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Bac 2026
SES – Amérique du Nord 2026 (sujet 1, jour 1) : correction détaillée
Sciences économiques et sociales (spécialité) · 4 h · dissertation ou épreuve composée, au choix · 20 points
CorrigéCorrection rédigée par l'équipe BAC Révision, non officielle. Les énoncés sont reformulés avec leurs données : refais toujours les calculs et compare avec ton professeur.
Où trouver le sujet ? Cette page présente la correction. Le sujet officiel complet (PDF) et ses figures sont dans l'application BAC Révision.
Ouvrir le sujet dans l'application gratuiteExercice 1 : Dissertation : les sources de la croissance économique20 points
Sujet : « Quelles sont les sources de la croissance économique ? » Dossier de quatre documents : le taux de croissance et les contributions des facteurs en France de 1992 à 2022 (graphique), la productivité globale des facteurs de cinq pays entre 1985 et 2022 (courbes), les dépenses publiques d'éducation (tableau), les demandes de brevets à l'Office européen des brevets (texte).
Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Document 1 : taux de croissance et contributions des facteurs en France, 1992-2022 ; Document 2 : productivité globale des facteurs, base 100 en 2015. Ils sont affichés avec la correction dans l'application.
D1Analysez le sujet : définissez les notions et formulez une problématique.Touche pour voir la correction
À retenir La croissance économique est l'augmentation soutenue, sur une longue période, de la production de biens et de services (mesurée par le PIB en volume).
- Croissance économique : augmentation durable du PIB en volume (corrigé de l'inflation) ; à distinguer du développement et de la conjoncture.
- Sources : facteurs de production dont l'accumulation permet d'augmenter la production (travail, capital) et progrès technique mesuré par la productivité globale des facteurs (PGF), partie de la croissance non expliquée par l'augmentation des quantités de travail et de capital.
- Distinction : croissance extensive (augmentation des quantités de facteurs) et croissance intensive (gains de productivité).
- Problématique possible : « Dans quelle mesure la croissance économique repose-t-elle sur l'accumulation des facteurs de production et dans quelle mesure sur le progrès technique, et quels facteurs expliquent ce dernier ? »
RéponseProblématique : accumulation du travail et du capital (croissance extensive) et PGF (progrès technique, capital humain, innovation, institutions) comme sources de la croissance.
Piège Ne pas confondre croissance (quantitatif, long terme) et développement (qualitatif) ni conjoncture.
D2Lisez chacun des quatre documents et dites quelle idée il apporte.Touche pour voir la correction
À retenir Un chiffre par document, avec « environ » pour les valeurs lues sur graphique.
- Document 1 (OCDE, 2025) : en France, le taux de croissance annuel est d'environ 1,5 % en 1992, 2,5 % en 1997, 1,1 % en 2002, 2,5 % en 2007, 0,2 % en 2012, 2,1 % en 2017 et 2,7 % en 2022 ; la contribution du capital est toujours positive et assez stable (environ +1,1 en 1992, +0,85 en 1997, +0,9 en 2002, +0,85 en 2007, +0,6 en 2012, +0,65 en 2017, +0,8 en 2022) ; celle du travail varie fortement (environ −0,55 en 1992, +0,5 en 1997, −1,3 en 2002, +2,2 en 2007, quasi nulle en 2012, +0,1 en 2017, +3,2 en 2022) ; celle de la PGF varie aussi (environ +1,05 en 1992, +0,95 en 1997, +1,55 en 2002, −0,65 en 2007, −0,25 en 2012, +1,45 en 2017, −1,55 en 2022). Idée : accumulation des facteurs et PGF contribuent tous deux à la croissance, avec des poids variables selon les périodes.
- Document 2 (OCDE, 2025) : indice base 100 en 2015 de la PGF ; entre 1985 et 2022, États-Unis de 77 à environ 105 (maximum d'environ 106,4 en 2021) ; Allemagne de 75 à environ 104 ; France d'environ 82 à environ 97 après un maximum d'environ 101 vers 2006 ; Italie d'environ 93,5 en 1985 à un maximum d'environ 107,5 vers 2000-2001, puis baisse jusqu'à environ 99 en 2009 et environ 102 en 2022 ; Suède d'environ 82 en 1985 à environ 102,5 en 2022 (la Lecture du sujet cite 103 pour 2020). Idée : la PGF progresse nettement depuis 1985 aux États-Unis et en Allemagne et stagne ou recule en France et en Italie.
- Document 3 (Eurostat, 2025) : dépenses publiques d'éducation en % du PIB entre 2016 et 2022 : France de 5,42 à 5,33 (−0,09 point), Allemagne de 4,5 à 4,79 (+0,29 point), Italie de 3,82 à 4,07 (+0,25), Suède de 7,06 à 6,86 (−0,2) ; maximum en 2020 pour les quatre pays (France 5,66, Allemagne 5,12, Italie 4,44, Suède 7,34), en partie parce que le PIB baisse cette année-là. Idée : l'investissement en capital humain, source de PGF.
- Document 4 (ministère de la Recherche, 2024) : la France détient 5,3 % des demandes de brevets à l'OEB en 2019-2023 (6e rang) contre 6,5 % en 2011-2014 (−1,2 point) ; nombre moyen annuel de demandes supérieur à 175 000 contre près de 135 000 (+29 %) ; États-Unis premiers, Allemagne de 17,0 % à 13,1 %, Japon de 15,7 % à 12,3 %, Chine de 2,4 % à 9,1 % (part multipliée par 3,8), Corée du Sud de 3,9 % à 5,4 % ; 17 % des dépôts français viennent d'institutions de recherche publique. Idée : l'innovation, source de progrès technique, et la concurrence technologique.
RéponseDoc 1 : contributions du travail, du capital et de la PGF ; doc 2 : écarts de PGF entre pays ; doc 3 : capital humain (éducation) ; doc 4 : innovation (brevets).
Vérification Valeurs mesurées sur les graphiques : document 1 à ±0,1 point près, document 2 à ±0,3 point près. Document 2 : les courbes en tirets de l'Allemagne (tirets courts) et de la Suède (tirets longs) se croisent après 2015 ; sur le tracé, 103 correspond à l'Allemagne (environ 102,7 en 2020) alors que la Suède est vers 99,7 en 2020 : pour la Suède, citer la Lecture du sujet (103 en 2020) ou les valeurs mesurées. Les États-Unis (double trait, maximum d'environ 106,4 en 2021), la France (pointillés) et l'Italie (trait plein) se lisent nettement. Calculs du document 4 : 175 / 135 = 1,30 ; 9,1 / 2,4 = 3,8 (le texte dit « triple »).
D3Proposez un plan détaillé.Touche pour voir la correction
À retenir Plan en deux parties : l'accumulation des facteurs (travail et capital), puis la productivité globale des facteurs (progrès technique et ses déterminants).
- I. L'accumulation des facteurs de production contribue à la croissance.
- I.A. Le capital : l'investissement en capital physique (machines, infrastructures) accroît les capacités de production ; contribution positive et régulière en France (de 0,6 à 1,1 point par an, document 1) ; capital productif, public, et capital humain.
- I.B. Le travail : plus de travailleurs ou plus d'heures travaillées (démographie, taux d'emploi, féminisation) ; contribution très variable (négative en 2002, environ +3,2 points en 2022, document 1). Capital humain : éducation et formation (document 3 : dépenses publiques d'éducation de 5,3 % du PIB en France).
- II. Mais la croissance de long terme repose sur la productivité globale des facteurs.
- II.A. Le progrès technique et l'innovation : la PGF mesure la part de la croissance non expliquée par les quantités de facteurs ; brevets et R&D (document 4 : 175 000 demandes en moyenne annuelle ; Chine de 2,4 % à 9,1 %) ; croissance endogène (Romer, Lucas) : l'innovation et le capital humain créent des externalités positives.
- II.B. Les institutions et l'organisation : droits de propriété, concurrence, qualité des institutions, organisation du travail ; écarts de PGF entre pays (document 2 : hausse aux États-Unis et en Allemagne, stagnation en France et en Italie). Rendements décroissants du capital et limites de la croissance extensive (Solow) justifient l'importance du progrès technique.
- Conclusion : l'accumulation permet une croissance extensive limitée ; le progrès technique permet une croissance intensive durable.
RéponseI. Accumulation du capital et du travail (croissance extensive). II. Productivité globale des facteurs : progrès technique, innovation, capital humain, institutions (croissance intensive).
Vérification Les références théoriques (Solow, Romer, Lucas) relèvent du programme de Terminale : elles s'ajoutent aux données des documents.
D4Rédigez l'introduction.Touche pour voir la correction
À retenir Accroche, définitions, problématique, plan.
- Rédaction possible : « En 2022, le PIB français a progressé d'environ 2,7 %, alors que la croissance n'était que d'environ 0,2 % en 2012 : la croissance économique, c'est-à-dire l'augmentation soutenue de la production de biens et de services mesurée par le PIB en volume, connaît des rythmes très variables. Pour l'expliquer, les économistes distinguent l'accumulation des facteurs de production (travail et capital) et l'augmentation de la productivité globale des facteurs, qui reflète le progrès technique, le capital humain et les institutions. Quelles sont donc les sources de la croissance économique ? Nous verrons d'abord que l'accumulation du capital et du travail contribue à la croissance, puis que la productivité globale des facteurs est décisive à long terme. »
RéponseIntroduction modèle ci-dessus.
Piège Ne pas oublier de définir la PGF.
Exercice 2 : Épreuve composée, partie 1 : mobilisation des connaissances4 points
Sujet : « Vous expliquerez pourquoi, en présence de bien commun, les négociations et accords internationaux liés à la préservation de l'environnement sont contraints par des stratégies de passager clandestin. »
1Expliquez pourquoi, en présence de bien commun, les négociations et accords internationaux liés à la préservation de l'environnement sont contraints par des stratégies de passager clandestin.Touche pour voir la correction
À retenir Un bien commun est non excluable et rival ; le climat ou la biodiversité sont des biens communs mondiaux. Le passager clandestin est l'agent qui profite d'un bien sans contribuer à son financement ou à sa préservation.
- Définir le bien commun : on ne peut pas exclure un pays de la jouissance d'un climat stable ou d'une atmosphère moins polluée (non excluabilité), mais l'usage excessif (émissions) dégrade le bien pour tous (rivalité).
- Mécanisme du passager clandestin (Olson) : chaque État bénéficie des efforts de réduction des autres sans en supporter le coût ; il a intérêt à ne pas faire d'effort ; si tous raisonnent ainsi, le bien commun est dégradé (tragédie des biens communs, Hardin).
- Conséquence sur les accords : absence d'autorité supranationale capable de contraindre ; engagements volontaires (contributions déterminées au niveau national dans l'accord de Paris), objectifs peu ambitieux, retraits ou non-respect sans sanction.
- Aggravants : inégalités de responsabilité et de capacité financière (pays riches et pays pauvres), coûts de réduction à court terme et bénéfices incertains, mondialisation et compétitivité (risque de perdre en compétitivité en réduisant seul).
- Réponses possibles : mécanismes d'incitation et de sanction, transferts financiers, clubs climat, taxes aux frontières, coopération.
RéponseLe climat est un bien commun mondial : chaque État est tenté de bénéficier des efforts des autres sans contribuer ; faute d'autorité supranationale, les accords reposent sur des engagements volontaires et restent peu ambitieux.
Piège Ne pas confondre bien commun (rival, non excluable) et bien collectif pur (non rival, non excluable).
Exercice 3 : Épreuve composée, partie 2 : étude d'un document (indicateurs conjoncturels de la zone euro, 2024)6 points
Tableau (Eurostat, 2024) : chômage, croissance du PIB en volume, inflation et solde des finances publiques en 2024 dans la zone euro, l'Allemagne, l'Espagne, la France, l'Italie et l'Irlande.
1À l'aide des données du document et de calculs simples, comparez le taux de chômage, le taux de croissance du PIB et le taux d'inflation de la France et de l'Irlande en 2024.Touche pour voir la correction
À retenir Pour chaque indicateur : donner les deux valeurs, l'écart en points et un rapport (calcul simple).
- Chômage : France 7,4 % et Irlande 4,3 % ; écart de 3,1 points ; le taux français est environ 1,7 fois plus élevé (7,4 / 4,3 ≈ 1,72). La France est au-dessus de la moyenne de la zone euro (6,3 %), l'Irlande en dessous.
- Croissance du PIB : France 0,8 % et Irlande 9,2 % ; écart de 8,4 points ; la croissance irlandaise est plus de 11 fois supérieure (9,2 / 0,8 = 11,5). La France est sous la moyenne de la zone euro (1,1 %).
- Inflation : France 2,3 % et Irlande 1,3 % ; écart de 1,0 point ; l'inflation française est environ 1,8 fois plus élevée (2,3 / 1,3 ≈ 1,77). La zone euro est à 2,4 %.
- Conclusion : conjoncture bien plus favorable en Irlande (forte croissance, faible chômage, inflation plus basse) qu'en France.
RéponseFrance : chômage 7,4 %, croissance 0,8 %, inflation 2,3 %. Irlande : chômage 4,3 %, croissance 9,2 %, inflation 1,3 %. La France a 3,1 points de chômage de plus, une croissance 8,4 points plus faible (11,5 fois moins) et une inflation 1 point plus élevée.
Vérification 7,4 / 4,3 = 1,72 ; 9,2 / 0,8 = 11,5 ; 2,3 / 1,3 = 1,77.
2À l'aide du document et de vos connaissances, présentez les difficultés de coordination entre la politique monétaire et les politiques budgétaires dans les pays de la zone euro.Touche pour voir la correction
À retenir Politique monétaire : unique, conduite par la BCE (objectif de stabilité des prix, environ 2 %). Politiques budgétaires : nationales, encadrées par le Pacte de stabilité et de croissance (déficit inférieur à 3 % du PIB, dette inférieure à 60 %).
- Hétérogénéité des conjonctures (document) : chômage de 3,4 % (Allemagne) à 11,4 % (Espagne) ; croissance de −0,2 % (Allemagne) à 9,2 % (Irlande) ; inflation de 1,1 % (Italie) à 2,9 % (Espagne) ; un taux directeur unique ne peut pas convenir à tous.
- Divergences budgétaires (document) : solde public de −5,8 % pour la France (au-delà de la limite de 3 %), −3,2 % pour l'Espagne, −3,4 % pour l'Italie, −2,8 % pour l'Allemagne, contre +4,3 % pour l'Irlande ; moyenne de la zone euro de −3,1 %. Les marges de manœuvre sont inégales.
- Conflit possible entre les deux politiques : une BCE qui relève ses taux pour lutter contre l'inflation alourdit la charge de la dette et pèse sur l'activité, alors que des États doivent soutenir la croissance ; un État qui relance par le déficit peut tirer l'inflation et entrer en conflit avec la Commission.
- Absence de coordination : pas de budget fédéral important ni de gouvernement économique ; chaque État agit selon ses priorités nationales ; risque de passager clandestin (un pays profite de la crédibilité de la zone et de la BCE).
- Conclusion : la coordination est rendue difficile par l'hétérogénéité des économies, par la séparation entre monnaie unique et budgets nationaux et par des intérêts divergents.
RéponseLa BCE conduit une politique unique pour des économies très différentes (chômage de 3,4 % à 11,4 %, croissance de −0,2 % à 9,2 %) tandis que les budgets restent nationaux (solde de −5,8 % pour la France, +4,3 % pour l'Irlande) : l'orientation de la politique monétaire peut contrarier les politiques budgétaires et inversement.
Piège Ne pas oublier de citer le Pacte de stabilité (3 % et 60 %) : c'est la contrainte commune sur les budgets nationaux.
Exercice 4 : Épreuve composée, partie 3 : raisonnement s'appuyant sur un dossier documentaire (numérique et emploi)10 points
Sujet : « À l'aide de vos connaissances et du dossier documentaire, vous montrerez que le numérique brouille les frontières du travail et transforme l'emploi ainsi que les relations d'emploi. » Dossier : la polarisation de l'emploi (OFCE, 2017), le télétravail selon la CSP (INSEE, 2025), le travail de plateforme (DARES, 2023).
3.1Lisez les trois documents : quelles idées et quels chiffres utiliser ?Touche pour voir la correction
À retenir Trois effets du numérique : sur la nature des emplois (polarisation), sur le lieu et le temps de travail (télétravail), sur le statut et la relation d'emploi (plateformes).
- Document 1 (OFCE, 2017) : l'emploi se polarise, c'est-à-dire que la part des emplois intermédiaires baisse au profit des emplois peu qualifiés ou très qualifiés ; l'informatique remplace les tâches routinières (opérateurs sur chaînes automatisées, employés de bureau, secrétaires) ; les plus qualifiés sont les gagnants, car les ordinateurs ne remplacent pas leur travail et les rendent plus productifs. Idée : le numérique transforme la structure des emplois.
- Document 2 (INSEE, 2025) : 80 % des emplois de cadres sont télétravaillables et 63 % recourent au télétravail (1,9 jour par semaine) ; professions intermédiaires 38 % et 22 % (1,6 jour) ; employés 21 % et 10 % (1,9 jour) ; ouvriers 1 % et 0 %. Rapport recours/télétravaillable : environ 79 % pour les cadres, 58 % pour les professions intermédiaires, 48 % pour les employés. Idée : brouille la frontière entre lieu de travail et domicile, mais de façon très inégale selon la CSP.
- Document 3 (DARES, 2023) : les plateformes organisent la rencontre entre offre et demande avec une plus grande individualisation et brouillent les frontières entre salariat et travail indépendant ; autonomie en échange d'un transfert de risques sur le travailleur (risque économique, financement de la protection sociale) ; livreurs à vélo sous statut de micro-entrepreneur mais soumis à un management algorithmique (évaluation, sanction selon la disponibilité), c'est-à-dire à une forme de subordination proche du salariat. Idée : relations d'emploi et statuts transformés.
RéponseDoc 1 : polarisation des emplois ; doc 2 : télétravail inégal selon la CSP ; doc 3 : plateformes, brouillage salariat/indépendance et subordination algorithmique.
Vérification Rapports calculés : 63 / 80 = 0,79 ; 22 / 38 = 0,58 ; 10 / 21 = 0,48.
3.2Proposez une introduction et un plan détaillé.Touche pour voir la correction
À retenir Plan en deux parties : (I) le numérique transforme l'emploi (structure, polarisation) ; (II) il brouille les frontières du travail et transforme les relations d'emploi (télétravail, plateformes).
- Introduction : Rédaction possible : « Les technologies numériques (informatique, automatisation, plateformes) bouleversent l'organisation de la production. Elles transforment la nature des emplois, mais aussi les lieux, les temps et les statuts du travail : 63 % des cadres recourent au télétravail, tandis que des livreurs à vélo, officiellement indépendants, sont évalués par des algorithmes. Comment le numérique brouille-t-il les frontières du travail et transforme-t-il l'emploi et les relations d'emploi ? Nous verrons d'abord que le numérique transforme la structure des emplois en polarisant le marché du travail, puis qu'il brouille les frontières entre lieux, temps et statuts et modifie les relations d'emploi. »
- I. Le numérique transforme l'emploi. I.A. Substitution et polarisation : l'informatique remplace les tâches routinières et détruit des emplois intermédiaires (document 1) ; création d'emplois très qualifiés et peu qualifiés ; complémentarité entre numérique et qualification. I.B. Des effets inégaux selon les catégories : cadres, professions intermédiaires, employés, ouvriers sont inégalement concernés (document 2).
- II. Le numérique brouille les frontières du travail et transforme les relations d'emploi. II.A. Brouillage des lieux et des temps : télétravail (document 2 : 63 % des cadres, 0 % des ouvriers), disponibilité permanente, articulation vie professionnelle/vie personnelle. II.B. Brouillage des statuts : plateformes, travail indépendant, micro-entrepreneurs, management algorithmique (document 3), transfert des risques, protection sociale affaiblie.
- Conclusion : le numérique transforme l'emploi et les relations d'emploi de façon contrastée : gains d'autonomie pour certains, précarité et subordination pour d'autres.
RéponsePlan : I. numérique et transformation de la structure de l'emploi (polarisation) ; II. brouillage des frontières du travail (télétravail) et transformation des relations d'emploi (plateformes).
Piège Ne pas décrire seulement des « effets positifs » : le sujet inclut le brouillage du salariat et le transfert des risques.
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