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Bac 2026
Français (général) – Métropole 2026 : correction détaillée
Épreuve anticipée de français · série générale · 11 juin 2026 · 4 heures · coefficient 5 · commentaire (Épinay) ou dissertation (Rimbaud, Ponge, Dorion)
CorrigéCorrection rédigée par l'équipe BAC Révision, non officielle. Les énoncés sont reformulés avec leurs données : refais toujours les calculs et compare avec ton professeur.
Où trouver le sujet ? Cette page présente la correction. Le sujet officiel complet (PDF) et ses figures sont dans l'application BAC Révision.
Ouvrir le sujet dans l'application gratuiteExercice 1 : Commentaire : Louise d'Épinay, Histoire de Madame de Montbrillant (1818)20 points
Commentaire littéraire (objet d'étude : la littérature d'idées du XVIe au XVIIIe siècle). Dans une lettre à son ami René, Madame de Montbrillant expose sa conception de l'amitié : peu de règles, l'indulgence et la liberté. Le texte compte 28 lignes, numérotées de 5 en 5 dans le sujet.
1.1Lisez le texte et dégagez son organisation.Touche pour voir la correction
À retenir Un texte argumentatif se lit d'abord par sa progression logique : thèse, arguments, objection, conclusion.
- Paragraphe 1 (l. 1 à 6) : une difficulté de départ : « il est fort difficile de prescrire des règles sur l'amitié » ; chacun les fait « suivant sa façon de penser » ; hyperbole comique du conflit des caractères (l. 3-6).
- Paragraphe 2 (l. 7 à 16) : la thèse : deux points « essentiels et indispensables », « l'indulgence et la liberté » (l. 7-8) ; un « code » réduit (l. 9) ; l'acceptation de l'autre (l. 9-14) ; l'image des « amateurs » de tableaux (l. 15-16).
- Paragraphe 3 (l. 17 à 28) : l'objection de l'ami (« S'il s'élève une querelle, dites-vous ? », l. 17) et la réponse : le seul tort en amitié est « la méfiance » (l. 19) ; les querelles sont un « commerce de misère et d'ergoterie » (l. 22-23) qui rétrécit l'esprit et rend « les mœurs plates » (l. 27-28).
RéponseTrois mouvements : relativité des règles (l. 1-6), thèse positive : indulgence et liberté, avec l'image des tableaux (l. 7-16), réfutation des querelles et éloge de la confiance (l. 17-28).
1.2Quelle problématique et quel plan proposez-vous ?Touche pour voir la correction
À retenir La problématique relie le fond (la conception de l'amitié) à la forme (la lettre, le ton).
- Problématique : comment Madame de Montbrillant, par une lettre vive et argumentée, défend-elle une amitié fondée sur la liberté et l'indulgence contre les exigences et les querelles ?
- Axe I : un code de l'amitié paradoxal : peu de règles, une liberté vécue (l. 1 à 16).
- Axe II : la critique des « torts » et des querelles : une amitié de confiance (l. 17 à 28).
- Axe III : une écriture vivante et persuasive : lettre, dialogue fictif, images, ton moral et polémique.
RéponseProblématique : comment la lettre construit-elle, avec art, une morale de l'amitié fondée sur l'indulgence, la liberté et la confiance ? Plan : un code minimal ; la critique des querelles ; l'art de convaincre.
1.3Axe I : en quoi le « code » de l'amitié proposé est-il original ?Touche pour voir la correction
À retenir Dans une lettre argumentative, on observe la thèse, la manière de la poser et les marques de l'énonciation.
- La relativité des règles : « chacun les fait, comme de raison, suivant sa façon de penser » ; le ton est humble (« Je crois », « il est fort difficile »), l'argument part de la diversité des caractères.
- L'humour de l'hyperbole : « je trouverai dix fois par jour le secret de me faire maudire de mes amis, et de mon côté je les enverrai nécessairement au diable » ; le verbe familier « envoyer au diable » et le chiffre « dix fois par jour » dédramatisent.
- La thèse : « deux points généraux, essentiels et indispensables dans l'amitié, auxquels tout le monde est forcé de se réunir : l'indulgence et la liberté » ; la gradation d'adjectifs et la précision numérique donnent de l'autorité, la formule « sans cela il n'est point de liens qui ne se brisent » (double négation) la renforce.
- L'idée d'un « code » minimal : « C'est à peu près à quoi se réduit mon code » ; le mot « code » (juridique) est détourné pour désigner un art de vivre sans contrainte.
- L'acceptation de l'autre : l'ami aime « le mieux qu'il pourra, comme le comporte sa manière d'être » ; l'énumération « chaleur, délicatesse, réflexion, effusion de cœur, etc., etc. » et les « etc., etc. » (ironie) montrent le refus d'une liste d'exigences.
RéponseL'amitié est définie comme liberté et indulgence : pas de réforme de l'autre, acceptation de sa « manière d'être ». Le ton mêle humour et fermeté.
1.4Comment l'image des tableaux illustre-t-elle cette morale ?Touche pour voir la correction
À retenir Une comparaison ou une métaphore est analysée en trois temps : les deux termes, le point commun, l'effet.
- La comparaison : « il faut aimer ses amis comme les vrais amateurs aiment les tableaux » ; comparé : l'ami ; comparant : le tableau.
- Le point commun : le regard sélectif : « Ils ont les yeux perpétuellement attachés sur les beaux endroits, et ne voient pas les autres ».
- Le sens : aimer, c'est choisir de voir les qualités ; l'amitié est une attitude, un regard bienveillant, non un jugement.
- L'effet : l'injonction « Tenez » (interjection de conversation) rend l'argument concret et familier ; le « vrai amateur » est valorisé, l'esthétique rejoint la morale (idée des Lumières : goût et vertu).
RéponseL'image du tableau transforme une règle morale en geste esthétique : voir les « beaux endroits », c'est choisir l'indulgence.
1.5Axe II : comment le texte réfute-t-il les « torts » et les querelles ?Touche pour voir la correction
À retenir Pour analyser une réfutation, on distingue l'objection rapportée, la réponse, les termes dévalorisants et le rythme.
- L'objection rapportée en discours direct : « Un tel jour il m'a fait un mystère ; un autre, il a préféré telle chose au plaisir d'être avec moi… » ; la répétition « un tel jour / un autre » et les points de suspension imitent l'accumulation de reproches mesquins.
- La réponse tranchante : « En amitié je n'en connais que d'une espèce : c'est la méfiance » ; la restriction (« ne… que ») et la définition par deux-points donnent une maxime.
- L'apostrophe et l'exclamation : « Eh ! laissez, laissez ce commerce de misère et d'ergoterie » ; la répétition de l'impératif « laissez » et la métaphore commerciale (« commerce ») dénoncent une amitié de comptes.
- Le champ lexical du mépris : « cœurs vides », « têtes sans idées », « sots petits amans vulgaires » ; la gradation exprime une condamnation morale et sociale.
- L'opposition finale : d'un côté « confiante sécurité » et « délicieux épanchemens » qui « augmentent le sentiment par l'exercice de la philosophie et de la vertu » ; de l'autre « petites querelles fausses ou basses qui rétrécissent l'esprit, aigrissent le cœur et rendent les mœurs plates » ; le rythme ternaire et les verbes de dégradation soulignent le danger moral.
RéponseLa réfutation oppose deux amitiés : celle des âmes « honnêtes et fortes », confiante et libre, et celle des « petits amans vulgaires », étroite et soupçonneuse ; la querelle apparaît comme un vice moral.
Vérification Citations relevées dans le sujet, avec leur ponctuation d'origine.
Piège Attention à l'orthographe ancienne (« amans », « épanchemens ») : la citer telle quelle.
1.6Axe III : quels procédés d'écriture donnent à cette lettre sa force persuasive ?Touche pour voir la correction
À retenir Dans une lettre, l'énonciation (je/vous), le registre et le dialogue fictif servent l'argumentation.
- L'énonciation : « mon ami », « Vous m'annoncez », « Tenez », « dites-vous ? » ; la lettre imite une conversation vive ; le destinataire est pris à partie.
- Le registre : mélange de ton badin (« au diable ») et de ton moral (« âmes honnêtes et fortes », « philosophie et vertu ») : un art de plaire et d'instruire typique de la littérature d'idées.
- Le dialogue fictif : l'ami est cité, interrompu, réfuté ; la polémique devient scène.
- Les maximes : « En amitié je n'en connais que d'une espèce : c'est la méfiance » ; la formule brève fixe une vérité générale (présent de vérité générale).
- Le contexte : texte publié en 1818, après la mort de l'autrice (1783) ; récit romancé de sa propre vie mêlant lettres et mémoires ; l'amitié est un thème des Lumières (sensibilité, vertu, sociabilité).
RéponseL'efficacité tient à la vivacité du ton (apostrophes, dialogue fictif), aux images (tableau) et aux maximes, qui allient plaisir et leçon morale.
Piège La lettre est adressée à René : ne pas confondre l'héroïne (Madame de Montbrillant) et l'autrice (Louise d'Épinay) ; citer l'orthographe ancienne telle qu'elle est imprimée.
1.7Rédigez une introduction et une conclusion.Touche pour voir la correction
À retenir L'introduction donne le contexte, présente le texte, annonce la problématique et le plan.
- Rédaction possible (introduction) : « Louise d'Épinay (1726-1783) a mêlé dans l'Histoire de Madame de Montbrillant, publiée en 1818, récit de sa vie et réflexions morales. Dans cette lettre à son ami René, l'héroïne répond à des exigences d'amitié. Elle y expose une conception libre et indulgente de ce sentiment. Comment la lettre construit-elle, avec art, une morale de l'amitié ? Nous étudierons d'abord un code minimal fondé sur l'indulgence et la liberté, puis la critique des querelles, enfin l'art de persuader de la lettre. »
- Rédaction possible (conclusion) : « Ainsi, la lettre fait de l'amitié un art de la confiance : accepter l'autre, c'est le laisser libre. Par son ton vif et ses images, elle mêle plaisir et réflexion, ce qui est propre à la littérature d'idées du XVIIIe siècle. On pourrait la rapprocher des essais de Montaigne sur l'amitié ou d'autres textes du parcours. »
RéponseIntroduction et conclusion rédigées dans les étapes ; à adapter avec vos lectures.
Vérification Louise d'Épinay (1726-1783) ; la date de publication, 1818, est donnée dans le sujet. Le rapprochement avec Montaigne (Essais, I, 28, « De l'amitié ») est une ouverture proposée parmi d'autres.
Exercice 2 : Dissertation A : Rimbaud, Cahier de Douai (« seulement par la révolte ? »)20 points
Sujet de dissertation (20 points). Œuvre : Arthur Rimbaud, Cahier de Douai ; parcours : émancipations créatrices.
A.1Analysez le sujet : Dans le Cahier de Douai, est-ce seulement par la révolte que Rimbaud s'émancipe ?Touche pour voir la correction
À retenir Une dissertation tient en trois temps : analyser les termes du sujet, formuler une problématique, bâtir un plan dont chaque partie répond à la question en s'appuyant sur des exemples précis (œuvre, parcours, culture personnelle).
- Termes : « seulement » : la révolte est-elle l'unique moyen ? La question appelle une réponse négative nuancée ; « la révolte » : refus ouvert d'une autorité (famille, Église, ordre social, règles poétiques) ; « s'émancipe » : se libérer d'une tutelle ; parcours « émancipations créatrices » : se libérer en créant.
- Autres voies possibles : la fugue et le vagabondage, la nature et la sensation, l'amour et le plaisir, l'humour et la parodie, la création formelle.
- Il faut aussi montrer que la révolte est bien présente : elle est une des voies, pas la seule.
RéponseQuestion fermée en apparence (« seulement ») : il faut d'abord reconnaître la révolte, puis montrer d'autres voies d'émancipation et leur articulation.
Vérification Les poèmes cités appartiennent au Cahier de Douai (1870) ; appuie-toi sur les titres et les citations des poèmes étudiés en classe.
A.2Formulez la problématique du sujet.Touche pour voir la correction
À retenir La problématique est une question qui dépasse le sujet et organise tout le devoir : elle fait apparaître la tension entre les deux termes.
- Il s'agit d'élargir : si la révolte n'est pas la seule voie, quelles autres ? et comment s'articulent-elles ?
RéponseProblématique : dans le Cahier de Douai, la révolte est-elle le moteur unique de l'émancipation, ou celle-ci passe-t-elle aussi par la fuite, la sensation et l'invention poétique ?
A.3Proposez un plan détaillé (parties, arguments, exemples).Touche pour voir la correction
À retenir Un plan progressif : chaque partie fait avancer la réponse, et chaque sous-partie s'appuie sur un exemple analysé (une citation, un poème, une idée du parcours).
- I. La révolte, voie d'émancipation évidente : contre la guerre et l'autorité (« Le Mal », « Rages de Césars »), contre l'ordre social et religieux (« Le Forgeron », « Le Châtiment de Tartufe »), contre le beau idéal poétique (« Vénus anadyomène »).
- II. D'autres voies d'émancipation : (a) la fugue et la marche : « Ma Bohème », « Au Cabaret-Vert », « Sensation » ; (b) le plaisir et la sensation : la nourriture, l'amour, la nature (« La Maline », « Roman », « Rêvé pour l'hiver ») ; (c) l'attention aux humbles et à la vie quotidienne (« Les Effarés »).
- III. L'émancipation créatrice : la liberté se prend dans la forme : sonnet libéré, ironie, tons mêlés, images inattendues (« Ma Bohème » : le poète joue de ses souliers comme de lyres) ; la révolte devient une force créatrice ; le poète s'affranchit des modèles en inventant sa propre voix. Réponse : non, pas seulement par la révolte ; c'est l'invention d'une liberté.
RéponsePlan : la révolte comme voie évidente ; la fuite, la sensation, le plaisir comme voies parallèles ; l'émancipation par l'invention poétique qui fait synthèse.
Vérification Les poèmes cités appartiennent au Cahier de Douai (1870) ; appuie-toi sur les titres et les citations des poèmes étudiés en classe.
A.4Rédigez l'introduction.Touche pour voir la correction
À retenir L'introduction suit cinq temps : amorce, présentation du sujet (citation reformulée), analyse, problématique, annonce du plan.
- Rédaction possible : « Dans le Cahier de Douai, le jeune Rimbaud, à quinze et seize ans, recopie des poèmes où l'on a coutume de lire une révolte contre l'ordre établi. Mais l'émancipation poétique se réduit-elle à la révolte ? Si le poète s'oppose à la guerre, à l'Église, à la bourgeoisie et aux conventions poétiques, il s'échappe aussi par la marche, le plaisir et l'invention formelle. Nous verrons d'abord que la révolte est une voie d'émancipation majeure, puis qu'elle n'est pas la seule, car Rimbaud se libère aussi par la fugue et la sensation, enfin que l'émancipation s'accomplit pleinement dans la création poétique. »
RéponseIntroduction rédigée ci-dessus : amorce, sujet, problématique, annonce du plan.
Piège Éviter de traiter seulement des poèmes politiques : le sujet demande les autres voies. Ne pas oublier le parcours « émancipations créatrices ».
Exercice 3 : Dissertation B : Ponge, La rage de l'expression (« mécanicien »)20 points
Sujet de dissertation (20 points). Œuvre : Francis Ponge, La rage de l'expression ; parcours : dans l'atelier du poète.
B.1Analysez le sujet : Selon un critique, Francis Ponge est un « mécanicien » qui cherche à « réparer, articuler, faire fonctionner ». Cette citation éclaire-t-elle votre lecture de La rage de l'expression ?Touche pour voir la correction
À retenir Une dissertation tient en trois temps : analyser les termes du sujet, formuler une problématique, bâtir un plan dont chaque partie répond à la question en s'appuyant sur des exemples précis (œuvre, parcours, culture personnelle).
- Termes : « mécanicien » : celui qui s'occupe de mécanismes, démonte et remonte ; « réparer » : remettre en état ce qui est cassé ou usé (la langue usée, les clichés) ; « articuler » : assembler, relier (les mots, les phrases, mais aussi les articulations d'un mécanisme) ; « faire fonctionner » : produire un texte qui marche, qui agit. Le sujet pose une métaphore de l'écriture comme travail technique.
- À discuter : Ponge est-il seulement un technicien ? Que devient le sensible, le plaisir, la « rage » ?
- Le parcours « Dans l'atelier du poète » : l'atelier est le lieu de la fabrication ; le poète est artisan.
RéponseLe sujet propose une métaphore technique : la poésie comme réparation et assemblage d'une machine verbale ; « éclaire-t-elle » appelle une réponse nuancée : apport et limites de l'image.
Vérification Le titre « Notes pour un coquillage » appartient à La rage de l'expression ; « objeu » est une notion propre à Ponge. La citation du sujet (« réparer, articuler, faire fonctionner ») est reproduite telle qu'imprimée ; appuie chaque idée sur des citations exactes de l'édition étudiée.
B.2Formulez la problématique du sujet.Touche pour voir la correction
À retenir La problématique est une question qui dépasse le sujet et organise tout le devoir : elle fait apparaître la tension entre les deux termes.
- Question possible : la fabrication minutieuse du texte rend-elle compte de tout ce que fait la poésie de Ponge ? Qu'est-ce que la métaphore du mécanicien éclaire, et que laisse-t-elle dans l'ombre ?
RéponseProblématique : l'image du poète « mécanicien » rend-elle compte de la démarche de Ponge, ou la « rage » et le plaisir des choses dépassent-ils la simple technique ?
B.3Proposez un plan détaillé (parties, arguments, exemples).Touche pour voir la correction
À retenir Un plan progressif : chaque partie fait avancer la réponse, et chaque sous-partie s'appuie sur un exemple analysé (une citation, un poème, une idée du parcours).
- I. Un mécanicien de l'écriture : (a) l'atelier visible : brouillons, reprises, variantes (le texte se fabrique sous nos yeux) ; (b) le travail sur les mots : étymologie, sonorités, définitions pour réparer un langage usé ; (c) l'articulation : syntaxe, construction ; le texte comme mécanisme qui doit « fonctionner ».
- II. Les limites de la métaphore : (a) la « rage » : passion, impatience, plaisir ; l'expression n'est pas froide ; (b) l'objet n'est pas qu'une matière première : l'émerveillement devant les choses (coquillage, mimosa, etc.) ; (c) le résultat n'est pas qu'efficace : la beauté, l'humour, le jeu (« objeu »).
- III. Un artisan-poète : Ponge assume l'image de l'atelier mais la dépasse : le technicien devient inventeur de formes ; la réparation du langage est une renaissance du monde ; l'atelier est un lieu où se joue un rapport au réel. Réponse : la citation éclaire, mais elle est partielle.
RéponsePlan : le mécanicien (atelier, réparation, articulation) ; ce que l'image ne dit pas (rage, plaisir, sensible) ; l'artisan-poète qui fait de la technique une façon d'accéder aux choses.
Vérification Le titre « Notes pour un coquillage » appartient à La rage de l'expression ; « objeu » est une notion propre à Ponge. La citation du sujet (« réparer, articuler, faire fonctionner ») est reproduite telle qu'imprimée ; appuie chaque idée sur des citations exactes de l'édition étudiée.
B.4Rédigez l'introduction.Touche pour voir la correction
À retenir L'introduction suit cinq temps : amorce, présentation du sujet (citation reformulée), analyse, problématique, annonce du plan.
- Rédaction possible : « Dans La rage de l'expression, Francis Ponge livre au lecteur les coulisses de son écriture. Un critique voit en lui un « mécanicien » qui cherche à « réparer, articuler, faire fonctionner ». L'image souligne le travail technique, la précision et l'artisanat du poète. Mais l'écriture de Ponge se réduit-elle à une fabrication, ou la « rage » et l'émerveillement devant les choses excèdent-ils la mécanique ? Nous verrons d'abord ce que la métaphore du mécanicien éclaire dans l'atelier de Ponge, puis ses limites, avant de montrer comment l'artisan devient poète. »
RéponseIntroduction rédigée ci-dessus : amorce, sujet, problématique, annonce du plan.
Piège Ne pas faire un exposé sur la mécanique : il faut des exemples littéraires analysés.
Exercice 4 : Dissertation C : Dorion, Mes forêts (« l'arbre qui a quelque chose à dire de l'humain »)20 points
Sujet de dissertation (20 points). Œuvre : Hélène Dorion, Mes forêts ; parcours : la poésie, la nature, l'intime.
C.1Analysez le sujet : Dans Les corridors du temps (1988), Hélène Dorion écrit : « L'arbre grince sous la force du vent. Je marche vers cet arbre qui a quelque chose à dire de l'humain. » Cette citation éclaire-t-elle votre lecture de Mes forêts ?Touche pour voir la correction
À retenir Une dissertation tient en trois temps : analyser les termes du sujet, formuler une problématique, bâtir un plan dont chaque partie répond à la question en s'appuyant sur des exemples précis (œuvre, parcours, culture personnelle).
- Termes : « l'arbre grince » : la nature a une voix, plainte ; « sous la force du vent » : la nature subit et résiste ; « Je marche vers » : mouvement volontaire du poète ; « quelque chose à dire de l'humain » : l'arbre est porteur d'un sens, il parle de nous.
- Parcours : « la poésie, la nature, l'intime » : le sujet relie nature et intime ; l'arbre devient miroir de l'humain.
- La formule « éclaire-t-elle » : l'arbre est-il vraiment interlocuteur dans Mes forêts ? Quelles nuances ?
RéponseLa citation pose que l'arbre « a quelque chose à dire de l'humain » : la nature est un miroir et un interlocuteur ; il s'agit de voir si cette idée éclaire Mes forêts et ce qu'elle laisse dans l'ombre.
Vérification Les parties s'appuient sur le sujet, l'intitulé du parcours et les thèmes de l'œuvre ; illustre chacune par des citations et des poèmes précis de Mes forêts. La citation du sujet est reproduite telle qu'imprimée.
C.2Formulez la problématique du sujet.Touche pour voir la correction
À retenir La problématique est une question qui dépasse le sujet et organise tout le devoir : elle fait apparaître la tension entre les deux termes.
- Question possible : en quoi la forêt de Mes forêts parle-t-elle de l'humain ? Le poète parle-t-il à la nature ou par elle ?
RéponseProblématique : dans Mes forêts, l'arbre est-il un interlocuteur qui dit quelque chose de l'humain, ou le poète projette-t-il sur lui sa propre voix et ses questions ?
C.3Proposez un plan détaillé (parties, arguments, exemples).Touche pour voir la correction
À retenir Un plan progressif : chaque partie fait avancer la réponse, et chaque sous-partie s'appuie sur un exemple analysé (une citation, un poème, une idée du parcours).
- I. Marcher vers l'arbre : l'attention à la nature : (a) le mouvement de la marche, l'approche ; (b) la perception sensible : bruits, vent, lumière, silence ; (c) la nature comme présence vivante, non décor.
- II. L'arbre dit l'humain : (a) analogies : racines, croissance, blessure, durée, solitude ; (b) mémoire et deuil : la forêt garde les traces des disparus ; (c) la fragilité et la force : l'arbre qui « grince » exprime la vulnérabilité commune.
- III. Ce que l'arbre dit passe par le poème : la voix de l'arbre est celle du poète ; l'écriture invente le lien ; l'arbre reste mystère (il « a quelque chose à dire » sans le dire entièrement) ; la poésie est écoute et traduction ; ouverture sur le lien (humain, monde, lecteur). Réponse : la citation éclaire fortement l'œuvre, à condition de souligner la médiation du poème.
RéponsePlan : aller vers l'arbre (attention, marche, sensation) ; l'arbre comme miroir de l'humain (analogies, mémoire, fragilité) ; la voix de l'arbre est-elle celle du poète ? médiation du poème et part d'énigme.
Vérification Les parties s'appuient sur le sujet, l'intitulé du parcours et les thèmes de l'œuvre ; illustre chacune par des citations et des poèmes précis de Mes forêts. La citation du sujet est reproduite telle qu'imprimée.
C.4Rédigez l'introduction.Touche pour voir la correction
À retenir L'introduction suit cinq temps : amorce, présentation du sujet (citation reformulée), analyse, problématique, annonce du plan.
- Rédaction possible : « Pour Hélène Dorion, la nature n'est pas un simple décor : dans Les corridors du temps (1988), elle écrit « L'arbre grince sous la force du vent. Je marche vers cet arbre qui a quelque chose à dire de l'humain. » La formule fait de l'arbre un interlocuteur et un miroir. Cette image éclaire-t-elle Mes forêts, où la forêt est lieu de marche, de mémoire et d'intime ? Nous verrons d'abord comment la poète va vers l'arbre avec attention, puis comment l'arbre dit quelque chose de l'humain, enfin comment cette parole passe par la voix du poème et garde sa part d'énigme. »
RéponseIntroduction rédigée ci-dessus : amorce, sujet, problématique, annonce du plan.
Piège Éviter la paraphrase de la citation : la confronter à des poèmes précis, et ne pas oublier le parcours « la poésie, la nature, l'intime ».
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