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Bac 2025

Histoire-Géographie – Asie 2025 – Sujet 2 : correction détaillée

Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques (HGGSP) · spécialité · 4 h · coefficient 16 · dissertation (au choix) 10 pts + étude critique 10 pts

Corrigé

Correction rédigée par l'équipe BAC Révision, non officielle. Les énoncés sont reformulés avec leurs données : refais toujours les calculs et compare avec ton professeur.

Où trouver le sujet ? Cette page présente la correction. Le sujet officiel complet (PDF) et ses figures sont dans l'application BAC Révision.

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Exercice 1 : Dissertation 1 : Les réponses au changement climatique à différentes échelles.10 points

Sujet de dissertation 1 : « Les réponses au changement climatique à différentes échelles. ». Le candidat en traite un seul des deux sujets ; la correction propose les deux.

AAnalyser les termes du sujet : « Les réponses au changement climatique à différentes échelles. »Touche pour voir la correction

À retenir Un sujet de dissertation se lit mot à mot : on définit les termes, on repère les bornes (temps, espace) et la tension qui fait problème.

Démarche
  1. « Changement climatique » : réchauffement de la planète lié aux émissions de gaz à effet de serre d'origine humaine.
  2. « Réponses » : politiques d'atténuation (réduire les émissions) et d'adaptation (s'adapter aux effets).
  3. « À différentes échelles » : mondiale (ONU), régionale (Union européenne), nationale, locale (villes, régions) et individuelle.
  4. Bornes : de 1988 (GIEC) ou 1992 (Rio) à aujourd'hui.

RéponseDéfinir chaque terme, fixer les bornes chronologiques et spatiales, repérer la tension du sujet.

BFormuler la problématique du sujet.Touche pour voir la correction

À retenir La problématique est une question qui découle de la tension du sujet et à laquelle le plan répond.

Démarche
  1. Partir de la tension repérée dans l'analyse des termes.
  2. Formuler une question unique, non réductible à oui/non.

RéponseComment les réponses au changement climatique s'organisent-elles aux différentes échelles, et quelles sont les limites de leur articulation ?

CProposer un plan détaillé (parties, arguments, exemples).Touche pour voir la correction

À retenir Un plan organise la réponse à la problématique : trois parties équilibrées, chacune avec des arguments et des exemples précis (dates, lieux, acteurs).

Démarche
  1. I. L'échelle mondiale : GIEC (1988), Convention-cadre de Rio (1992), protocole de Kyoto (1997), accord de Paris (COP21, 2015) ; objectif de limiter le réchauffement nettement sous 2 °C, si possible 1,5 °C ; limites (engagements volontaires, absence de contrainte).
  2. II. Les échelles régionale et nationale : Union européenne (marché du carbone de 2005, Pacte vert de 2019, neutralité visée en 2050), Chine (neutralité carbone visée en 2060), autres États ; lois nationales (loi climat en France).
  3. III. Les échelles locale et des acteurs non étatiques : villes, régions, entreprises, ONG, citoyens ; actions d'adaptation (digues, urbanisme), contentieux climatiques (affaire du siècle en France, Urgenda aux Pays-Bas).

RéponseI. Une gouvernance mondiale en construction → II. Des politiques régionales et nationales → III. Des initiatives locales et non étatiques.

Piège Ne pas oublier l'adaptation (pas seulement l'atténuation).

DRédiger l'introduction.Touche pour voir la correction

À retenir Une introduction comprend : accroche, définition des termes, problématique, annonce du plan.

Démarche
  1. Rédaction possible : En décembre 2015, 195 États adoptent à Paris un accord visant à limiter le réchauffement climatique. Le changement climatique, c'est-à-dire la hausse des températures liée aux gaz à effet de serre, est un problème global, mais les réponses se déploient à différentes échelles. Comment ces échelles s'articulent-elles ? Nous verrons d'abord l'échelle mondiale, puis les échelles régionale et nationale, enfin les initiatives locales et non étatiques.

RéponseEn décembre 2015, 195 États adoptent à Paris un accord visant à limiter le réchauffement climatique. Le changement climatique, c'est-à-dire la hausse des températures liée aux gaz à effet de serre, est un problème global, mais les réponses se déploient à différentes échelles. Comment ces échelles s'articulent-elles ? Nous verrons d'abord l'échelle mondiale, puis les échelles régionale et nationale, enfin les initiatives locales et non étatiques.

ERédiger la conclusion.Touche pour voir la correction

À retenir La conclusion répond clairement à la problématique, résume la démonstration et propose une ouverture.

Démarche
  1. Rédaction possible : Les réponses au changement climatique relèvent de plusieurs échelles complémentaires : l'échelle mondiale fixe le cadre (accord de Paris, 2015), mais l'action dépend des États et de l'Union européenne, qui la traduisent en politiques, ainsi que des villes, entreprises, ONG et citoyens, qui adaptent les territoires. L'articulation de ces échelles reste imparfaite : les engagements des États demeurent insuffisants pour tenir l'objectif de 1,5 °C. Ouverture : la justice climatique et le financement de l'adaptation des pays du Sud.

RéponseLes réponses au changement climatique relèvent de plusieurs échelles complémentaires : l'échelle mondiale fixe le cadre (accord de Paris, 2015), mais l'action dépend des États et de l'Union européenne, qui la traduisent en politiques, ainsi que des villes, entreprises, ONG et citoyens, qui adaptent les territoires. L'articulation de ces échelles reste imparfaite : les engagements des États demeurent insuffisants pour tenir l'objectif de 1,5 °C. Ouverture : la justice climatique et le financement de l'adaptation des pays du Sud.

Exercice 2 : Dissertation 2 : La connaissance, un enjeu du développement.10 points

Sujet de dissertation 2 : « La connaissance, un enjeu du développement. ». Le candidat en traite un seul des deux sujets ; la correction propose les deux.

AAnalyser les termes du sujet : « La connaissance, un enjeu du développement. »Touche pour voir la correction

À retenir Un sujet de dissertation se lit mot à mot : on définit les termes, on repère les bornes (temps, espace) et la tension qui fait problème.

Démarche
  1. « Connaissance » : éducation, savoirs, recherche, innovation, accès à l'information.
  2. « Développement » : amélioration des conditions de vie (IDH : revenu, santé, éducation), et croissance économique.
  3. « Enjeu » : la connaissance est à la fois moteur du développement et objet de tensions (inégalités d'accès).
  4. Bornes : surtout depuis la seconde moitié du XXe siècle.

RéponseDéfinir chaque terme, fixer les bornes chronologiques et spatiales, repérer la tension du sujet.

BFormuler la problématique du sujet.Touche pour voir la correction

À retenir La problématique est une question qui découle de la tension du sujet et à laquelle le plan répond.

Démarche
  1. Partir de la tension repérée dans l'analyse des termes.
  2. Formuler une question unique, non réductible à oui/non.

RéponseEn quoi la connaissance est-elle à la fois un moteur du développement et un facteur d'inégalités entre territoires ?

CProposer un plan détaillé (parties, arguments, exemples).Touche pour voir la correction

À retenir Un plan organise la réponse à la problématique : trois parties équilibrées, chacune avec des arguments et des exemples précis (dates, lieux, acteurs).

Démarche
  1. I. Un moteur du développement : éducation et IDH, économie de la connaissance, exemples asiatiques (Corée du Sud, Singapour, Inde et ses services informatiques de Bangalore).
  2. II. Des inégalités d'accès : fracture numérique, analphabétisme (plusieurs centaines de millions d'adultes dans le monde), fuite des cerveaux, concentration de la recherche et des brevets dans quelques pays.
  3. III. Des politiques pour réduire ces inégalités : objectifs de développement durable de 2015 (objectif 4 : éducation de qualité), coopération scientifique, aide au développement, accès ouvert aux savoirs.

RéponseI. Un moteur du développement → II. Des inégalités d'accès → III. Des politiques de réduction des inégalités.

Piège Rester sur le développement (IDH, inégalités entre territoires) et ne pas dériver vers la seule puissance des États, traitée dans un autre sujet.

DRédiger l'introduction.Touche pour voir la correction

À retenir Une introduction comprend : accroche, définition des termes, problématique, annonce du plan.

Démarche
  1. Rédaction possible : Depuis les années 1960, la Corée du Sud est passée d'un pays pauvre à une puissance de haute technologie en misant sur l'éducation et la recherche. La connaissance, c'est-à-dire les savoirs, l'éducation et l'innovation, apparaît donc comme un enjeu du développement. En quoi est-elle à la fois un moteur du développement et un facteur d'inégalités ? Nous verrons d'abord qu'elle est un moteur, puis qu'elle est inégalement accessible, enfin les politiques menées pour réduire ces inégalités.

RéponseDepuis les années 1960, la Corée du Sud est passée d'un pays pauvre à une puissance de haute technologie en misant sur l'éducation et la recherche. La connaissance, c'est-à-dire les savoirs, l'éducation et l'innovation, apparaît donc comme un enjeu du développement. En quoi est-elle à la fois un moteur du développement et un facteur d'inégalités ? Nous verrons d'abord qu'elle est un moteur, puis qu'elle est inégalement accessible, enfin les politiques menées pour réduire ces inégalités.

ERédiger la conclusion.Touche pour voir la correction

À retenir La conclusion répond clairement à la problématique, résume la démonstration et propose une ouverture.

Démarche
  1. Rédaction possible : La connaissance est bien un enjeu du développement : l'éducation, la recherche et l'innovation font progresser l'IDH et la croissance, comme l'ont montré la Corée du Sud ou Singapour. Mais son accès reste inégal (fracture numérique, analphabétisme, fuite des cerveaux) et peut creuser les écarts entre territoires ; des politiques (objectif de développement durable n° 4, coopération scientifique) cherchent à les corriger. Ouverture : l'intelligence artificielle, nouvelle frontière de la fracture des savoirs.

RéponseLa connaissance est bien un enjeu du développement : l'éducation, la recherche et l'innovation font progresser l'IDH et la croissance, comme l'ont montré la Corée du Sud ou Singapour. Mais son accès reste inégal (fracture numérique, analphabétisme, fuite des cerveaux) et peut creuser les écarts entre territoires ; des politiques (objectif de développement durable n° 4, coopération scientifique) cherchent à les corriger. Ouverture : l'intelligence artificielle, nouvelle frontière de la fracture des savoirs.

Exercice 3 : Étude critique de documents : Faire la guerre, faire la paix, l'ONU et la crise irakienne10 points

Consigne : montrer les difficultés de l'ONU à empêcher la guerre et à instaurer la paix à partir d'un communiqué de l'ONU (2004) et d'une photographie de Bagdad (2003).

Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Document 2 : déboulonnage de la statue de Saddam Hussein, Bagdad, 9 avril 2003. Ils sont affichés avec la correction dans l'application.

1Présenter les documents et la consigne : « montrer les difficultés de l'ONU à empêcher la guerre et à instaurer la paix ».Touche pour voir la correction

À retenir Présenter les documents, leur nature, leur date, leur point de vue.

Démarche
  1. Document 1 : communiqué de presse des Nations Unies du 16 janvier 2004 sur le bilan de l'action du Conseil de sécurité en 2003 ; point de vue institutionnel de l'ONU.
  2. Document 2 : photographie du 9 avril 2003 à Bagdad : déboulonnage de la statue de Saddam Hussein par des Irakiens en présence de soldats américains (W. Khuzaie/Getty Images/AFP).
  3. Consigne : mesurer les limites de l'ONU à partir du cas de l'Irak en 2003.

RéponseUn communiqué officiel de l'ONU (2004) et une photographie de la chute de Saddam Hussein (2003).

2Document 1 : quelles difficultés de l'ONU apparaissent ?Touche pour voir la correction

À retenir On relève les difficultés et les réussites citées par le texte.

Démarche
  1. Division du Conseil de sécurité sur l'Irak : « joute politique et diplomatique » entre les 15 membres, « le moment qui a déchaîné le plus de passions ».
  2. Remise en cause de l'autorité de l'ONU : la victoire des partisans de la « force préemptive » est « un défi fondamental » aux principes de paix depuis 58 ans ; l'ONU seule peut légitimer l'emploi de la force selon la Charte.
  3. Nuance : l'ONU est « loin d'être un instrument parfait mais c'est un instrument précieux » ; le Conseil retrouve son unité pour la mission en Irak, crée des missions au Libéria et en Côte d'Ivoire, étend la FIAS.

RéponseLe Conseil de sécurité a été divisé et contourné lors de la crise irakienne, mais l'ONU retrouve un rôle dans la reconstruction.

Piège Le document est un texte de l'institution elle-même : il minimise l'échec (point de vue partial).

3Document 2 : que montre la photographie ?Touche pour voir la correction

À retenir Décrire puis interpréter.

Démarche
  1. Description : au premier plan, un char américain et des soldats debout sur les engins ; au centre, la statue de Saddam Hussein, bras tendu, sur un haut socle, tirée par un câble ; une foule à droite ; à gauche, un édifice à dôme orné.
  2. Date : 9 avril 2003, prise de Bagdad.
  3. Interprétation : image de la chute du régime irakien après l'intervention d'une coalition conduite par les États-Unis, menée sans résolution explicite du Conseil de sécurité autorisant l'emploi de la force ; le document 1 en rappelle la division.
  4. Limites : image symbolique, saisie à un instant précis ; elle ne dit rien de la suite (violences, guerre civile, essor de l'État islamique).

RéponseImage symbolique de la victoire militaire américaine, qui illustre l'intervention hors cadre onusien.

Vérification Description d'après la photographie (char, câble, statue, foule) ; l'absence de mandat explicite et le contexte (mars 2003) viennent des connaissances.

4Confronter les documents et ajouter des connaissances sur les difficultés de l'ONU.Touche pour voir la correction

À retenir Confronter : relier les documents, puis les compléter.

Démarche
  1. Le droit de veto des cinq membres permanents bloque le Conseil (Syrie depuis 2011, Ukraine depuis 2022).
  2. Échecs : Rwanda (1994), Srebrenica (1995) ; interventions hors mandat (Kosovo 1999, Irak 2003).
  3. Moyens limités : casques bleus dépendent des États, financements, mandats ambigus.
  4. Réussites : opérations de maintien de la paix (Cambodge 1992-1993), médiations, aide humanitaire.
  5. Mise en relation des documents : le document 1 insiste sur la division du Conseil et l'unité retrouvée pour la reconstruction ; le document 2 montre la victoire militaire obtenue hors cadre onusien : la guerre n'a pas pu être empêchée, mais l'ONU reste sollicitée pour l'après-guerre.

RéponseL'ONU est limitée par les divergences de ses membres permanents et par le non-respect de ses règles, mais reste un cadre de légitimité.

Vérification Repères : génocide des Tutsi au Rwanda (1994), massacre de Srebrenica (juillet 1995), intervention de l'OTAN au Kosovo (1999), début de la guerre civile en Syrie (2011), invasion de l'Ukraine par la Russie (février 2022).

5Plan et introduction rédigée.Touche pour voir la correction

À retenir Un plan problématisé.

Démarche
  1. I. Une ONU divisée et contournée lors de la crise irakienne (documents 1 et 2).
  2. II. Des difficultés structurelles : veto, absence de force propre, manque de moyens.
  3. III. Une ONU malgré tout nécessaire : légitimité, reconstruction, missions de paix.
  4. Rédaction possible : Créée en 1945 pour maintenir la paix et la sécurité internationales, l'ONU a vu son autorité mise à l'épreuve par la crise irakienne de 2003. Le communiqué des Nations Unies du 16 janvier 2004 et la photographie de la chute de la statue de Saddam Hussein, le 9 avril 2003, permettent d'en mesurer les enjeux. Quelles difficultés l'ONU rencontre-t-elle pour empêcher la guerre et instaurer la paix ? Nous verrons d'abord la crise irakienne, puis les limites structurelles de l'organisation, enfin le rôle qu'elle conserve.

RéponsePlan : I. Une ONU divisée et contournée ; II. Des limites structurelles ; III. Un rôle qui demeure.

6Rédiger la conclusion.Touche pour voir la correction

À retenir La conclusion répond clairement à la problématique ou à la consigne, résume la démonstration en quelques phrases et propose une ouverture.

Démarche
  1. Rédaction possible : La crise irakienne de 2003 révèle les difficultés de l'ONU à empêcher la guerre : divisé, le Conseil de sécurité n'a pu empêcher une intervention conduite sans autorisation explicite de l'emploi de la force, et le droit de veto, l'absence de force propre et les intérêts des États le paralysent souvent. L'organisation conserve pourtant un rôle de légitimité, de reconstruction et de maintien de la paix. Ouverture : l'ONU face aux conflits actuels (Ukraine, Proche-Orient).

RéponseLa crise irakienne de 2003 révèle les difficultés de l'ONU à empêcher la guerre : divisé, le Conseil de sécurité n'a pu empêcher une intervention conduite sans autorisation explicite de l'emploi de la force, et le droit de veto, l'absence de force propre et les intérêts des États le paralysent souvent. L'organisation conserve pourtant un rôle de légitimité, de reconstruction et de maintien de la paix. Ouverture : l'ONU face aux conflits actuels (Ukraine, Proche-Orient).

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