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Bac 2025

Histoire-Géographie – Asie 2025 – Sujet 1 : correction détaillée

Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques (HGGSP) · spécialité · 4 h · coefficient 16 · dissertation (au choix) 10 pts + étude critique 10 pts

Corrigé

Correction rédigée par l'équipe BAC Révision, non officielle. Les énoncés sont reformulés avec leurs données : refais toujours les calculs et compare avec ton professeur.

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Exercice 1 : Dissertation 1 : Les acteurs de la conquête spatiale, entre rivalités et coopérations.10 points

Sujet de dissertation 1 : « Les acteurs de la conquête spatiale, entre rivalités et coopérations. ». Le candidat en traite un seul des deux sujets ; la correction propose les deux.

AAnalyser les termes du sujet : « Les acteurs de la conquête spatiale, entre rivalités et coopérations. »Touche pour voir la correction

À retenir Un sujet de dissertation se lit mot à mot : on définit les termes, on repère les bornes (temps, espace) et la tension qui fait problème.

Démarche
  1. « Conquête spatiale » : exploration et utilisation de l'espace extra-atmosphérique (orbites, Lune, planètes) depuis 1957.
  2. « Acteurs » : États (États-Unis, URSS puis Russie, Chine, Inde, Europe, Japon), agences (NASA, Roscosmos, ESA, CNSA, ISRO), entreprises privées (SpaceX, Blue Origin, Arianespace), organisations (ONU).
  3. « Rivalités » et « coopérations » : le sujet demande de montrer que les deux logiques coexistent.
  4. Bornes : de 1957 (Spoutnik) à aujourd'hui ; échelle mondiale.

RéponseDéfinir chaque terme, fixer les bornes chronologiques et spatiales, repérer la tension du sujet.

BFormuler la problématique du sujet.Touche pour voir la correction

À retenir La problématique est une question qui découle de la tension du sujet et à laquelle le plan répond.

Démarche
  1. Partir de la tension repérée dans l'analyse des termes.
  2. Formuler une question unique, non réductible à oui/non.

RéponseComment les différents acteurs de la conquête spatiale se partagent-ils entre rivalités et coopérations, et comment cet équilibre a-t-il évolué ?

CProposer un plan détaillé (parties, arguments, exemples).Touche pour voir la correction

À retenir Un plan organise la réponse à la problématique : trois parties équilibrées, chacune avec des arguments et des exemples précis (dates, lieux, acteurs).

Démarche
  1. I. La guerre froide : une rivalité de deux superpuissances : Spoutnik (4 octobre 1957), Gagarine (12 avril 1961), Apollo 11 (20 juillet 1969) ; mais aussi premières coopérations (mission Apollo-Soyouz, 1975) et traité de l'espace de 1967.
  2. II. Un monde multipolaire : de nouveaux États spatiaux (Europe avec l'ESA créée en 1975, Chine avec sa station Tiangong, Inde avec Chandrayaan-3 en 2023, Japon) ; coopération autour de la Station spatiale internationale (depuis 1998) mais rivalités (programme Artemis et accords Artemis ; projet de station lunaire sino-russe) ; militarisation (tests antisatellites).
  3. III. L'essor des acteurs privés (« New Space ») : SpaceX (créée en 2002), lanceurs réutilisables, constellations de satellites ; rapports nouveaux avec les États (contrats, dépendances), enjeux de régulation (débris, ressources lunaires).

RéponseI. Une rivalité bipolaire mêlée de coopération → II. Un monde multipolaire entre coopérations et concurrence → III. L'essor des acteurs privés.

Piège Ne pas se limiter à la course à la Lune : le sujet porte sur tous les acteurs, y compris privés et européens.

DRédiger l'introduction.Touche pour voir la correction

À retenir Une introduction comprend : accroche, définition des termes, problématique, annonce du plan.

Démarche
  1. Rédaction possible : Le 4 octobre 1957, le lancement de Spoutnik par l'URSS ouvre l'ère de la conquête spatiale et fait de l'espace un terrain de rivalité entre les deux superpuissances. Depuis, les acteurs se sont multipliés : États, agences, organisations internationales et entreprises privées. Entre rivalités et coopérations, comment leurs rapports ont-ils évolué ? Nous verrons d'abord la rivalité de la guerre froide, puis un monde multipolaire, enfin l'essor des acteurs privés.

RéponseLe 4 octobre 1957, le lancement de Spoutnik par l'URSS ouvre l'ère de la conquête spatiale et fait de l'espace un terrain de rivalité entre les deux superpuissances. Depuis, les acteurs se sont multipliés : États, agences, organisations internationales et entreprises privées. Entre rivalités et coopérations, comment leurs rapports ont-ils évolué ? Nous verrons d'abord la rivalité de la guerre froide, puis un monde multipolaire, enfin l'essor des acteurs privés.

ERédiger la conclusion.Touche pour voir la correction

À retenir La conclusion répond clairement à la problématique, résume la démonstration et propose une ouverture.

Démarche
  1. Rédaction possible : La conquête spatiale a toujours combiné rivalités et coopérations : à la bipolarité de la guerre froide, où la course à la Lune s'accompagnait déjà d'Apollo-Soyouz et du traité de 1967, a succédé un monde multipolaire où coopèrent et s'affrontent États, agences et entreprises privées. Ouverture : la régulation de l'exploitation des ressources lunaires et de l'encombrement des orbites.

RéponseLa conquête spatiale a toujours combiné rivalités et coopérations : à la bipolarité de la guerre froide, où la course à la Lune s'accompagnait déjà d'Apollo-Soyouz et du traité de 1967, a succédé un monde multipolaire où coopèrent et s'affrontent États, agences et entreprises privées. Ouverture : la régulation de l'exploitation des ressources lunaires et de l'encombrement des orbites.

Exercice 2 : Dissertation 2 : Le patrimoine, enjeu de tensions entre différents acteurs.10 points

Sujet de dissertation 2 : « Le patrimoine, enjeu de tensions entre différents acteurs. ». Le candidat en traite un seul des deux sujets ; la correction propose les deux.

AAnalyser les termes du sujet : « Le patrimoine, enjeu de tensions entre différents acteurs. »Touche pour voir la correction

À retenir Un sujet de dissertation se lit mot à mot : on définit les termes, on repère les bornes (temps, espace) et la tension qui fait problème.

Démarche
  1. « Patrimoine » : biens matériels et immatériels hérités et à transmettre.
  2. « Acteurs » : États, UNESCO, collectivités locales, populations, ONG, entreprises touristiques, groupes armés.
  3. « Tensions » : conflits d'intérêts, de valeurs ou d'usage, jusqu'aux conflits armés.
  4. Bornes : XXe-XXIe siècles, échelle mondiale.

RéponseDéfinir chaque terme, fixer les bornes chronologiques et spatiales, repérer la tension du sujet.

BFormuler la problématique du sujet.Touche pour voir la correction

À retenir La problématique est une question qui découle de la tension du sujet et à laquelle le plan répond.

Démarche
  1. Partir de la tension repérée dans l'analyse des termes.
  2. Formuler une question unique, non réductible à oui/non.

RéponseEn quoi la reconnaissance, la mise en valeur et la protection du patrimoine suscitent-elles des tensions entre ses différents acteurs ?

CProposer un plan détaillé (parties, arguments, exemples).Touche pour voir la correction

À retenir Un plan organise la réponse à la problématique : trois parties équilibrées, chacune avec des arguments et des exemples précis (dates, lieux, acteurs).

Démarche
  1. I. Une diversité d'acteurs et de logiques : UNESCO et convention de 1972, États (candidatures, souveraineté), collectivités, habitants, entreprises, associations.
  2. II. Des tensions autour de la mise en valeur : tourisme et préservation (Venise, Angkor), aménagement (déclassement de la vallée de l'Elbe à Dresde en 2009), usages identitaires et politiques (temple de Preah Vihear, objet d'un différend entre le Cambodge et la Thaïlande porté devant la Cour internationale de justice), restitutions d'œuvres.
  3. III. Des tensions armées et des régulations : destructions volontaires (Bâmiyân en 2001, Tombouctou en 2012, Palmyre en 2015), protection juridique (convention de La Haye de 1954), justice internationale (CPI, condamnation d'Al Mahdi en 2016).

RéponseI. Des acteurs aux logiques différentes → II. Des tensions autour des usages → III. Des conflits armés et des régulations.

Piège Citer précisément des acteurs (pas seulement « des États ») pour chaque tension.

DRédiger l'introduction.Touche pour voir la correction

À retenir Une introduction comprend : accroche, définition des termes, problématique, annonce du plan.

Démarche
  1. Rédaction possible : En 2015, les destructions du site de Palmyre par le groupe État islamique ont rappelé que le patrimoine, c'est-à-dire l'ensemble des biens hérités à transmettre, peut être la cible de conflits. Il est aussi un enjeu pour des acteurs multiples : États, UNESCO, collectivités, populations, entreprises. En quoi le patrimoine est-il un enjeu de tensions entre ces acteurs ? Nous verrons la diversité des acteurs, puis les tensions autour des usages, enfin les conflits armés et les régulations.

RéponseEn 2015, les destructions du site de Palmyre par le groupe État islamique ont rappelé que le patrimoine, c'est-à-dire l'ensemble des biens hérités à transmettre, peut être la cible de conflits. Il est aussi un enjeu pour des acteurs multiples : États, UNESCO, collectivités, populations, entreprises. En quoi le patrimoine est-il un enjeu de tensions entre ces acteurs ? Nous verrons la diversité des acteurs, puis les tensions autour des usages, enfin les conflits armés et les régulations.

ERédiger la conclusion.Touche pour voir la correction

À retenir La conclusion répond clairement à la problématique, résume la démonstration et propose une ouverture.

Démarche
  1. Rédaction possible : Le patrimoine est bien un enjeu de tensions entre des acteurs variés (États, UNESCO, collectivités, habitants, entreprises) : tensions d'usage autour du tourisme et de l'aménagement, tensions identitaires et politiques, jusqu'aux destructions volontaires en temps de guerre. Des régulations existent (convention de 1972, convention de La Haye de 1954, justice pénale internationale), mais leur efficacité reste limitée. Ouverture : le rôle des populations locales dans la gestion.

RéponseLe patrimoine est bien un enjeu de tensions entre des acteurs variés (États, UNESCO, collectivités, habitants, entreprises) : tensions d'usage autour du tourisme et de l'aménagement, tensions identitaires et politiques, jusqu'aux destructions volontaires en temps de guerre. Des régulations existent (convention de 1972, convention de La Haye de 1954, justice pénale internationale), mais leur efficacité reste limitée. Ouverture : le rôle des populations locales dans la gestion.

Exercice 3 : Étude critique de documents : Histoire et mémoires, le jugement des crimes de masse depuis Nuremberg10 points

Consigne : montrer l'évolution du jugement des crimes de masse et génocides depuis Nuremberg à partir d'un texte sur la justice rwandaise et d'une photographie du procès Eichmann.

Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Document 2 : salle d'audience du procès Eichmann, 13 décembre 1961. Ils sont affichés avec la correction dans l'application.

1Présenter les documents et la consigne : « montrer l'évolution du jugement des crimes de masse et génocides depuis Nuremberg ».Touche pour voir la correction

À retenir Présenter : nature, auteur, date ; puis lien avec la consigne.

Démarche
  1. Document 1 : texte de l'historienne Ornella Rovetta (2024), sur le TPIR, les juridictions gacaca et le rôle des archives et des historiens.
  2. Document 2 : photographie de la salle d'audience du procès Eichmann, le 13 décembre 1961 (archives de Yad Vashem).
  3. Consigne : montrer une évolution : de Nuremberg aux juridictions du Rwanda.

RéponseUn texte sur la justice rwandaise et internationale (2024) et une photographie du procès Eichmann (1961).

2Document 1 : que dit le texte sur la justice après le génocide des Tutsi ?Touche pour voir la correction

À retenir On relève les institutions et les idées essentielles.

Démarche
  1. Trois phases : 1994-2001 (TPIR et justice rwandaise, loi de 1996) ; 2001-2012 (juridictions gacaca, tribunaux de proximité « sur le gazon », plus d'un million de dossiers) ; après 2012 (poursuites devant des instances nationales, au Rwanda et en Europe).
  2. Compétence universelle : les tribunaux européens peuvent juger des violations graves du droit international où qu'elles aient été commises.
  3. Justice et historiens travaillent « en parallèle » ; les archives du TPIR sont des sources.
  4. Nuremberg reste « gravé dans la mémoire collective » ; le TPIR est « vingt fois plus long » mais n'a pas eu son rôle ; il a du mal à fermer.

RéponseUne justice pluraliste (internationale, de proximité, nationale), appuyée sur les historiens, mais qui n'atteint pas l'aura de Nuremberg.

Vérification Les trois phases et les chiffres (« plus d'un million de dossiers », 2001-2012) viennent du texte.

3Document 2 : que montre la photographie du procès Eichmann ?Touche pour voir la correction

À retenir Décrire d'abord, interpréter ensuite.

Démarche
  1. Description : une salle d'audience ; l'accusé est dans une cabine vitrée, gardé par des policiers ; les juges sont au fond sous l'emblème d'Israël ; au premier plan, un public nombreux.
  2. Interprétation : un procès public, solennel et ouvert à la société ; un État juge un responsable de la Shoah.
  3. Contexte (connaissances) : Eichmann, enlevé en Argentine en 1960, est jugé à Jérusalem en 1961 et condamné à mort ; le procès, médiatisé, donne la parole aux témoins.

RéponseUn procès public et très encadré par lequel Israël juge un responsable de la Shoah devant un public.

Vérification Description d'après la photographie ; les éléments sur Eichmann viennent des connaissances (1960-1962).

4Quelle évolution depuis Nuremberg (plan et connaissances) ?Touche pour voir la correction

À retenir Une évolution se montre par des étapes avec dates et caractères.

Démarche
  1. Nuremberg (1945-1946) et Tokyo (1946-1948) : tribunaux militaires internationaux des vainqueurs, qui définissent les crimes contre la paix, les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité ; justice internationale ponctuelle.
  2. Procès Eichmann (1961) : justice nationale, qui met les victimes et les témoins au cœur du procès.
  3. Années 1990 : tribunaux pénaux internationaux ad hoc (ex-Yougoslavie 1993, Rwanda 1994) ; création de la Cour pénale internationale (statut de Rome 1998, entrée en vigueur 2002).
  4. Juridictions de proximité (gacaca) et compétence universelle : justice plus diversifiée.
  5. Historiens et archives : le jugement s'appuie de plus en plus sur l'expertise historique.

RéponseD'une justice des vainqueurs ponctuelle (Nuremberg) à une justice internationale permanente (CPI), complétée par des justices nationales et de proximité.

Piège Ne pas dire que Nuremberg a jugé le génocide des Juifs : le mot « génocide » n'était pas dans le statut ; ce sont les crimes contre l'humanité qui ont été jugés.

5Plan et introduction rédigée.Touche pour voir la correction

À retenir Un plan chronologique convient à une consigne d'évolution.

Démarche
  1. I. Nuremberg et Eichmann : des procès fondateurs.
  2. II. Les tribunaux internationaux des années 1990 et la CPI.
  3. III. La diversification de la justice (gacaca, compétence universelle) et le rôle des historiens.
  4. Rédaction possible : En 1945-1946, le procès de Nuremberg instaure une justice pénale internationale pour juger les crimes nazis. Depuis, les formes du jugement des crimes de masse et des génocides ont beaucoup changé. Les deux documents, un texte de l'historienne Ornella Rovetta (2024) sur la justice rendue après le génocide des Tutsi au Rwanda et une photographie du procès Eichmann (Jérusalem, 1961), en éclairent les étapes. Comment le jugement des crimes de masse et des génocides a-t-il évolué depuis Nuremberg ? Nous verrons d'abord les procès fondateurs, puis la construction d'une justice pénale internationale, enfin la diversification des formes de justice et le rôle croissant des historiens.

RéponsePlan : I. Des procès fondateurs ; II. Des tribunaux internationaux ; III. Une justice diversifiée et éclairée par l'histoire.

6Rédiger la conclusion.Touche pour voir la correction

À retenir La conclusion répond clairement à la problématique ou à la consigne, résume la démonstration en quelques phrases et propose une ouverture.

Démarche
  1. Rédaction possible : Du procès de Nuremberg à la justice rwandaise, le jugement des crimes de masse et des génocides a évolué : d'une justice internationale ponctuelle rendue par les vainqueurs, on est passé à des tribunaux pénaux internationaux ad hoc puis à une Cour permanente, complétés par des justices nationales, de proximité et par la compétence universelle, de plus en plus éclairées par le travail des historiens. Cette justice reste toutefois limitée dans sa portée et sa durée. Ouverture : la place de la Cour pénale internationale dans les conflits actuels.

RéponseDu procès de Nuremberg à la justice rwandaise, le jugement des crimes de masse et des génocides a évolué : d'une justice internationale ponctuelle rendue par les vainqueurs, on est passé à des tribunaux pénaux internationaux ad hoc puis à une Cour permanente, complétés par des justices nationales, de proximité et par la compétence universelle, de plus en plus éclairées par le travail des historiens. Cette justice reste toutefois limitée dans sa portée et sa durée. Ouverture : la place de la Cour pénale internationale dans les conflits actuels.

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