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Bac 2025

SES – Métropole 2025 (sujet 3, jour 2) : correction détaillée

Sciences économiques et sociales (spécialité) · 4 h · dissertation ou épreuve composée, au choix · 20 points

Corrigé

Correction rédigée par l'équipe BAC Révision, non officielle. Les énoncés sont reformulés avec leurs données : refais toujours les calculs et compare avec ton professeur.

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Exercice 1 : Dissertation : classes sociales et structure de la société française20 points

Sujet : « Une approche en termes de classes sociales suffit-elle à rendre compte de la structure de la société française actuelle ? » Dossier de quatre documents : un portrait d'une mère seule (Le Monde, 2024), la localisation des actifs selon la PCS (tableau), la consommation de tabac selon la catégorie socioéconomique (graphique), les écarts de salaire femmes-hommes (tableau).

Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Document 3 : consommation de tabac selon la catégorie socioéconomique en 2019 ; Document 4 : écarts de salaire entre femmes et hommes dans le secteur privé en 2022. Ils sont affichés avec la correction dans l'application.

D1Analysez le sujet et formulez une problématique.Touche pour voir la correction

À retenir Un sujet « suffit-elle » appelle : ce que l'approche en classes sociales permet de comprendre, puis ce qu'elle laisse de côté.

Démarche
  1. Classes sociales : groupes d'individus qui occupent une position commune dans l'espace social (place dans les rapports de production chez Marx : propriétaires des moyens de production et salariés ; chez Weber : classes, groupes de statut et partis ; chez Bourdieu : volume et structure du capital économique, culturel et social).
  2. Structure de la société française actuelle : ensemble des groupes sociaux, de leur place et des liens entre eux (professions, revenus, niveaux de vie, modes de vie, genre, âge, territoires).
  3. Approche en termes de classes : la société est découpée selon la place économique ; ici, on la teste sur des critères autres (famille, genre, territoire, santé).
  4. Problématique possible : « Dans quelle mesure l'approche en termes de classes sociales permet-elle de comprendre la structure sociale française, et en quoi d'autres critères (genre, configuration familiale, territoire, âge) la complètent-ils ou la remettent-ils en cause ? »

RéponseProblématique : pertinence et limites de l'approche par classes face à la multiplicité des critères de différenciation (genre, famille, territoire).

Piège Ne pas faire un exposé de cours sur Marx et Weber seulement : il faut mettre ces théories à l'épreuve de la société actuelle (documents).

D2Lisez les quatre documents et dites quelle idée chacun apporte.Touche pour voir la correction

À retenir Chaque document illustre soit la pertinence de l'approche par classes, soit ses limites.

Démarche
  1. Document 1 (Le Monde, 8 mai 2024) : Francine, ancienne caissière devenue vendeuse en hypermarché, mère séparée de deux enfants, salaire de 1 600 € par mois et pension de 210 €, logement social, horaires décalés, crédit pour les études des enfants. Idée : la situation combine la position de classe (employée) et la configuration familiale (famille monoparentale), la monoparentalité n'étant plus exceptionnelle.
  2. Document 2 (localisation des actifs occupés selon la PCS) : 56,5 % des cadres vivent dans les grands centres urbains contre 38,6 % de l'ensemble ; 43,7 % des agriculteurs exploitants vivent dans le rural à habitat dispersé contre 15,6 % de l'ensemble ; les ouvriers sont à 28,4 % dans les grands centres, mais 19,0 % en bourgs ruraux et 20,0 % en rural à habitat dispersé. Idée : les classes ont des localisations différentes ; la PCS structure aussi le territoire, qui devient un critère à part entière.
  3. Document 3 (INSEE, 2019) : environ 35 % des ouvriers qualifiés et 28,1 % des salariés peu qualifiés fument quotidiennement contre environ 15 % des professions intellectuelles et scientifiques et 24 % de l'ensemble ; les grands fumeurs (20 cigarettes ou plus par jour) sont 8,2 % chez les salariés peu qualifiés, environ 7,7 % chez les ouvriers qualifiés et environ 8,6 % chez les petits entrepreneurs, contre environ 2 % chez les professions intellectuelles et scientifiques. Valeurs intermédiaires (lectures graphiques) : employés qualifiés environ 24 %, professions intermédiaires environ 22 %, cadres dirigeants environ 21,5 %. Le gradient n'est donc pas strictement ordonné par la hiérarchie des PCS (petits entrepreneurs proches de la moyenne). Idée : des modes de vie et des comportements de santé différents selon la position sociale (approche en classes pertinente).
  4. Document 4 (INSEE, 2022) : les femmes gagnent 14,0 % de moins que les hommes en moyenne dans le privé ; l'écart est de 15,7 % chez les cadres (4 021 € contre 4 769 €), 11,9 % chez les professions intermédiaires, 3,9 % chez les employés, 13,5 % chez les ouvriers ; il passe de 4,7 % chez les moins de 25 ans à 26,1 % chez les 60 ans ou plus. Idée : à CSP comparable, le genre et l'âge produisent des inégalités qui ne se réduisent pas aux classes.

RéponseDoc 1 : famille monoparentale et employée ; doc 2 : PCS et territoire ; doc 3 : modes de vie et santé selon la PCS ; doc 4 : écarts femmes-hommes à PCS comparable.

Vérification Doc 3 : lectures graphiques à ± 1 point près, sauf 28,1 % et 8,2 % donnés dans la lecture du document. Contrôle des écarts du doc 4 : (4 769 − 4 021) / 4 769 = 15,7 %.

D3Proposez un plan détaillé.Touche pour voir la correction

À retenir Plan en deux parties : la pertinence des classes, puis les limites et les compléments (approche multidimensionnelle).

Démarche
  1. I. L'approche en termes de classes sociales reste utile pour décrire la société française.
  2. I.A. Des conditions de vie et des modes de vie différenciés selon la PCS : revenus (cadres 4 021 € / 4 769 € contre ouvriers 1 723 € / 1 992 €, document 4), santé (tabac : 35 % des ouvriers qualifiés contre 15 % des professions intellectuelles, document 3), localisation résidentielle (document 2) ; la théorie de Bourdieu (espace social et capitaux).
  3. I.B. Une hiérarchie durable : les inégalités de position sont reproduites ; les différences de capital économique et culturel s'accompagnent de styles de vie distincts (habitus, goûts).
  4. II. Mais cette approche est insuffisante.
  5. II.A. D'autres critères structurent l'espace social : le genre (écarts de salaire de 14 % en moyenne et même 3,9 % chez les employés, document 4), l'âge (4,7 % puis 26,1 %), la configuration familiale (document 1 : famille monoparentale), le territoire (document 2).
  6. II.B. Un espace social fragmenté et individualisé : pluralité des appartenances, moyennisation (Mendras) et polarisation, disparition de la conscience de classe et du groupe ouvrier ; la stratification sociale multidimensionnelle (Weber : classe, statut, parti) permet de combiner économique, symbolique et politique.
  7. Conclusion : l'approche en classes est nécessaire mais pas suffisante ; une approche multidimensionnelle est plus adaptée.

RéponseI. Pertinence : conditions de vie, santé, localisation différenciées par la PCS. II. Limites : genre, âge, famille, territoire ; l'espace social est multidimensionnel.

D4Rédigez l'introduction.Touche pour voir la correction

À retenir Accroche, définitions, problématique, plan.

Démarche
  1. Rédaction possible : « Francine est employée de grande surface, élève seule ses deux enfants et gagne 1 600 euros par mois : sa situation est à la fois celle d'une salariée peu qualifiée et celle d'une mère séparée. Elle illustre une question classique de la sociologie : peut-on rendre compte de la structure de la société par les seules classes sociales, c'est-à-dire par des groupes occupant une position commune dans la hiérarchie sociale ? Les statistiques montrent d'ailleurs que la catégorie socioprofessionnelle différencie les revenus, la santé et la localisation. Mais les femmes gagnent en moyenne 14 % de moins que les hommes, y compris à catégorie comparable. L'approche en termes de classes suffit-elle donc à comprendre la société française actuelle ? Nous verrons d'abord qu'elle reste pertinente pour décrire des conditions de vie différenciées, puis qu'elle doit être complétée par d'autres critères comme le genre, l'âge, la famille ou le territoire. »

RéponseIntroduction modèle ci-dessus.

Piège Ne pas écrire le nom du candidat ni d'établissement : ici l'accroche reprend un cas du dossier avec le seul prénom.

D5Rédigez la conclusion de la dissertation.Touche pour voir la correction

À retenir Conclusion : réponse nette à la problématique, puis ouverture brève.

Démarche
  1. Rédaction possible (conclusion) : « L'approche en termes de classes sociales reste donc précieuse pour rendre compte de la structure de la société française : la catégorie socioprofessionnelle différencie les revenus, les modes de vie, la santé et la localisation. Elle ne suffit pourtant pas : à PCS comparable, le genre, l'âge, la configuration familiale et le territoire produisent d'autres inégalités qui se combinent aux premières. Il faut donc penser la structure sociale comme un espace multidimensionnel, où la position de classe est un principe essentiel mais non exclusif. »

RéponseConclusion modèle ci-dessus : classes nécessaires mais non suffisantes.

Piège Ne pas introduire d'argument nouveau en conclusion.

Exercice 2 : Épreuve composée, partie 1 : mobilisation des connaissances4 points

Sujet : « Vous montrerez que les asymétries d'information sont une source de chômage structurel. »

1Montrez que les asymétries d'information sont une source de chômage structurel.Touche pour voir la correction

À retenir Une asymétrie d'information : l'une des parties à l'échange (ici l'employeur) dispose de moins d'information que l'autre (le salarié) ; sur le marché du travail, elle peut maintenir un salaire supérieur à celui d'équilibre et donc un chômage involontaire durable.

Démarche
  1. Définir le chômage structurel : chômage durable lié au fonctionnement du marché du travail et non à la conjoncture.
  2. Mécanisme 1 : le salaire d'efficience (Shapiro et Stiglitz). L'employeur ne peut pas observer parfaitement l'effort du salarié (aléa moral). Il propose un salaire supérieur au salaire d'équilibre : le salarié a ainsi une incitation à fournir un effort pour ne pas perdre cet emploi avantageux. Le salaire reste supérieur au niveau qui égaliserait offre et demande, d'où un chômage involontaire.
  3. Mécanisme 2 : la sélection adverse. L'employeur ne connaît pas à l'avance la productivité du candidat ; il peut craindre d'embaucher les moins productifs et fixer un salaire moyen, (Akerlof, 1970, marché des voitures d'occasion) ce qui écarte les plus productifs ou conduit à utiliser des signaux (diplôme, expérience) qui excluent certains candidats (jeunes sans expérience, chômeurs de longue durée).
  4. Conclusion : le marché du travail ne s'ajuste pas par le seul jeu du salaire, d'où un chômage structurel qui persiste même en période de croissance.

RéponseL'employeur ne peut observer l'effort ou la productivité : il verse un salaire d'efficience supérieur à l'équilibre pour inciter à l'effort, ou sélectionne sur des signaux ; le salaire ne baisse pas jusqu'à égaliser offre et demande et un chômage involontaire structurel subsiste.

Piège Ne pas confondre chômage structurel et chômage conjoncturel : le premier persiste quand l'activité est normale.

Exercice 3 : Épreuve composée, partie 2 : étude d'un document (émissions de gaz à effet de serre)6 points

Graphique : évolution des émissions de gaz à effet de serre de 1990 à 2021 (indice base 100 en 1990) pour les États-Unis, l'UE à 27, la France, la Chine, l'Inde et le monde (ministère de la Transition écologique, 2022).

Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Émissions de GES, indice 100 en 1990 : Chine, Inde, monde, États-Unis, UE, France. Ils sont affichés avec la correction dans l'application.

1À l'aide des données du document, comparez l'évolution des émissions de gaz à effet de serre en Chine et dans le monde entre 1990 et 2021.Touche pour voir la correction

À retenir En indice base 100, on lit directement l'évolution : un indice de 380 signifie une multiplication par 3,8.

Démarche
  1. Chine : de 100 en 1990 à environ 380 en 2021, soit environ +280 %, une multiplication par 3,8.
  2. Monde : de 100 en 1990 à environ 158 en 2021, soit environ +58 %.
  3. Comparaison : les émissions chinoises ont augmenté beaucoup plus vite que la moyenne mondiale (environ 2,4 fois plus : 380 / 158).
  4. Rythme : la hausse chinoise est surtout forte à partir des années 2000 (environ 150 en 2002 puis environ 315 en 2011).

RéponseEntre 1990 et 2021, l'indice des émissions passe de 100 à environ 380 pour la Chine (+280 %) et à environ 158 pour le monde (+58 %) : la Chine augmente environ 2,4 fois plus vite que le monde.

Vérification Lectures graphiques à ± 5 points d'indice près. Cohérent avec les tableaux officiels : 15 266 / 4 018 = 3,80 et 52 599 / 33 209 = 1,58.

2À l'aide du document et de vos connaissances, montrez que les négociations internationales liées à la préservation de l'environnement sont contraintes par des stratégies de passager clandestin.Touche pour voir la correction

À retenir Passager clandestin (Olson) : un agent bénéficie du bien collectif ou commun sans en supporter le coût ; si tous font ce choix, le bien n'est pas préservé.

Démarche
  1. Le bien en jeu : le climat (atmosphère stable) est un bien commun mondial : on ne peut pas exclure un pays de ses bénéfices, et l'effort de réduction est coûteux pour celui qui le fait.
  2. Le document : les émissions mondiales augmentent de 58 % entre 1990 et 2021 malgré les accords ; elles diminuent dans l'UE et la France (autour de 70 à 80 en 2021) et reculent aux États-Unis, mais explosent en Chine (environ 380) et en Inde (environ 260). Les efforts de certains sont annulés par la hausse d'autres.
  3. Comportement : chaque État est tenté d'attendre que les autres réduisent leurs émissions (pays émergents invoquant leur droit au développement, pays développés craignant de perdre en compétitivité) ; les accords reposent sur des engagements volontaires, sans autorité supranationale ni sanction.
  4. Illustrations : retrait ou non-ratification d'accords par certains États, objectifs repoussés, difficultés de financement entre Nord et Sud ; responsabilités communes mais différenciées.
  5. Conséquence : les négociations buttent sur la répartition de l'effort et aboutissent à des engagements peu ambitieux.

RéponseLe climat étant un bien commun mondial, chaque pays peut espérer profiter des efforts des autres : l'écart entre pays qui réduisent (UE, France) et ceux dont les émissions explosent (Chine, Inde) en est le signe et freine l'accord.

Piège Ne pas accuser un pays en particulier : il faut raisonner en termes de logique d'action collective applicable à tous les États.

Exercice 4 : Épreuve composée, partie 3 : raisonnement s'appuyant sur un dossier documentaire (protectionnisme)10 points

Sujet : « À l'aide de vos connaissances et du dossier documentaire, vous montrerez que le recours au protectionnisme peut présenter des avantages. » Dossier : un article de La Tribune (février 2023) sur les politiques industrielles américaines, la production mondiale de panneaux solaires (graphique en secteurs), la part des emplois par secteur en France de 1950 à 2020 (courbes).

Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Document 2 : part de la production mondiale de panneaux solaires par pays ; Document 3 : part des emplois par secteur d'activité en France, 1950-2020. Ils sont affichés avec la correction dans l'application.

3.1Lisez les trois documents : quelles données et idées utiliser ?Touche pour voir la correction

À retenir Le protectionnisme : ensemble des mesures (droits de douane, quotas, normes, subventions aux producteurs nationaux) qui protègent les producteurs nationaux de la concurrence étrangère.

Démarche
  1. Document 1 : tarifs douaniers activés en 2018 par le président américain (cible prioritaire : la Chine) pour redonner souffle aux industries affaiblies ; maintenus par l'administration suivante ; Inflation Reduction Act (2022) : subventions et exonérations fiscales d'environ 400 milliards de dollars sur 10 ans pour la transition énergétique ; subvention de 7 500 dollars par ménage pour une voiture électrique fabriquée en Amérique du Nord ; CHIPS and Science Act (2022) : plus de 280 milliards dont plus de 50 pour des microprocesseurs avancés ; aujourd'hui les composants les plus avancés (inférieurs à 10 nanomètres) sont produits à 90 % à Taïwan et 10 % en Corée du Sud. Idées : protéger l'industrie, relocaliser, réduire la dépendance, attirer des investissements (au détriment de l'Europe).
  2. Document 2 (rapport de l'Agence internationale de l'énergie de 2023, année des données non précisée) : la Chine produit 77,8 % des panneaux solaires du monde, le Vietnam 6,4 %, la Malaisie 2,8 %, la Corée du Sud, l'Inde et les États-Unis 1,9 % chacun, l'Europe 0,6 %. La note précise que cette production est fortement subventionnée par l'État chinois. Idées : concurrence jugée déloyale, dépendance de l'Europe et des États-Unis vis-à-vis de la Chine, justification de mesures de protection.
  3. Document 3 : en France la part de l'industrie (hors construction) dans les heures travaillées passe d'environ 20 % en 1950 (maximum d'environ 23 % vers 1974) à environ 10 % en 2020 ; l'agriculture de 35 % à moins de 5 % ; le tertiaire marchand d'environ 26 % à environ 51 % ; le tertiaire non marchand de 12 % à environ 26 %. Idée : désindustrialisation, perte d'emplois industriels que le protectionnisme peut vouloir freiner.
  4. Connaissances : argument des industries naissantes (List), sauvegarde des emplois et des savoir-faire, indépendance stratégique (santé, énergie, défense), lutte contre le dumping, taxe carbone aux frontières (protectionnisme environnemental).

RéponseDoc 1 : politiques industrielles et tarifs pour protéger et relocaliser ; doc 2 : domination chinoise subventionnée ; doc 3 : désindustrialisation.

Vérification Document 3 : la valeur de 23 % vers 1974 est une lecture graphique à ± 1 point près.

3.2Proposez un plan détaillé et une introduction.Touche pour voir la correction

À retenir Le sujet demande les avantages du protectionnisme : plan en deux parties d'avantages (économiques, stratégiques), avec une conclusion nuancée (coûts et risques de représailles).

Démarche
  1. Introduction : Rédaction possible : « Alors que le libre-échange semblait s'imposer, plusieurs grandes puissances recourent de nouveau au protectionnisme, c'est-à-dire à l'ensemble des mesures (droits de douane, subventions, normes) qui protègent les producteurs nationaux. Les États-Unis ont ainsi relevé des tarifs douaniers en 2018 et adopté en 2022 des plans de subventions de centaines de milliards de dollars, tandis que la Chine produit près de 78 % des panneaux solaires du monde. Dans quelle mesure le protectionnisme peut-il présenter des avantages ? Nous verrons d'abord qu'il peut protéger les producteurs et l'emploi, puis qu'il peut servir des objectifs stratégiques et de développement. »
  2. I. Un protectionnisme qui protège les producteurs nationaux. I.A. Protéger les industries naissantes ou affaiblies et l'emploi industriel : les tarifs de 2018 visent à soutenir les industries affaiblies par les importations (document 1) ; en France, la part de l'industrie dans les heures travaillées a été divisée par deux depuis 1950 (document 3). I.B. Lutter contre la concurrence jugée déloyale : dumping, production fortement subventionnée en Chine (document 2).
  3. II. Un protectionnisme qui sert des objectifs stratégiques. II.A. Réduire la dépendance et sécuriser l'approvisionnement : microprocesseurs avancés produits à 90 % à Taïwan (document 1), panneaux solaires à 78 % en Chine (document 2). II.B. Orienter la transition : subventions (400 milliards de dollars) et normes pour attirer investissements et industries d'avenir ; taxe carbone aux frontières contre le dumping environnemental.
  4. Conclusion nuancée : ces avantages doivent être confrontés aux coûts (hausse des prix, représailles, perte de gains à l'échange, effets sur l'Europe).
  5. Rédaction possible (conclusion) : « Le protectionnisme peut donc présenter des avantages : il protège des industries affaiblies et des emplois, répond à la concurrence jugée déloyale de producteurs subventionnés et réduit des dépendances stratégiques, comme celle des panneaux solaires ou des microprocesseurs. Ces avantages restent toutefois à mettre en balance avec la hausse des prix, le risque de représailles et la perte des gains à l'échange ; il se justifie surtout lorsqu'il est ciblé et temporaire. »

RéponsePlan : I. protéger les producteurs et l'emploi (industries naissantes, concurrence déloyale) ; II. servir des objectifs stratégiques (indépendance, transition, relocalisation).

Piège Ne pas faire un plaidoyer à sens unique : le sujet demande les avantages, mais une conclusion nuancée (coûts, représailles) est valorisée.

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