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Bac 2025
Bac 2025 – Histoire-Géographie (HGGSP) – Polynésie – Sujet 1 : correction détaillée
Spécialité HGGSP · 4 heures · dissertation 10 pts + étude critique 10 pts
CorrigéCorrection rédigée par l'équipe BAC Révision, non officielle. Les énoncés sont reformulés avec leurs données : refais toujours les calculs et compare avec ton professeur.
Où trouver le sujet ? Cette page présente la correction. Le sujet officiel complet (PDF) et ses figures sont dans l'application BAC Révision.
Ouvrir le sujet dans l'application gratuiteExercice 1 : Dissertation 1 : Le patrimoine, outil de développement et de rayonnement ?10 points
Le candidat choisit UNE seule des deux dissertations (10 points), plus l'étude critique de document(s) (10 points). Les deux sont corrigées ici.
1.1 Analyser le sujetSujet : « Le patrimoine, outil de développement et de rayonnement ? ». Définir les termes, délimiter le sujet dans le temps et l'espace, formuler la problématique.Touche pour voir la correction
À retenir Une dissertation commence par l'analyse des termes du sujet : définitions, bornes chronologiques et spatiales, tension à résoudre, puis problématique.
- Patrimoine : héritage matériel et immatériel que l'on veut transmettre.
- Développement : croissance économique, emplois, aménagement et amélioration des conditions de vie d'un territoire.
- Rayonnement : influence et image, notamment culturelle, d'un territoire ou d'un État (soft power).
- Le point d'interrogation invite à discuter : ce rôle est réel, mais ambivalent.
RéponseDans quelle mesure le patrimoine est-il un outil de développement et de rayonnement pour les territoires et les États, et quelles sont les limites de cette utilisation ?
Piège Le point d'interrogation impose de discuter : ne pas se contenter d'énumérer les bienfaits du patrimoine ; Taputapuatea (Polynésie, inscrit en 2017) est un exemple local pertinent à intégrer.
1.2 Construire le planProposer un plan détaillé en trois parties avec les arguments et les exemples.Touche pour voir la correction
À retenir Chaque partie répond à la problématique par une idée directrice, étayée par des exemples datés et localisés ; les transitions montrent la progression.
- I. Le patrimoine, moteur du développement : tourisme culturel : première destination mondiale, la France (environ 90 millions de touristes avant 2020) ; effet de levier sur les territoires : reconversion urbaine (Bilbao 1997, Louvre-Lens 2012) ; emplois, entretien, métiers d'art.
- II. Un outil de rayonnement international : liste du patrimoine mondial de l'UNESCO (convention de 1972) : prestige, visibilité (par exemple, le paysage culturel de Taputapuatea en Polynésie, inscrit en 2017) ; diplomatie culturelle : Louvre Abou Dabi (2017), Francophonie, gastronomie ; patrimoine immatériel et identité.
- III. Des limites et des effets pervers : surfréquentation, dégradation, folklorisation, gentrification ; inégalités : tous les territoires ne profitent pas du patrimoine ; patrimoines contestés et instrumentalisés ; concurrence entre sites.
RéponsePlan en trois parties : I. Le patrimoine, moteur du développement / II. Un outil de rayonnement international / III. Des limites et des effets pervers.
1.3 Rédiger l'introductionRédiger l'introduction complète (accroche, définitions, problématique, annonce du plan).Touche pour voir la correction
À retenir Introduction : amorce, définition des termes, problématique, annonce du plan, en un seul paragraphe continu.
- Rédaction possible : En 2017, le paysage culturel de Taputapuatea, à Raiatea en Polynésie française, était inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Le patrimoine, héritage matériel et immatériel que l'on souhaite transmettre, est de plus en plus mobilisé par les territoires et les États. Est-il vraiment un outil de développement et de rayonnement ? Nous verrons d'abord qu'il est un moteur du développement, puis un outil de rayonnement, enfin qu'il connaît des limites.
RéponseEn 2017, le paysage culturel de Taputapuatea, à Raiatea en Polynésie française, était inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Le patrimoine, héritage matériel et immatériel que l'on souhaite transmettre, est de plus en plus mobilisé par les territoires et les États. Est-il vraiment un outil de développement et de rayonnement ? Nous verrons d'abord qu'il est un moteur du développement, puis un outil de rayonnement, enfin qu'il connaît des limites.
1.4 ConclureRédiger la conclusion.Touche pour voir la correction
À retenir Conclusion : répondre clairement à la problématique, résumer la démarche, proposer une ouverture.
- Rédaction possible : Le patrimoine est bien un levier de développement et de rayonnement, mais cet usage a un coût : il suppose des choix, expose les sites à la surfréquentation et à la concurrence et peut creuser les inégalités. Son efficacité dépend de la manière dont il est géré.
RéponseLe patrimoine est bien un levier de développement et de rayonnement, mais cet usage a un coût : il suppose des choix, expose les sites à la surfréquentation et à la concurrence et peut creuser les inégalités. Son efficacité dépend de la manière dont il est géré.
Exercice 2 : Dissertation 2 : La conquête de nouveaux espaces : un moyen d'affirmation pour la Chine depuis les années 195010 points
Le candidat choisit UNE seule des deux dissertations (10 points), plus l'étude critique de document(s) (10 points). Les deux sont corrigées ici.
2.1 Analyser le sujetSujet : « La conquête de nouveaux espaces : un moyen d'affirmation pour la Chine depuis les années 1950 ». Définir les termes, délimiter le sujet dans le temps et l'espace, formuler la problématique.Touche pour voir la correction
À retenir Une dissertation commence par l'analyse des termes du sujet : définitions, bornes chronologiques et spatiales, tension à résoudre, puis problématique.
- Conquête : appropriation, aménagement, exploration et contrôle d'espaces (maritime, extra-atmosphérique, polaire, numérique).
- Affirmation : manière pour un État de se faire reconnaître comme puissance.
- Bornes : de 1949-1950 (République populaire de Chine) à nos jours ; la Chine de Mao à Xi Jinping.
- Tension à résoudre : continuité des ambitions, mais changement de moyens selon les périodes.
RéponseEn quoi la conquête de nouveaux espaces (mers, espace, pôles) a-t-elle servi l'affirmation de la Chine depuis les années 1950 et avec quelles limites ?
2.2 Construire le planProposer un plan détaillé en trois parties avec les arguments et les exemples.Touche pour voir la correction
À retenir Chaque partie répond à la problématique par une idée directrice, étayée par des exemples datés et localisés ; les transitions montrent la progression.
- I. Depuis 1949 : sécuriser le territoire et conquérir un rang : Tibet (1950-1951), bombe atomique (1964), premier satellite (1970) ; Paracels (1974) et affirmation en mer de Chine ; ouverture économique à partir de 1978.
- II. Depuis les années 2000 : les nouveaux espaces de la puissance : espace : Shenzhou 5 (2003), Chang'e, Tiangong, BeiDou ; mers : îles artificielles, marine, nouvelles routes de la soie (2013), bases à l'étranger ; pôles (stations en Antarctique depuis 1985) et cyberespace.
- III. Des limites et des contestations : contentieux avec les voisins, contrepoids (États-Unis, Quad, AUKUS) ; vulnérabilités (détroits, ressources) ; image et acceptation internationales.
RéponsePlan en trois parties : I. Depuis 1949 : sécuriser le territoire et conquérir un rang / II. Depuis les années 2000 : les nouveaux espaces de la puissance / III. Des limites et des contestations.
2.3 Rédiger l'introductionRédiger l'introduction complète (accroche, définitions, problématique, annonce du plan).Touche pour voir la correction
À retenir Introduction : amorce, définition des termes, problématique, annonce du plan, en un seul paragraphe continu.
- Rédaction possible : En 1964, la Chine faisait exploser sa première bombe atomique, signe qu'elle entendait se faire une place parmi les grandes puissances. Depuis les années 1950, la République populaire de Chine a étendu sa présence sur de nouveaux espaces : mers, espace, pôles. Comment cette conquête a-t-elle servi l'affirmation de la Chine, et avec quelles limites ? Nous verrons d'abord les premières conquêtes de la Chine communiste, puis les nouveaux espaces de la puissance depuis les années 2000, enfin les limites.
RéponseEn 1964, la Chine faisait exploser sa première bombe atomique, signe qu'elle entendait se faire une place parmi les grandes puissances. Depuis les années 1950, la République populaire de Chine a étendu sa présence sur de nouveaux espaces : mers, espace, pôles. Comment cette conquête a-t-elle servi l'affirmation de la Chine, et avec quelles limites ? Nous verrons d'abord les premières conquêtes de la Chine communiste, puis les nouveaux espaces de la puissance depuis les années 2000, enfin les limites.
2.4 ConclureRédiger la conclusion.Touche pour voir la correction
À retenir Conclusion : répondre clairement à la problématique, résumer la démarche, proposer une ouverture.
- Rédaction possible : La conquête de nouveaux espaces a permis à la Chine de passer d'une puissance régionale enclavée à une puissance mondiale présente dans l'espace et sur les mers. Cette stratégie suscite toutefois des résistances qui limitent sa portée.
RéponseLa conquête de nouveaux espaces a permis à la Chine de passer d'une puissance régionale enclavée à une puissance mondiale présente dans l'espace et sur les mers. Cette stratégie suscite toutefois des résistances qui limitent sa portée.
Exercice 3 : Étude critique : le cyberespace, acteurs et enjeux10 points
Deux documents : un extrait d'un ouvrage de Yann Salamon sur la cybersécurité (2020) et une carte « Cybermenaces et cybersécurité, une géographie mondiale » (Carto, 2021).
Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Document 2 : Cybermenaces et cybersécurité, une géographie mondiale (Carto n° 67, 2021).. Ils sont affichés avec la correction dans l'application.
E1 Comprendre la consigne et présenter les documentsConsigne : En analysant les documents et en vous appuyant sur vos connaissances, montrez que le cyberespace devient un théâtre d'affrontements et de coopérations entre des acteurs variés.Touche pour voir la correction
À retenir Une étude critique commence par identifier chaque document (nature, auteur, date, destinataire, contexte) et par repérer les mots-clés de la consigne.
- Mots-clés de la consigne : cyberespace, théâtre d'affrontements ET de coopérations, acteurs variés ; il faut croiser les deux documents avec des connaissances (réponse organisée).
- Document 1 : extrait de Y. Salamon, Cybersécurité, cyberdéfense. Enjeux stratégiques (Ellipses, 2020) : texte d'expert, plutôt alarmiste.
- Document 2 : carte thématique issue de Carto (2021) reprise dans un atlas géopolitique (2023).
RéponseDeux documents : un texte d'expert (2020) qui insiste sur la menace, une carte (2021) qui donne une géographie des attaques et des coopérations. Le plan doit traiter à la fois affrontements et coopérations, avec des acteurs variés.
E2 Analyser le document 1Analyser le document 1 : que dit-il des acteurs, des menaces et des enjeux du cyberespace ?Touche pour voir la correction
À retenir Pour chaque document : nature et contexte, idées principales prélevées avec citations, intérêt et limites au regard de la consigne.
- Idée centrale : « la menace d'origine cyber est élevée et croissante ».
- Cause : numérisation croissante de la société et de l'économie, dépendance aux systèmes numériques de plus en plus complexes.
- Le cyberespace est « largement reconnu comme un nouvel espace d'affrontement militaire » (conclusion du sommet de l'OTAN de 2016) ; la frontière s'efface entre défense nationale et criminalité.
- Acteurs : « de plus en plus nombreux et variés », qui agissent « à moindre frais », avec une « logique de marché » ; asymétrie en faveur des attaquants ; prolifération des compétences et des outils.
RéponseLe document décrit un espace où des acteurs variés (États, criminels, groupes) mènent des attaques peu coûteuses grâce à la prolifération des outils, ce qui fait du cyberespace un théâtre d'affrontements sans frontière nette entre défense et criminalité.
Vérification Le texte ne parle pas de coopération ; elle apparaît dans le document 2 (convention de Budapest) et dans la mention du sommet de l'OTAN de 2016.
E3 Analyser le document 2Analyser le document 2 : quels acteurs et quelles inégalités la carte révèle-t-elle ?Touche pour voir la correction
À retenir Pour chaque document : nature et contexte, idées principales prélevées avec citations, intérêt et limites au regard de la consigne.
- Titre et nature : carte « Cybermenaces et cybersécurité, une géographie mondiale » (Carto, 2021), avec trois informations : le coût de la cybercriminalité, les pays les plus touchés, les groupes de cyberpirates.
- Coût annuel moyen de la cybercriminalité en 2018 (barres jaunes, en millions de dollars) : États-Unis 27,4 ; Japon 13,6 ; Allemagne 13,1 ; Royaume-Uni 11,5 ; France 9,7 ; Singapour 9,3 ; Canada 9,2 ; Espagne 8,2 ; Italie 8 ; Brésil 7,2 ; Australie 6,8 (lecture sur la carte à haute résolution : les barres d'Europe se chevauchent, les valeurs de la France, du Royaume-Uni, de l'Espagne et de l'Italie sont attribuées d'après la position des barres).
- Les 10 premiers pays touchés par des cyberattaques en 2020 selon le FBI (noms soulignés) : Mexique, États-Unis, Canada, Royaume-Uni, France, Allemagne, Grèce, Inde, Australie, Afrique du Sud.
- Groupes de cyberpirates en liens ou non avec un État, selon les États-Unis (losanges) : Russie, Chine, Corée du Nord, Corée du Sud, Vietnam, Iran, Pakistan, Inde, Israël, ainsi qu'un losange à l'est de la mer Noire pour le Caucase (libellés Géorgie, Azerbaïdjan, Arménie) et un sur les États-Unis eux-mêmes ; il s'agit du point de vue américain.
- Coopération : convention de Budapest au 11 août 2021 : en gris foncé les États l'ayant signée et ratifiée (États-Unis, Canada, Australie, Japon, la plupart des États européens, plusieurs pays d'Amérique latine et d'Afrique), en gris très clair ceux qui l'ont seulement signée (Irlande, Afrique du Sud), en gris moyen ceux invités à la signer sans l'avoir fait (Russie, Brésil, Mexique, Nigeria…) ; la Chine est hors du traité.
RéponseLa carte montre une géographie inégale des menaces (pays riches très touchés, États-Unis loin devant pour le coût de la cybercriminalité ; pirates attribués à des puissances rivales des États-Unis) mais aussi un début de coopération juridique par la convention de Budapest, dont plusieurs puissances (Russie, Chine, Brésil) sont absentes.
Vérification Valeurs des barres lues sur un rendu haute résolution ; la correspondance des barres européennes avec les pays repose sur leur position (Espagne 8,2, Royaume-Uni 11,5, France 9,7, Allemagne 13,1, Italie 8), cohérente avec l'ordre des étiquettes. Le sujet est un point de vue américain pour les pirates.
E4 Confronter et construire le planConfronter les documents avec les connaissances et proposer le plan de la réponse organisée.Touche pour voir la correction
À retenir La réponse organisée suit un plan qui répond à la consigne : on mêle documents et connaissances, sans paraphraser.
- Partie 1 : un espace d'affrontements : cyberattaques étatiques (Stuxnet en 2010, attaque contre l'Estonie en 2007, NotPetya en 2017), cybercriminalité, espionnage, guerre informationnelle.
- Partie 2 : des acteurs variés : États, armées, groupes criminels, hackers, entreprises du numérique, organisations internationales.
- Partie 3 : des coopérations encore inachevées : convention de Budapest (2001), OTAN, Union européenne (ENISA, directive NIS, RGPD), Appel de Paris (2018) ; absence de règles communes et défiance entre puissances.
RéponsePlan : I. Un nouveau champ d'affrontement (menace, asymétrie) ; II. Des acteurs variés aux objectifs différents ; III. Des coopérations réelles mais limitées.
E5 Rédiger l'introduction et la conclusionRédiger l'introduction et la conclusion de l'étude critique.Touche pour voir la correction
À retenir Introduction : contexte, présentation des documents, problématique tirée de la consigne, annonce du plan. Conclusion : réponse synthétique.
- Rédaction possible (introduction) : Le cyberespace, espace immatériel de réseaux numériques, est devenu au XXIe siècle un lieu majeur de la conflictualité. Les documents sont un extrait de l'ouvrage de Y. Salamon (2020) sur la menace cyber et une carte de 2021 sur les cybermenaces et la cybersécurité. En quoi le cyberespace est-il un théâtre d'affrontements et de coopérations entre des acteurs variés ? Nous verrons d'abord un espace d'affrontements, puis la diversité des acteurs, enfin les coopérations.
- Rédaction possible (conclusion) : Le cyberespace est à la fois un champ d'affrontement où des acteurs variés profitent de l'asymétrie, et un espace où se mettent en place, lentement, des coopérations. L'absence de grandes puissances dans les accords montre les limites de la régulation.
RéponseIntroduction : Le cyberespace, espace immatériel de réseaux numériques, est devenu au XXIe siècle un lieu majeur de la conflictualité. Les documents sont un extrait de l'ouvrage de Y. Salamon (2020) sur la menace cyber et une carte de 2021 sur les cybermenaces et la cybersécurité. En quoi le cyberespace est-il un théâtre d'affrontements et de coopérations entre des acteurs variés ? Nous verrons d'abord un espace d'affrontements, puis la diversité des acteurs, enfin les coopérations. Conclusion : Le cyberespace est à la fois un champ d'affrontement où des acteurs variés profitent de l'asymétrie, et un espace où se mettent en place, lentement, des coopérations. L'absence de grandes puissances dans les accords montre les limites de la régulation.
Vérification Exemples hors documents (Estonie 2007, Stuxnet 2010, NotPetya 2017, Appel de Paris 2018, convention de Budapest 2001) corrects.
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