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Bac 2025
Français – Centres étrangers 2025 : correction détaillée
Épreuve anticipée de français (voie générale) · 4 h · coefficient 5 · un sujet au choix : le commentaire ou l'une des trois dissertations, 20 points
CorrigéCorrection rédigée par l'équipe BAC Révision, non officielle. Les énoncés sont reformulés avec leurs données : refais toujours les calculs et compare avec ton professeur.
Où trouver le sujet ? Cette page présente la correction. Le sujet officiel complet (PDF) et ses figures sont dans l'application BAC Révision.
Ouvrir le sujet dans l'application gratuiteExercice 1 : Commentaire : Émile Verhaeren, Les Heures du soir (1911)20 points
Poème d'amour conjugal en alexandrins à rimes plates : le poète s'adresse à sa compagne qui vieillit et lui est « un calme et sûr asile ». Tout le poème célèbre l'amour qui résiste au temps.
C1Lire le poème : forme, mouvement et problématique.Touche pour voir la correction
À retenir On repère la forme, les voix, les images dominantes et le mouvement.
- Forme : alexandrins à rimes plates (« jadis / taillis », « dociles / asile », « clarté / bonté »), six quatrains (vingt-quatre vers) sur le schéma aabb, avec des rimes riches (« jadis / taillis », « profond / front »).
- Énonciation : le « je » parle à un « tu » (la compagne). Le poème est une adresse intime.
- Mouvement : (1) le jardin d'autrefois devient un asile dans les « temps noirs » ; (2) le bonheur présent, la douceur de la femme ; (3) le vieillissement accepté (« fils d'argent », « rides ») ; (4) la conviction finale : « Que rien de vrai ne meurt quand on s'aime dûment ».
- Problématique possible : comment le poème transfigure-t-il le vieillissement en preuve de la force de l'amour ?
RéponseLe poème célèbre un amour conjugal qui a traversé le temps : la compagne est refuge, et le vieillissement devient un signe de fidélité.
Vérification Le poème n'est pas titré dans le sujet : on ne lui invente pas de titre dans la copie. Les rimes plates vont de deux en deux vers (aabb) : on ne les confond pas avec des rimes croisées.
C2Proposer un plan détaillé en trois axes.Touche pour voir la correction
À retenir Le plan suit le thème (refuge), le temps (vieillesse) et la portée (éternité de l'amour).
- Axe I : l'amour comme refuge : la métaphore du jardin et de l'asile contre les « temps noirs ».
- Axe II : le temps qui passe n'altère pas l'amour : fils d'argent, rides, veines, et leur transfiguration par le regard aimant.
- Axe III : la célébration de la femme aimée et de la force de l'amour : lyrisme, adresse au « tu », foi finale.
RéponseI. Un refuge contre les temps noirs ; II. Le vieillissement transfiguré ; III. Un amour qui défie la mort.
C3Axe I : comment l'amour est-il présenté comme un refuge ?Touche pour voir la correction
À retenir On étudie la métaphore, les oppositions et le champ lexical de la protection.
- Métaphore du jardin : « Un jardin de splendeur dont les mouvants taillis / Ombraient les longs gazons et les roses dociles ». Le jardin évoque la beauté et l'harmonie d'autrefois.
- Du jardin à l'asile : « Tu m'es en ces temps noirs un calme et sûr asile ». La métaphore « asile » exprime la sécurité ; le mot « noirs » désigne le malheur de l'époque.
- Opposition dehors/dedans : « Tout s'y concentre [...] Mais tout y est serré dans une paix profonde / Contre les vents aigus trouant l'hiver du monde ». La « paix » intérieure s'oppose aux « vents aigus » et à « l'hiver du monde ». L'adjectif « serré » dit l'intimité protectrice.
- Chaleur : « Mon bonheur s'y réchauffe en tes bras repliés » : le champ lexical de la chaleur (« réchauffe », « bras ») s'oppose au froid de l'hiver.
- Rapprochement : « Avec le même amour que tu me fus jadis » : le premier vers lie le passé et le présent, comme si le jardin d'autrefois devenait l'asile d'aujourd'hui.
- Polysyndète : « Tout s'y concentre et ta ferveur et ta clarté / Et tes gestes groupant les fleurs de ta bonté » : la répétition de « et » fait de la femme un lieu où tout se rassemble, comme dans le jardin clos du début.
RéponseLe jardin puis l'asile expriment la sécurité de l'amour, face à l'hiver du monde.
C4Axe II : comment le vieillissement est-il représenté ?Touche pour voir la correction
À retenir On regarde la manière dont chaque signe du temps est reformulé positivement.
- Signes de l'âge : « fils d'argent », « rides », « veines dures ». Le poète ne les nie pas ; il les nomme.
- Transfiguration par la métaphore : les cheveux blancs deviennent des « fils d'argent » qui « glissent / Leur onduleux réseau parmi tes cheveux lisses » : l'argent, matière précieuse, et le verbe « glissent » adoucissent l'image.
- Concession : « Que m'importe que des rides marquent ton front / Et que tes mains se sillonnent de veines dures / Alors que je les tiens entre mes deux mains sûres ! » La question rhétorique, l'exclamation et la subordonnée de concession montrent le détachement de l'amant. Le mot « mains » répété suggère la fidélité.
- Le regard de la femme : « tu souris toi-même aux fils d'argent » ; « Tu ne te plains jamais » : la femme elle-même accepte le temps.
- Triomphe : « Ta bonne humeur allègre et claire, oh ! je la sens / Triompher jour à jour de la douleur des ans » : le verbe « triompher » et l'interjection « oh ! » donnent à la vieillesse un air de victoire.
RéponseLe poète dit les signes de l'âge mais les transfigure en images précieuses : le vieillissement devient preuve d'amour.
C5Axe III : quelle conviction finale le poème exprime-t-il ?Touche pour voir la correction
À retenir Les derniers vers donnent la portée du poème, ici une foi dans l'amour.
- Parole de la femme : « Tu crois fermement / Que rien de vrai ne meurt quand on s'aime dûment ». La formule est presque une maxime ; « dûment » renvoie à la fidélité qui est un devoir.
- Image du feu : « le feu vivant dont se nourrit notre âme / Consume jusqu'au deuil pour en grandir sa flamme ». Le feu est à la fois destruction et énergie : l'amour absorbe le malheur et en tire sa force.
- La clôture sur le mot « flamme » (rime avec « âme ») : le couple se rejoint dans l'image d'une unité spirituelle.
- Ton lyrique : exclamations et adresses (« oh ! je la sens », « Alors que je les tiens entre mes deux mains sûres ! »), adjectifs affectifs (« jolis mots naïfs, joyeux et familiers ») : le poème est un hommage.
- Portée : l'amour conjugal comme valeur d'éternité, qui dépasse la jeunesse et la beauté.
RéponseLe poème affirme que l'amour vrai ne meurt pas : le temps et le deuil nourrissent la flamme au lieu de l'éteindre.
C6Rédiger une introduction du commentaire.Touche pour voir la correction
À retenir Introduction : amorce, auteur et recueil, situation, problématique, plan.
- Modèle d'ouverture : « La poésie lyrique a souvent chanté l'amour naissant ou la passion ; plus rare est l'hommage à l'amour durable. Émile Verhaeren, poète belge, publie en 1911 Les Heures du soir, recueil qui célèbre l'amour conjugal vieillissant. Dans le poème étudié, il s'adresse à sa compagne pour lui dire que le temps ne change pas sa tendresse. On peut se demander comment le poème transfigure le vieillissement en preuve de la force de l'amour. Nous étudierons d'abord l'amour comme refuge, puis la transfiguration du vieillissement, enfin la conviction que l'amour défie la mort. »
RéponseIntroduction rédigée ci-dessus.
Vérification Le recueil est daté de 1911 dans le sujet. Les Heures du soir (1911) clôt, avec Les Heures claires (1896) et Les Heures d'après-midi (1905), un cycle de poèmes d'amour conjugal inspirés par son épouse Marthe : on peut le signaler.
C7Rédiger une conclusion du commentaire.Touche pour voir la correction
À retenir Conclusion : réponse à la problématique et ouverture.
- Rédaction possible : « Ce poème, par le jardin devenu asile, par la transfiguration des rides en « fils d'argent » et par l'image finale du feu, fait du vieillissement le signe d'un amour plus fort que le temps. Il s'inscrit dans la tradition lyrique de l'éloge de la femme aimée, mais le renouvelle en célébrant la tendresse de l'âge mûr. On peut le comparer à d'autres poèmes d'amour qui affrontent le temps, comme « Quand vous serez bien vieille » de Ronsard, dont il renverse la menace en consolation. »
RéponseConclusion rédigée ci-dessus.
Exercice 2 : Dissertation : Gargantua, un « rire de discernement »20 points
Œuvre : François Rabelais, Gargantua ; parcours : rire et savoir. Sujet : une critique affirme que Rabelais, tout en divertissant le lecteur, met en place un « rire de discernement », c'est-à-dire qui nous ouvre les yeux. Dans quelle mesure cette analyse éclaire-t-elle votre lecture de l'œuvre ?
DA1Analyser le sujet : termes clés, définitions, problématique.Touche pour voir la correction
À retenir Avant de rédiger, on souligne les mots du sujet, on les définit et on formule un problème qui oblige à discuter.
- Termes du sujet : « rire de discernement » (rire qui fait distinguer, juger, ouvre les yeux), « divertir » (amuser), « dans quelle mesure » : réponse nuancée. La formule suppose un rire qui sert à la lucidité.
- Rabelais combine rire gratuit (fête, jeux verbaux) et rire critique (satire de la scolastique, de l'Église, de la guerre).
- Problématique : le rire de Gargantua est-il toujours un rire qui fait penser, ou garde-t-il une part de gratuité et de pur plaisir ?
RéponseLa formule définit le rire de Rabelais comme un rire qui éclaire. Problématique : jusqu'où ce rire est-il critique, et quelle part garde-t-il de gratuité ?
DA2Construire un plan détaillé avec arguments et exemples.Touche pour voir la correction
À retenir Un plan de dissertation avance par parties qui répondent à la problématique, chacune étayée par des exemples précis de l'œuvre, du parcours et de la culture personnelle.
- I. Un rire qui ouvre les yeux : satire de l'éducation scolastique (maîtres sophistes, enseignement mécanique), critique de la guerre de conquête (Picrochole et ses conseillers, ch. 31-33), satire des moines oisifs ou hypocrites (ch. 39-40), éducation de Ponocrates opposée à celle des sophistes (ch. 14-15 et 23-24) ; le prologue invite à chercher un sens caché sous le comique (Silènes) ; l'exagération grossit les défauts pour les rendre visibles.
- II. Un rire qui divertit pour lui-même : plaisir des excès (festins, beuveries, grivoiseries), des jeux de mots, des listes interminables ; le rire est une fête collective, une libération par le corps ; certains passages sont purement fantaisistes ; le prologue joue aussi du leurre : l'enseigne joyeuse (le titre, les Silènes) cache un contenu plus haut.
- III. L'alliance du rire et du savoir : le rire rend la critique acceptable et mémorable ; il permet d'aborder des sujets graves (guerre, religion, pédagogie) avec liberté ; l'humanisme de Rabelais fait confiance au lecteur ; le « discernement » est donc au service d'un idéal (paix, savoir, tolérance, Thélème). Le rire n'est pas seulement critique : il est une forme de sagesse et de joie de vivre.
- Culture personnelle possible : Érasme (Éloge de la folie), Montaigne, Voltaire, Molière (corriger les mœurs par le rire).
- Conclusion possible : la formule éclaire une part essentielle du rire de Rabelais, mais il faut y ajouter la gratuité de la fête verbale : le rire est à la fois discernement et joie.
RéponseI. Un rire qui ouvre les yeux ; II. Mais aussi un rire gratuit et festif ; III. L'alliance du rire et du savoir.
DA3Rédiger l'introduction et la conclusion.Touche pour voir la correction
À retenir Introduction : amorce, analyse du sujet, problématique, annonce du plan. Conclusion : bilan et ouverture.
- Modèle d'ouverture : « Dans Gargantua, Rabelais fait rire, mais un critique voit dans ce rire un « rire de discernement », qui ouvre les yeux. Dans quelle mesure cette analyse éclaire-t-elle l'œuvre ? On verra d'abord que le rire est critique, puis qu'il garde une part de fête gratuite, enfin que le rire et le savoir s'allient. »
- Rédaction possible de conclusion : « Le rire de Gargantua est un rire qui fait penser, mais il est aussi un rire de joie et de liberté. Rabelais montre ainsi qu'on peut instruire en divertissant. »
RéponseIntroduction et conclusion rédigées ci-dessus (à reformuler avec vos mots).
Exercice 3 : Dissertation : La Bruyère, Les Caractères, « comédie aux accents tragiques »20 points
Œuvre : La Bruyère, Les Caractères (livres V à X) ; parcours : la comédie sociale. Sujet : un critique a qualifié Les Caractères de « comédie aux accents tragiques ». Dans quelle mesure cette expression vous paraît-elle justifiée concernant les livres V à X ?
DB1Analyser le sujet : termes clés, définitions, problématique.Touche pour voir la correction
À retenir Avant de rédiger, on souligne les mots du sujet, on les définit et on formule un problème qui oblige à discuter.
- Termes du sujet : « comédie » (rire, ridicules, jeu social), « accents tragiques » (notes de gravité, de souffrance, de mort ; tragique : ce qui exprime la fatalité, la douleur, l'injustice). « Dans quelle mesure » : nuance. Les livres V à X : société et conversation, biens de fortune, ville, cour, grands, souverain.
- L'expression associe deux genres opposés : la comédie sociale (portraits satiriques) et le tragique (noirceur de la condition).
- Problématique : la comédie sociale de La Bruyère laisse-t-elle entendre une vision tragique de la société et de l'homme ?
RéponseL'expression associe comique et tragique. Problématique : dans quelle mesure le rire des livres V à X est-il traversé d'une gravité douloureuse ?
DB2Construire un plan détaillé avec arguments et exemples.Touche pour voir la correction
À retenir Un plan de dissertation avance par parties qui répondent à la problématique, chacune étayée par des exemples précis de l'œuvre, du parcours et de la culture personnelle.
- I. Une comédie : théâtre social, masques et rôles ; portraits satiriques (flatteur, parvenu, courtisan, grand) ; procédés comiques : caricature, ironie, antithèse, accumulation ; le monde est un spectacle où chacun joue.
- II. Des accents tragiques : opposition des riches et des pauvres (Giton et Phédon), exploitation et misère, injustice sociale ; servitude à la cour (esclavage de l'ambition), solitude, vanité ; la mort et le temps qui emportent les grandeurs ; la responsabilité du souverain face à la souffrance du peuple (livre X, « Du souverain ou de la république » ; par exemple : « Nommer un roi Père du peuple est moins faire son éloge que l'appeler par son nom »).
- III. Une tension féconde : le rire devient lucidité amère ; La Bruyère est un moraliste qui regarde sans illusion ; le lecteur rit et est inquiété ; l'œuvre est une comédie humaine où le rire sert à dire la fragilité de la condition. L'expression est justifiée dans la mesure où le comique mène au constat tragique, mais La Bruyère garde un espoir de réforme (éducation, justice, bon prince).
- Culture personnelle possible : Molière (Le Misanthrope, Dom Juan : comédie grinçante), La Fontaine (Fables : « Les Animaux malades de la peste »), Beaumarchais.
- Conclusion possible : l'expression est justifiée : la comédie de La Bruyère laisse entendre des accents tragiques, en particulier sur les inégalités et la servitude, sans jamais abandonner le jeu.
RéponseI. Une comédie sociale ; II. Des accents tragiques : inégalités, servitude, vanité ; III. Un rire lucide qui dit la condition humaine.
Vérification Le sujet ne reproduit aucun passage de l'œuvre : les exemples de ce plan (Giton et Phédon, livre VI ; Père du peuple, livre X) sont à choisir parmi ceux que tu as étudiés en classe.
DB3Rédiger l'introduction et la conclusion.Touche pour voir la correction
À retenir Introduction : amorce, analyse du sujet, problématique, annonce du plan. Conclusion : bilan et ouverture.
- Modèle d'ouverture : « Les Caractères de La Bruyère se présentent comme un tableau comique des mœurs du XVIIe siècle ; pourtant, un critique y voit une « comédie aux accents tragiques ». Dans quelle mesure cette expression est-elle justifiée pour les livres V à X ? On verra d'abord la comédie, puis les accents tragiques, enfin comment le rire devient lucidité. »
- Rédaction possible de conclusion : « L'expression est justifiée : La Bruyère fait rire de la société, mais fait aussi entendre la dureté de l'inégalité et de la servitude. Sa comédie est une comédie lucide. »
RéponseIntroduction et conclusion rédigées ci-dessus (à reformuler avec vos mots).
Exercice 4 : Dissertation : Olympe de Gouges, « Femme, réveille-toi ! », un simple appel à la prise de conscience ?20 points
Œuvre : Olympe de Gouges, Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne ; parcours : écrire et combattre pour l'égalité. Sujet : « Femme, réveille-toi ! », s'exclame Olympe de Gouges, dans le postambule. Cette œuvre se limite-t-elle à un appel à une prise de conscience ?
DC1Analyser le sujet : termes clés, définitions, problématique.Touche pour voir la correction
À retenir Avant de rédiger, on souligne les mots du sujet, on les définit et on formule un problème qui oblige à discuter.
- Termes du sujet : « appel » (exhortation, interpellation), « prise de conscience » (éveil de l'esprit à une injustice), « se limite-t-elle » : l'œuvre est-elle seulement une exhortation, ou fait-elle plus (revendication, programme, projet de société) ?
- Le texte contient des articles de droits, une dédicace, un préambule, un postambule et un contrat social : il dépasse la simple exhortation.
- Problématique : l'œuvre de Gouges se contente-t-elle d'éveiller les consciences ou propose-t-elle aussi des droits, des moyens et un projet ?
RéponseLe sujet demande si l'œuvre est seulement un appel. Problématique : en quoi l'œuvre est-elle un appel et en quoi va-t-elle plus loin ?
DC2Construire un plan détaillé avec arguments et exemples.Touche pour voir la correction
À retenir Un plan de dissertation avance par parties qui répondent à la problématique, chacune étayée par des exemples précis de l'œuvre, du parcours et de la culture personnelle.
- I. Un appel à la prise de conscience : le postambule (« Femme, réveille-toi ») ; apostrophes (« Ô femmes ! femmes, quand cesserez-vous d'être aveugles ? ») ; questions rhétoriques (« Quels sont les avantages que vous avez recueillis dans la révolution ? ») ; dénonciation de l'ignorance, des préjugés ; ton éloquent, impératifs.
- II. Une revendication de droits : les dix-sept articles reprennent les droits de 1789 et les étendent aux femmes (liberté, égalité, propriété, participation politique ; article sur l'échafaud et la tribune) ; le préambule demande que les femmes soient constituées en assemblée nationale ; le texte est un modèle juridique.
- III. Un projet de société et d'action : le contrat social entre l'homme et la femme (critique du mariage, propriété commune des biens, égalité dans la famille) ; droit de reconnaître ses enfants hors mariage (article 11) ; l'écriture est un acte politique (publication, engagement) ; le texte a une dimension utopique mais aussi pratique. L'appel est donc un début : prise de conscience, droits, action.
- Culture personnelle possible : Condorcet, Beauvoir, Hubertine Auclert, luttes féministes du XXe siècle ; Zola (J'accuse) comme texte d'engagement.
- Conclusion possible : l'œuvre est un appel à la prise de conscience, mais elle ne s'y limite pas : elle formule des droits, un projet de société et une action politique.
RéponseI. Un appel à l'éveil des consciences ; II. Une revendication de droits ; III. Un projet de société et d'action.
Vérification Citations du postambule de la Déclaration : « Femme, réveille-toi » ; « Ô femmes ! femmes, quand cesserez-vous d'être aveugles ? » ; « Quels sont les avantages que vous avez recueillis dans la révolution ? ».
DC3Rédiger l'introduction et la conclusion.Touche pour voir la correction
À retenir Introduction : amorce, analyse du sujet, problématique, annonce du plan. Conclusion : bilan et ouverture.
- Modèle d'ouverture : « En 1791, Olympe de Gouges publie la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Dans le postambule, elle s'exclame : « Femme, réveille-toi ! ». L'œuvre se limite-t-elle à un appel à la prise de conscience ? On verra d'abord qu'elle est un appel à l'éveil des consciences, puis qu'elle formule des droits, enfin qu'elle propose un projet de société et d'action. »
- Rédaction possible de conclusion : « L'appel est essentiel, mais le texte va plus loin : il énonce des droits et propose un contrat social. Gouges invite à éveiller les consciences pour transformer la société. »
RéponseIntroduction et conclusion rédigées ci-dessus (à reformuler avec vos mots).
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