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Bac 2025

Bac 2025 – Histoire-Géographie (HGGSP) – Nouvelle-Calédonie – Sujet 1 : correction détaillée

Spécialité HGGSP · 4 heures · dissertation 10 pts + étude critique 10 pts

Corrigé

Correction rédigée par l'équipe BAC Révision, non officielle. Les énoncés sont reformulés avec leurs données : refais toujours les calculs et compare avec ton professeur.

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Exercice 1 : Dissertation 1 : Mers et océans : des espaces d'affrontements et de coopérations10 points

Le candidat choisit UNE seule des deux dissertations (10 points), plus l'étude critique de document(s) (10 points). Les deux sont corrigées ici.

1.1 Analyser le sujetSujet : « Mers et océans : des espaces d'affrontements et de coopérations ». Définir les termes, délimiter le sujet dans le temps et l'espace, formuler la problématique.Touche pour voir la correction

À retenir Une dissertation commence par l'analyse des termes du sujet : définitions, bornes chronologiques et spatiales, tension à résoudre, puis problématique.

Démarche
  1. Mers et océans : espaces maritimes qui couvrent environ 70 % de la surface du globe, voies de circulation, réservoirs de ressources et espaces de puissance.
  2. Affrontements : rivalités et conflits (revendications territoriales, pêche, piraterie, démonstrations navales).
  3. Coopérations : règles communes, organisations, accords et opérations menées ensemble.
  4. Cadre : monde contemporain, surtout depuis la convention de Montego Bay (1982) ; échelles mondiale, régionale (mer de Chine méridionale, Arctique, golfe d'Aden) et nationale.

RéponseDans quelle mesure les mers et océans, espaces de ressources et de circulation convoités, sont-ils à la fois le théâtre de rivalités et de coopérations entre les acteurs ?

1.2 Construire le planProposer un plan détaillé en trois parties avec les arguments et les exemples.Touche pour voir la correction

À retenir Chaque partie répond à la problématique par une idée directrice, étayée par des exemples datés et localisés ; les transitions montrent la progression.

Démarche
  1. I. Des espaces de ressources et de circulation convoités : environ 90 % du commerce mondial en volume transite par la mer ; détroits stratégiques (Ormuz, Malacca, Bab-el-Mandeb), canaux (Suez, Panama) ; ressources : hydrocarbures offshore, pêche, minerais, câbles sous-marins ; zones économiques exclusives de 200 milles (convention de Montego Bay, 1982, entrée en vigueur en 1994).
  2. II. Des espaces d'affrontements : mer de Chine méridionale : îles artificielles chinoises, revendications des « neuf traits », sentence de 2016 rejetée par Pékin ; piraterie (Somalie, golfe d'Aden) et trafics ; pêche illégale ; Arctique, mer Noire, mer de Chine orientale : compétitions pour les ressources et les routes.
  3. III. Des espaces de coopération, mais incomplète : droit de la mer, Organisation maritime internationale, Autorité internationale des fonds marins ; opérations conjointes : Atalante (Union européenne, depuis 2008) contre la piraterie ; Conseil de l'Arctique (1996) ; accord sur la haute mer (2023) ; limites : non-ratification américaine de la convention, non-respect des décisions.

RéponsePlan en trois parties : I. Des espaces de ressources et de circulation convoités / II. Des espaces d'affrontements / III. Des espaces de coopération, mais incomplète.

1.3 Rédiger l'introductionRédiger l'introduction complète (accroche, définitions, problématique, annonce du plan).Touche pour voir la correction

À retenir Introduction : amorce, définition des termes, problématique, annonce du plan, en un seul paragraphe continu.

Démarche
  1. Rédaction possible : Les mers et océans couvrent près de 70 % de la surface du globe et voient passer environ 90 % du commerce mondial en volume. Espaces de circulation, de ressources et de puissance, ils sont l'objet de convoitises. Dans quelle mesure sont-ils à la fois des espaces d'affrontements et de coopérations ? Nous montrerons d'abord qu'ils sont des espaces de ressources et de circulation convoités, puis des lieux d'affrontements, enfin des espaces où les acteurs coopèrent, avec des limites.

RéponseLes mers et océans couvrent près de 70 % de la surface du globe et voient passer environ 90 % du commerce mondial en volume. Espaces de circulation, de ressources et de puissance, ils sont l'objet de convoitises. Dans quelle mesure sont-ils à la fois des espaces d'affrontements et de coopérations ? Nous montrerons d'abord qu'ils sont des espaces de ressources et de circulation convoités, puis des lieux d'affrontements, enfin des espaces où les acteurs coopèrent, avec des limites.

1.4 ConclureRédiger la conclusion.Touche pour voir la correction

À retenir Conclusion : répondre clairement à la problématique, résumer la démarche, proposer une ouverture.

Démarche
  1. Rédaction possible : Mers et océans sont des espaces où coexistent rivalités et coopérations : les mêmes enjeux (ressources, routes) nourrissent à la fois les conflits et la nécessité de règles communes. Le droit de la mer fournit un cadre, mais son application dépend des rapports de force ; la haute mer et les fonds marins sont les nouveaux enjeux.

RéponseMers et océans sont des espaces où coexistent rivalités et coopérations : les mêmes enjeux (ressources, routes) nourrissent à la fois les conflits et la nécessité de règles communes. Le droit de la mer fournit un cadre, mais son application dépend des rapports de force ; la haute mer et les fonds marins sont les nouveaux enjeux.

Exercice 2 : Dissertation 2 : Pourquoi est-il difficile de conserver le patrimoine ?10 points

Le candidat choisit UNE seule des deux dissertations (10 points), plus l'étude critique de document(s) (10 points). Les deux sont corrigées ici.

2.1 Analyser le sujetSujet : « Pourquoi est-il difficile de conserver le patrimoine ? ». Définir les termes, délimiter le sujet dans le temps et l'espace, formuler la problématique.Touche pour voir la correction

À retenir Une dissertation commence par l'analyse des termes du sujet : définitions, bornes chronologiques et spatiales, tension à résoudre, puis problématique.

Démarche
  1. Patrimoine : héritage matériel et immatériel que l'on veut transmettre (monuments, sites naturels, savoir-faire, mémoire).
  2. Conserver : protéger, restaurer et transmettre en préservant l'authenticité et l'intégrité des biens.
  3. Difficulté : obstacles de plusieurs natures (usure, guerres, tourisme, argent, choix politiques et débats).
  4. Cadre : monde contemporain, avec des exemples variés (UNESCO).

RéponseQuels obstacles matériels, humains, politiques et financiers rendent difficile la conservation du patrimoine, et comment les acteurs y répondent-ils ?

2.2 Construire le planProposer un plan détaillé en trois parties avec les arguments et les exemples.Touche pour voir la correction

À retenir Chaque partie répond à la problématique par une idée directrice, étayée par des exemples datés et localisés ; les transitions montrent la progression.

Démarche
  1. I. Des menaces matérielles et naturelles : vieillissement des matériaux, pollution, séismes, inondations, changement climatique ; érosion et montée des eaux (Venise, sites côtiers) ; patrimoine immatériel menacé de disparition (langues, savoir-faire).
  2. II. Des menaces humaines : guerres, pillages, tourisme : destructions volontaires : Bouddhas de Bamiyan (2001), Palmyre (2015), mausolées de Tombouctou (2012) ; pillages et trafic d'œuvres, urbanisation ; surfréquentation touristique (Venise, Angkor, Machu Picchu).
  3. III. Des obstacles politiques, financiers et des choix contestés : coût des restaurations, inégalités entre pays, rôle de l'UNESCO (convention de 1972, liste du patrimoine en danger) et des États ; que conserver et pour qui : patrimoine contesté, restitution des biens, mémoire difficile ; conflits entre conservation et développement.

RéponsePlan en trois parties : I. Des menaces matérielles et naturelles / II. Des menaces humaines : guerres, pillages, tourisme / III. Des obstacles politiques, financiers et des choix contestés.

2.3 Rédiger l'introductionRédiger l'introduction complète (accroche, définitions, problématique, annonce du plan).Touche pour voir la correction

À retenir Introduction : amorce, définition des termes, problématique, annonce du plan, en un seul paragraphe continu.

Démarche
  1. Rédaction possible : En 2015, le groupe État islamique faisait exploser des temples de Palmyre, site inscrit au patrimoine mondial de l'humanité. Le patrimoine, héritage matériel et immatériel que l'on souhaite transmettre, est pourtant fragile. Pourquoi est-il difficile de le conserver et comment les acteurs y répondent-ils ? Nous verrons d'abord les menaces matérielles et naturelles, puis les menaces humaines, enfin les obstacles politiques et financiers.

RéponseEn 2015, le groupe État islamique faisait exploser des temples de Palmyre, site inscrit au patrimoine mondial de l'humanité. Le patrimoine, héritage matériel et immatériel que l'on souhaite transmettre, est pourtant fragile. Pourquoi est-il difficile de le conserver et comment les acteurs y répondent-ils ? Nous verrons d'abord les menaces matérielles et naturelles, puis les menaces humaines, enfin les obstacles politiques et financiers.

2.4 ConclureRédiger la conclusion.Touche pour voir la correction

À retenir Conclusion : répondre clairement à la problématique, résumer la démarche, proposer une ouverture.

Démarche
  1. Rédaction possible : Conserver le patrimoine est difficile parce qu'il est exposé à l'usure, aux conflits, au tourisme de masse et aux choix politiques et financiers. Les acteurs (UNESCO, États, associations) mobilisent le droit et l'argent, mais la préservation reste inégale selon les pays et les époques.

RéponseConserver le patrimoine est difficile parce qu'il est exposé à l'usure, aux conflits, au tourisme de masse et aux choix politiques et financiers. Les acteurs (UNESCO, États, associations) mobilisent le droit et l'argent, mais la préservation reste inégale selon les pays et les époques.

Exercice 3 : Étude critique : l'historien et les mémoires de la guerre d'Algérie10 points

Un document : un entretien de l'historien Benjamin Stora (Le Monde, 17 février 2021), peu après la remise de son rapport au président de la République (20 janvier 2021).

E1 Comprendre la consigne et présenter les documentsConsigne : En analysant le document et en vous appuyant sur vos connaissances, répondez à la question suivante : pourquoi le travail des historiens de la guerre d'Algérie rencontre-t-il des difficultés ?Touche pour voir la correction

À retenir Une étude critique commence par identifier chaque document (nature, auteur, date, destinataire, contexte) et par repérer les mots-clés de la consigne.

Démarche
  1. Mots-clés de la consigne : travail des historiens, guerre d'Algérie, difficultés ; la question demande d'expliquer des causes (réponse organisée, appuyée sur le document et les connaissances).
  2. Document : entretien de Benjamin Stora, historien, avec Frédéric Bobin, Le Monde, 17 février 2021 (source secondaire, point de vue d'un spécialiste engagé dans le travail de mémoire).

RéponseUne question unique : il faut expliquer les causes des difficultés (archives, politique, mémoires, identités), avec des connaissances sur la guerre d'Algérie (1954-1962, accords d'Évian en 1962).

E2 Analyser le documentRelever dans le document les difficultés rencontrées par les historiens de la guerre d'Algérie.Touche pour voir la correction

À retenir Pour chaque document : nature et contexte, idées principales prélevées avec citations, intérêt et limites au regard de la consigne.

Démarche
  1. Parcours de l'auteur : de 1974 à 1990, travail d'historien sur les archives ; puis, dans les années 1990-2000, « travail de mémoire », dans la lignée de Pierre Nora et d'Henry Rousso.
  2. Premier obstacle : le décalage entre savoir et mémoires : « Pourquoi la mémoire des différents groupes saigne-t-elle toujours en dépit de cette masse de savoir académique ? » ; il y a « un problème dans les représentations, dans les imaginaires ».
  3. Deuxième obstacle, côté algérien : savoir historique non « autonome par rapport à l'État », travaux de Mohammed Harbi diffusés tardivement, sentiment que l'histoire a été « dissimulée ou confisquée ».
  4. Troisième obstacle : la « guerre des mémoires » entre pieds-noirs, fils d'immigrés et fils de harkis, qui a basculé dans « la fabrication d'identités » ; depuis les années 2000, une phase de « mémoires dangereuses », puis des « affrontements identitaires » ; les difficultés viennent désormais des petits-enfants (« fragmentations, désirs d'histoire et d'identité »).
  5. Conclusion de l'auteur : « on a déjà pris trop de retard dans l'examen » de l'histoire coloniale et de la guerre d'Algérie, mais « il n'est pas trop tard pour affronter ensemble ce nouveau défi ».

RéponseLes difficultés viennent de l'écart entre savoir historique et mémoires blessées, du contrôle politique de l'histoire en Algérie, de la concurrence des mémoires de groupes (pieds-noirs, harkis, immigrés) et de leur transformation en enjeux identitaires.

Vérification Ne pas confondre travail d'histoire (méthode, archives) et travail de mémoire (récits de groupes) : c'est le cœur du document.

E3 Confronter et construire le planConfronter les documents avec les connaissances et proposer le plan de la réponse organisée.Touche pour voir la correction

À retenir La réponse organisée suit un plan qui répond à la consigne : on mêle documents et connaissances, sans paraphraser.

Démarche
  1. Partie 1 : une histoire contrôlée et incomplète : accès difficile aux archives, histoire officielle en Algérie (rôle de l'État), diffusion tardive des travaux.
  2. Partie 2 : des mémoires multiples et conflictuelles : pieds-noirs, harkis, appelés du contingent, immigrés algériens, indépendantistes ; événements disputés (17 octobre 1961, massacre du 8 mai 1945 à Sétif, fusillade de la rue d'Isly en 1962) ; reconnaissance officielle du terme guerre d'Algérie en 1999.
  3. Partie 3 : des enjeux identitaires et politiques actuels : mémoires transmises aux nouvelles générations, instrumentalisations, rapport Stora (2021) et gestes mémoriels.

RéponsePlan : I. Des obstacles liés à la production du savoir (archives, contrôle de l'État) ; II. Des mémoires concurrentes qui brouillent l'histoire ; III. Des enjeux identitaires et politiques qui durent.

E4 Rédiger l'introduction et la conclusionRédiger l'introduction et la conclusion de l'étude critique.Touche pour voir la correction

À retenir Introduction : contexte, présentation des documents, problématique tirée de la consigne, annonce du plan. Conclusion : réponse synthétique.

Démarche
  1. Rédaction possible (introduction) : La guerre d'Algérie (1954-1962) reste un sujet sensible des deux côtés de la Méditerranée. Le document est un entretien de l'historien Benjamin Stora publié par Le Monde en février 2021, après la remise de son rapport au président de la République sur la réconciliation des mémoires. Pourquoi le travail des historiens de la guerre d'Algérie rencontre-t-il des difficultés ? Nous verrons d'abord les obstacles liés à la production du savoir, puis la concurrence des mémoires, enfin les enjeux identitaires et politiques.
  2. Rédaction possible (conclusion) : Le travail des historiens se heurte au contrôle politique de l'histoire, à la concurrence de mémoires blessées et à des enjeux identitaires ; l'enjeu est de faire dialoguer histoire et mémoires sans les confondre.

RéponseIntroduction : La guerre d'Algérie (1954-1962) reste un sujet sensible des deux côtés de la Méditerranée. Le document est un entretien de l'historien Benjamin Stora publié par Le Monde en février 2021, après la remise de son rapport au président de la République sur la réconciliation des mémoires. Pourquoi le travail des historiens de la guerre d'Algérie rencontre-t-il des difficultés ? Nous verrons d'abord les obstacles liés à la production du savoir, puis la concurrence des mémoires, enfin les enjeux identitaires et politiques. Conclusion : Le travail des historiens se heurte au contrôle politique de l'histoire, à la concurrence de mémoires blessées et à des enjeux identitaires ; l'enjeu est de faire dialoguer histoire et mémoires sans les confondre.

Vérification Repères hors document : Sétif (1945), 17 octobre 1961, fusillade de la rue d'Isly (1962), reconnaissance officielle du terme « guerre » (1999), rapport Stora (janvier 2021).

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