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Bac 2025

SES – Métropole 2025 (sujet 2, remplacement) : correction détaillée

Sciences économiques et sociales (spécialité) · 4 h · session de remplacement de septembre 2025 · dissertation ou épreuve composée, au choix · 20 points

Corrigé

Correction rédigée par l'équipe BAC Révision, non officielle. Les énoncés sont reformulés avec leurs données : refais toujours les calculs et compare avec ton professeur.

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Exercice 1 : Dissertation : l'engagement politique et les variables sociodémographiques20 points

Sujet : « L'engagement politique s'explique-t-il seulement par des variables sociodémographiques ? » Dossier de quatre documents : les caisses de grève des syndicats (texte), le bénévolat associatif par âge (graphique), l'origine sociale des députés (tableau), les motivations des bénévoles (tableau).

Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Document 2 : bénévolat associatif par tranches d'âge (en %) ; Documents 3 et 4 : origine sociale des députés et motivations des bénévoles. Ils sont affichés avec la correction dans l'application.

D1Analysez le sujet « L'engagement politique s'explique-t-il seulement par des variables sociodémographiques ? » et formulez la problématique.Touche pour voir la correction

À retenir Un sujet « seulement » appelle une réponse nuancée : montrer ce que les variables sociodémographiques expliquent, puis ce qu'elles n'expliquent pas.

Démarche
  1. Engagement politique : ensemble des formes de participation à la vie politique (vote, adhésion à un parti ou un syndicat, grève, manifestation, bénévolat associatif, pétition) ; il est plus large que le simple vote.
  2. Variables sociodémographiques : caractéristiques sociales et démographiques des individus : âge, sexe, diplôme, catégorie socioprofessionnelle (PCS), revenu, lieu de résidence.
  3. Le mot « seulement » : l'enjeu est de savoir s'il y a d'autres facteurs explicatifs (incitations, motivations, contexte politique, ressources militantes, socialisation).
  4. Problématique possible : « Dans quelle mesure les caractéristiques sociodémographiques des individus déterminent-elles leur engagement politique, et quels autres facteurs, individuels ou contextuels, interviennent aussi ? »

RéponseProblématique : poids des variables sociodémographiques (âge, PCS, diplôme) et rôle d'autres facteurs (incitations, motivations, contexte).

Piège Le sujet n'est pas « qui vote ? » : il faut parler de l'ensemble des formes d'engagement (grève, bénévolat, adhésion).

D2Lisez chacun des quatre documents du dossier et dites quelle idée il apporte.Touche pour voir la correction

À retenir Un chiffre précis par document, puis le rattachement à une partie du plan.

Démarche
  1. Document 1 (La Dépêche, 7 mars 2023) : la caisse de solidarité de la CGT, ouverte à tout salarié syndiqué ou non, dépasse 600 000 € (676 160,87 € le 7 mars 2023) pendant la contestation de la réforme des retraites ; il faut au moins deux jours de grève consécutifs. La CFDT et FO réservent leur caisse à leurs adhérents (CFDT : 8,6 % des cotisations reversées, 7,70 € de l'heure pour un temps plein ; FO : 30 € par jour de grève). Idée : des incitations sélectives matérielles réduisent le coût de la grève et favorisent l'engagement, indépendamment du profil sociodémographique.
  2. Document 2 (INJEP, 2021) : le bénévolat varie selon l'âge ; environ la moitié des 16-24 ans, 40 % des 25-44 ans, 35 % des 45-64 ans et 44 % des 65 ans et plus sont adhérents ou bénévoles (lectures graphiques, à ± 2 points près) ; 21 % des 65 ans et plus sont bénévoles au moins une fois par semaine ; 21 % des 16-24 ans sont adhérents non bénévoles. Idée : l'âge joue un rôle (cycle de vie : disponibilité des jeunes et des retraités).
  3. Document 3 (Observatoire des inégalités, 2023) : en 2022, 69,5 % des députés sont des cadres supérieurs alors que cette catégorie représente 21,6 % des actifs en 2021 (environ 3,2 fois plus) ; 4,5 % des députés sont employés pour 26,2 % des actifs (environ 5,8 fois moins) ; 1,4 % sont ouvriers pour 19,1 % des actifs (environ 13,6 fois moins). Idée : le cens caché ; l'accès aux fonctions politiques dépend de la PCS et du diplôme.
  4. Document 4 (INJEP, 2021) : motivations des bénévoles (plusieurs réponses possibles) : convivialité et rencontres 50,6 %, aider des personnes en difficulté 49,9 %, défendre une cause ou ses droits 34,0 %, développer de nouvelles compétences 29,8 %, s'épanouir 25,9 %, nécessité (manque de membres actifs) 25,4 %, pratiquer une activité 12,3 %. Idée : l'engagement s'explique aussi par des motivations individuelles non réductibles à la position sociale.

RéponseDoc 1 : incitations matérielles (caisse de grève) ; doc 2 : effet de l'âge ; doc 3 : surreprésentation des cadres supérieurs chez les députés ; doc 4 : diversité des motivations.

Vérification Document 2 : lectures graphiques à ± 2 points près, sauf les deux chiffres donnés dans la lecture du document.

D3Proposez un plan détaillé pour traiter le sujet.Touche pour voir la correction

À retenir Plan « oui, en grande partie... mais pas seulement » : (I) ce que les variables sociodémographiques expliquent ; (II) les autres facteurs.

Démarche
  1. I. Les variables sociodémographiques structurent fortement l'engagement politique.
  2. I.A. L'âge, le diplôme et la PCS jouent sur la participation : le cens caché (Daniel Gaxie : exclusion de fait des moins diplômés du jeu politique par le sentiment d'incompétence), l'effet du diplôme et du capital culturel sur l'intérêt pour la politique ; l'âge (document 2) lié au cycle de vie.
  3. I.B. Les responsables politiques sont socialement sélectionnés : 69,5 % de cadres supérieurs parmi les députés contre 21,6 % des actifs ; 1,4 % d'ouvriers contre 19,1 % (document 3) ; les femmes sont aussi sous-représentées dans certaines fonctions.
  4. II. Mais d'autres facteurs interviennent.
  5. II.A. Les incitations et les motivations : le paradoxe de l'action collective (Mancur Olson : le passager clandestin) est dépassé par des incitations sélectives, ici matérielles (caisse de grève, document 1) ou symboliques et affectives (convivialité, défendre une cause, document 4).
  6. II.B. Le contexte et les ressources de la mobilisation : événement déclencheur (réforme des retraites de 2023), structure des opportunités politiques, rôle des organisations syndicales et des réseaux de sociabilité ; la socialisation politique (famille, école, pairs) et les trajectoires individuelles ; l'âge n'est pas une simple variable démographique mais s'associe à des générations différentes.
  7. Conclusion : les variables sociodémographiques donnent des probabilités d'engagement, pas un déterminisme : elles s'articulent avec les incitations, les motivations et le contexte.

RéponseI. Un poids fort des variables sociodémographiques (cens caché, âge, sélection sociale des élus). II. Des facteurs complémentaires : incitations sélectives, motivations, contexte et socialisation.

D4Rédigez l'introduction de la dissertation.Touche pour voir la correction

À retenir Accroche, définitions, problématique, annonce de plan.

Démarche
  1. Rédaction possible : « Lors de la contestation de la réforme des retraites au printemps 2023, la caisse de grève de la CGT a dépassé 600 000 euros, preuve qu'on s'engage aussi lorsque l'on en a les moyens matériels. Pourtant, l'engagement politique, entendu comme l'ensemble des formes de participation à la vie politique (vote, grève, adhésion, bénévolat), est classiquement relié à des caractéristiques sociales : âge, diplôme, catégorie socioprofessionnelle. Ainsi, les cadres supérieurs représentent près de 70 % des députés. Dans quelle mesure l'engagement politique s'explique-t-il par des variables sociodémographiques, et quels autres facteurs interviennent ? Nous verrons d'abord que ces variables structurent fortement l'engagement, puis qu'elles ne l'expliquent pas seules : incitations, motivations et contexte comptent aussi. »

RéponseIntroduction modèle ci-dessus.

Piège Ne pas écrire que les variables sociodémographiques « n'ont aucun effet » : la nuance est attendue.

D5Rédigez la conclusion de la dissertation.Touche pour voir la correction

À retenir La conclusion répond à la problématique en une réponse nette et nuancée, puis ouvre brièvement.

Démarche
  1. Rédaction possible (conclusion) : « L'engagement politique ne s'explique donc pas seulement par des variables sociodémographiques. L'âge, le diplôme et la catégorie socioprofessionnelle pèsent fortement sur la participation et sur l'accès aux fonctions politiques, comme le montre la présence de 69,5 % de cadres supérieurs parmi les députés. Mais les incitations sélectives, les motivations des individus et le contexte de mobilisation expliquent aussi pourquoi des personnes de profils proches s'engagent ou non. Les variables sociodémographiques fixent des probabilités, non des destins. »

RéponseConclusion modèle ci-dessus : réponse nuancée (oui en grande partie, mais pas seulement).

Piège Ne pas introduire d'argument nouveau en conclusion.

Exercice 2 : Épreuve composée, partie 1 : mobilisation des connaissances4 points

Sujet : « À partir d'un exemple, vous montrerez que la fragmentation de la chaîne de valeur explique une partie du commerce international. »

1À partir d'un exemple, montrez que la fragmentation de la chaîne de valeur explique une partie du commerce international.Touche pour voir la correction

À retenir La fragmentation de la chaîne de valeur (ou décomposition internationale des processus productifs, DIPP) consiste à répartir les étapes de production d'un bien entre plusieurs pays selon les avantages comparatifs de chacun ; elle multiplie les échanges de biens intermédiaires.

Démarche
  1. Définir : chaîne de valeur = ensemble des étapes de conception, production, assemblage, distribution d'un produit ; fragmentée quand chaque étape est localisée là où elle est la moins coûteuse ou la plus efficace.
  2. Exemple : un smartphone est conçu dans un pays, ses composants (puces, écrans, batteries) sont fabriqués dans plusieurs pays d'Asie, l'assemblage final est réalisé dans un autre pays, puis le produit est exporté dans le monde entier. Le produit franchit plusieurs frontières avant d'arriver au consommateur.
  3. Mécanisme : chaque pays se spécialise sur une étape selon ses dotations (main-d'œuvre, savoir-faire, infrastructures) ; l'essor des technologies de l'information et de la communication et la baisse des coûts de transport et des barrières commerciales rendent cette organisation rentable.
  4. Conséquence sur les échanges : les biens intermédiaires (composants) représentent une part importante du commerce mondial ; un même composant peut franchir plusieurs fois les frontières, ce qui augmente le volume des échanges mesurés ; le commerce intra-branche et intra-firme (au sein des firmes multinationales) se développe.
  5. Nuance : la valeur ajoutée captée par chaque pays diffère de la valeur brute exportée ; dépendance aux chaînes d'approvisionnement (ruptures).

RéponseExemple d'un produit assemblé (smartphone) : conception, composants et assemblage dans des pays différents ; la fragmentation multiplie les échanges de biens intermédiaires et accroît le volume du commerce international.

Vérification L'exemple est un exemple type ; on peut le remplacer par celui du cours (automobile, avion, textile).

Exercice 3 : Épreuve composée, partie 2 : étude d'un document (échanges de biens de l'UE)6 points

Graphique (Eurostat, 2024) : évolution de 1993 à 2022 des échanges de biens réalisés au sein de l'Union européenne et avec le reste du monde, en % du PIB européen.

Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Flux commerciaux de biens de l'UE, intra-UE et avec le reste du monde (en % du PIB européen). Ils sont affichés avec la correction dans l'application.

1À l'aide des données du document, comparez la part des échanges de biens réalisés au sein de l'Union européenne dans le PIB européen en 1993 avec celle de 2022.Touche pour voir la correction

À retenir Donner les deux valeurs, la variation en points de pourcentage et le coefficient multiplicateur.

Démarche
  1. Lecture : en 1993 les échanges intra-UE représentent environ 11,4 % du PIB européen ; en 2022 environ 26,3 % (échanges avec le reste du monde : environ 8,4 % puis 17,3 %).
  2. Variation : environ +14,9 points ; 26,3 / 11,4 ≈ 2,3 : la part a été multipliée par plus de 2.
  3. Précision : la part augmente presque continûment, avec un creux en 2009 (crise) et une forte accélération en 2021-2022.

RéponseLes échanges intra-UE passent d'environ 11,4 % du PIB européen en 1993 à environ 26,3 % en 2022, soit environ +15 points et une part multipliée par 2,3.

Vérification Lectures graphiques à ± 1 point près.

2À l'aide du document et de vos connaissances, présentez le marché unique et ses effets sur la croissance économique.Touche pour voir la correction

À retenir Le marché unique est un espace sans frontières intérieures où circulent librement les marchandises, les services, les capitaux et les personnes (« quatre libertés ») ; il est achevé le 1er janvier 1993 après l'Acte unique européen de 1986.

Démarche
  1. Présentation : suppression des droits de douane et des obstacles réglementaires, normes communes, reconnaissance mutuelle ; la concurrence s'exerce sur tout le territoire de l'Union.
  2. Effet 1 : concurrence accrue, baisse des prix et incitation à l'innovation et à la productivité ; effet sur le pouvoir d'achat.
  3. Effet 2 : économies d'échelle : accès à un marché de grande taille, ce qui permet aux entreprises de baisser leurs coûts unitaires ; attractivité pour les investissements directs étrangers.
  4. Effet 3 : spécialisation selon les avantages comparatifs et développement du commerce intra-UE (document : environ 11,4 % du PIB en 1993 à environ 26,3 % en 2022) qui stimule la demande et la croissance.
  5. Limites : certains secteurs ou territoires subissent la concurrence (délocalisations, perte d'emplois) ; le marché unique des services reste incomplet ; les gains ne sont pas répartis également.

RéponseLe marché unique (depuis 1993) supprime les obstacles aux échanges dans l'UE ; il stimule la croissance par la concurrence, les économies d'échelle et la spécialisation, ce que reflète la hausse des échanges intra-UE de 11,4 % à 26,3 % du PIB.

Piège Ne pas confondre marché unique, union douanière et union monétaire : le marché unique est plus large que l'union douanière (il inclut la circulation des services, capitaux et personnes).

Exercice 4 : Épreuve composée, partie 3 : raisonnement s'appuyant sur un dossier documentaire (négociations environnementales)10 points

Sujet : « À l'aide de vos connaissances et du dossier documentaire, vous montrerez qu'en présence de bien commun les pays rencontrent des difficultés, dans les négociations internationales, pour préserver l'environnement. » Dossier : un article du Monde sur la finance climatique (juin 2024), la répartition géographique des émissions de GES (tableau), le nombre de pays engagés vers la neutralité carbone (graphique).

Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Document 3 : nombre de pays ayant pris des mesures ou un engagement net zéro en 2050. Ils sont affichés avec la correction dans l'application.

3.1Lisez les trois documents : quels chiffres et quelles idées utiliser ?Touche pour voir la correction

À retenir Chaque document sert une idée : financement et divergences (1), responsabilités inégales (2), engagements volontaires et incomplets (3).

Démarche
  1. Document 1 (Le Monde, 3 juin 2024) : à Bonn (réunion préparatoire de la COP29), 6 000 délégués ; l'objectif de 100 milliards de dollars par an promis en 2009 a été atteint en 2022, avec deux ans de retard, ce qui a érodé la confiance du Sud ; les besoins des pays en développement (hors Chine) sont chiffrés à 2 400 milliards par an d'ici 2030 dont 40 % de sources internationales ; l'Inde et le groupe arabe proposent 1 000 milliards, refusés par les pays développés qui veulent élargir la base des contributeurs à la Chine et aux pays du Golfe, ce que refusent les pays en développement. Idée : blocage sur le financement et la répartition de l'effort.
  2. Document 2 (émissions de GES, 1990 et 2021) : monde 33 209 puis 52 599 Mt CO2 éq (+58,4 %) ; Chine 15 266 Mt (29,0 % du monde, +280 %) ; Asie 48,6 % ; Inde 3 835 Mt (7,3 %, +169,9 %) ; États-Unis 5 810 Mt (11,0 %, −6,3 %) ; UE à 27 3 632 Mt (6,9 %, −27,2 %) ; Afrique subsaharienne 4,6 % (+90,3 %). Idée : les émissions baissent dans les pays développés mais augmentent fortement dans les émergents ; les responsabilités historiques et actuelles divergent.
  3. Document 3 (OCDE, 2024) : sur 198 pays, 88 n'ont pas d'objectif de neutralité carbone, 74 sont dans des engagements, 28 l'ont inscrit dans la loi et 8 déclarent l'objectif atteint (auto-déclaration) : 110 pays sur 198 (55,6 %) ont un engagement, 44,4 % n'en ont pas. Idée : engagements incomplets, volontaires et peu contraignants (auto-déclaration).

RéponseDoc 1 : désaccords financiers Nord-Sud ; doc 2 : émissions et responsabilités inégales ; doc 3 : engagements partiels et non vérifiés.

Vérification 88 + 74 + 28 + 8 = 198 ; 110 / 198 = 55,6 %.

3.2Proposez une introduction et un plan détaillé pour montrer que, en présence de bien commun, les négociations internationales sur l'environnement rencontrent des difficultés.Touche pour voir la correction

À retenir Un bien commun est rival (l'usage par l'un réduit celui des autres) mais non excluable ; la préservation de l'atmosphère est un bien commun mondial, d'où le risque de passager clandestin et de « tragédie des biens communs » (Hardin).

Démarche
  1. Introduction : Rédaction possible : « L'atmosphère est un bien commun mondial : nul ne peut être exclu de sa jouissance, mais chaque tonne de gaz à effet de serre émise dégrade la situation de tous. Dans ces conditions, chaque État est tenté de laisser les autres supporter le coût de la réduction des émissions. Alors que les émissions mondiales ont augmenté de 58 % entre 1990 et 2021, les négociations climatiques peinent à aboutir : en 2024, la réunion de Bonn ne parvient pas à fixer le montant d'un nouvel objectif de financement. Pourquoi les pays rencontrent-ils des difficultés pour préserver l'environnement ? Nous montrerons d'abord que la nature de bien commun incite au passager clandestin et rend les responsabilités inégales, puis que ces tensions se traduisent par des désaccords de financement et des engagements incomplets. »
  2. I. La nature de bien commun explique les comportements opportunistes. I.A. Non-excluabilité et rivalité : chaque pays profite de l'action des autres sans payer (passager clandestin) ; absence d'autorité supranationale pour sanctionner. I.B. Des responsabilités et des intérêts très inégaux : pays développés historiquement responsables, émergents devenus de gros émetteurs (Chine 29 % des émissions, document 2) ; pays pauvres plus exposés mais peu émetteurs.
  3. II. Des négociations qui butent sur le financement et la contrainte. II.A. Le partage de l'effort financier : 100 milliards promis en 2009 atteints en 2022 ; 2 400 milliards de besoins ; refus d'élargir les contributeurs (document 1). II.B. Des engagements volontaires et incomplets : 88 pays sans objectif ; 8 pays déclarent l'avoir atteint (auto-déclaration) ; accords sans mécanisme contraignant (document 3).
  4. Conclusion : sortir de la tragédie des biens communs suppose des règles contraignantes, des mécanismes de transfert et des incitations.
  5. Rédaction possible (conclusion) : « La préservation de l'environnement mondial se heurte donc à la logique du bien commun : chaque État est tenté d'être passager clandestin, les responsabilités sont inégales et les négociations butent sur le financement et sur des engagements volontaires. Dépasser ces difficultés suppose des règles plus contraignantes, des transferts financiers crédibles et un partage de l'effort jugé équitable. »

RéponsePlan : I. le bien commun incite au passager clandestin et génère des responsabilités inégales ; II. les négociations butent sur le financement et sur des engagements non contraignants.

Piège Ne pas oublier de définir « bien commun » (rival et non excluable) et de ne pas le confondre avec bien collectif pur (non rival et non excluable).

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