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Bac 2025
Bac 2025 – Histoire-Géographie (HGGSP) – Métropole – Sujet 2 (remplacement) : correction détaillée
Spécialité HGGSP · 4 heures · dissertation 10 pts + étude critique 10 pts
CorrigéCorrection rédigée par l'équipe BAC Révision, non officielle. Les énoncés sont reformulés avec leurs données : refais toujours les calculs et compare avec ton professeur.
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Ouvrir le sujet dans l'application gratuiteExercice 1 : Dissertation 1 : La mise en valeur du patrimoine en France : acteurs et débats10 points
Le candidat choisit UNE seule des deux dissertations (10 points), plus l'étude critique de document(s) (10 points). Les deux sont corrigées ici.
1.1 Analyser le sujetSujet : « La mise en valeur du patrimoine en France : acteurs et débats ». Définir les termes, délimiter le sujet dans le temps et l'espace, formuler la problématique.Touche pour voir la correction
À retenir Une dissertation commence par l'analyse des termes du sujet : définitions, bornes chronologiques et spatiales, tension à résoudre, puis problématique.
- Patrimoine : ensemble des biens, matériels (monuments, sites, œuvres) et immatériels (savoir-faire, pratiques, traditions), hérités et jugés dignes d'être transmis.
- Mise en valeur : protéger, restaurer, faire connaître, rendre accessible et utiliser le patrimoine (tourisme, éducation, développement local).
- Cadre : la France, avec des échelles locale, nationale et mondiale (UNESCO) ; de la Révolution à nos jours, surtout depuis les années 1960-1980.
- Tension à résoudre : conserver et ouvrir au public, transmettre et rentabiliser.
RéponseQui met en valeur le patrimoine en France, par quels moyens, et quels débats et tensions cette mise en valeur suscite-t-elle ?
1.2 Construire le planProposer un plan détaillé en trois parties avec les arguments et les exemples.Touche pour voir la correction
À retenir Chaque partie répond à la problématique par une idée directrice, étayée par des exemples datés et localisés ; les transitions montrent la progression.
- I. Un patrimoine élargi, des acteurs multiples : État : loi sur les monuments historiques (1913), ministère des Affaires culturelles (1959, Malraux), Journées du patrimoine (1984, devenues européennes) ; collectivités territoriales, associations et fondations (Fondation du patrimoine, 1996), mécènes, habitants ; UNESCO : convention de 1972, listes du patrimoine mondial et du patrimoine immatériel (repas gastronomique des Français, 2010).
- II. Des moyens de protection et de valorisation : classement et inscription, secteurs sauvegardés, labels, financement (Loto du patrimoine en 2018) ; musées, tourisme, numérique ; rôle économique : emplois, attractivité des territoires.
- III. Des débats et des tensions : quoi conserver et pour qui : patrimoine industriel, colonial, mémoires difficiles ; surfréquentation et marchandisation (Mont-Saint-Michel), financement ; reconstruction (Notre-Dame, 2019), restitution des œuvres issues de la colonisation (trésors d'Abomey rendus au Bénin en 2021).
RéponsePlan en trois parties : I. Un patrimoine élargi, des acteurs multiples / II. Des moyens de protection et de valorisation / III. Des débats et des tensions.
1.3 Rédiger l'introductionRédiger l'introduction complète (accroche, définitions, problématique, annonce du plan).Touche pour voir la correction
À retenir Introduction : amorce, définition des termes, problématique, annonce du plan, en un seul paragraphe continu.
- Rédaction possible : Le 15 avril 2019, l'incendie de Notre-Dame de Paris a suscité une émotion mondiale et un débat sur la manière de reconstruire. Le patrimoine, c'est-à-dire l'ensemble des biens matériels et immatériels hérités et jugés dignes d'être transmis, est en France l'objet d'une politique ancienne de protection et de mise en valeur. Qui met en valeur le patrimoine en France, par quels moyens, et quels débats cette mise en valeur suscite-t-elle ? Nous verrons d'abord des acteurs multiples, puis leurs moyens, enfin les débats et tensions.
RéponseLe 15 avril 2019, l'incendie de Notre-Dame de Paris a suscité une émotion mondiale et un débat sur la manière de reconstruire. Le patrimoine, c'est-à-dire l'ensemble des biens matériels et immatériels hérités et jugés dignes d'être transmis, est en France l'objet d'une politique ancienne de protection et de mise en valeur. Qui met en valeur le patrimoine en France, par quels moyens, et quels débats cette mise en valeur suscite-t-elle ? Nous verrons d'abord des acteurs multiples, puis leurs moyens, enfin les débats et tensions.
1.4 ConclureRédiger la conclusion.Touche pour voir la correction
À retenir Conclusion : répondre clairement à la problématique, résumer la démarche, proposer une ouverture.
- Rédaction possible : La mise en valeur du patrimoine en France repose sur un partenariat entre l'État, les collectivités, les associations et les citoyens, avec des outils variés. Elle reste traversée de débats sur les choix, les financements, l'usage touristique et les mémoires que le patrimoine porte.
RéponseLa mise en valeur du patrimoine en France repose sur un partenariat entre l'État, les collectivités, les associations et les citoyens, avec des outils variés. Elle reste traversée de débats sur les choix, les financements, l'usage touristique et les mémoires que le patrimoine porte.
Exercice 2 : Dissertation 2 : Le contrôle de la connaissance des années 1950 à nos jours : un enjeu de puissance10 points
Le candidat choisit UNE seule des deux dissertations (10 points), plus l'étude critique de document(s) (10 points). Les deux sont corrigées ici.
2.1 Analyser le sujetSujet : « Le contrôle de la connaissance des années 1950 à nos jours : un enjeu de puissance ». Définir les termes, délimiter le sujet dans le temps et l'espace, formuler la problématique.Touche pour voir la correction
À retenir Une dissertation commence par l'analyse des termes du sujet : définitions, bornes chronologiques et spatiales, tension à résoudre, puis problématique.
- Connaissance : savoirs scientifiques et techniques, information, données et moyens de les produire, d'y accéder et de les diffuser.
- Contrôler : produire, protéger, orienter, restreindre ou s'approprier la connaissance (brevets, secret, censure, espionnage, normes).
- Enjeu de puissance : la maîtrise du savoir donne un avantage militaire, économique, politique et culturel.
- Bornes : guerre froide (années 1950) jusqu'à l'ère du numérique et de l'intelligence artificielle ; sujet large, à délimiter dès l'introduction.
RéponseEn quoi le contrôle de la connaissance (savoirs scientifiques, informations, données, techniques) est-il devenu, depuis les années 1950, un instrument central de la puissance, et comment les acteurs cherchent-ils à le maîtriser ?
Piège Le sujet est large et ambigu : bien préciser en introduction le sens retenu pour « connaissance ».
2.2 Construire le planProposer un plan détaillé en trois parties avec les arguments et les exemples.Touche pour voir la correction
À retenir Chaque partie répond à la problématique par une idée directrice, étayée par des exemples datés et localisés ; les transitions montrent la progression.
- I. La guerre froide : le savoir comme arme : course aux armements et à l'espace : Spoutnik (1957), Apollo (1969) ; espionnage scientifique et secret nucléaire ; création de la NASA en 1958 ; investissement des États dans la recherche.
- II. La mondialisation : savoir, économie et influence : propriété intellectuelle (accords ADPIC de l'OMC, 1994), brevets, universités et classements ; Internet (années 1990) et grandes entreprises du numérique, soft power culturel ; émergence de nouvelles puissances scientifiques (Chine, Inde).
- III. Le numérique : un contrôle de l'information et des données : censure et contrôle de l'information (pare-feu chinois), désinformation ; cyberespionnage, révélations de Snowden (2013) ; souveraineté numérique (RGPD 2018), rivalités autour de l'IA.
RéponsePlan en trois parties : I. La guerre froide : le savoir comme arme / II. La mondialisation : savoir, économie et influence / III. Le numérique : un contrôle de l'information et des données.
2.3 Rédiger l'introductionRédiger l'introduction complète (accroche, définitions, problématique, annonce du plan).Touche pour voir la correction
À retenir Introduction : amorce, définition des termes, problématique, annonce du plan, en un seul paragraphe continu.
- Rédaction possible : En 1957, le lancement de Spoutnik par l'URSS a provoqué aux États-Unis un choc scientifique et politique : la maîtrise des connaissances apparaissait comme une condition de la puissance. La connaissance, c'est-à-dire les savoirs scientifiques et techniques, l'information et les données, a depuis lors fait l'objet de stratégies de contrôle. En quoi est-elle devenue un enjeu de puissance et comment les acteurs cherchent-ils à la maîtriser ? Nous étudierons d'abord la guerre froide, puis la mondialisation du savoir, enfin le contrôle de l'information à l'ère numérique.
RéponseEn 1957, le lancement de Spoutnik par l'URSS a provoqué aux États-Unis un choc scientifique et politique : la maîtrise des connaissances apparaissait comme une condition de la puissance. La connaissance, c'est-à-dire les savoirs scientifiques et techniques, l'information et les données, a depuis lors fait l'objet de stratégies de contrôle. En quoi est-elle devenue un enjeu de puissance et comment les acteurs cherchent-ils à la maîtriser ? Nous étudierons d'abord la guerre froide, puis la mondialisation du savoir, enfin le contrôle de l'information à l'ère numérique.
2.4 ConclureRédiger la conclusion.Touche pour voir la correction
À retenir Conclusion : répondre clairement à la problématique, résumer la démarche, proposer une ouverture.
- Rédaction possible : Du secret nucléaire à la bataille des données, le contrôle de la connaissance est une constante de la puissance, mais ses formes se sont diversifiées : les États partagent désormais ce pouvoir avec des entreprises et des réseaux. L'enjeu actuel est de concilier souveraineté, libre circulation du savoir et libertés.
RéponseDu secret nucléaire à la bataille des données, le contrôle de la connaissance est une constante de la puissance, mais ses formes se sont diversifiées : les États partagent désormais ce pouvoir avec des entreprises et des réseaux. L'enjeu actuel est de concilier souveraineté, libre circulation du savoir et libertés.
Exercice 3 : Étude critique : faire la guerre et la paix au tournant du XXIe siècle10 points
Un seul document : un discours de Dominique de Villepin, ministre français des Affaires étrangères, prononcé à Londres le 27 mars 2003 sur « Le droit, la force et la justice ».
E1 Comprendre la consigne et présenter les documentsConsigne : En analysant le document et en vous appuyant sur vos connaissances, vous montrerez que la manière de faire la guerre et faire la paix change à la fin du XXe et au début du XXIe siècle.Touche pour voir la correction
À retenir Une étude critique commence par identifier chaque document (nature, auteur, date, destinataire, contexte) et par repérer les mots-clés de la consigne.
- Mots-clés de la consigne : manière de faire la guerre, faire la paix, change (réponse organisée à construire autour d'un changement entre la fin du XXe et le début du XXIe siècle).
- Document : discours de Dominique de Villepin, ministre des Affaires étrangères, devant l'IISS à Londres, 27 mars 2003 (discours politique, donc argumenté et engagé).
RéponseLa consigne demande de montrer un changement entre deux périodes : la fin du XXe siècle (fin de la guerre froide) et le début du XXIe (terrorisme, guerre d'Irak). Un seul document, un discours de 2003 : à croiser avec les connaissances.
E2 Analyser le documentQue dit le document sur le passage de la guerre froide à la période suivante, et quels changements décrit-il dans la manière de faire la guerre et la paix ?Touche pour voir la correction
À retenir Pour chaque document : nature et contexte, idées principales prélevées avec citations, intérêt et limites au regard de la consigne.
- Nature et contexte : discours politique (donc argumenté et engagé) prononcé à Londres le 27 mars 2003 par le ministre français des Affaires étrangères, quelques jours après le début de la guerre en Irak (20 mars 2003), à laquelle la France s'opposait ; l'auteur plaide pour le droit contre la force seule (le contexte est une connaissance extérieure au document).
- Avant 1989 : la dissuasion nucléaire assurait l'ordre (« l'ordre avait été assuré par la dissuasion nucléaire ») ; « la guerre aurait signifié l'échec de la dissuasion ».
- Après 1989 : « la force est redevenue une option » parce qu'elle « n'entraînait plus de dommages supérieurs aux gains » ; elle a pourtant été « peu employée » grâce à l'adhésion aux valeurs occidentales et à la modération des États-Unis (citation de Thucydide : seule la modération rend la puissance acceptable).
- Un « nouvel ordre » fondé sur le droit : des « normes collectives » contiennent la force « dans les limites de la responsabilité collective » ; succès : fin des agressions territoriales (1991 : Saddam Hussein chassé du Koweït), secours aux populations victimes, normes humanistes (respect de l'individu, défense des libertés).
- Limites : désarmement de l'Irak non obtenu autrement que par des sanctions qui ont frappé la population irakienne ; crises régionales sans règlement (Proche-Orient, Chypre, Sahara occidental, Cachemire).
- Rupture : « Le 11 septembre 2001 a mis fin à la période de construction d'un nouvel ordre mondial » ; entrée dans « l'ère du terrorisme de masse ».
RéponseL'auteur décrit un passage de la dissuasion nucléaire à un ordre où la force redevient possible mais encadrée par le droit, puis la rupture du terrorisme de masse ; faire la paix passe par des normes collectives et l'ONU, faire la guerre par des opérations légitimées, avec des limites.
Vérification le sujet imprime des numéros de ligne, qu'on peut utiliser pour citer.
E3 Confronter et construire le planConfronter les documents avec les connaissances et proposer le plan de la réponse organisée.Touche pour voir la correction
À retenir La réponse organisée suit un plan qui répond à la consigne : on mêle documents et connaissances, sans paraphraser.
- Partie 1 : de la dissuasion à la force légitimée : fin de la bipolarité, guerre du Golfe (1991, résolutions de l'ONU), interventions humanitaires (Somalie, ex-Yougoslavie, Kosovo 1999), justice pénale internationale (TPIY 1993, TPIR 1994, CPI).
- Partie 2 : de nouvelles manières de faire la paix : droit, normes, opérations de maintien et de consolidation de la paix, sanctions, rôle de l'ONU ; limites (Rwanda 1994, Srebrenica 1995, Proche-Orient).
- Partie 3 : une rupture : 11 septembre 2001, guerre contre le terrorisme, guerres d'Afghanistan (2001) et d'Irak (2003, sans résolution explicite), guerres asymétriques, remise en cause du multilatéralisme.
RéponsePlan : I. De la guerre froide à un nouvel ordre fondé sur le droit ; II. Faire la paix : normes, institutions et limites ; III. Le tournant du 11 septembre 2001 : terrorisme et guerre asymétrique.
E4 Rédiger l'introduction et la conclusionRédiger l'introduction et la conclusion de l'étude critique.Touche pour voir la correction
À retenir Introduction : contexte, présentation des documents, problématique tirée de la consigne, annonce du plan. Conclusion : réponse synthétique.
- Rédaction possible (introduction) : Au tournant du XXIe siècle, la fin de la guerre froide et les attentats du 11 septembre 2001 ont bouleversé la manière de faire la guerre et la paix. Le document est un discours prononcé en mars 2003 à Londres par Dominique de Villepin, ministre français des Affaires étrangères, sur le droit, la force et la justice. En quoi la manière de faire la guerre et la paix change-t-elle à cette période ? Nous verrons le passage de la dissuasion à un ordre fondé sur le droit, puis ses limites, enfin la rupture du 11 septembre.
- Rédaction possible (conclusion) : Entre la fin de la guerre froide et 2003, la force redevient possible mais cherche une légitimité par le droit et les institutions ; le terrorisme et la guerre d'Irak montrent les limites de cet ordre et ouvrent une période d'incertitude.
RéponseIntroduction : Au tournant du XXIe siècle, la fin de la guerre froide et les attentats du 11 septembre 2001 ont bouleversé la manière de faire la guerre et la paix. Le document est un discours prononcé en mars 2003 à Londres par Dominique de Villepin, ministre français des Affaires étrangères, sur le droit, la force et la justice. En quoi la manière de faire la guerre et la paix change-t-elle à cette période ? Nous verrons le passage de la dissuasion à un ordre fondé sur le droit, puis ses limites, enfin la rupture du 11 septembre. Conclusion : Entre la fin de la guerre froide et 2003, la force redevient possible mais cherche une légitimité par le droit et les institutions ; le terrorisme et la guerre d'Irak montrent les limites de cet ordre et ouvrent une période d'incertitude.
Vérification Le contexte du discours (guerre d'Irak commencée le 20 mars 2003, position française opposée) est une connaissance extérieure au document, correcte.
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