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Bac 2025
Bac 2025 – Histoire-Géographie (HGGSP) – Polynésie – Sujet 2 : correction détaillée
Spécialité HGGSP · 4 heures · dissertation 10 pts + étude critique 10 pts
CorrigéCorrection rédigée par l'équipe BAC Révision, non officielle. Les énoncés sont reformulés avec leurs données : refais toujours les calculs et compare avec ton professeur.
Où trouver le sujet ? Cette page présente la correction. Le sujet officiel complet (PDF) et ses figures sont dans l'application BAC Révision.
Ouvrir le sujet dans l'application gratuiteExercice 1 : Dissertation 1 : Les enjeux de la conquête spatiale depuis le milieu du XXe siècle10 points
Le candidat choisit UNE seule des deux dissertations (10 points), plus l'étude critique de document(s) (10 points). Les deux sont corrigées ici.
1.1 Analyser le sujetSujet : « Les enjeux de la conquête spatiale depuis le milieu du XXe siècle ». Définir les termes, délimiter le sujet dans le temps et l'espace, formuler la problématique.Touche pour voir la correction
À retenir Une dissertation commence par l'analyse des termes du sujet : définitions, bornes chronologiques et spatiales, tension à résoudre, puis problématique.
- Conquête spatiale : exploration, usage et appropriation de l'espace extra-atmosphérique (satellites, vols habités, sondes).
- Enjeux : intérêts (prestige, sécurité, science, économie) pour lesquels les acteurs rivalisent ou coopèrent.
- Bornes : de Spoutnik (1957) à aujourd'hui.
- Acteurs : États (États-Unis, URSS/Russie, Chine, Europe, Inde), entreprises privées (SpaceX), organisations.
RéponseQuels enjeux politiques, militaires, scientifiques et économiques la conquête spatiale soulève-t-elle depuis les années 1950 et comment les acteurs se disputent-ils l'espace ?
1.2 Construire le planProposer un plan détaillé en trois parties avec les arguments et les exemples.Touche pour voir la correction
À retenir Chaque partie répond à la problématique par une idée directrice, étayée par des exemples datés et localisés ; les transitions montrent la progression.
- I. Un enjeu de prestige et de puissance pendant la guerre froide : Spoutnik (4 octobre 1957), Gagarine (12 avril 1961), Apollo 11 (juillet 1969) ; enjeu militaire : missiles balistiques, satellites espions ; traité de l'espace (1967) : espace non appropriable.
- II. Des enjeux scientifiques, économiques et de coopération : satellites de télécommunication, météorologie, GPS ; Ariane, Agence spatiale européenne ; coopération (Apollo-Soyouz en 1975, ISS depuis 1998) ; télescope Hubble (1990) ; marché spatial.
- III. Un espace de nouvelles rivalités et acteurs : Chine (Shenzhou, Tiangong), Inde (Chandrayaan), entreprises privées (SpaceX, réutilisation des lanceurs) ; militarisation (tirs antisatellites), débris, accords Artemis (2020) ; nécessité de régulation.
RéponsePlan en trois parties : I. Un enjeu de prestige et de puissance pendant la guerre froide / II. Des enjeux scientifiques, économiques et de coopération / III. Un espace de nouvelles rivalités et acteurs.
1.3 Rédiger l'introductionRédiger l'introduction complète (accroche, définitions, problématique, annonce du plan).Touche pour voir la correction
À retenir Introduction : amorce, définition des termes, problématique, annonce du plan, en un seul paragraphe continu.
- Rédaction possible : Le 4 octobre 1957, le lancement de Spoutnik par l'URSS ouvrait l'ère spatiale et, avec elle, une compétition entre les puissances. La conquête spatiale, exploration et usage de l'espace extra-atmosphérique, soulève depuis des enjeux politiques, militaires, scientifiques et économiques. Quels sont ces enjeux et comment les acteurs se les disputent-ils ? Nous verrons d'abord le prestige et la puissance pendant la guerre froide, puis les enjeux scientifiques et économiques, enfin les nouveaux acteurs et rivalités.
RéponseLe 4 octobre 1957, le lancement de Spoutnik par l'URSS ouvrait l'ère spatiale et, avec elle, une compétition entre les puissances. La conquête spatiale, exploration et usage de l'espace extra-atmosphérique, soulève depuis des enjeux politiques, militaires, scientifiques et économiques. Quels sont ces enjeux et comment les acteurs se les disputent-ils ? Nous verrons d'abord le prestige et la puissance pendant la guerre froide, puis les enjeux scientifiques et économiques, enfin les nouveaux acteurs et rivalités.
1.4 ConclureRédiger la conclusion.Touche pour voir la correction
À retenir Conclusion : répondre clairement à la problématique, résumer la démarche, proposer une ouverture.
- Rédaction possible : La conquête spatiale est passée d'une rivalité de prestige entre deux superpuissances à un espace d'enjeux multiples et d'acteurs variés. Son avenir dépend de la capacité à réguler les usages militaires et économiques.
RéponseLa conquête spatiale est passée d'une rivalité de prestige entre deux superpuissances à un espace d'enjeux multiples et d'acteurs variés. Son avenir dépend de la capacité à réguler les usages militaires et économiques.
Exercice 2 : Dissertation 2 : Formes et acteurs de la guerre du XVIIIe siècle à nos jours10 points
Le candidat choisit UNE seule des deux dissertations (10 points), plus l'étude critique de document(s) (10 points). Les deux sont corrigées ici.
2.1 Analyser le sujetSujet : « Formes et acteurs de la guerre du XVIIIe siècle à nos jours ». Définir les termes, délimiter le sujet dans le temps et l'espace, formuler la problématique.Touche pour voir la correction
À retenir Une dissertation commence par l'analyse des termes du sujet : définitions, bornes chronologiques et spatiales, tension à résoudre, puis problématique.
- Guerre : affrontement armé organisé entre des groupes politiques (États, groupes non étatiques).
- Formes : manières de mener la guerre (guerre limitée, totale, froide, asymétrique, hybride).
- Acteurs : États, armées professionnelles ou de masse, civils, groupes armés, organisations internationales, sociétés militaires privées.
- Bornes : XVIIIe siècle (guerres dynastiques) à nos jours (guerres hybrides).
RéponseComment les formes de la guerre et ses acteurs ont-ils évolué du XVIIIe siècle à nos jours ?
2.2 Construire le planProposer un plan détaillé en trois parties avec les arguments et les exemples.Touche pour voir la correction
À retenir Chaque partie répond à la problématique par une idée directrice, étayée par des exemples datés et localisés ; les transitions montrent la progression.
- I. Du XVIIIe siècle à 1914 : de la guerre limitée à la guerre nationale : armées de métier, guerre limitée des monarchies au XVIIIe siècle ; levée en masse (1793), armée nationale, guerres napoléoniennes ; Clausewitz ; industrialisation et guerres de masse.
- II. Les guerres totales du XXe siècle : 1914-1918 et 1939-1945 : mobilisation totale, économies de guerre, civils visés, génocides ; armes de destruction massive : bombe atomique (1945) ; guerre froide : dissuasion nucléaire, guerres périphériques et guerres de décolonisation.
- III. Depuis 1945 : des formes diversifiées et des acteurs nouveaux : guerres asymétriques, guérillas, terrorisme (Al-Qaida, Daech) ; guerres hybrides, cyber, drones ; sociétés militaires privées ; retour de la guerre de haute intensité (Ukraine depuis 2022).
RéponsePlan en trois parties : I. Du XVIIIe siècle à 1914 : de la guerre limitée à la guerre nationale / II. Les guerres totales du XXe siècle / III. Depuis 1945 : des formes diversifiées et des acteurs nouveaux.
2.3 Rédiger l'introductionRédiger l'introduction complète (accroche, définitions, problématique, annonce du plan).Touche pour voir la correction
À retenir Introduction : amorce, définition des termes, problématique, annonce du plan, en un seul paragraphe continu.
- Rédaction possible : En 1793, la Convention décrétait la levée en masse, transformant la guerre en affaire de la nation tout entière. Du XVIIIe siècle à nos jours, la guerre, affrontement armé organisé entre groupes politiques, a changé de formes et d'acteurs. Comment ces formes et ces acteurs ont-ils évolué ? Nous verrons d'abord le passage de la guerre limitée à la guerre nationale, puis les guerres totales du XXe siècle, enfin la diversification des formes de la guerre depuis 1945.
RéponseEn 1793, la Convention décrétait la levée en masse, transformant la guerre en affaire de la nation tout entière. Du XVIIIe siècle à nos jours, la guerre, affrontement armé organisé entre groupes politiques, a changé de formes et d'acteurs. Comment ces formes et ces acteurs ont-ils évolué ? Nous verrons d'abord le passage de la guerre limitée à la guerre nationale, puis les guerres totales du XXe siècle, enfin la diversification des formes de la guerre depuis 1945.
2.4 ConclureRédiger la conclusion.Touche pour voir la correction
À retenir Conclusion : répondre clairement à la problématique, résumer la démarche, proposer une ouverture.
- Rédaction possible : De la guerre limitée des monarchies aux guerres hybrides actuelles, les formes et les acteurs de la guerre se sont transformés sous l'effet de la politique, des techniques et de la mobilisation des sociétés. Les États restent des acteurs centraux, mais ils partagent le recours à la violence avec des acteurs non étatiques.
RéponseDe la guerre limitée des monarchies aux guerres hybrides actuelles, les formes et les acteurs de la guerre se sont transformés sous l'effet de la politique, des techniques et de la mobilisation des sociétés. Les États restent des acteurs centraux, mais ils partagent le recours à la violence avec des acteurs non étatiques.
Exercice 3 : Étude critique : juger les crimes nazis10 points
Deux documents : une photographie du procès Krupp à Nuremberg (16 décembre 1947) et un extrait d'Annette Wieviorka sur le procès Eichmann (L'ère du témoin, 2013).
Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Document 1 : le témoin Walter Gumpert à la barre, procès Krupp, Nuremberg, 16 décembre 1947 (USHMM).. Ils sont affichés avec la correction dans l'application.
E1 Comprendre la consigne et présenter les documentsConsigne : En analysant les documents, en les confrontant et en vous appuyant sur vos connaissances, montrez que les procès des crimes nazis soulèvent la question des rapports entre la justice, l'histoire et la mémoire.Touche pour voir la correction
À retenir Une étude critique commence par identifier chaque document (nature, auteur, date, destinataire, contexte) et par repérer les mots-clés de la consigne.
- Mots-clés de la consigne : procès des crimes nazis, rapports entre la justice, l'histoire et la mémoire ; il faut confronter les deux documents (réponse organisée) et mobiliser des connaissances.
- Document 1 : photographie du témoignage de Walter Gumpert, ancien machiniste, au procès de douze dirigeants de Krupp, Nuremberg, 16 décembre 1947 (United States Holocaust Memorial Museum).
- Document 2 : extrait d'Annette Wieviorka, historienne, L'ère du témoin (Fayard, 2013) sur le procès Eichmann de 1961.
RéponseIl faut confronter deux procès et deux moments : Nuremberg (1947), justice qui établit des faits et des responsabilités, et Jérusalem (1961), où la parole des témoins et la mémoire deviennent centrales.
E2 Analyser le document 1Analyser le document 1 : que montre la photographie du procès Krupp ?Touche pour voir la correction
À retenir Pour chaque document : nature et contexte, idées principales prélevées avec citations, intérêt et limites au regard de la consigne.
- Lecture : au centre, le témoin (Walter Gumpert) debout à la barre, face au tribunal ; au premier plan, des personnes équipées de casques (traduction simultanée, procès multilingue) ; au fond, trois grands tableaux d'organigrammes de l'entreprise Krupp (dirigeants, filiales, 1902-1945) qui servent de preuve visuelle.
- Idée : la justice établit des responsabilités individuelles et économiques par la preuve (documents, témoignage d'un ouvrier).
- Contexte : un des douze procès dits subséquents de Nuremberg, devant un tribunal militaire américain, après le procès principal (1945-1946) devant le Tribunal militaire international ; la note du sujet précise que l'entreprise exploitait une main-d'œuvre issue des camps de concentration.
- Limites : photographie d'archives conservée par un musée, qui montre la mise en scène de la justice mais pas les victimes ; elle ne dit rien du verdict.
RéponseLe document montre une justice qui s'appuie sur des preuves et des témoignages pour établir les faits et les responsabilités des industriels, c'est une justice qui écrit une première histoire des crimes.
Vérification Le sujet précise la note sur les tableaux. Connaissance extérieure : procès Krupp (décembre 1947-juillet 1948), Alfried Krupp condamné à 12 ans de prison et à la confiscation de ses biens, gracié par le haut-commissaire américain en 1951.
E3 Analyser le document 2Analyser le document 2 : en quoi le procès Eichmann est-il un tournant ?Touche pour voir la correction
À retenir Pour chaque document : nature et contexte, idées principales prélevées avec citations, intérêt et limites au regard de la consigne.
- Idée principale : le procès Eichmann est un « tournant » pour la mémoire du génocide, en France, aux États-Unis et en Israël.
- Nouveautés : premier procès qui se donne pour objectif une « leçon d'histoire », thème de la pédagogie et de la transmission (programmes éducatifs, musées-mémoriaux, archives filmées).
- Médias : le procès de Nuremberg avait déjà été filmé dans son intégralité, avec des séquences diffusées par les actualités cinématographiques ; le procès Eichmann, lui aussi filmé en entier, est diffusé internationalement par la télévision.
- Place de l'historien : Salo Baron cité comme témoin pour fixer le cadre historique ; et surtout « l'avènement du témoin ».
- Portée : l'auteure parle d'une « ère nouvelle » où la mémoire du génocide devient « constitutive d'une certaine identité juive » et revendique sa place dans l'espace public.
RéponseLe procès Eichmann (Jérusalem, 1961) mêle justice, enseignement de l'histoire et construction de la mémoire, en donnant la parole aux témoins devant le monde entier.
Vérification Source d'historienne, donc analyse rétrospective (2013) ; mentionner le point de vue d'une spécialiste de la mémoire.
E4 Confronter et construire le planConfronter les documents avec les connaissances et proposer le plan de la réponse organisée.Touche pour voir la correction
À retenir La réponse organisée suit un plan qui répond à la consigne : on mêle documents et connaissances, sans paraphraser.
- Partie 1 : la justice : juger des individus et des institutions (Nuremberg 1945-1946 puis procès subséquents, Eichmann en 1961), établir les preuves, punir.
- Partie 2 : l'histoire : le procès comme source et comme leçon (documents, historiens à la barre, Salo Baron), mais la justice n'est pas l'histoire.
- Partie 3 : la mémoire : l'ère du témoin, diffusion télévisée, enseignement de la Shoah, procès tardifs (Barbie 1987, Papon 1997-1998), débats et usages.
RéponsePlan : I. La justice : établir les faits et les responsabilités ; II. L'histoire : les procès, sources et leçons ; III. La mémoire : l'avènement du témoin et la transmission.
E5 Rédiger l'introduction et la conclusionRédiger l'introduction et la conclusion de l'étude critique.Touche pour voir la correction
À retenir Introduction : contexte, présentation des documents, problématique tirée de la consigne, annonce du plan. Conclusion : réponse synthétique.
- Rédaction possible (introduction) : Dès 1945, les procès des crimes nazis ont cherché à juger les responsables de crimes sans précédent. Les documents sont une photographie du procès Krupp à Nuremberg en 1947 et un extrait de l'historienne Annette Wieviorka sur le procès Eichmann (1961). En quoi ces procès soulèvent-ils la question des rapports entre la justice, l'histoire et la mémoire ? Nous verrons d'abord la justice, puis l'histoire, enfin la mémoire.
- Rédaction possible (conclusion) : Les procès des crimes nazis sont à la fois des actes de justice, des moments de construction de l'histoire et des vecteurs de mémoire : ils révèlent que ces trois dimensions, distinctes, se répondent sans se confondre.
RéponseIntroduction : Dès 1945, les procès des crimes nazis ont cherché à juger les responsables de crimes sans précédent. Les documents sont une photographie du procès Krupp à Nuremberg en 1947 et un extrait de l'historienne Annette Wieviorka sur le procès Eichmann (1961). En quoi ces procès soulèvent-ils la question des rapports entre la justice, l'histoire et la mémoire ? Nous verrons d'abord la justice, puis l'histoire, enfin la mémoire. Conclusion : Les procès des crimes nazis sont à la fois des actes de justice, des moments de construction de l'histoire et des vecteurs de mémoire : ils révèlent que ces trois dimensions, distinctes, se répondent sans se confondre.
Vérification Connaissances hors documents correctes : procès Eichmann (Jérusalem, 1961), Barbie (1987), Papon (1997-1998).
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