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Bac 2026
Français (voie générale) – Antilles-Guyane, juin 2026 : correction détaillée
Épreuve anticipée de français · 4 h · coefficient 5 · commentaire ou dissertation (20 points)
CorrigéCorrection rédigée par l'équipe BAC Révision, non officielle. Les énoncés sont reformulés avec leurs données : refais toujours les calculs et compare avec ton professeur.
Où trouver le sujet ? Cette page présente la correction. Le sujet officiel complet (PDF) et ses figures sont dans l'application BAC Révision.
Ouvrir le sujet dans l'application gratuiteExercice 1 : Commentaire : Madame d'Aulnoy, « L'Oiseau bleu » (Contes des fées, 1697)20 points
Objet d'étude : la littérature d'idées du XVIe au XVIIIe siècle. Début du conte « L'Oiseau bleu » (Contes des fées, 1697) : un roi inconsolable est séduit par une veuve qui feint le deuil. Le texte compte 26 lignes (numérotées de 5 en 5) ; le sujet est à traiter au choix avec l'une des dissertations (Rimbaud, Ponge ou Dorion).
C1Lire le texte : quels sont ses mouvements et quelle est sa visée ?Touche pour voir la correction
À retenir On repère le découpage du texte (ruptures de temps, de personnages, de ton) et sa visée : ici un conte qui détourne ses codes pour dire une idée sur les hommes.
- Premier mouvement (l. 1-8) : le deuil excessif du roi et l'échec des consolations : « il en fut inconsolable », les matelas contre les murs, les discours des sujets qui « ne faisait aucune impression sur son esprit ».
- Deuxième mouvement (l. 9-15) : l'entrée de la veuve, couverte de voiles, qui pleure plus fort que tous et déclare venir « pour l'augmenter » (la douleur) ; le roi « à son exemple se mit à hurler ».
- Troisième mouvement (l. 16-22) : le renversement : l'entretien sur les défunts, le regard (« leva un peu ses voiles »), l'oubli progressif (« peu à peu il parla moins de sa femme »).
- Quatrième mouvement (l. 22-26) : le dénouement et la leçon : la veuve qui voulait « toujours pleurer » est épousée ; le noir devient « vert et couleur de rose » ; la maxime finale (« il suffit très souvent de connaître le faible des gens pour entrer dans leur cœur et pour en faire tout ce que l'on veut »).
- Visée : sous les dehors d'un conte (ouverture « Il était une fois », roi), un récit ironique qui illustre une idée morale sur la ruse, la crédulité et l'inconstance ; le public visé est celui des salons, pas celui des enfants.
RéponseQuatre mouvements : la douleur du roi (l. 1-8), la veuve qui surenchérit (l. 9-15), le renversement par la conversation et le regard (l. 16-22), le mariage et la maxime (l. 22-26). Visée : un conte détourné en leçon ironique.
Piège Ne pas considérer ce texte comme un simple conte pour enfants : il est écrit pour un public mondain et sa morale est ironique. Le texte compte 26 lignes.
C2Quels procédés, avec citations (et numéros de lignes), montrent (I) un conte détourné par l'humour, (II) la ruse de la veuve, (III) une leçon ironique sur les sentiments ?Touche pour voir la correction
À retenir Pour chaque axe : procédé, citation précise avec la ligne, effet produit. Le commentaire doit toujours interpréter.
- Axe I, un conte détourné. L'ouverture « Il était une fois un roi fort riche en terres et en argent » (l. 1) est une formule de conte, mais la caractérisation du roi par sa richesse plutôt que par ses vertus installe d'emblée l'ironie. Le deuil devient comique par l'hyperbole : « il se cassait la tête contre les murs » (l. 2-3) et par le détail concret et burlesque : « on mit des matelas entre la tapisserie et la muraille » (l. 3-4), qui rend la douleur théâtrale et inoffensive.
- Axe I (suite). Les consolateurs : « Les uns préparaient des discours graves et sérieux, d'autres d'agréables, et même de réjouissants » (l. 6-7) : l'énumération et la gradation (« et même ») moquent les discours convenus ; la litote « à peine entendait-il ce qu'on lui disait » (l. 8) montre l'inutilité de la parole tant qu'elle ne touche pas le roi dans ce qui l'intéresse.
- Axe II, la ruse. L'apparition de la veuve est théâtrale : l'accumulation « couverte de crêpes noirs, de voiles, de mantes, de longs habits de deuil » (l. 9-10) est suivie du verbe d'intensité « qui pleurait et sanglotait si fort et si haut » (l. 10) : tout est excès. Son discours annonce une stratégie : elle vient « pour l'augmenter » la douleur (l. 12) et affirme qu'elle « faisait bien son compte de pleurer tant qu'il lui resterait des yeux à la tête » (l. 14) : l'expression comptable (« faisait son compte ») et la formule hyperbolique sont comiques.
- Axe II (suite). L'imitation : « le roi à son exemple se mit à hurler » (l. 15) : le roi se laisse mener, la veuve a repris l'initiative. Puis la veuve ajuste son rôle : « Quand la fine veuve vit la matière presque épuisée, elle leva un peu ses voiles » (l. 18-19) : l'adjectif « fine » (rusée) et le verbe de mesure (« un peu ») révèlent le calcul ; la « matière presque épuisée » traite la douleur comme un sujet de conversation.
- Axe II (suite). Le regard du roi : « se récréa la vue à regarder cette pauvre affligée » (l. 19-20) : le verbe « se récréa » (se divertit) et l'adjectif « pauvre » ironique montrent que la compassion a fait place au plaisir. La description : « deux grands yeux bleus, bordés de longues paupières noires ; son teint était assez fleuri » (l. 20-21) : la coquetterie de la veuve et le regard de désir remplacent le tableau funèbre.
- Axe III, la leçon. Gradation de l'oubli : « peu à peu il parla moins de sa femme, puis il n'en parla plus du tout » (l. 22) : la locution « peu à peu » et la négation progressive (« moins », puis « plus du tout ») rendent l'effacement du souvenir. Renversement ironique : « La veuve disait qu'elle voulait toujours pleurer son mari, le roi la pria de ne point immortaliser son chagrin » (l. 22-24) : c'est le roi qui dissuade la veuve de pleurer, par un euphémisme poli (« immortaliser son chagrin »).
- Axe III (suite). Le dénouement : « l'on fut tout étonné qu'il l'épousât, et que le noir se changeât en vert et en couleur de rose » (l. 24-25) : l'étonnement collectif est feint (le lecteur l'avait vu venir) ; les couleurs passent du deuil (noir) à la joie (vert, rose). La chute est une maxime au présent de vérité générale : « il suffit très souvent de connaître le faible des gens pour entrer dans leur cœur et pour en faire tout ce que l'on veut » (l. 25-26). Le substantif « faible » (point faible, passion) et la restriction « il suffit » désignent la manipulation comme moteur des sentiments.
- Portée : le conte n'est pas féerique mais moral : en deux paragraphes il met en scène la séduction, l'hypocrisie du deuil et l'inconstance masculine, avec le regard distancié d'une moraliste (voir La Fontaine, La Bruyère).
RéponseLe texte détourne les codes du conte par l'hyperbole et le burlesque, montre une séduction fondée sur la ruse (excès de deuil, voiles levés peu à peu, regard) et en tire une maxime ironique : on gouverne les autres en connaissant leur faible.
Piège Éviter de moraliser sur le roi : le texte moque à la fois lui et la veuve ; la morale finale est lucide, non indignée.
C3Formuler une problématique, annoncer un plan, rédiger l'introduction.Touche pour voir la correction
À retenir Introduction : amorce, présentation de l'autrice et du texte, problématique, plan. Elle doit relier le texte à l'objet d'étude (littérature d'idées).
- Amorce : le conte merveilleux est associé à l'enfance ; au XVIIe siècle il devient un genre de salon, qui peut porter une critique sociale.
- Présentation : Marie-Catherine d'Aulnoy (v. 1650-1705) publie ses Contes des fées en 1697 ; « L'Oiseau bleu » commence par le deuil d'un roi consolé par une veuve.
- Problématique : comment ce début de conte, sous l'apparence d'un récit merveilleux, devient-il une satire de la sincérité des sentiments et de la crédulité des puissants ?
- Plan : I. Un conte détourné par l'humour ; II. La ruse de la veuve ; III. Une leçon ironique sur les sentiments et le pouvoir.
- Rédaction possible : « Au XVIIe siècle, le conte de fées quitte le cercle de l'enfance pour devenir un divertissement de salon qui ne s'interdit pas la critique. Marie-Catherine d'Aulnoy publie ses Contes des fées en 1697 ; « L'Oiseau bleu » s'ouvre sur le deuil d'un roi bientôt consolé par une veuve. Comment ce début de conte, sous l'apparence d'un récit merveilleux, devient-il une satire de la sincérité des sentiments et de la crédulité des puissants ? Nous verrons d'abord un conte détourné par l'humour, puis la ruse de la veuve, enfin une leçon ironique sur les sentiments et le pouvoir. »
RéponseProblématique : comment ce conte devient-il une satire de la sincérité des sentiments et de la crédulité des puissants ? Plan : conte détourné ; ruse de la veuve ; leçon ironique.
Vérification Dates de Mme d'Aulnoy : vers 1650-1705.
Piège Relier l'objet d'étude (littérature d'idées) : le conte porte une idée sur la nature humaine.
C4Rédiger la conclusion avec une ouverture.Touche pour voir la correction
À retenir La conclusion répond à la problématique et ouvre sur une œuvre proche, avec un lien précis.
- Bilan : le début du conte détourne les attentes : la douleur est comique, la consolation est une séduction, la morale est une maxime lucide.
- Ouverture : La Fontaine, « La Jeune Veuve » (Fables, VI, 21), où une veuve passe en quelques mois de la douleur à un nouveau projet de mariage ; la « Matrone d'Éphèse » (Pétrone, reprise par La Fontaine) ; ou les moralistes (La Bruyère, Caractères).
- Rédaction possible : « Cet incipit détourne donc les attentes du conte : le deuil est comique, la consolation une séduction, la morale une maxime sans illusion. Marie-Catherine d'Aulnoy fait de la fiction merveilleuse un instrument de réflexion sur les passions et le pouvoir. On peut rapprocher cette ironie de « La Jeune Veuve » de La Fontaine, qui montre aussi la rapidité avec laquelle le chagrin d'une veuve cède à d'autres désirs. »
RéponseConclusion rédigée : bilan (conte détourné, séduction, maxime lucide) et ouverture vers La Fontaine, « La Jeune Veuve ».
Vérification La référence à « La Jeune Veuve » (Fables, VI, 21) est une ouverture proposée ; adapte-la à tes lectures.
Exercice 2 : Dissertation : la poésie du XIXe au XXIe siècle20 points
Trois sujets au choix (Rimbaud, Ponge, Dorion). Pour chacun : analyse du sujet, problématique, plan détaillé avec exemples, introduction rédigée et conclusion. Les citations précises sont à reprendre dans l'édition étudiée en classe.
A1Sujet A (Rimbaud, Cahier de Douai, parcours « Émancipations créatrices ») : « Selon vous, dans le Cahier de Douai, l'émancipation du poète ne vient-elle que de ses refus ? » Analyser le sujet et construire un plan.Touche pour voir la correction
À retenir « Ne… que » : on teste le refus comme seule source d'émancipation, puis on cherche les autres sources (élan, sensation, invention). Le parcours précise que l'émancipation est « créatrice ».
- Termes : « émancipation » = libération d'une tutelle (famille, école, pouvoir, règles poétiques) ; « refus » = rejet, contestation, satire ; « ne… que » : le refus est-il la seule voie ? Le parcours oriente vers l'émancipation « créatrice » : se libérer en inventant.
- Problématique : l'émancipation du poète vient-elle de ce qu'il rejette, ou aussi de ce qu'il invente et affirme ?
- I. Des refus qui libèrent : (a) contre la guerre et le pouvoir : « Le Mal » (les « crachats rouges de la mitraille »), « Rages de Césars », « L'Éclatante Victoire de Sarrebruck » ; (b) contre l'ordre social et religieux : « Le Forgeron », « Le Châtiment de Tartufe » ; (c) contre le beau idéal poétique : « Vénus anadyomène », où la déesse est une femme à « cheveux bruns fortement pommadés » dans une baignoire.
- II. Des élans qui affranchissent : (a) la marche et la fugue : « Ma Bohème » (« Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées »), « Sensation » (« j'irai loin, bien loin, comme un bohémien ») ; (b) la nature, les plaisirs simples : « Au Cabaret-Vert », « La Maline » ; (c) la jeunesse et l'amour : « Roman » (« On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans »), « Rêvé pour l'hiver ».
- III. L'invention d'une voix : (a) la liberté de ton, mêlant lyrisme, ironie et familiarité (« Ma Bohème » : le poète tire « comme des lyres » les élastiques de ses souliers) ; (b) le détournement des formes : sonnets libérés, humour, mélange des registres ; (c) la figure du poète qui devient son propre maître, ce que prolongeront les lettres dites du voyant (1871).
- Culture personnelle : Hugo (Les Châtiments), Baudelaire (Les Fleurs du mal), Verlaine (Poèmes saturniens), Lautréamont.
RéponseL'émancipation ne vient pas que des refus : la contestation de la guerre, de l'ordre et du beau idéal est un moteur, mais le poète se libère aussi par l'élan (marche, nature, jeunesse) et par l'invention d'une voix et de formes neuves.
Vérification Les poèmes cités appartiennent au Cahier de Douai (1870) ; appuie-toi sur les titres et les citations des poèmes étudiés en classe.
A2Sujet A : rédiger l'introduction et la conclusion.Touche pour voir la correction
À retenir L'introduction cite le sujet, présente le recueil (date, nature) et annonce le plan ; la conclusion répond et ouvre.
- Rédaction possible (introduction) : « À quinze et seize ans, en 1870, Arthur Rimbaud recopie à Douai les poèmes qui forment ce qu'on appelle le Cahier de Douai. On y entend la voix d'un adolescent qui se libère des conventions : Rimbaud refuse la guerre, l'Église, la bourgeoisie et le « beau » poétique. L'émancipation du poète ne vient-elle pourtant que de ses refus ? Nous verrons d'abord ce qu'il rejette, puis ce vers quoi il s'élance, enfin comment il invente sa voix. »
- Rédaction possible (conclusion) : « Dans le Cahier de Douai, les refus sont donc un moteur d'émancipation mais non la seule source : Rimbaud se libère aussi en marchant, en goûtant le monde et en inventant un ton neuf. Cette liberté annonce celle des lettres du voyant et des poèmes de 1871-1873. »
RéponseIntroduction et conclusion rédigées : problématique en trois temps (ce qu'il rejette, ce vers quoi il s'élance, ce qu'il invente).
Vérification Rimbaud (né en octobre 1854) a 15 ans pendant l'été 1870 et 16 ans à l'automne : on peut écrire « à quinze et seize ans ».
Piège Ne pas projeter sur le Cahier de Douai les procédés des Illuminations : le recueil est juvénile et reste dans le cadre de formes classiques.
B1Sujet B (Ponge, La Rage de l'expression, parcours « Dans l'atelier du poète ») : « Selon vous, le livre La Rage de l'expression est-il seulement le carnet d'un observateur du monde qui l'entoure ? » Analyser le sujet et construire un plan.Touche pour voir la correction
À retenir « Seulement » appelle une réponse nuancée : l'observation est réelle, mais le livre montre aussi un travail sur le langage et une création. « Carnet » suggère des notes brutes ; « atelier » indique la fabrication.
- Termes : « carnet » = notes prises sur le vif, état préparatoire ; « observateur » = qui regarde sans intervenir ; « monde qui l'entoure » = les objets du quotidien. Le sujet teste cette image : Ponge est-il un témoin ou un artisan ?
- Problématique : le recueil est-il un relevé du réel ou le lieu d'une recherche de l'expression, où le monde et les mots se travaillent ?
- I. Un observateur : (a) l'attention aux choses humbles, point de départ de l'écriture ; (b) la précision descriptive, l'exactitude voulue ; (c) la valeur de « carnet » : le texte garde la trace de l'instant et de la recherche.
- II. Un atelier : (a) le texte montre ses reprises, variantes, brouillons : le poème se fait sous nos yeux ; (b) la réflexion sur les mots (étymologie, sonorités, dictionnaire) ; (c) la « rage » : tension entre l'objet à dire et la difficulté de l'exprimer.
- III. Une œuvre : (a) le monde est transformé par la langue : l'objet est dit autrement, il devient texte ; (b) l'objet et le texte s'éclairent mutuellement (Ponge cherche la « qualité différentielle » des choses) ; (c) la poésie de Ponge est aussi un art poétique : le lecteur est invité dans l'atelier.
- Culture personnelle : Ponge, Le Parti pris des choses (1942) ; Michaux, Char, Baudelaire (« Le Peintre de la vie moderne »).
RéponseLe recueil n'est pas seulement un carnet d'observation : il montre le poète au travail sur les mots et sur le monde, dans un atelier où le texte se fabrique et transforme ce qu'il regarde.
Vérification Les textes « Le Soleil placé en abîme » et « Notes pour un coquillage » appartiennent à La rage de l'expression ; « objeu » et « qualité différentielle » sont des notions propres à Ponge. Appuie chaque idée sur des citations exactes de l'édition étudiée en classe.
B2Sujet B : rédiger l'introduction et la conclusion.Touche pour voir la correction
À retenir L'introduction cite le sujet, présente Ponge et le recueil et annonce le plan ; la conclusion répond et ouvre.
- Rédaction possible (introduction) : « Dans La Rage de l'expression (1952), Francis Ponge regarde les choses les plus simples et cherche à les dire avec exactitude. Le livre ressemble parfois à un carnet de notes où le poète consigne ce qu'il voit. Est-il seulement le carnet d'un observateur ? Nous verrons d'abord ce que le recueil doit à l'observation du monde, puis comment il fait voir l'atelier du poète, enfin comment le travail de la langue transforme l'objet observé en œuvre. »
- Rédaction possible (conclusion) : « La Rage de l'expression n'est donc pas seulement le carnet d'un observateur : le poète y regarde le monde mais y travaille surtout la manière de le dire, au point que l'objet et le texte se répondent. Cette poésie de l'atelier rejoint le Parti pris des choses, où les objets donnent aussi à penser le langage. »
RéponseIntroduction et conclusion rédigées, avec un plan en trois temps (observation, atelier, œuvre).
Piège Ne pas assimiler « atelier » à « brouillon » : c'est aussi un lieu de création et de réflexion.
C1Sujet C (Dorion, Mes Forêts, parcours « La poésie, la nature, l'intime ») : « Selon vous, le livre Mes Forêts propose-t-il l'expérience d'une relation heureuse à la nature ? » Analyser le sujet et construire un plan.Touche pour voir la correction
À retenir « Heureuse » invite à discuter le bonheur : la relation à la nature peut être apaisante mais aussi inquiète ou liée à la perte. « Expérience » renvoie à une traversée sensible, non à une thèse.
- Termes : « relation » = lien entre le sujet et la nature ; « heureuse » = joyeuse, apaisée, harmonieuse ; « expérience » = ce qui est vécu et éprouvé. La question : la forêt apporte-t-elle du bonheur, ou autre chose ?
- Problématique : la forêt, chez Dorion, est-elle un lieu de bonheur, ou une expérience plus complexe qui mêle apaisement, mémoire et fragilité ?
- I. Une relation heureuse : la forêt comme refuge, apaisement, silence, contemplation ; l'émerveillement devant les arbres, la lumière ; le sentiment d'appartenir à un monde plus vaste.
- II. Une relation inquiète ou douloureuse : la forêt comme lieu de la perte, du deuil, de la mémoire ; la fragilité du vivant, la menace (destruction des forêts) ; le vertige de la profondeur et du temps long.
- III. Une relation qui transforme : la forêt comme chemin vers l'intime, quête de sens ; la poésie comme langage de cette expérience, qui recueille ce qui relie l'être humain au monde.
- Culture personnelle : Lamartine, Hugo (« Les Contemplations »), Jaccottet, Bonnefoy.
RéponseLa relation n'est pas seulement heureuse : la forêt apaise et émerveille, mais elle est aussi lieu de mémoire, de perte et de questionnement ; l'expérience est avant tout une quête de lien.
Vérification Les parties s'appuient sur le sujet, l'intitulé du parcours et les thèmes de l'œuvre ; illustre chacune par des citations et des poèmes précis de Mes forêts, tels que tu les as étudiés.
C2Sujet C : rédiger l'introduction et la conclusion.Touche pour voir la correction
À retenir L'introduction cite le sujet, présente Dorion et le recueil et annonce le plan ; la conclusion répond sans simplifier.
- Rédaction possible (introduction) : « Dans Mes forêts, Hélène Dorion fait de la forêt un espace d'expérience poétique et intime. Cette nature est-elle pour autant l'objet d'une relation heureuse ? Nous verrons d'abord ce que la forêt apporte d'apaisement et d'émerveillement, puis ce qu'elle porte d'inquiétude et de perte, enfin comment elle devient chemin vers l'intime et matière de poésie. »
- Rédaction possible (conclusion) : « Mes forêts ne propose donc pas seulement l'expérience d'une relation heureuse à la nature : la forêt console, mais elle rappelle aussi la fragilité et la perte. Le bonheur qu'elle offre est celui d'un lien retrouvé, que la poésie recueille et partage. »
RéponseIntroduction et conclusion rédigées avec problématique en trois temps (apaisement, inquiétude, chemin vers l'intime).
Piège Éviter de présenter la nature comme simple décor : elle est un interlocuteur du poème.
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