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Bac 2025
SES – Amérique du Nord 2025 (sujet 1) : correction détaillée
Sciences économiques et sociales (spécialité) · 4 h · coefficient 16 · au choix : dissertation OU épreuve composée
CorrigéCorrection rédigée par l'équipe BAC Révision, non officielle. Les énoncés sont reformulés avec leurs données : refais toujours les calculs et compare avec ton professeur.
Où trouver le sujet ? Cette page présente la correction. Le sujet officiel complet (PDF) et ses figures sont dans l'application BAC Révision.
Ouvrir le sujet dans l'application gratuiteExercice 1 : Dissertation : expliquer et réduire le chômage structurel20 points
Sujet : « Comment expliquer et réduire le chômage structurel ? » Dossier de quatre documents : (1) motifs de barrières à l'embauche en 2023 (DARES, tableau en % de l'ensemble des entreprises) ; (2) SMIC horaire brut et prix, indice base 100 en 1990 ; (3) part des CDD et intérimaires dans l'emploi total ; (4) dépenses en faveur de l'emploi en 2021 (183 767 M€, soit 7,3 % du PIB). Le candidat choisit la dissertation OU l'épreuve composée (exercices 2 à 4).
Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Document 1 : motifs de barrières à l'embauche en 2023, en % des entreprises (DARES, 2023) ; Document 2 : SMIC horaire brut et prix, indice base 100 en 1990 (INSEE, 2024) ; Document 3 : part des CDD et des intérimaires dans l'emploi total, en % (INSEE, 2021) ; Document 4 : dépenses en faveur de l'emploi et du marché du travail en 2021 (DARES, 2023). Ils sont affichés avec la correction dans l'application.
AAnalyser le sujet : définir « chômage structurel », « expliquer » et « réduire », puis formuler une problématique.Touche pour voir la correction
À retenir Le chômage structurel est le chômage durable qui subsiste même quand l'activité est bonne : il vient du fonctionnement du marché du travail (qualifications, coût du travail, institutions), non de la conjoncture. À distinguer du chômage conjoncturel (lié aux fluctuations de la demande) et du chômage frictionnel (temps de transition entre deux emplois).
- Définir : chômage structurel = part du chômage qui persiste à moyen terme, liée aux caractéristiques de l'offre et de la demande de travail et aux institutions.
- Repérer l'enchaînement du sujet : deux verbes, donc deux temps (les causes puis les remèdes).
- Mobiliser les grandes explications : inadéquation entre qualifications demandées et offertes (appariement), coût du travail jugé trop élevé pour les moins qualifiés (SMIC, cotisations), segmentation du marché du travail (emplois stables / emplois précaires), effets d'hystérèse (le chômage de longue durée fait perdre des compétences).
- Problématique possible : quels facteurs rendent le chômage durable en France, et quelles politiques de l'emploi peuvent le réduire sans créer d'effets pervers ?
RéponseChômage structurel = chômage durable lié aux caractéristiques du marché du travail ; problématique : causes durables (appariement, coût du travail, segmentation) et efficacité des politiques de l'emploi.
BLire le dossier : quelles informations chiffrées tirer de chacun des quatre documents ?Touche pour voir la correction
À retenir Pour chaque document : donnée-clé, comparaison chiffrée, idée à illustrer. Un chiffre isolé ne prouve rien : il faut le comparer.
- Doc. 1 : en 2023, 50,8 % des entreprises de la construction signalent des barrières à l'embauche, contre 38,5 % dans l'industrie et 28,7 % dans les services. Le motif principal est l'absence de main-d'œuvre compétente (45,5 % / 32,2 % / 23,4 %), loin devant les coûts liés à l'emploi (21,9 % / 10,2 % / 11 %), l'incertitude économique (16,6 % / 13 % / 10,8 %) et les réglementations (7,3 % / 4 % / 4,4 %). Les motifs sont exprimés en % de l'ensemble des entreprises et plusieurs motifs sont possibles : ils ne s'additionnent pas. Parmi les entreprises qui déclarent une barrière, la main-d'œuvre indisponible est citée par environ 82 % des services (23,4 / 28,7), 84 % de l'industrie (32,2 / 38,5) et 90 % de la construction (45,5 / 50,8).
- Doc. 2 : le SMIC horaire brut passe de l'indice 100 en 1990 à environ 252 en 2023 (+ 152 %), les prix à environ 178-179 (+ 78 %). Le SMIC a donc progressé plus vite que les prix : son pouvoir d'achat a augmenté d'environ 41 % (252 / 178,5 ≈ 1,41). Lecture graphique à ± 2 points d'indice près.
- Doc. 3 (histogramme empilé : intérimaires en gris, CDD en noir ; le sommet de la barre donne le total) : la part des CDD et intérimaires dans l'emploi total passe d'environ 4,5 % en 1982 à environ 10,6 % en 2020, avec un maximum d'environ 12 % vers 2017. Les intérimaires restent une petite part (environ 0,3 % en 1982, environ 2 % depuis les années 2000). Lecture graphique à ± 0,5 point près.
- Doc. 4 : 183 767 M€ de dépenses (7,3 % du PIB) : incitation à l'embauche 80 500 M€ (43,8 %), soutien au revenu 61 623 M€ (33,5 %, dont allocations chômage 50 975 M€), formation professionnelle 24 416 M€ (13,3 %), incitation à l'activité 10 950 M€ (6,0 %), accompagnement des chercheurs d'emploi 6 277 M€ (3,4 %). Les mesures générales d'allègement du coût du travail pèsent 61 466 M€ (33,4 %).
RéponseDoc. 1 : manque de main-d'œuvre compétente = 1er motif ; doc. 2 : SMIC + 152 % contre prix + 78 % ; doc. 3 : CDD + intérim de 4,5 % à 10,6 % ; doc. 4 : 7,3 % du PIB, dont 43,8 % pour l'incitation à l'embauche.
Vérification Les valeurs des documents 2 et 3 sont des lectures graphiques (± 2 points d'indice pour le doc. 2, ± 0,5 point pour le doc. 3) : les annoncer avec « environ ». Les sommes du doc. 4 donnent 183 766 pour 183 767 (arrondis) ; les parts calculées (43,8 %, 33,5 %, 13,3 %, 6,0 %, 3,4 %) sont recalculées.
CConstruire un plan détaillé de la dissertation avec arguments, mécanismes, auteurs et références.Touche pour voir la correction
À retenir Plan en deux parties équilibrées suivant la question : I. Expliquer ; II. Réduire (avec ses limites). Chaque sous-partie : une idée, un mécanisme, un exemple ou un chiffre du dossier.
- I. Les causes du chômage structurel. I.A. Une inadéquation entre offre et demande de travail : mauvais appariement (qualifications, localisation), mismatch ; doc. 1 (main-d'œuvre compétente indisponible, 1er motif). I.B. Des rigidités et un coût du travail (aussi : insiders/outsiders, hystérèse du chômage de longue durée) : thèse classique selon laquelle un salaire minimum supérieur à la productivité des moins qualifiés freine leur embauche ; doc. 2 (SMIC + 152 % contre prix + 78 %) ; nuance : il soutient aussi la demande et le pouvoir d'achat. I.C. Un marché du travail segmenté : dualisme entre emplois stables et emplois précaires (Doeringer et Piore ; marché primaire / secondaire) ; doc. 3 (CDD et intérim en hausse).
- II. Les moyens de réduire le chômage structurel. II.A. Agir sur l'offre : formation et accompagnement pour améliorer l'appariement ; doc. 4 (24 416 M€ pour la formation, 6 277 M€ pour l'accompagnement). II.B. Agir sur le coût et la flexibilité : allègements de cotisations, incitations à l'embauche (doc. 4 : 80 500 M€) et flexibilité du travail (doc. 3). II.C. Limites : coût budgétaire (7,3 % du PIB), effets d'aubaine, risque de précarisation, efficacité limitée face à un manque de compétences (doc. 1).
- Conclusion : le chômage structurel a des causes multiples qui appellent des politiques combinées, centrées sur les qualifications autant que sur le coût du travail.
RéponsePlan : I. Expliquer (appariement, coût du travail et rigidités, segmentation) ; II. Réduire (formation et accompagnement, allègement du coût et flexibilité, limites des politiques).
Piège Ne pas faire un plan « avantages / inconvénients » du SMIC : le sujet porte sur le chômage structurel dans son ensemble.
DRédiger l'introduction de la dissertation.Touche pour voir la correction
À retenir Introduction en cinq temps : accroche, définitions, problématique, annonce du plan (et mention du dossier).
- Modèle d'ouverture : « En 2021, la France a consacré 183 767 millions d'euros, soit 7,3 % de son PIB, aux politiques de l'emploi et du marché du travail. Cet effort considérable n'a pourtant pas fait disparaître un chômage durable que l'on qualifie de structurel. Contrairement au chômage conjoncturel, lié aux fluctuations de l'activité, le chômage structurel tient aux caractéristiques mêmes du marché du travail : qualifications, coût du travail, institutions. Quels facteurs expliquent sa persistance et quelles politiques peuvent le réduire ? Nous verrons d'abord que ce chômage résulte d'une inadéquation entre l'offre et la demande de travail, de rigidités et d'une segmentation du marché du travail, puis que les politiques de l'emploi disposent de leviers variés dont l'efficacité reste limitée. »
RéponseIntroduction rédigée à adapter (accroche chiffrée du doc. 4, définition, problématique, annonce du plan).
ERédiger une conclusion et indiquer les pièges à éviter.Touche pour voir la correction
À retenir La conclusion répond à la problématique en une synthèse nette et peut ouvrir sur un prolongement.
- Rédaction possible : « Le chômage structurel s'explique donc par un mauvais appariement entre les compétences recherchées et celles des chômeurs, par un coût du travail et des rigidités qui pénalisent l'embauche des moins qualifiés, et par une segmentation entre emplois stables et précaires. Pour le réduire, les pouvoirs publics combinent formation, accompagnement et allègements du coût du travail, mais ces leviers ont un coût et une efficacité limitée. La réduction durable du chômage suppose donc une action sur les qualifications autant que sur les prix du travail. »
RéponseConclusion : causes multiples, remèdes combinés, efficacité limitée.
Piège Ne pas confondre chômage structurel et chômage conjoncturel ; ne pas réciter un cours sans utiliser les documents.
Exercice 2 : Épreuve composée, partie 1 : taxation et environnement4 points
Question : « Présentez un avantage et une limite de la taxation en matière de préservation de l'environnement. » (4 points). Il faut un avantage ET une limite, chacun expliqué par un mécanisme et illustré.
1Présentez un avantage et une limite de la taxation en matière de préservation de l'environnement.Touche pour voir la correction
À retenir Taxer une pollution, c'est faire payer à l'émetteur le coût de l'externalité négative (principe pollueur-payeur, Pigou) : on internalise le coût social dans le prix.
- Avantage : la taxe modifie les prix relatifs et incite les agents à réduire leur pollution là où cela leur coûte le moins ; elle laisse le choix du moyen aux agents ; elle procure des recettes à l'État qui peuvent financer la transition écologique (ou réduire d'autres prélèvements : « double dividende »). Exemple : la contribution climat-énergie (taxe carbone) sur les carburants et combustibles.
- Limite : le niveau optimal de la taxe est difficile à fixer (il faut connaître le coût des dommages) ; la taxe peut être régressive, c'est-à-dire peser davantage sur les ménages modestes dont les dépenses d'énergie et de carburant représentent une plus grande part du revenu ; elle peut provoquer des fuites de pollution (délocalisation) et de l'opposition sociale. Exemple : le mouvement des « gilets jaunes » en 2018 après l'annonce de la hausse de la taxe carbone.
- Rédaction possible : « La taxation permet d'internaliser une externalité négative : en faisant payer le pollueur, elle incite à réduire les émissions et finance des politiques environnementales. Mais elle a une limite : elle est souvent régressive et difficile à calibrer, ce qui nuit à son acceptabilité sociale. »
RéponseAvantage : internalisation de l'externalité par le prix (incitation, recettes) ; limite : niveau difficile à fixer et effet régressif/acceptabilité.
Piège Citer un avantage et une limite précis, pas une liste confuse ; nommer l'externalité négative et expliquer le mécanisme.
Exercice 3 : Épreuve composée, partie 2 : commerce entre pays comparables6 points
Document : part des principaux partenaires commerciaux de la France en 2011 et 2021 (exportations et importations de biens, en %). Chine : exportations 3,2 puis 4,9 ; importations 6,4 puis 6,8. Allemagne : exportations 16,2 puis 13,2 ; importations 19,5 puis 17,1. Italie : 8,1 puis 8,1 ; 8,3 puis 8,9.
Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Part des principaux partenaires commerciaux de la France en 2011 et 2021 (CEPII, 2023). Ils sont affichés avec la correction dans l'application.
1À l'aide des données du document, présentez l'évolution de la part de la Chine dans les échanges commerciaux de la France entre 2011 et 2021. (2 points)Touche pour voir la correction
À retenir Pour une évolution : donner les valeurs de départ et d'arrivée, calculer l'écart en points de pourcentage, comparer exportations et importations.
- Exportations vers la Chine : de 3,2 % à 4,9 % des exportations françaises, soit + 1,7 point (+ 53 % en valeur relative : 4,9 / 3,2 ≈ 1,53).
- Importations en provenance de Chine : de 6,4 % à 6,8 %, soit + 0,4 point (+ 6 % en valeur relative) : une hausse plus modeste.
- La Chine pèse davantage dans les importations (6,8 % en 2021) que dans les exportations (4,9 %) ; l'écart entre les deux parts se réduit (3,2 points en 2011 contre 1,9 point en 2021). Attention : des parts ne sont pas des montants, on ne peut pas en déduire le solde commercial bilatéral.
- Conclusion : la Chine prend de l'importance dans les échanges français, surtout comme client, mais reste loin derrière l'Allemagne (13,2 % des exportations et 17,1 % des importations en 2021).
RéponsePart de la Chine : exportations 3,2 % → 4,9 % (+ 1,7 point) ; importations 6,4 % → 6,8 % (+ 0,4 point).
Piège Ne pas confondre points de pourcentage et pourcentage de variation.
2À l'aide des données du document et de vos connaissances, présentez une explication du commerce international entre pays comparables. (4 points)Touche pour voir la correction
À retenir Entre pays de niveau de développement comparable, les échanges sont surtout intra-branche : on échange des biens de la même branche, différenciés. Cela s'explique par la différenciation des produits, les économies d'échelle et la demande de variété (Krugman).
- Document : les premiers partenaires de la France sont des pays voisins et d'un niveau de développement comparable : Allemagne (16,2 % puis 13,2 % des exportations ; 19,5 % puis 17,1 % des importations), Italie, Belgique, Espagne. En 2021, les six partenaires européens du tableau (Allemagne, Italie, Belgique, Espagne, Pays-Bas, Pologne) concentrent 42,7 % des exportations et 53,9 % des importations. La France y exporte et en importe en même temps.
- Explication 1 : la différenciation des produits (qualité, marque, gamme) : les consommateurs recherchent la variété, donc la France exporte des automobiles et en importe d'autres (échanges intra-branche).
- Explication 2 : les économies d'échelle : en produisant pour un marché élargi, une entreprise baisse son coût unitaire ; chaque pays se spécialise dans certaines variétés. Les ressemblances de revenus et de goûts augmentent la demande réciproque (Linder).
- Rédaction possible : « Entre pays comparables, le commerce ne repose pas seulement sur des avantages comparatifs (Ricardo), mais sur la différenciation des produits et les économies d'échelle : la France échange surtout avec l'Allemagne, l'Italie ou la Belgique, des biens de même nature mais différenciés. »
- Contraste : avec la Chine, pays aux coûts de production et aux dotations différents, le commerce relève davantage de l'échange inter-branche (avantages comparatifs, théorie de Ricardo ou HOS).
RéponseCommerce intra-branche entre pays comparables : différenciation des produits, économies d'échelle, goût de la variété ; les partenaires européens voisins forment l'essentiel des principaux partenaires de la France.
Piège Ne pas se limiter à Ricardo (avantages comparatifs) : la question porte sur des pays similaires.
Exercice 4 : Épreuve composée, partie 3 : organisation du travail et conditions de travail10 points
Sujet : « À l'aide de vos connaissances et du dossier documentaire, vous montrerez que l'évolution des formes d'organisation du travail a des effets positifs et négatifs sur les conditions de travail. » Trois documents : (1) contraintes sur le rythme de travail 1984-2016 ; (2) caractéristiques des formes d'organisation (apprenante, lean production, taylorienne) en 2015 ; (3) extrait de presse sur un sous-traitant automobile en « mini-usines » autonomes.
Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Document 1 : l'évolution des contraintes sur le rythme de travail, 1984-2016, en % (DARES, 2017) ; Document 2 : caractéristiques des formes d'organisation du travail en 2015 (France Stratégie, 2020). Ils sont affichés avec la correction dans l'application.
1Lire les trois documents et en tirer des données exploitables.Touche pour voir la correction
À retenir Distinguer ce qui montre un effet positif (autonomie, apprentissage, reconnaissance) et un effet négatif (rythme, contrôle, monotonie).
- Doc. 1 : de 1984 à 2016, la part de salariés dont le rythme est imposé par une demande extérieure passe de 39 % à 70 %, par des normes de production de 19 % à 48 %, par la dépendance vis-à-vis des collègues de 11 % à 29 %, par la hiérarchie de 17 % à 31 %. Le contrôle ou suivi informatisé passe de 25 % (2005) à 35 % (2016). Les contraintes de rythme se sont donc fortement accrues.
- Doc. 2 : en 2015, l'autonomie dans les méthodes de travail concerne 87,5 % des salariés en organisation apprenante, 57,7 % en lean production, 7,2 % en taylorienne ; la résolution de problèmes imprévus 98,6 %, 97,7 % et 55,7 % ; la monotonie des tâches 29,4 %, 76,1 % et 69,2 % ; les normes de qualité précises 74,4 %, 97,2 % et 84,6 %.
- Doc. 3 : mini-usines de 10 à 40 personnes (une quinzaine, pour 400 ouvriers), leaders cooptés, responsabilités élargies (planning, investissements, congés, entretiens), amélioration continue (« Kaizen » : au moins une idée par semaine), améliorations concrètes (« rehausser un bac pour éviter le mal de dos » ; une fraise changée toutes les 60 000 pièces au lieu de 8 000). L'exemple illustre l'autonomie et l'amélioration des conditions de travail, mais l'exigence d'une idée d'amélioration par semaine est aussi une contrainte.
RéponseLes nouvelles organisations donnent plus d'autonomie et d'apprentissage, mais intensifient le rythme et le contrôle.
Vérification Chaque chiffre cité doit être rattaché au bon document (rythme dans le doc. 1, formes d'organisation dans le doc. 2).
2Proposer un plan détaillé du raisonnement.Touche pour voir la correction
À retenir Le sujet impose deux parties : effets positifs et effets négatifs, chacune appuyée sur les documents.
- I. Des effets positifs. Passage du taylorisme (division du travail, tâches répétitives, une seule bonne méthode) à des formes post-tayloriennes : autonomie, apprentissage de choses nouvelles (96,9 % en organisation apprenante contre 55,8 % en taylorienne), résolution de problèmes imprévus, complexité des tâches, travail en équipe, enrichissement et élargissement des tâches (doc. 2, doc. 3).
- II. Des effets négatifs. Intensification du travail et contraintes de rythme (doc. 1 : demande extérieure 70 %, normes de production 48 %), contrôle informatisé (35 %), flux tendus du lean production, monotonie (76,1 % en lean production), exigences de qualité (97,2 %) et responsabilité accrue pouvant générer du stress (risques psychosociaux), polarisation entre formes d'organisation (doc. 2).
- Nuance : l'effet dépend de la forme d'organisation : la lean production combine autonomie moyenne et fortes contraintes (doc. 2 note).
RéponsePlan : I. Des organisations plus autonomes et apprenantes ; II. Mais une intensification, un contrôle et une monotonie persistants.
Piège Ne pas décrire les documents l'un après l'autre : organiser par idées.
3Rédiger l'introduction et la conclusion.Touche pour voir la correction
À retenir Introduction : accroche, définition du taylorisme et des formes post-tayloriennes, problématique, annonce du plan. Conclusion : bilan nuancé.
- Modèle d'ouverture : « Depuis le taylorisme, qui divisait strictement le travail et séparait conception et exécution, les entreprises ont adopté des formes d'organisation plus souples : organisation apprenante, lean production. Ces évolutions améliorent-elles les conditions de travail des salariés ? Nous verrons qu'elles offrent davantage d'autonomie et d'apprentissage, mais qu'elles s'accompagnent d'une intensification du rythme et d'un contrôle accru. »
- Rédaction possible (conclusion) : « L'évolution des formes d'organisation du travail a donc des effets contrastés : plus d'autonomie et de qualification d'un côté, plus de contraintes de rythme, de normes et de contrôle de l'autre. Les conditions de travail dépendent finalement moins du caractère post-taylorien de l'organisation que de la manière dont autonomie et contraintes y sont combinées. »
RéponseIntroduction et conclusion rédigées, à adapter ; problématique : effets positifs et négatifs des nouvelles organisations sur les conditions de travail.
Piège La conclusion doit nuancer et non se contenter de répéter le plan.
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