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Bac 2025

Bac 2025 – Histoire-Géographie (HGGSP) – Nouvelle-Calédonie – Sujet 2 : correction détaillée

Spécialité HGGSP · 4 heures · dissertation 10 pts + étude critique 10 pts

Corrigé

Correction rédigée par l'équipe BAC Révision, non officielle. Les énoncés sont reformulés avec leurs données : refais toujours les calculs et compare avec ton professeur.

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Exercice 1 : Dissertation 1 : Juger les crimes de masse depuis 194510 points

Le candidat choisit UNE seule des deux dissertations (10 points), plus l'étude critique de document(s) (10 points). Les deux sont corrigées ici.

1.1 Analyser le sujetSujet : « Juger les crimes de masse depuis 1945 ». Définir les termes, délimiter le sujet dans le temps et l'espace, formuler la problématique.Touche pour voir la correction

À retenir Une dissertation commence par l'analyse des termes du sujet : définitions, bornes chronologiques et spatiales, tension à résoudre, puis problématique.

Démarche
  1. Crimes de masse : crimes de guerre, crimes contre l'humanité, génocides, commis contre de grands nombres de civils.
  2. Juger : poursuivre, établir les faits et les responsabilités, condamner par des juridictions internationales, nationales ou mixtes.
  3. Bornes : depuis les procès de Nuremberg (1945-1946) jusqu'à aujourd'hui.
  4. Tension à résoudre : justice des vainqueurs ou justice universelle ; justice, histoire et mémoire.

RéponseComment et avec quels résultats la justice a-t-elle cherché à juger les crimes de masse depuis 1945, et quelles limites rencontre-t-elle ?

1.2 Construire le planProposer un plan détaillé en trois parties avec les arguments et les exemples.Touche pour voir la correction

À retenir Chaque partie répond à la problématique par une idée directrice, étayée par des exemples datés et localisés ; les transitions montrent la progression.

Démarche
  1. I. L'invention de la justice pénale internationale (1945-années 1960) : tribunaux de Nuremberg (1945-1946) et de Tokyo (1946-1948) : crimes contre la paix, crimes de guerre, crimes contre l'humanité ; convention sur le génocide (1948) ; reprise des procès nationaux (Eichmann à Jérusalem en 1961) ; limites : justice des vainqueurs, guerre froide.
  2. II. Le renouveau des années 1990 et la CPI : tribunaux pénaux internationaux : ex-Yougoslavie (1993, La Haye), Rwanda (1994, Arusha) ; Cour pénale internationale (statut de Rome en 1998, en fonction en 2002) ; juridictions mixtes : Sierra Leone, Cambodge (Khmers rouges).
  3. III. Des réponses diverses et des limites : procès nationaux (Barbie 1987, Papon 1997-1998), tribunaux gacaca au Rwanda, commissions vérité (Afrique du Sud, 1996) ; compétence universelle ; refus de certains États (États-Unis, Russie, Chine non parties au statut de Rome) ; lenteur, coût, impunité, rôle pour la mémoire.

RéponsePlan en trois parties : I. L'invention de la justice pénale internationale (1945-années 1960) / II. Le renouveau des années 1990 et la CPI / III. Des réponses diverses et des limites.

1.3 Rédiger l'introductionRédiger l'introduction complète (accroche, définitions, problématique, annonce du plan).Touche pour voir la correction

À retenir Introduction : amorce, définition des termes, problématique, annonce du plan, en un seul paragraphe continu.

Démarche
  1. Rédaction possible : Le 20 novembre 1945 s'ouvrait à Nuremberg le procès des principaux dirigeants nazis, premier grand procès international contre les crimes de masse. Les crimes de masse, crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocides visant de larges populations civiles, ont depuis fait l'objet de multiples tentatives de justice. Comment la justice a-t-elle jugé ces crimes depuis 1945 et avec quelles limites ? Nous verrons d'abord l'invention de la justice pénale internationale, puis son renouveau depuis les années 1990, enfin ses limites et ses formes diverses.

RéponseLe 20 novembre 1945 s'ouvrait à Nuremberg le procès des principaux dirigeants nazis, premier grand procès international contre les crimes de masse. Les crimes de masse, crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocides visant de larges populations civiles, ont depuis fait l'objet de multiples tentatives de justice. Comment la justice a-t-elle jugé ces crimes depuis 1945 et avec quelles limites ? Nous verrons d'abord l'invention de la justice pénale internationale, puis son renouveau depuis les années 1990, enfin ses limites et ses formes diverses.

1.4 ConclureRédiger la conclusion.Touche pour voir la correction

À retenir Conclusion : répondre clairement à la problématique, résumer la démarche, proposer une ouverture.

Démarche
  1. Rédaction possible : Depuis 1945, la justice des crimes de masse s'est construite et institutionnalisée jusqu'à la Cour pénale internationale. Elle contribue à établir les faits et à nourrir la mémoire, mais reste limitée par la souveraineté des États, les rapports de force et la lenteur des procédures.

RéponseDepuis 1945, la justice des crimes de masse s'est construite et institutionnalisée jusqu'à la Cour pénale internationale. Elle contribue à établir les faits et à nourrir la mémoire, mais reste limitée par la souveraineté des États, les rapports de force et la lenteur des procédures.

Exercice 2 : Dissertation 2 : L'affirmation de la Chine, dans l'espace et sur les océans, lui permet-elle d'être une grande puissance ?10 points

Le candidat choisit UNE seule des deux dissertations (10 points), plus l'étude critique de document(s) (10 points). Les deux sont corrigées ici.

2.1 Analyser le sujetSujet : « L'affirmation de la Chine, dans l'espace et sur les océans, lui permet-elle d'être une grande puissance ? ». Définir les termes, délimiter le sujet dans le temps et l'espace, formuler la problématique.Touche pour voir la correction

À retenir Une dissertation commence par l'analyse des termes du sujet : définitions, bornes chronologiques et spatiales, tension à résoudre, puis problématique.

Démarche
  1. Grande puissance : État capable d'influencer les autres par ses moyens économiques, militaires, technologiques, diplomatiques et culturels, à l'échelle mondiale.
  2. Affirmation : volonté et capacité d'étendre sa présence, ses revendications et son contrôle.
  3. Cadre : la Chine depuis les années 2000-2010, sous Xi Jinping ; océans (Pacifique, océan Indien, Arctique) et espace extra-atmosphérique.
  4. Tension à résoudre : montée en puissance spectaculaire mais contestée et incomplète.

RéponseL'affirmation chinoise dans l'espace et sur les océans suffit-elle à faire de la Chine une grande puissance, face aux limites et aux contrepoids ?

2.2 Construire le planProposer un plan détaillé en trois parties avec les arguments et les exemples.Touche pour voir la correction

À retenir Chaque partie répond à la problématique par une idée directrice, étayée par des exemples datés et localisés ; les transitions montrent la progression.

Démarche
  1. I. Une affirmation maritime qui projette la puissance : marine en forte croissance (porte-avions), îles artificielles et bases (mer de Chine méridionale, Djibouti en 2017) ; routes de la soie maritimes, ports, flotte de commerce et de pêche ; Arctique et pôles (stations, ambitions).
  2. II. Une affirmation spatiale qui confirme le rang : Shenzhou 5 (2003), station Tiangong, Chang'e (face cachée de la Lune en 2019), Mars (Tianwen) ; BeiDou, concurrent du GPS ; usage militaire de l'espace ; coopérations (Russie) et projet de station lunaire.
  3. III. Une puissance contestée, aux limites réelles : rivalités et contrepoids : États-Unis, Quad, AUKUS ; sentence de 2016 rejetée ; vulnérabilités : dépendance maritime (Malacca), démographie, dette, image ; puissance régionale affirmée, mais hégémonie mondiale non acquise.

RéponsePlan en trois parties : I. Une affirmation maritime qui projette la puissance / II. Une affirmation spatiale qui confirme le rang / III. Une puissance contestée, aux limites réelles.

2.3 Rédiger l'introductionRédiger l'introduction complète (accroche, définitions, problématique, annonce du plan).Touche pour voir la correction

À retenir Introduction : amorce, définition des termes, problématique, annonce du plan, en un seul paragraphe continu.

Démarche
  1. Rédaction possible : En 2019, la sonde chinoise Chang'e-4 se posait pour la première fois sur la face cachée de la Lune, quand la marine chinoise étendait sa présence dans les mers de Chine. La Chine cherche à affirmer sa puissance dans l'espace et sur les océans, espaces stratégiques de la compétition mondiale. Cette affirmation lui permet-elle d'être une grande puissance ? Nous verrons d'abord l'affirmation maritime, puis spatiale, enfin les limites et contestations de cette puissance.

RéponseEn 2019, la sonde chinoise Chang'e-4 se posait pour la première fois sur la face cachée de la Lune, quand la marine chinoise étendait sa présence dans les mers de Chine. La Chine cherche à affirmer sa puissance dans l'espace et sur les océans, espaces stratégiques de la compétition mondiale. Cette affirmation lui permet-elle d'être une grande puissance ? Nous verrons d'abord l'affirmation maritime, puis spatiale, enfin les limites et contestations de cette puissance.

2.4 ConclureRédiger la conclusion.Touche pour voir la correction

À retenir Conclusion : répondre clairement à la problématique, résumer la démarche, proposer une ouverture.

Démarche
  1. Rédaction possible : L'affirmation de la Chine sur les océans et dans l'espace en fait incontestablement une puissance de rang mondial, notamment militaire et technologique. Mais cette puissance est contestée et dépend d'espaces et de routes qu'elle ne contrôle pas : elle est une grande puissance, sans être, à ce jour, une puissance hégémonique.

RéponseL'affirmation de la Chine sur les océans et dans l'espace en fait incontestablement une puissance de rang mondial, notamment militaire et technologique. Mais cette puissance est contestée et dépend d'espaces et de routes qu'elle ne contrôle pas : elle est une grande puissance, sans être, à ce jour, une puissance hégémonique.

Exercice 3 : Étude critique : l'ONU au début du XXIe siècle10 points

Un document : un article de la revue L'Histoire (2005) sur l'ONU après le 11 septembre 2001, la guerre d'Irak (2003) et le rapport du Groupe de personnalités de haut niveau (décembre 2004).

E1 Comprendre la consigne et présenter les documentsConsigne : En analysant le document, et en vous appuyant sur vos connaissances, vous montrerez les difficultés auxquelles est confrontée l'ONU au début du XXIe siècle dans son rôle de maintien de la paix mondiale.Touche pour voir la correction

À retenir Une étude critique commence par identifier chaque document (nature, auteur, date, destinataire, contexte) et par repérer les mots-clés de la consigne.

Démarche
  1. Mots-clés de la consigne : difficultés, ONU, maintien de la paix mondiale, début du XXIe siècle ; il faut classer les difficultés (réponse organisée appuyée sur le document et les connaissances).
  2. Document : article de Philippe Moreau Defarges, revue L'Histoire n° 301, septembre 2005 (analyse d'historien-politologue, quatre ans après le 11 septembre 2001).

RéponseLa consigne demande d'expliquer des difficultés : il faut les classer (menaces, rapports de force, structure de l'ONU) et les illustrer par le document et les connaissances (Charte de 1945, droit de veto, opérations de maintien de la paix).

E2 Analyser le documentQuelles difficultés de l'ONU le document met-il en évidence ?Touche pour voir la correction

À retenir Pour chaque document : nature et contexte, idées principales prélevées avec citations, intérêt et limites au regard de la consigne.

Démarche
  1. Menace nouvelle : après les attentats du 11 septembre 2001, l'ennemi n'est plus « une entité identifiable et localisable, en clair, un État » mais « une réalité protéiforme en métamorphose permanente » : le terrorisme ; « il ne s'agit plus de faire la guerre mais de mener des actions aux dimensions multiples » (opérations militaires, police).
  2. Unilatéralisme américain : les États-Unis se jugent « seuls face aux désordres de la planète » ; dans cet esprit l'ONU est « d'abord un obstacle » (importance « excessive » donnée au droit et aux procédures, lourdeur de la bureaucratie, « prétentions moralisatrices »).
  3. Un soutien réel mais limité : le Conseil de sécurité vote à l'unanimité le 12 septembre 2001 la résolution 1368 (légitime défense, lutte contre les talibans) ; en revanche, en février 2003, la France, la Russie, la Chine (membres permanents) et l'Allemagne (membre non permanent) bloquent une résolution en faveur d'une action armée contre l'Irak : les États-Unis renversent Saddam Hussein sans l'aval de l'ONU (même si le document souligne que les Américains avaient cherché cette légitimité).
  4. Rapport du Groupe de haut niveau (2 décembre 2004) : diversification des menaces (guerres civiles, terrorisme, trafics) ; difficulté de transférer la force armée des États vers un « policier mondial » : les États veulent protéger eux-mêmes leur territoire.

RéponseL'ONU est confrontée à des menaces nouvelles (terrorisme, guerres civiles), à l'unilatéralisme de la première puissance, aux désaccords entre membres permanents du Conseil et à la souveraineté des États qui empêche de lui confier la force armée.

Vérification Le document affirme que la résolution 1368 autorise à détruire le régime des talibans : c'est la lecture de l'auteur ; le texte de la résolution reconnaît surtout le droit de légitime défense. À nuancer sur la copie.

E3 Confronter et construire le planConfronter les documents avec les connaissances et proposer le plan de la réponse organisée.Touche pour voir la correction

À retenir La réponse organisée suit un plan qui répond à la consigne : on mêle documents et connaissances, sans paraphraser.

Démarche
  1. Partie 1 : de nouvelles menaces mal adaptées au cadre de l'ONU (terrorisme, guerres civiles, États faillis) ; Al-Qaida, Afghanistan 2001.
  2. Partie 2 : des rapports de force qui paralysent ou contournent l'ONU : droit de veto, unilatéralisme américain, guerre d'Irak en 2003 sans résolution, divisions entre membres permanents.
  3. Partie 3 : des difficultés structurelles : souveraineté des États, pas de force armée permanente, réforme du Conseil de sécurité réclamée (rapport de 2004), limites de la légitimité.

RéponsePlan : I. De nouvelles menaces ; II. Des rapports de force qui contournent l'ONU ; III. Des limites structurelles et la question de la réforme.

E4 Rédiger l'introduction et la conclusionRédiger l'introduction et la conclusion de l'étude critique.Touche pour voir la correction

À retenir Introduction : contexte, présentation des documents, problématique tirée de la consigne, annonce du plan. Conclusion : réponse synthétique.

Démarche
  1. Rédaction possible (introduction) : Créée en 1945 pour préserver la paix et la sécurité internationales, l'ONU est confrontée au début du XXIe siècle à des menaces nouvelles. Le document est un article de L'Histoire publié en septembre 2005 qui revient sur l'ONU après le 11 septembre 2001 et la guerre d'Irak. Quelles difficultés l'ONU rencontre-t-elle pour maintenir la paix mondiale ? Nous verrons d'abord les menaces nouvelles, puis les rapports de force qui la contournent, enfin ses limites structurelles.
  2. Rédaction possible (conclusion) : Face au terrorisme, à l'unilatéralisme américain et aux divisions du Conseil de sécurité, l'ONU voit son rôle de gardien de la paix affaibli, et la question de sa réforme reste posée.

RéponseIntroduction : Créée en 1945 pour préserver la paix et la sécurité internationales, l'ONU est confrontée au début du XXIe siècle à des menaces nouvelles. Le document est un article de L'Histoire publié en septembre 2005 qui revient sur l'ONU après le 11 septembre 2001 et la guerre d'Irak. Quelles difficultés l'ONU rencontre-t-elle pour maintenir la paix mondiale ? Nous verrons d'abord les menaces nouvelles, puis les rapports de force qui la contournent, enfin ses limites structurelles. Conclusion : Face au terrorisme, à l'unilatéralisme américain et aux divisions du Conseil de sécurité, l'ONU voit son rôle de gardien de la paix affaibli, et la question de sa réforme reste posée.

Vérification Les connaissances hors document (veto, Charte de 1945, Afghanistan 2001, intervention en Irak en mars 2003) sont exactes ; à mobiliser avec précision.

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