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Bac 2025
Histoire-Géographie – Amérique du Sud 2025 : correction détaillée
Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques (HGGSP) · spécialité · 4 h · coefficient 16 · dissertation (au choix) 10 pts + étude critique 10 pts
CorrigéCorrection rédigée par l'équipe BAC Révision, non officielle. Les énoncés sont reformulés avec leurs données : refais toujours les calculs et compare avec ton professeur.
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Ouvrir le sujet dans l'application gratuiteExercice 1 : Dissertation 1 : Le rapport au patrimoine se limite-t-il à la seule question de sa préservation ?10 points
Sujet de dissertation 1 : « Le rapport au patrimoine se limite-t-il à la seule question de sa préservation ? ». Le candidat en traite un seul des deux sujets ; la correction propose les deux.
AAnalyser les termes du sujet : « Le rapport au patrimoine se limite-t-il à la seule question de sa préservation ? »Touche pour voir la correction
À retenir Un sujet de dissertation se lit mot à mot : on définit les termes, on repère les bornes (temps, espace) et la tension qui fait problème.
- « Patrimoine » : ensemble de biens, matériels (monuments, sites, paysages) ou immatériels (pratiques, savoir-faire), hérités du passé et jugés dignes d'être transmis.
- « Rapport au patrimoine » : les usages, valeurs et enjeux associés au patrimoine, par les États, les populations, les acteurs économiques.
- « Préservation » : protection, conservation, restauration. Le sujet invite à montrer que le patrimoine est aussi valorisé, exploité, politisé.
- Bornes : XXe-XXIe siècles, échelle mondiale et française.
RéponseDéfinir chaque terme, fixer les bornes chronologiques et spatiales, repérer la tension du sujet.
BFormuler la problématique du sujet.Touche pour voir la correction
À retenir La problématique est une question qui découle de la tension du sujet et à laquelle le plan répond.
- Partir de la tension repérée dans l'analyse des termes.
- Formuler une question unique, non réductible à oui/non.
RéponseEn quoi le rapport au patrimoine dépasse-t-il la seule logique de préservation pour devenir un enjeu économique, identitaire et géopolitique ?
CProposer un plan détaillé (parties, arguments, exemples).Touche pour voir la correction
À retenir Un plan organise la réponse à la problématique : trois parties équilibrées, chacune avec des arguments et des exemples précis (dates, lieux, acteurs).
- I. La préservation, logique première : convention de l'UNESCO de 1972, liste du patrimoine mondial, protection des monuments (en France, loi de 1913), restauration (Notre-Dame de Paris après l'incendie de 2019), financement par les États, les mécènes, les dons.
- II. La valorisation et l'exploitation : tourisme (Venise, Angkor, Machu Picchu), retombées économiques, labels et marketing territorial, patrimoine immatériel (repas gastronomique des Français, 2010), soft power.
- III. Un enjeu identitaire, politique et conflictuel : destructions volontaires (Bâmiyân, Palmyre), restitutions d'œuvres (Bénin, 2021), usage du patrimoine dans les récits nationaux, conflits entre populations locales, États et organisations internationales.
RéponseI. Préserver → II. Valoriser et exploiter → III. Revendiquer et s'affronter.
Piège Ne pas répondre « non » de façon systématique : montrer comment ces logiques se combinent (le tourisme finance parfois la préservation mais la menace).
DRédiger l'introduction.Touche pour voir la correction
À retenir Une introduction comprend : accroche, définition des termes, problématique, annonce du plan.
- Rédaction possible : En avril 2019, l'incendie de Notre-Dame de Paris a provoqué une émotion mondiale et une mobilisation exceptionnelle pour restaurer l'édifice. Le patrimoine, c'est-à-dire l'ensemble des biens hérités du passé que l'on veut transmettre, est d'abord un objet de préservation. Mais le rapport au patrimoine se limite-t-il à cette seule question ? Nous verrons que la préservation est une logique première, mais que le patrimoine est aussi valorisé et exploité, et qu'il est un enjeu identitaire et géopolitique.
RéponseEn avril 2019, l'incendie de Notre-Dame de Paris a provoqué une émotion mondiale et une mobilisation exceptionnelle pour restaurer l'édifice. Le patrimoine, c'est-à-dire l'ensemble des biens hérités du passé que l'on veut transmettre, est d'abord un objet de préservation. Mais le rapport au patrimoine se limite-t-il à cette seule question ? Nous verrons que la préservation est une logique première, mais que le patrimoine est aussi valorisé et exploité, et qu'il est un enjeu identitaire et géopolitique.
ERédiger la conclusion.Touche pour voir la correction
À retenir La conclusion répond clairement à la problématique, résume la démonstration et propose une ouverture.
- Rédaction possible : Le rapport au patrimoine ne se limite pas à sa préservation : si protéger et transmettre en reste la logique première, le patrimoine est aussi valorisé et exploité (tourisme, labels, soft power) et il devient un enjeu identitaire et politique, pris pour cible dans les conflits ou revendiqué par des restitutions. Ces logiques se combinent et parfois s'opposent : le tourisme finance la préservation mais peut la menacer. Ouverture : la place des populations locales dans les décisions.
RéponseLe rapport au patrimoine ne se limite pas à sa préservation : si protéger et transmettre en reste la logique première, le patrimoine est aussi valorisé et exploité (tourisme, labels, soft power) et il devient un enjeu identitaire et politique, pris pour cible dans les conflits ou revendiqué par des restitutions. Ces logiques se combinent et parfois s'opposent : le tourisme finance la préservation mais peut la menacer. Ouverture : la place des populations locales dans les décisions.
Exercice 2 : Dissertation 2 : La connaissance : un outil de puissance pour les États.10 points
Sujet de dissertation 2 : « La connaissance : un outil de puissance pour les États. ». Le candidat en traite un seul des deux sujets ; la correction propose les deux.
AAnalyser les termes du sujet : « La connaissance : un outil de puissance pour les États. »Touche pour voir la correction
À retenir Un sujet de dissertation se lit mot à mot : on définit les termes, on repère les bornes (temps, espace) et la tension qui fait problème.
- « Connaissance » : savoirs, recherche scientifique, technologies, information, renseignement, formation.
- « Outil de puissance » : moyen mis au service de la puissance (militaire, économique, culturelle, d'influence).
- Tension : la connaissance est-elle nécessairement un instrument contrôlé par les États, alors que d'autres acteurs la produisent et que les savoirs circulent ?
- Bornes : surtout XXe-XXIe siècles ; États-Unis, Chine, URSS/Russie, Europe, Inde.
RéponseDéfinir chaque terme, fixer les bornes chronologiques et spatiales, repérer la tension du sujet.
BFormuler la problématique du sujet.Touche pour voir la correction
À retenir La problématique est une question qui découle de la tension du sujet et à laquelle le plan répond.
- Partir de la tension repérée dans l'analyse des termes.
- Formuler une question unique, non réductible à oui/non.
RéponseComment les États utilisent-ils la connaissance pour accroître leur puissance, et quelles sont les limites de cette instrumentalisation ?
CProposer un plan détaillé (parties, arguments, exemples).Touche pour voir la correction
À retenir Un plan organise la réponse à la problématique : trois parties équilibrées, chacune avec des arguments et des exemples précis (dates, lieux, acteurs).
- I. Produire de la connaissance : investissement dans la recherche et l'enseignement supérieur (États-Unis, Chine, Union européenne), grands programmes scientifiques et spatiaux (NASA, agences spatiales).
- II. Exploiter et protéger la connaissance : renseignement, brevets, propriété intellectuelle, espionnage économique et industriel, contrôle des exportations de technologies sensibles, cybersécurité.
- III. Diffuser la connaissance et ses limites : soft power (universités, langues, médias), diplomatie scientifique, coopération (ISS, CERN), mais aussi fuite des cerveaux, acteurs privés et désinformation.
RéponseI. Produire → II. Protéger et exploiter → III. Diffuser, avec ses limites.
Piège Le thème rejoint celui de « connaissance et puissance » : se démarquer par des exemples précis (projet Manhattan, NASA, DARPA, brevets, universités) et ne pas se contenter d'une liste ; relier chaque exemple à la notion d'outil de puissance.
DRédiger l'introduction.Touche pour voir la correction
À retenir Une introduction comprend : accroche, définition des termes, problématique, annonce du plan.
- Rédaction possible : Avec le projet Manhattan puis la course à l'espace, les États-Unis et l'URSS ont montré que la maîtrise des savoirs est un instrument de domination. La connaissance recouvre les savoirs scientifiques, techniques et l'information. En quoi est-elle un outil de puissance pour les États, et quelles sont les limites de cette utilisation ? Nous verrons comment les États produisent la connaissance, puis comment ils l'exploitent et la protègent, enfin comment ils la diffusent malgré ses limites.
RéponseAvec le projet Manhattan puis la course à l'espace, les États-Unis et l'URSS ont montré que la maîtrise des savoirs est un instrument de domination. La connaissance recouvre les savoirs scientifiques, techniques et l'information. En quoi est-elle un outil de puissance pour les États, et quelles sont les limites de cette utilisation ? Nous verrons comment les États produisent la connaissance, puis comment ils l'exploitent et la protègent, enfin comment ils la diffusent malgré ses limites.
ERédiger la conclusion.Touche pour voir la correction
À retenir La conclusion répond clairement à la problématique, résume la démonstration et propose une ouverture.
- Rédaction possible : La connaissance est bien un outil de puissance pour les États, qui la produisent par la recherche, l'exploitent et la protègent (renseignement, brevets, contrôle des exportations) et la diffusent pour étendre leur influence (universités, langues, diplomatie scientifique). Mais ils doivent compter avec la circulation des savoirs, la mobilité des chercheurs et le poids d'acteurs privés, qui limitent leur emprise. Ouverture : l'intelligence artificielle, où la maîtrise des données et des capacités de calcul devient un enjeu de puissance.
RéponseLa connaissance est bien un outil de puissance pour les États, qui la produisent par la recherche, l'exploitent et la protègent (renseignement, brevets, contrôle des exportations) et la diffusent pour étendre leur influence (universités, langues, diplomatie scientifique). Mais ils doivent compter avec la circulation des savoirs, la mobilité des chercheurs et le poids d'acteurs privés, qui limitent leur emprise. Ouverture : l'intelligence artificielle, où la maîtrise des données et des capacités de calcul devient un enjeu de puissance.
Exercice 3 : Étude critique de document : L'évolution de la gestion de la forêt française10 points
Consigne : montrer quels sont les acteurs et les facteurs des évolutions de la forêt française à partir d'un extrait de La documentation photographique (2023). Un seul document textuel.
1Présenter le document et la consigne : « montrer quels sont les acteurs et les facteurs des évolutions de la forêt française ».Touche pour voir la correction
À retenir Présenter un document : nature, auteur, date, thème.
- Nature : extrait d'un ouvrage de vulgarisation scientifique, La documentation photographique n° 8150 (CNRS Éditions, février 2023).
- Auteur : Vincent Moriniaux (géographe).
- Thème : la progression de la forêt française depuis le XIXe siècle et ses causes.
- Consigne : repérer les acteurs et les facteurs des évolutions.
RéponseTexte du géographe Vincent Moriniaux (2023) sur l'évolution de la forêt française depuis le XIXe siècle.
2Quelle évolution de la forêt française est décrite ?Touche pour voir la correction
À retenir On commence par décrire l'évolution, avec les chiffres du document.
- Après la Révolution : moins de 15 % du territoire, niveau le plus bas.
- Aujourd'hui : plus du tiers du territoire métropolitain.
- Forte variabilité locale : de moins de 5 % dans la Manche à plus de 60 % dans les Landes.
- Croissance continue depuis les années 1830 ; 90 000 hectares gagnés chaque année ; quatrième rang en Europe derrière la Suède, la Finlande et l'Espagne.
- Deux temps : recul jusqu'à la révolution industrielle (bois et chaleur), puis progression.
RéponseLa forêt a plus que doublé en proportion du territoire, de moins de 15 % à plus d'un tiers, avec de fortes inégalités régionales.
3Quels sont les acteurs des évolutions ?Touche pour voir la correction
À retenir Un acteur est une personne ou institution qui agit.
- Les pouvoirs publics : politique de mise en valeur des terres ingrates (Landes, Sologne, Brenne), reboisement des montagnes ; l'État avec le Fonds forestier national (FFN, 1946-2000) qui subventionne les plantations de résineux ; Office national des forêts.
- Les propriétaires privés : l'augmentation est plus forte dans les forêts privées ; spéculations forestières avec le chemin de fer.
- Les agriculteurs qui quittent la terre (exode rural) et préfèrent planter.
- Les acteurs de l'économie : besoins en bois (traverses, étais de mine, papier).
RéponseActeurs : l'État (FFN, ONF), les propriétaires privés, les agriculteurs, les industries consommatrices de bois.
4Quels sont les facteurs des évolutions ?Touche pour voir la correction
À retenir Un facteur est une cause économique, sociale, politique ou environnementale.
- Révolution industrielle : besoins en bois pour les chemins de fer et les mines ; le charbon remplace progressivement le bois pour l'énergie.
- Politique de mise en valeur et de reboisement des terres (XIXe siècle).
- Réseau ferré qui permet d'exporter la production sylvicole.
- Déprise agricole et exode rural, notamment en moyenne montagne.
- Subventions de l'État (FFN) : 2,3 millions d'hectares boisés.
- Aujourd'hui : protection d'espaces naturels, création de « pièges à carbone » ; menaces nouvelles du changement climatique (sécheresses, incendies).
RéponseFacteurs : industrialisation et chemin de fer, politiques publiques et subventions, déprise agricole, puis préoccupations environnementales et climatiques.
Piège Ne pas oublier le paradoxe final du texte : le changement climatique menace la forêt alors que le CO2 favorise la photosynthèse.
5Plan détaillé et introduction rédigée.Touche pour voir la correction
À retenir Plan : acteurs puis facteurs, ou chronologie ; relier document et connaissances.
- I. Un recul puis une progression de la forêt depuis la Révolution.
- II. Des acteurs variés : État, propriétaires, agriculteurs.
- III. Des facteurs économiques, sociaux, politiques puis environnementaux, et des menaces nouvelles.
- Rédaction possible : Au sortir de la Révolution, la forêt française couvrait moins de 15 % du territoire ; elle en couvre aujourd'hui plus du tiers. Le document, extrait d'un ouvrage du géographe Vincent Moriniaux publié en 2023 dans La documentation photographique, retrace cette évolution. Quels sont les acteurs et les facteurs qui expliquent cette progression ? Nous verrons d'abord les étapes de l'évolution, puis les acteurs qui l'ont portée, enfin les facteurs économiques, sociaux, politiques et environnementaux, sans oublier les menaces actuelles.
RéponsePlan : I. L'évolution ; II. Les acteurs ; III. Les facteurs et les nouvelles menaces.
Vérification Connaissances à ajouter : Code forestier (1827), loi de 1857 sur l'assainissement et la mise en valeur des Landes, restauration des terrains en montagne (lois de 1860 et 1882) : repères de cours, absents du document.
6Rédiger la conclusion.Touche pour voir la correction
À retenir La conclusion répond clairement à la problématique ou à la consigne, résume la démonstration en quelques phrases et propose une ouverture.
- Rédaction possible : La forêt française a plus que doublé de surface depuis le XIXe siècle sous l'effet d'acteurs (État, propriétaires privés, agriculteurs, industries du bois) et de facteurs successifs : besoins de l'industrialisation, reboisement, déprise agricole, subventions du Fonds forestier national, puis protection de l'environnement. Elle est aujourd'hui menacée par le changement climatique (sécheresses, incendies), ce qui pose la question de sa gestion future. Ouverture : la forêt, puits de carbone et enjeu d'adaptation.
RéponseLa forêt française a plus que doublé de surface depuis le XIXe siècle sous l'effet d'acteurs (État, propriétaires privés, agriculteurs, industries du bois) et de facteurs successifs : besoins de l'industrialisation, reboisement, déprise agricole, subventions du Fonds forestier national, puis protection de l'environnement. Elle est aujourd'hui menacée par le changement climatique (sécheresses, incendies), ce qui pose la question de sa gestion future. Ouverture : la forêt, puits de carbone et enjeu d'adaptation.
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