien que les camarades lui jouaient des mauvais tours ou lui montaient des bateaux pour lui faire peur, ne se mettait jamais en colère et continuait à avoir peur, une peur bleue. C'était un être très simple, voire fruste. Il avait les jambes courtes et trapues, un torse démesuré et puissant, des bras formidables, une petite tête, pas de front, une tignasse de violoniste et des yeux souriant avec une candeur enfantine. C'était un être d'une force musculaire prodigieuse, sans aucune méchanceté et qui croyait tout ce qu'on lui disait. »
D1« La peur de mourir. Jamais je n'ai vu quelqu'un avoir aussi peur de ça que Faval. » : « vu », « ça », « aussi ».Touche pour voir la correction
À retenir « vu » : participe passé de « voir » avec avoir, COD « quelqu'un » placé après : invariable. « ça » prend une cédille (« cela »). « Faval » est écrit au tableau.
- « je n'ai vu quelqu'un » : le COD « quelqu'un » est après le verbe, donc « vu » sans accord (et non « vue » ni « vus »).
- « peur de ça » : « ça » = « cela », avec cédille (le c devant a se prononce [s]).
- « aussi peur » : « aussi » avec deux s ; « Faval » se recopie du tableau, avec majuscule.
Réponsevu ; ça ; aussi ; Faval
D2« Il en devenait extravagant et tout le monde se moquait de lui et le faisait marcher. » : « devenait », « extravagant », « tout le monde », « moquait », « faisait ».Touche pour voir la correction
À retenir Imparfait de la 3e personne du singulier en -ait ; « tout le monde » : « tout » invariable ; « extravagant » en -ant (extravagance).
- Sujet « il » : « devenait » ; sujet « tout le monde » (singulier) : « se moquait », « faisait » : -ait.
- « extravagant » : adjectif en -ant, on pense au nom « extravagance » (avec a).
- « tout le monde » : « tout » est invariable devant « le monde » (= tous les gens) ; « marcher » : infinitif après « le faisait » (on peut dire « le faisait avancer »).
Réponsedevenait extravagant ; tout le monde se moquait ; le faisait marcher
D3« Mais lui, comprenant très bien que les camarades lui jouaient des mauvais tours ou lui montaient des bateaux pour lui faire peur, » : « comprenant », « très », « jouaient », « tours », « montaient », « bateaux », « faire ».Touche pour voir la correction
À retenir « comprenant » : participe présent invariable en -ant. « très » : accent grave. Imparfait pluriel en -aient avec sujet « les camarades ». « faire » : infinitif après « pour ».
- « comprenant » : participe présent (« en comprenant »), invariable, avec -ant.
- « les camarades … jouaient », « [les camarades] … montaient » : sujet pluriel, donc -aient.
- « des mauvais tours » : nom pluriel (s) ; « des bateaux » : pluriel en -x ; « monter un bateau à quelqu'un » = lui raconter une histoire pour le tromper.
- « pour lui faire peur » : après « pour », infinitif ; « très bien » : adverbe, accent grave sur le è.
Réponsecomprenant très bien ; lui jouaient ; mauvais tours ; montaient des bateaux ; pour lui faire peur
D4« ne se mettait jamais en colère et continuait à avoir peur, une peur bleue. » : « mettait », « colère », « continuait à avoir », « bleue ».Touche pour voir la correction
À retenir Imparfait en -ait (sujet « lui »). « colère » : accent grave. « bleue » s'accorde avec « peur » (féminin).
- « lui … ne se mettait » : sujet singulier, donc -ait.
- « colère » : è (accent grave), comme « mère ».
- « continuait à avoir peur » : « à » préposition avec accent grave ; verbe « avoir » à l'infinitif.
- « une peur bleue » : adjectif féminin singulier, avec e.
Réponsene se mettait jamais en colère ; continuait à avoir peur ; une peur bleue
D5« C'était un être très simple, voire fruste. » : « C'était », « très », « voire », « fruste ».Touche pour voir la correction
À retenir « voire » (= et même) est un adverbe, à ne pas confondre avec « voir » ni « voie ». « fruste » est écrit au tableau.
- « C'était » : « cela était », avec apostrophe et -ait.
- « très simple » : adverbe devant un adjectif, accent grave.
- « voire » : adverbe qui signifie « et même » (finale -e).
- « fruste » : se recopie du tableau (un seul t, sans accent circonflexe).
RéponseC'était un être très simple, voire fruste.
D6« Il avait les jambes courtes et trapues, un torse démesuré et puissant, des bras formidables, » : accords de « courtes », « trapues », « démesuré », « puissant », « formidables ».Touche pour voir la correction
À retenir Les adjectifs s'accordent en genre et en nombre avec le nom auquel ils se rapportent.
- « les jambes courtes et trapues » : féminin pluriel, donc -es.
- « un torse démesuré et puissant » : masculin singulier ; « puissant » avec -ant (famille de « puissance »).
- « des bras formidables » : masculin pluriel, adjectif en -e invariable en genre, donc -s.
Réponsejambes courtes et trapues ; torse démesuré et puissant ; bras formidables
D7« une petite tête, pas de front, une tignasse de violoniste et des yeux souriant avec une candeur enfantine. » : « petite », « tignasse », « violoniste », « souriant », « candeur », « enfantine ».Touche pour voir la correction
À retenir « souriant » : participe présent invariable (« des yeux souriant ») car il est suivi d'un complément (« avec une candeur enfantine »). Mots à difficulté : tignasse, candeur.
- « une petite tête » : féminin singulier.
- « une tignasse » : nom féminin en -asse ; « violoniste » : un seul n, un seul l.
- « des yeux souriant avec une candeur enfantine » : « souriant » est suivi du complément « avec une candeur » : participe présent invariable.
- « candeur » : un seul n, finale -eur ; « enfantine » : féminin singulier, accord avec « candeur ».
Réponseune petite tête ; une tignasse de violoniste ; des yeux souriant ; une candeur enfantine
D8« C'était un être d'une force musculaire prodigieuse, sans aucune méchanceté et qui croyait tout ce qu'on lui disait. » : « prodigieuse », « sans aucune », « méchanceté », « croyait », « tout ce qu'on ».Touche pour voir la correction
À retenir « prodigieuse » : g puis ieuse ; « méchanceté » : dérivé de « méchant » (c) ; « croyait » en -ait (sujet « qui » = un être) ; « tout » invariable devant « ce ».
- « une force musculaire prodigieuse » : féminin singulier, accord avec « force » ; « prodigieuse » avec g (prodige).
- « sans aucune méchanceté » : « méchanceté » vient de « méchant » : c puis eté.
- « qui croyait » : sujet « qui » (= un être), singulier, -ait ; y devant la terminaison.
- « tout ce qu'on lui disait » : « tout » invariable devant le pronom « ce » ; « qu'on » : « que » + « on », avec apostrophe ; « disait » : -ait.
Réponseforce musculaire prodigieuse ; sans aucune méchanceté ; croyait tout ce qu'on lui disait
Exercice 1 : Dictée aménagée : Blaise Cendrars, L'Homme foudroyé10 points
Dictée aménagée à choix : à chaque trou, il faut recopier le bon mot parmi trois propositions. Le texte complet est le même que celui de la dictée précédente (d'après Blaise Cendrars, L'Homme foudroyé, 1945).
A1« Jamais je n'ai ……… quelqu'un avoir aussi peur » : vue / vus / vu.Touche pour voir la correction
À retenir Avec avoir, le participe passé ne s'accorde qu'avec un COD placé avant.
- Le COD « quelqu'un » est après le verbe : pas d'accord.
- Donc « vu » (masculin singulier), ni « vue » ni « vus ».
Réponsevu
A2« Il en devenait ……… » : extravagant / extravagent / extravaguant.Touche pour voir la correction
À retenir Adjectif en -ant de la famille d'« extravagance ».
- On pense à « extravagance » : a, donc « extravagant ».
Réponseextravagant
A3« Mais lui, ……… très bien que les camarades… » : comprenants / comprenant / conprenant.Touche pour voir la correction
À retenir Participe présent : invariable, en -ant ; le verbe est « comprendre » (com- + prendre).
- « comprenants » (pluriel) est impossible : le participe présent ne s'accorde pas.
- « conprenant » est une faute d'orthographe : le verbe s'écrit avec m (comprendre).
Réponsecomprenant
A4« lui jouaient des mauvais ……… » : toure / tour / tours.Touche pour voir la correction
À retenir Nom pluriel après « des mauvais ».
- « des mauvais tours » : pluriel, donc s ; « toure » n'existe pas.
Réponsetours
A5« ou lui ……… des bateaux » : montaient / montait / monté.Touche pour voir la correction
À retenir Imparfait pluriel : « les camarades … montaient ».
- Même sujet que « jouaient » : « les camarades », pluriel, donc -aient.
- « monté » est un participe passé, impossible ici sans auxiliaire.
Réponsemontaient
A6« C'était un être ……… simple » : trés / trait / très.Touche pour voir la correction
À retenir Adverbe d'intensité « très », accent grave.
- « trait » est un nom ; « trés » (accent aigu) n'existe pas.
Réponsetrès
A7« les jambes courtes et ……… » : trapu / trapue / trapues.Touche pour voir la correction
À retenir Accord avec « jambes » : féminin pluriel.
- « jambes » : féminin pluriel, donc « trapues ».
Réponsetrapues
A8« un torse ……… et puissant » : démesuré / démesurer / démesurée.Touche pour voir la correction
À retenir Adjectif qui s'accorde avec « torse » : masculin singulier.
- « torse » est masculin : « démesuré » ; « démesurer » est un infinitif impossible ici.
Réponsedémesuré
A9« une force musculaire ……… » : prodijieuse / prodigieuse / prodigieuze.Touche pour voir la correction
À retenir Orthographe : prodige, prodigieuse.
- On pense au nom « prodige » : g, puis le suffixe -ieuse.
Réponseprodigieuse
A10« sans aucune ……… » : méchanceté / méchanseté / méchenceté.Touche pour voir la correction
À retenir Nom formé sur « méchant » : méchanceté.
- On pense à « méchant » : le c se retrouve dans « méchanceté ».
Réponseméchanceté
Exercice 2 : Grammaire et compréhension : « Dans le silence de la nuit »50 points
Blaise Cendrars part en éclaireur et croit entendre l'ennemi. Un photogramme du film Les Sentiers de la gloire (Kubrick, 1957) accompagne le texte.
Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Image : photogramme du film Les Sentiers de la gloire, Stanley Kubrick, 1957. Ils sont affichés avec la correction dans l'application.
1Donnez un titre à chacune des quatre parties du texte : lignes 1 à 17 ; 18 à 32 ; 33 à 36 ; ligne 37.Touche pour voir la correction
À retenir Un titre résume l'idée ou l'événement de chaque partie.
- Lignes 1 à 17 : « L'attente angoissée » ou « La peur face à un ennemi invisible » (le narrateur croit qu'un homme est là, en face de lui, et attend le coup de feu).
- Lignes 18 à 32 : « Le bruit d'herbe et la découverte de la baïonnette » ou « La fausse alerte » (soulagement, puis il comprend que le bruit vient de sa propre main qui tremble).
- Lignes 33 à 36 : « Le coup de feu et la riposte » ou « La véritable attaque » (l'ennemi tire, le narrateur réplique).
- Ligne 37 : « Le retour au calme ».
RéponseL'attente angoissée ; la fausse alerte ; l'attaque réelle ; le retour au calme
2Lignes 1 à 17 : quel sentiment ou quelle émotion éprouve le narrateur ? Deux citations.Touche pour voir la correction
À retenir On nomme l'émotion et on la prouve par des citations.
- La peur, l'angoisse : « J'aurais crié de frayeur » (ligne 5).
- La tension physique : « Des gouttes de sueur me coulaient entre les omoplates » ; « Je sentais mon cœur battre » ; « Je m'attendais à recevoir un coup de feu d'une seconde à l'autre ».
- On peut nommer aussi la vigilance extrême : « Je bandais toutes mes facultés ».
RéponseLa peur et l'angoisse : « J'aurais crié de frayeur » ; « Des gouttes de sueur me coulaient entre les omoplates »
3Lignes 14 à 20 : comment le narrateur rend-il compte de son inquiétude ? Deux procédés analysés.Touche pour voir la correction
À retenir On nomme le procédé, on le cite et on explique son effet.
- Procédé 1 : phrases averbales très courtes et répétition (« Rien. / Toujours rien. / Rien. », lignes 15 à 17) : le rythme haché et le mot répété traduisent l'attente tendue et le silence qui angoisse ; les blancs mimeraient les secondes qui passent.
- Procédé 2 : le présent de narration, les points de suspension et les phrases courtes (« Mais si… J'entends comme un bruit d'herbe froissée… On s'approche en rampant… Ils doivent être deux ou trois… ») : les hésitations et les indices perçus l'un après l'autre font vivre l'inquiétude en direct.
- Autre procédé possible : l'injonction à soi-même (« Attention. ») et l'anticipation (« Je m'attendais à recevoir un coup de feu d'une seconde à l'autre »).
RéponsePhrases courtes et répétition (« Rien ») ; présent de narration et points de suspension
Piège Après avoir nommé le procédé, explique toujours l'effet produit.
4Lignes 20 à 32 : que fait le narrateur pour se rassurer ? Deux éléments avec citations.Touche pour voir la correction
À retenir Il raisonne pour se calmer.
- Il raisonne : le bruit prouve que l'ennemi n'est pas immobile en face de lui : « S'ils viennent, si je les entends, le danger est moins proche que je ne le croyais, je ne suis plus en tête à tête dans le noir avec cet ennemi invisible ».
- Il se prépare à l'action : « Les autres peuvent venir, je les attends, prêt à tirer… » : agir le rassure.
- Une fois la méprise comprise, il se parle à lui-même avec humour pour dédramatiser : « Pauvre Blaise, me dis-je, en me détendant, tu as eu une sacrée frousse ! ».
RéponseIl raisonne (le danger est moins proche) et se parle à lui-même avec humour
5Comment le narrateur entretient-il, tout au long du texte, le doute sur la présence d'un ennemi ? Trois éléments avec citations.Touche pour voir la correction
À retenir On repère les incertitudes : questions, négations, hypothèses.
- La question qui exprime l'incertitude : « Étais-je victime d'une illusion des sens ? ».
- L'absence de toute preuve alors que le narrateur est certain : « Je ne voyais rien, je n'entendais rien, je ne percevais rien » et « J'étais sûr qu'il était là » : le contraste entretient le doute.
- Les verbes d'impression et le verbe « devoir » : « J'avais l'impression qu'un homme avait bougé » ; « il devait m'entendre » ; « Ils doivent être deux ou trois » : il suppose sans savoir.
RéponseQuestions, négations (« je ne voyais rien ») et certitude de l'esprit contre les sens
Vérification Le doute est levé aux lignes 26 à 28 (le bruit vient de la baïonnette), mais un vrai coup de feu suit (ligne 33) : le doute n'était pas sans fondement.
6Dans quelle mesure ce photogramme du film Les Sentiers de la gloire peut-il illustrer le texte ? Deux arguments au moins, chacun justifié par le texte et par l'image. (8 points)Touche pour voir la correction
À retenir On cherche ce que l'image montre du texte (posture, regard, objets, décor), puis ce qu'elle ne montre pas (nuance).
- Argument 1, la posture : le soldat est couché à plat ventre sur un talus de terre ; comme le narrateur qui se tient à l'affût près du sol (« Je collai mon oreille au sol », ligne 18) face à un ennemi supposé.
- Argument 2, le regard et le visage : le visage tendu, le regard fixe tourné vers le hors-champ, la bouche serrée traduisent la vigilance et la peur (« Je bandais toutes mes facultés », « J'aurais crié de frayeur »).
- Argument 3, l'arme et l'équipement : le soldat porte un casque et tient une arme à la main : il est « prêt à tirer » comme le narrateur qui saisit son fusil (le texte parle d'un fusil, l'image montre plutôt un revolver : nuance).
- Nuance : l'image montre un terrain nu, boueux et pierreux, alors que le texte évoque « les herbes folles » ; elle est en noir et blanc et ne dit pas la nuit ; d'autres soldats apparaissent à l'arrière-plan alors que le narrateur est seul.
RéponseL'image illustre bien le texte : posture rampante au sol, regard tendu et aux aguets, arme en main ; nuances : revolver et non fusil, terrain nu sans herbe, d'autres soldats à l'arrière-plan.
Vérification Description du photogramme : soldat casqué, à plat ventre sur un talus de terre, un revolver dans la main, visage crispé ; des silhouettes de soldats à l'arrière-plan.
7a« Mais si… J'entends comme un bruit d'herbe froissée… On s'approche en rampant… » : recopiez les verbes conjugués, avec mode et temps.Touche pour voir la correction
À retenir On identifie chaque verbe conjugué.
- « J'entends » : indicatif présent.
- « s'approche » : indicatif présent.
RéponseJ'entends et s'approche : indicatif présent
7bQuelle est la valeur de ce temps dans ces phrases ?Touche pour voir la correction
À retenir Le présent peut raconter des faits passés pour les rendre vivants : c'est le présent de narration.
- Le récit était au passé simple et à l'imparfait (« J'attendis longtemps », « j'osai bouger ») : le passage au présent actualise la scène.
- Il rend le moment très vivant : on a l'impression que le narrateur vit et raconte les faits au moment même (présent de narration).
RéponsePrésent de narration (action vécue en direct)
8a« Les autres peuvent venir, je les attends, prêt à tirer… » (l. 24) : quelle est la classe (ou nature) grammaticale du mot souligné « les » ? (1 point)Touche pour voir la correction
À retenir Un mot « les » placé devant un verbe et qui remplace un nom déjà cité est un pronom personnel.
- « les » est placé devant le verbe « attends » et reprend « Les autres » : il remplace un groupe nominal.
- « les » n'est suivi d'aucun nom : ce n'est pas l'article défini mais un pronom personnel, à la 3e personne du pluriel.
RéponsePronom personnel (3e personne du pluriel)
Piège « les » est aussi un article défini devant un nom (« les autres ») ; ici il est devant le verbe, c'est un pronom.
8bQuelle est sa fonction grammaticale ? (1 point)Touche pour voir la correction
À retenir Un pronom qui répond à la question « quoi ? / qui ? » posée au verbe, sans préposition, est complément d'objet direct (COD).
- Question : « je attends qui ? » : « les » (= les autres).
- Le pronom est directement lié au verbe « attends », sans préposition : il est complément d'objet direct du verbe.
RéponseCOD du verbe « attends » (il représente « Les autres »)
9a« cet ennemi invisible » (l. 22) : identifiez et nommez les trois éléments qui composent le mot « invisible ». (1,5 point)Touche pour voir la correction
À retenir Préfixe + radical + suffixe.
- in- : préfixe qui exprime la négation (« non »).
- vis- : radical, du latin videre, « voir » (même famille que vision, visage).
- -ible : suffixe qui forme des adjectifs et signifie « qui peut être… ».
Réponsein- + vis- + -ible
9bExpliquez le sens du mot « invisible » et donnez un mot de la même famille. (1,5 point)Touche pour voir la correction
À retenir Les mots de la famille partagent le radical « vis- » (voir).
- Sens : qui ne peut pas être vu (ici : l'ennemi qu'on ne voit pas dans le noir).
- Famille : visible, visibilité, vision, visuel, invisibilité.
RéponseQu'on ne peut pas voir ; visible (ou visibilité)
10Réécrivez le passage suivant en remplaçant « je » par « nous ». Faites toutes les modifications nécessaires. (10 points) : « je les attends, prêt à tirer… et c'est alors que concentrant toute mon attention sur mon index placé sur la gâchette, c'est alors que je me rends compte que ma main tremble nerveusement et que ce bruit d'herbe foulée, que je prenais pour l'approche de deux ou trois Allemands rampant imperceptiblement vers moi, était causé par la pointe de ma baïonnette » (lignes 24 à 28).Touche pour voir la correction
À retenir Verbes, possessifs, pronoms et accords : « prêt » devient « prêts ».
- « je les attends » devient « nous les attendons » ; « prêt » devient « prêts » (attribut du sujet pluriel).
- « concentrant » (participe présent) reste invariable ; « mon attention » devient « notre attention » ; « mon index placé sur la gâchette » devient « nos index placés sur les gâchettes ».
- « je me rends compte » devient « nous nous rendons compte » ; « ma main tremble » devient « nos mains tremblent ».
- « que je prenais » devient « que nous prenions » ; « vers moi » devient « vers nous » ; « rampant » (participe présent) invariable.
- « ce bruit … était causé » reste inchangé (sujet « ce bruit », singulier) ; « ma baïonnette » devient « nos baïonnettes ».
Réponse« nous les attendons, prêts à tirer… et c'est alors que concentrant toute notre attention sur nos index placés sur les gâchettes, c'est alors que nous nous rendons compte que nos mains tremblent nerveusement et que ce bruit d'herbe foulée, que nous prenions pour l'approche de deux ou trois Allemands rampant imperceptiblement vers nous, était causé par la pointe de nos baïonnettes »
Piège « placé » devient « placés » dès qu'on met « index » au pluriel ; « était causé » reste inchangé (sujet « ce bruit »). Les participes présents (« concentrant », « rampant ») sont invariables. « prêt » devient « prêts ».
Exercice 3 : Rédaction : le récit héroïsé ou les œuvres d'une autre époque40 points
Deux sujets au choix. Voici une méthode, un plan et des éléments de rédaction à adapter. Ce sont des propositions.
ISujet d'imagination : « Quand je rentrai au campement, avant le lever du jour, les hommes me dirent : — Dis donc, caporal, tu nous as fait une belle peur, cette nuit. Qu'est-ce qui t'est arrivé ? » Le narrateur leur fait le récit de sa nuit en masquant sa peur et en se présentant sous un jour héroïque. Vous raconterez cette scène (35 lignes au moins, dialogues possibles).Touche pour voir la correction
À retenir Le décalage entre la vérité (la peur) et le récit enjolivé fait le comique et la psychologie du récit.
- Méthode : relire la consigne (récit à la 1re personne, caporal, il masque sa peur, présentation héroïque, dialogues possibles). Passé simple et imparfait ; narrateur vantard et hommes un peu sceptiques.
- Plan : (1) la question des hommes et l'esquive modeste ; (2) le récit enjolivé : l'éclaireur « repère » l'ennemi, rampe avec sang-froid, évalue ses forces, riposte ; (3) les réactions (admiration, rires, sous-entendus) ; (4) un détail trahit la peur (la main qui tremble, la gourde vide) ; chute.
- Modèle d'ouverture : « Je haussai les épaules, comme si la question me semblait absurde. — Rien de bien méchant, répondis-je en bombant le torse. Un petit tour de reconnaissance, voilà tout. »
- Rédaction possible : « J'ai rampé sur trente mètres, sans un bruit, sans une branche cassée. Les Allemands étaient là, à vingt pas. J'aurais pu en compter les moustaches ! Quand l'un d'eux a levé son fusil, j'ai tiré le premier. Puis je suis revenu, tranquille, en vous rapportant leurs positions. » (Les hommes échangèrent des regards ; l'un d'eux remarqua que ma main tremblait en tendant la gourde.)
- Rédaction possible (chute) : « — C'est le froid, dis-je. Il fait un peu frais, cette nuit. Et l'un des hommes, avec un sourire : — Bien sûr, caporal. Le froid. »
RéponseRécit à la 1re personne : héroïsation d'une nuit d'éclaireur, dialogues, petite touche d'ironie
Piège Reste cohérent avec le contexte de la guerre de 14-18 (tranchées, caporal, éclaireur).
IISujet de réflexion : qu'apporte au lecteur ou au spectateur la découverte d'œuvres qui se déroulent à une autre époque ? (30 lignes au moins, avec des exemples, le texte de Cendrars étant utilisable.)Touche pour voir la correction
À retenir On cherche les apports (connaissance, émotion, comparaison, universalité) et on illustre.
- Introduction : accroche (le texte de Cendrars nous plonge dans la Grande Guerre) puis problématique.
- Partie 1 : apport de connaissances : comprendre une époque (Les Misérables, La Guerre des boutons, le film Les Sentiers de la gloire).
- Partie 2 : apport d'émotions et d'empathie : vivre ce que d'autres ont vécu (Maus, Le Journal d'Anne Frank).
- Partie 3 : l'universalité : retrouver des sentiments éternels (peur, courage, amour) et prendre du recul sur notre époque.
- Conclusion : ces œuvres éclairent le passé et notre présent.
- Modèle d'introduction : « Pourquoi regarder un film en noir et blanc sur la Première Guerre mondiale ou lire un roman qui se passe au Moyen Âge, alors que nous vivons au XXIe siècle ? Ces œuvres nous apportent plus qu'une leçon d'histoire : elles nous donnent des connaissances, des émotions et le sentiment d'une humanité commune. Nous verrons d'abord ce qu'elles nous apprennent, puis ce qu'elles nous font ressentir, enfin ce qu'elles révèlent de nous-mêmes. »
RéponseConnaissance du passé, empathie et émotions, universalité des sentiments
Vérification Chaque partie cite au moins une œuvre.
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