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Bac 2025
Histoire-Géographie – Métropole 2025 – Sujet 1 : correction détaillée
Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques (HGGSP) · spécialité · 4 h · coefficient 16 · dissertation (au choix) 10 pts + étude critique 10 pts
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Ouvrir le sujet dans l'application gratuiteExercice 1 : Dissertation 1 : Les usages du patrimoine en France.10 points
Sujet de dissertation 1 : « Les usages du patrimoine en France. ». Le candidat en traite un seul des deux sujets ; la correction propose les deux.
AAnalyser les termes du sujet : « Les usages du patrimoine en France. »Touche pour voir la correction
À retenir Un sujet de dissertation se lit mot à mot : on définit les termes, on repère les bornes (temps, espace) et la tension qui fait problème.
- « Patrimoine » : monuments, sites, paysages, œuvres, savoir-faire hérités.
- « Usages » : manières de l'utiliser : protection, tourisme, éducation, identité, politique, économie.
- « En France » : espace national et ses outre-mer.
- Bornes : XIXe siècle à aujourd'hui.
RéponseDéfinir chaque terme, fixer les bornes chronologiques et spatiales, repérer la tension du sujet.
BFormuler la problématique du sujet.Touche pour voir la correction
À retenir La problématique est une question qui découle de la tension du sujet et à laquelle le plan répond.
- Partir de la tension repérée dans l'analyse des termes.
- Formuler une question unique, non réductible à oui/non.
RéponseComment le patrimoine est-il utilisé en France, et quels usages se combinent ou entrent en tension ?
CProposer un plan détaillé (parties, arguments, exemples).Touche pour voir la correction
À retenir Un plan organise la réponse à la problématique : trois parties équilibrées, chacune avec des arguments et des exemples précis (dates, lieux, acteurs).
- I. Un usage de protection et de transmission : naissance des monuments historiques (XIXe siècle, loi de 1913), loi Malraux de 1962, Journées du patrimoine (1984), Fondation du patrimoine (1996), restauration de Notre-Dame.
- II. Un usage économique et touristique : la France, première destination touristique mondiale ; sites comme Versailles, le Louvre, le Mont-Saint-Michel ; labels (UNESCO, villes d'art et d'histoire), retombées pour les territoires.
- III. Un usage identitaire, politique et conflictuel : récit national, mémoire (Notre-Dame, lieux de mémoire), restitutions, tensions entre aménagement et protection.
RéponseI. Protéger et transmettre → II. Valoriser économiquement → III. Un usage identitaire et politique.
Piège Citer des exemples français précis (pas seulement l'UNESCO).
DRédiger l'introduction.Touche pour voir la correction
À retenir Une introduction comprend : accroche, définition des termes, problématique, annonce du plan.
- Rédaction possible : Le 15 avril 2019, l'incendie de Notre-Dame de Paris a suscité une émotion nationale et mondiale, rappelant l'attachement des Français à leur patrimoine. Le patrimoine désigne les biens hérités que l'on veut transmettre ; en France, il est utilisé de multiples manières. Quels sont les usages du patrimoine en France ? Nous verrons d'abord la protection, puis l'usage économique, enfin les usages identitaires et politiques.
RéponseLe 15 avril 2019, l'incendie de Notre-Dame de Paris a suscité une émotion nationale et mondiale, rappelant l'attachement des Français à leur patrimoine. Le patrimoine désigne les biens hérités que l'on veut transmettre ; en France, il est utilisé de multiples manières. Quels sont les usages du patrimoine en France ? Nous verrons d'abord la protection, puis l'usage économique, enfin les usages identitaires et politiques.
ERédiger la conclusion.Touche pour voir la correction
À retenir La conclusion répond clairement à la problématique, résume la démonstration et propose une ouverture.
- Rédaction possible : Le patrimoine est en France protégé et transmis (monuments historiques, loi de 1913, loi Malraux de 1962), valorisé économiquement et touristiquement (première destination touristique mondiale) et mobilisé comme symbole identitaire et politique. Ces usages se combinent mais entrent aussi en tension (tourisme et protection, aménagement et conservation, mémoires). Ouverture : le rôle des acteurs locaux et des habitants.
RéponseLe patrimoine est en France protégé et transmis (monuments historiques, loi de 1913, loi Malraux de 1962), valorisé économiquement et touristiquement (première destination touristique mondiale) et mobilisé comme symbole identitaire et politique. Ces usages se combinent mais entrent aussi en tension (tourisme et protection, aménagement et conservation, mémoires). Ouverture : le rôle des acteurs locaux et des habitants.
Exercice 2 : Dissertation 2 : La puissance des États dans les espaces maritimes et extra-atmosphériques.10 points
Sujet de dissertation 2 : « La puissance des États dans les espaces maritimes et extra-atmosphériques. ». Le candidat en traite un seul des deux sujets ; la correction propose les deux.
AAnalyser les termes du sujet : « La puissance des États dans les espaces maritimes et extra-atmosphériques. »Touche pour voir la correction
À retenir Un sujet de dissertation se lit mot à mot : on définit les termes, on repère les bornes (temps, espace) et la tension qui fait problème.
- « Puissance » : capacité à imposer sa volonté et à influencer.
- « Espaces maritimes » : mers et océans, ZEE, détroits, fonds marins ; « extra-atmosphériques » : espace au-delà de l'atmosphère.
- « Puissance des États » : le sujet ne dit pas « rivalités » mais « puissance », il faut montrer ses sources, ses outils, ses limites.
- Bornes : XXe-XXIe siècles.
RéponseDéfinir chaque terme, fixer les bornes chronologiques et spatiales, repérer la tension du sujet.
BFormuler la problématique du sujet.Touche pour voir la correction
À retenir La problématique est une question qui découle de la tension du sujet et à laquelle le plan répond.
- Partir de la tension repérée dans l'analyse des termes.
- Formuler une question unique, non réductible à oui/non.
RéponseComment les États affirment-ils leur puissance dans les espaces maritimes et extra-atmosphériques, et quelles sont les limites de cette puissance ?
CProposer un plan détaillé (parties, arguments, exemples).Touche pour voir la correction
À retenir Un plan organise la réponse à la problématique : trois parties équilibrées, chacune avec des arguments et des exemples précis (dates, lieux, acteurs).
- I. Des espaces de puissance : ressources, routes, satellites, information ; ZEE (Montego Bay, 1982) ; prestige.
- II. Les moyens de la puissance : marines et bases, ports et flottes commerciales, lanceurs et satellites, forces spatiales (États-Unis, Chine, France).
- III. Des limites : droit international (Montego Bay, 1982 ; traité de l'espace, 1967), acteurs privés (armateurs, SpaceX), coopérations (Station spatiale internationale), risques communs (piraterie, débris spatiaux).
RéponseI. Des espaces de puissance → II. Des moyens de la puissance → III. Des limites.
Piège Ne pas traiter seulement les rivalités : le sujet porte sur la puissance (outils, limites).
DRédiger l'introduction.Touche pour voir la correction
À retenir Une introduction comprend : accroche, définition des termes, problématique, annonce du plan.
- Rédaction possible : Les mers et l'espace sont devenus des espaces de puissance : les routes maritimes portent l'essentiel du commerce mondial et les satellites commandent communications et renseignement. Comment les États y affirment-ils leur puissance, et avec quelles limites ? Nous verrons d'abord l'importance de ces espaces, puis les moyens de la puissance, enfin ses limites.
RéponseLes mers et l'espace sont devenus des espaces de puissance : les routes maritimes portent l'essentiel du commerce mondial et les satellites commandent communications et renseignement. Comment les États y affirment-ils leur puissance, et avec quelles limites ? Nous verrons d'abord l'importance de ces espaces, puis les moyens de la puissance, enfin ses limites.
ERédiger la conclusion.Touche pour voir la correction
À retenir La conclusion répond clairement à la problématique, résume la démonstration et propose une ouverture.
- Rédaction possible : Les États affirment leur puissance dans les espaces maritimes et extra-atmosphériques par des moyens navals, spatiaux, économiques et juridiques (ZEE, flottes, lanceurs, satellites), mais cette puissance est limitée par le droit (convention de Montego Bay, traité de l'espace de 1967), les coopérations, les risques (débris) et l'essor d'acteurs privés. Ouverture : fonds marins et ressources lunaires.
RéponseLes États affirment leur puissance dans les espaces maritimes et extra-atmosphériques par des moyens navals, spatiaux, économiques et juridiques (ZEE, flottes, lanceurs, satellites), mais cette puissance est limitée par le droit (convention de Montego Bay, traité de l'espace de 1967), les coopérations, les risques (débris) et l'essor d'acteurs privés. Ouverture : fonds marins et ressources lunaires.
Exercice 3 : Étude critique de documents : Juger les génocides10 points
Consigne : montrer comment et pourquoi la justice juge les génocides et les crimes contre l'humanité, à partir d'un discours de Paul Kagamé (2002) et d'une photographie du procès Eichmann (1961).
Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Document 2 : salle d'audience du procès Eichmann, Jérusalem, 1961. Ils sont affichés avec la correction dans l'application.
1Présenter les documents et la consigne : « montrer comment et pourquoi la justice juge les génocides et les crimes contre l'humanité ».Touche pour voir la correction
À retenir Présenter : nature, auteur, date, contexte.
- Document 1 : extrait du discours du président du Rwanda, Paul Kagamé, le 18 juin 2002, lors du lancement officiel des juridictions gacaca.
- Document 2 : photographie de la salle d'audience du procès Eichmann, Jérusalem, 1961 (Yad Vashem).
- Consigne : deux questions, comment (modalités) et pourquoi (finalités).
RéponseUn discours de lancement des tribunaux gacaca (2002) et une photographie du procès Eichmann (1961).
2Document 1 : pourquoi et comment juger le génocide au Rwanda ?Touche pour voir la correction
À retenir Relever les raisons, les modalités et les attentes.
- Pourquoi : le génocide a laissé le pays face à des « problèmes insurmontables » ; les crimes doivent être « réprimés et punis, mais aussi pardonnés » ; unité et reconstruction (« La justice est la levure de l'unité et la fondation du progrès »).
- Comment : les tribunaux classiques ne peuvent traiter tous les dossiers, car les auteurs sont très nombreux ; recours aux juridictions gacaca.
- Attentes : respect des gacaca, dire la vérité, tolérance des victimes, courage des bourreaux (« d'avouer, de se repentir et de demander pardon »), intégrité des élus.
- Distinction : différencier le génocide des autres crimes commis pendant ou après la guerre.
- Contexte : lancement officiel des juridictions gacaca, après une phase pilote ; le discours date du 18 juin 2002, soit huit ans après le génocide des Tutsi (1994).
RéponseUne justice de proximité qui vise à punir, établir la vérité, réconcilier et reconstruire l'unité nationale.
Piège Le texte est un discours politique : il présente la justice sous un jour favorable (point de vue du pouvoir rwandais en 2002).
3Document 2 : que montre la photographie ?Touche pour voir la correction
À retenir Décrire puis interpréter.
- Description : accusé dans une cabine vitrée gardée par des policiers ; juges sous l'emblème d'Israël ; public nombreux au premier plan ; salle moderne.
- Interprétation : un procès public, solennel ; justice d'un État qui juge un criminel nazi.
- Connaissances : Eichmann (organisateur de la déportation des Juifs), jugé à Jérusalem en 1961, condamné à mort en décembre 1961 et exécuté en 1962 ; procès médiatisé, avec de nombreux témoignages de survivants.
RéponseUn procès public, solennel, qui fait entendre les victimes et juge un responsable de la Shoah.
Vérification Description d'après l'image (cabine vitrée, juges, public) ; dates du procès tirées des connaissances.
4Confronter les documents : modalités et finalités de la justice.Touche pour voir la correction
À retenir Confronter : points communs, différences.
- Points communs : punir les coupables, faire connaître la vérité, entendre les victimes.
- Différences : Jérusalem, tribunal d'un État, solennel ; Rwanda, justice de proximité de masse, avec participation de la population, orientée vers la réconciliation.
- Autres formes (connaissances) : Nuremberg (1945-1946), tribunaux internationaux (TPIY, TPIR), CPI, compétence universelle.
- Finalités : sanction, vérité historique, reconnaissance des victimes, prévention, paix durable.
RéponseLa justice juge les génocides pour punir, établir la vérité, reconnaître les victimes et reconstruire la société, par des formes très différentes.
5Plan et introduction rédigée.Touche pour voir la correction
À retenir Un plan « comment » puis « pourquoi ».
- I. Comment : des formes diversifiées (tribunal d'un État, juridiction de proximité, tribunaux internationaux).
- II. Pourquoi : punir, établir la vérité, réconcilier.
- III. Des limites : lenteur, sélectivité, risque d'instrumentalisation.
- Rédaction possible : Après le génocide des Juifs et celui des Tutsi, la justice a dû inventer des formes pour juger des crimes de masse. Le discours de Paul Kagamé en 2002, qui lance les juridictions gacaca au Rwanda, et la photographie du procès Eichmann à Jérusalem en 1961 montrent deux modalités très différentes de cette justice. Comment et pourquoi la justice juge-t-elle les génocides et les crimes contre l'humanité ? Nous verrons d'abord les formes de cette justice, puis ses finalités, enfin ses limites.
RéponsePlan : I. Des formes diversifiées ; II. Des finalités multiples ; III. Des limites.
6Rédiger la conclusion.Touche pour voir la correction
À retenir La conclusion répond clairement à la problématique ou à la consigne, résume la démonstration en quelques phrases et propose une ouverture.
- Rédaction possible : Les deux documents montrent que la justice juge les génocides pour punir, établir la vérité, reconnaître les victimes et reconstruire la société, selon des modalités très différentes : tribunal national solennel à Jérusalem en 1961, juridictions de proximité gacaca au Rwanda en 2002, auxquels s'ajoutent les tribunaux internationaux. Ces formes ont leurs limites (lenteur, sélectivité, instrumentalisation). Ouverture : la Cour pénale internationale.
RéponseLes deux documents montrent que la justice juge les génocides pour punir, établir la vérité, reconnaître les victimes et reconstruire la société, selon des modalités très différentes : tribunal national solennel à Jérusalem en 1961, juridictions de proximité gacaca au Rwanda en 2002, auxquels s'ajoutent les tribunaux internationaux. Ces formes ont leurs limites (lenteur, sélectivité, instrumentalisation). Ouverture : la Cour pénale internationale.
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