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Bac 2025

Histoire-Géographie – Centres étrangers 2025 – Sujet 2 : correction détaillée

Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques (HGGSP) · spécialité · 4 h · coefficient 16 · dissertation (au choix) 10 pts + étude critique 10 pts

Corrigé

Correction rédigée par l'équipe BAC Révision, non officielle. Les énoncés sont reformulés avec leurs données : refais toujours les calculs et compare avec ton professeur.

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Exercice 1 : Dissertation 1 : Quelle justice pour les crimes de masse depuis Nuremberg ?10 points

Sujet de dissertation 1 : « Quelle justice pour les crimes de masse depuis Nuremberg ? ». Le candidat en traite un seul des deux sujets ; la correction propose les deux.

AAnalyser les termes du sujet : « Quelle justice pour les crimes de masse depuis Nuremberg ? »Touche pour voir la correction

À retenir Un sujet de dissertation se lit mot à mot : on définit les termes, on repère les bornes (temps, espace) et la tension qui fait problème.

Démarche
  1. « Crimes de masse » : génocides, crimes contre l'humanité, crimes de guerre, commis à grande échelle.
  2. « Justice » : institutions et procédures qui jugent ces crimes (tribunaux internationaux, nationaux, de proximité) ; « quelle » invite à décrire les formes et à évaluer leur efficacité.
  3. « Depuis Nuremberg » : de 1945-1946 à aujourd'hui.
  4. Tension : une justice qui se construit et se diversifie, mais qui reste partielle et sélective.

RéponseDéfinir chaque terme, fixer les bornes chronologiques et spatiales, repérer la tension du sujet.

BFormuler la problématique du sujet.Touche pour voir la correction

À retenir La problématique est une question qui découle de la tension du sujet et à laquelle le plan répond.

Démarche
  1. Partir de la tension repérée dans l'analyse des termes.
  2. Formuler une question unique, non réductible à oui/non.

RéponseComment la justice pour les crimes de masse s'est-elle construite depuis Nuremberg, et quelles sont ses formes et ses limites ?

CProposer un plan détaillé (parties, arguments, exemples).Touche pour voir la correction

À retenir Un plan organise la réponse à la problématique : trois parties équilibrées, chacune avec des arguments et des exemples précis (dates, lieux, acteurs).

Démarche
  1. I. Nuremberg et Tokyo, les origines (1945-1948) : tribunaux militaires internationaux, naissance de la notion de crime contre l'humanité, convention sur le génocide (1948), conventions de Genève (1949), puis blocage pendant la guerre froide ; procès Eichmann (1961).
  2. II. L'essor de la justice pénale internationale depuis les années 1990 : TPIY (1993), TPIR (1994), CPI (statut de Rome 1998, entrée en vigueur 2002), tribunaux mixtes (Sierra Leone, Cambodge).
  3. III. Diversité et limites : justices nationales (compétence universelle), gacaca, commissions vérité (Afrique du Sud), mais lenteur, sélectivité, absence de certains grands États (États-Unis, Russie, Chine non parties à la CPI), mandats difficiles à exécuter.

RéponseI. Des origines à Nuremberg → II. L'essor de la justice pénale internationale → III. Une justice diversifiée mais limitée.

Piège Ne pas confondre TPIR, TPIY et CPI ; préciser leurs dates et leur nature (ad hoc/permanente).

DRédiger l'introduction.Touche pour voir la correction

À retenir Une introduction comprend : accroche, définition des termes, problématique, annonce du plan.

Démarche
  1. Rédaction possible : Du 20 novembre 1945 au 1er octobre 1946, le tribunal militaire international de Nuremberg juge les principaux dirigeants nazis, ouvrant l'ère de la justice pénale internationale. Depuis, la communauté internationale a créé de nouvelles institutions pour juger les crimes de masse. Quelle justice s'est construite depuis Nuremberg ? Nous verrons d'abord les origines, puis l'essor de la justice pénale internationale, enfin ses formes diversifiées et ses limites.

RéponseDu 20 novembre 1945 au 1er octobre 1946, le tribunal militaire international de Nuremberg juge les principaux dirigeants nazis, ouvrant l'ère de la justice pénale internationale. Depuis, la communauté internationale a créé de nouvelles institutions pour juger les crimes de masse. Quelle justice s'est construite depuis Nuremberg ? Nous verrons d'abord les origines, puis l'essor de la justice pénale internationale, enfin ses formes diversifiées et ses limites.

ERédiger la conclusion.Touche pour voir la correction

À retenir La conclusion répond clairement à la problématique, résume la démonstration et propose une ouverture.

Démarche
  1. Rédaction possible : Depuis Nuremberg, la justice pour les crimes de masse s'est institutionnalisée (TPIY, TPIR, CPI) et diversifiée (tribunaux mixtes, juridictions nationales, gacaca, commissions vérité), mais elle reste limitée par les rapports de force, les souverainetés des États et sa sélectivité. Ouverture : la place des victimes et des historiens.

RéponseDepuis Nuremberg, la justice pour les crimes de masse s'est institutionnalisée (TPIY, TPIR, CPI) et diversifiée (tribunaux mixtes, juridictions nationales, gacaca, commissions vérité), mais elle reste limitée par les rapports de force, les souverainetés des États et sa sélectivité. Ouverture : la place des victimes et des historiens.

Exercice 2 : Dissertation 2 : Le tourisme : un atout pour le patrimoine ?10 points

Sujet de dissertation 2 : « Le tourisme : un atout pour le patrimoine ? ». Le candidat en traite un seul des deux sujets ; la correction propose les deux.

AAnalyser les termes du sujet : « Le tourisme : un atout pour le patrimoine ? »Touche pour voir la correction

À retenir Un sujet de dissertation se lit mot à mot : on définit les termes, on repère les bornes (temps, espace) et la tension qui fait problème.

Démarche
  1. « Tourisme » : déplacements de loisir et de découverte, activité économique de masse.
  2. « Patrimoine » : biens culturels et naturels hérités, protégés et transmis.
  3. « Atout » : ressource ; le point d'interrogation invite à nuancer : le tourisme est aussi une menace.
  4. Bornes : XXe-XXIe siècles, échelle mondiale.

RéponseDéfinir chaque terme, fixer les bornes chronologiques et spatiales, repérer la tension du sujet.

BFormuler la problématique du sujet.Touche pour voir la correction

À retenir La problématique est une question qui découle de la tension du sujet et à laquelle le plan répond.

Démarche
  1. Partir de la tension repérée dans l'analyse des termes.
  2. Formuler une question unique, non réductible à oui/non.

RéponseDans quelle mesure le tourisme est-il une chance pour le patrimoine et à quelles conditions devient-il une menace ?

CProposer un plan détaillé (parties, arguments, exemples).Touche pour voir la correction

À retenir Un plan organise la réponse à la problématique : trois parties équilibrées, chacune avec des arguments et des exemples précis (dates, lieux, acteurs).

Démarche
  1. I. Un atout : financement de la restauration et de la gestion, développement local, sensibilisation du public, valorisation et image (sites inscrits à l'UNESCO attractifs, Angkor, Machu Picchu).
  2. II. Un risque : surfréquentation (Venise), dégradations, pressions immobilières, standardisation, conflits avec les habitants ; sites fermés ou limités (Maya Bay en Thaïlande).
  3. III. Gérer : quotas, tarification, tourisme durable, étalement des flux, rôle de l'UNESCO et des collectivités, implication des populations locales.

RéponseI. Un atout économique et culturel → II. Des menaces de surfréquentation → III. Gérer le tourisme.

Piège Ne pas faire un plan oui/non sans articuler : montrer que le même phénomène est bénéfique ou nuisible selon sa gestion.

DRédiger l'introduction.Touche pour voir la correction

À retenir Une introduction comprend : accroche, définition des termes, problématique, annonce du plan.

Démarche
  1. Rédaction possible : Chaque année, des millions de visiteurs affluent à Venise ou à Angkor : le tourisme est la première ressource de nombreux sites patrimoniaux. Le patrimoine, ensemble de biens hérités à transmettre, a besoin de moyens, que le tourisme peut fournir ; mais il peut aussi le dégrader. Le tourisme est-il un atout pour le patrimoine ? Nous verrons d'abord les bénéfices, puis les risques, enfin les moyens de gérer cette tension.

RéponseChaque année, des millions de visiteurs affluent à Venise ou à Angkor : le tourisme est la première ressource de nombreux sites patrimoniaux. Le patrimoine, ensemble de biens hérités à transmettre, a besoin de moyens, que le tourisme peut fournir ; mais il peut aussi le dégrader. Le tourisme est-il un atout pour le patrimoine ? Nous verrons d'abord les bénéfices, puis les risques, enfin les moyens de gérer cette tension.

ERédiger la conclusion.Touche pour voir la correction

À retenir La conclusion répond clairement à la problématique, résume la démonstration et propose une ouverture.

Démarche
  1. Rédaction possible : Le tourisme est un atout pour le patrimoine à condition d'être régulé : source de financement, de valorisation et de développement local, il devient une menace en cas de surfréquentation (Venise, Maya Bay) ; la gestion (quotas, tarification, étalement des flux, implication des habitants) fait la différence. Ouverture : le tourisme durable.

RéponseLe tourisme est un atout pour le patrimoine à condition d'être régulé : source de financement, de valorisation et de développement local, il devient une menace en cas de surfréquentation (Venise, Maya Bay) ; la gestion (quotas, tarification, étalement des flux, implication des habitants) fait la différence. Ouverture : le tourisme durable.

Exercice 3 : Étude critique de document : L'environnement, entre exploitation et protection10 points

Consigne : montrer que des transformations environnementales majeures sont en cours et qu'elles conduisent les sociétés à réagir, à partir d'un extrait de La Documentation photographique (2023). Un seul document textuel.

1Présenter le document et la consigne : « montrer que des transformations environnementales majeures sont en cours et qu'elles conduisent les sociétés à réagir ».Touche pour voir la correction

À retenir Présenter : auteur, date, source, thème.

Démarche
  1. Nature : extrait de La Documentation photographique n° 8153 (CNRS, 2023), « L'Anthropocène », par la géographe Magali Reghezza-Zitt.
  2. Contexte : en juillet 2023, un groupe de travail propose le lac Crawford (Canada) comme site de référence pour une nouvelle ère géologique.
  3. Thème : les bouleversements environnementaux et les réponses politiques.

RéponseTexte d'une géographe (2023) sur l'anthropocène et ses conséquences pour les sociétés.

2Quelles transformations environnementales majeures le document décrit-il ?Touche pour voir la correction

À retenir Relever les données chiffrées et les faits.

Démarche
  1. Lac Crawford : sédiments qui témoignent de la perturbation par l'humanité (charbon, pétrole, résidus atomiques, microplastiques).
  2. CO2 : plus de 420 ppm, soit 65 % de plus que durant l'Holocène (260 ppm).
  3. Température : le rythme actuel dépasse largement celui de la dernière déglaciation (de +1 à +1,5 °C par millénaire), puisque plus de 1 °C a été atteint en moins de 200 ans.
  4. Extinction des espèces : 100 à 1 000 fois plus rapide que le taux moyen.
  5. Caractère inédit et déjà irréversible pour certaines perturbations.

RéponseHausse du CO2, réchauffement rapide, effondrement de la biodiversité : une perturbation planétaire sans précédent à l'échelle humaine.

Vérification Les valeurs (420 ppm, 260 ppm, 65 %, 100 à 1 000 fois) sont celles du document et se citent telles quelles. Le rapport 420/260 donne ≈ +62 % : le texte écrit « 65 % », valeur du document à reprendre sans la modifier.

Piège Le groupe de travail a proposé le lac Crawford comme site de référence en 2023, mais la proposition de faire de l'anthropocène une époque géologique officielle n'a pas été validée par les instances de la stratigraphie en 2024 ; le document n'en parle pas, il ne faut donc pas l'attribuer au texte.

3Comment les sociétés réagissent-elles (document et connaissances) ?Touche pour voir la correction

À retenir Relever ce que dit le texte et le compléter.

Démarche
  1. Document : les États sont « de moins en moins capables de protéger leurs populations » ; la gestion exige des négociations multilatérales, dans des rapports de force asymétriques.
  2. Remise en cause du récit du progrès infini : risques menaçant égalité et liberté.
  3. Connaissances : GIEC (1988), sommet de Rio (1992), protocole de Kyoto (1997), accord de Paris (2015) ; transition énergétique ; mobilisations citoyennes ; mesures d'adaptation.
  4. Limites : divisions des États-nations, souveraineté, inégalités Nord/Sud.

RéponseLes sociétés réagissent par la négociation multilatérale, la transition énergétique et l'adaptation, mais se heurtent à la division en États souverains.

4Plan détaillé.Touche pour voir la correction

À retenir Un plan en deux ou trois parties.

Démarche
  1. I. Des transformations majeures et rapides (anthropocène, climat, biodiversité).
  2. II. Des menaces globales qui dépassent les États.
  3. III. Des réponses multilatérales et locales, encore limitées.

RéponseI. Des transformations majeures → II. Des menaces globales → III. Des réponses limitées.

5Rédiger l'introduction.Touche pour voir la correction

À retenir Contexte, document, problématique, annonce du plan.

Démarche
  1. Rédaction possible : En juillet 2023, un groupe de chercheurs de la Commission internationale de stratigraphie désigne le lac Crawford, au Canada, comme site témoin du passage à une nouvelle ère géologique, l'anthropocène. Le texte de la géographe Magali Reghezza-Zitt (La Documentation photographique, 2023) décrit les transformations environnementales majeures qui caractérisent cette ère et les difficultés que rencontrent les sociétés pour y répondre. Quelles sont ces transformations et comment les sociétés réagissent-elles ? Nous verrons d'abord leur ampleur, puis leurs conséquences pour les États, enfin les réponses apportées et leurs limites.

RéponseEn juillet 2023, un groupe de chercheurs de la Commission internationale de stratigraphie désigne le lac Crawford, au Canada, comme site témoin du passage à une nouvelle ère géologique, l'anthropocène. Le texte de la géographe Magali Reghezza-Zitt (La Documentation photographique, 2023) décrit les transformations environnementales majeures qui caractérisent cette ère et les difficultés que rencontrent les sociétés pour y répondre. Quelles sont ces transformations et comment les sociétés réagissent-elles ? Nous verrons d'abord leur ampleur, puis leurs conséquences pour les États, enfin les réponses apportées et leurs limites.

6Rédiger la conclusion.Touche pour voir la correction

À retenir La conclusion répond clairement à la problématique ou à la consigne, résume la démonstration en quelques phrases et propose une ouverture.

Démarche
  1. Rédaction possible : Le document montre que l'humanité est devenue un agent géologique et que les transformations environnementales de l'anthropocène (climat, biodiversité) sont rapides et inédites à l'échelle de l'histoire humaine. Les sociétés réagissent par la négociation multilatérale, la transition énergétique et l'adaptation, mais se heurtent aux souverainetés des États et aux inégalités. Ouverture : la justice climatique et le rôle des acteurs non étatiques.

RéponseLe document montre que l'humanité est devenue un agent géologique et que les transformations environnementales de l'anthropocène (climat, biodiversité) sont rapides et inédites à l'échelle de l'histoire humaine. Les sociétés réagissent par la négociation multilatérale, la transition énergétique et l'adaptation, mais se heurtent aux souverainetés des États et aux inégalités. Ouverture : la justice climatique et le rôle des acteurs non étatiques.

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