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Bac 2026
SES – Asie 2026 – Sujet 2 : correction détaillée
Spécialité SES · 4 h · coefficient 16 · au choix : dissertation sur dossier OU épreuve composée (4 + 6 + 10 pts)
CorrigéCorrection rédigée par l'équipe BAC Révision, non officielle. Les énoncés sont reformulés avec leurs données : refais toujours les calculs et compare avec ton professeur.
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Ouvrir le sujet dans l'application gratuiteExercice 1 : Dissertation : les politiques économiques menées dans la zone euro se limitent-elles à la politique de la concurrence ?20 points
Sujet au choix. Dossier de quatre documents : autorisation de la fusion FCA-PSA par la Commission européenne (doc. 1), taux d'intérêt de la BCE 2000-2025 (doc. 2), finances publiques de la France 2019-2024 (doc. 3), décisions d'ententes et d'abus de position dominante dans l'UE 2010-2019 (doc. 4). La réponse attendue est non : la politique de la concurrence est un pilier, mais la zone euro mène aussi une politique monétaire unique et des politiques budgétaires nationales encadrées.
Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Document 2 : taux d'intérêt de la BCE entre 2000 et 2025 ; Document 4 : nombre de décisions en matière d'ententes et d'abus de position dominante, UE, 2010-2019. Ils sont affichés avec la correction dans l'application.
1Introduction : définir la zone euro, la politique de la concurrence et les politiques économiques, poser la problématique et annoncer le plan.Touche pour voir la correction
À retenir La zone euro regroupe les États membres de l'UE ayant adopté l'euro ; elle a une politique monétaire unique (BCE) et des politiques budgétaires restées nationales mais coordonnées. La politique de la concurrence est une compétence exclusive de l'UE, exercée par la Commission.
- Définitions : politique de la concurrence = ensemble des règles visant à garantir une concurrence libre (contrôle des ententes, des abus de position dominante, des concentrations, des aides d'État) ; politique monétaire = action sur les taux d'intérêt et la masse monétaire ; politique budgétaire = action par les dépenses publiques et les prélèvements ; politique conjoncturelle / structurelle.
- Problématique : la zone euro se réduit-elle à un espace de concurrence encadrée, ou conduit-elle aussi une action de régulation de la conjoncture (monétaire, budgétaire) ?
- Plan : I. La politique de la concurrence est un pilier de la construction européenne (docs 1 et 4) ; II. Mais la zone euro mène aussi une politique monétaire commune (doc. 2) et des politiques budgétaires coordonnées (doc. 3).
- Rédaction possible : « En décembre 2020, la Commission européenne autorise, sous conditions, la fusion de Fiat Chrysler et de PSA, ce qui illustre le rôle de la politique de la concurrence dans l'Union. Mais la zone euro, c'est-à-dire l'ensemble des États ayant adopté la monnaie unique, ne se limite pas à cette politique. Les politiques économiques de la zone euro se réduisent-elles à la politique de la concurrence ? Nous verrons d'abord que la politique de la concurrence est un pilier de l'action économique européenne, puis que la zone euro conduit aussi une politique monétaire unique et des politiques budgétaires nationales encadrées. »
RéponseProblématique : en quoi les politiques économiques de la zone euro dépassent-elles la politique de la concurrence ? Plan : I. une politique de la concurrence centrale ; II. une politique monétaire unique et des politiques budgétaires coordonnées.
Piège Ne pas confondre Union européenne et zone euro : la politique de la concurrence concerne toute l'UE, la politique monétaire unique seulement la zone euro.
2Partie I : la politique de la concurrence est un pilier des politiques économiques européennes (documents 1 et 4).Touche pour voir la correction
À retenir La Commission européenne contrôle les ententes (accords entre entreprises pour fausser la concurrence), les abus de position dominante, les concentrations (fusions) et les aides d'État ; elle peut interdire ou assortir d'engagements, et sanctionner par des amendes.
- Objectifs : préserver un marché unique concurrentiel, éviter les situations de monopole ou d'oligopole, protéger les consommateurs (prix, variété, innovation) ; la concurrence stimule l'efficacité et l'innovation.
- Document 1 : en décembre 2020, la Commission autorise la fusion FCA-PSA (30 milliards d'euros ; quatrième constructeur mondial) sous réserve d'engagements pour préserver la concurrence dans les petits utilitaires ; la commissaire déclare que les engagements facilitent « l'entrée et l'expansion sur le marché des camionnettes utilitaires légères » : contrôle des concentrations.
- Document 4 : la Commission rend entre 7 et 16 décisions par an en matière d'ententes et d'abus de position dominante entre 2010 et 2019 (15 en 2010, 8 en 2011, 10 en 2012, 12 en 2013, 16 en 2014, 7 en 2015, 10 en 2016, 11 en 2017, 14 en 2018, 15 en 2019), soit environ 118 décisions au total et en moyenne près de 12 par an : contrôle régulier mais irrégulier selon les années.
- Limites : la Cour des comptes européenne appelle à renforcer la surveillance des marchés (titre du doc. 4) ; la politique de la concurrence doit concilier concurrence et constitution de grands groupes capables de rivaliser avec les concurrents mondiaux (« champions européens »).
- Transition : la zone euro mène pourtant d'autres politiques, car l'union monétaire exige une conduite de la conjoncture.
RéponseLa politique de la concurrence (contrôle des concentrations, sanction des ententes et des abus de position dominante) est un pilier de la construction européenne : fusion FCA-PSA encadrée (doc. 1) ; entre 7 et 16 décisions par an (doc. 4).
Vérification Calcul : 15 + 8 + 10 + 12 + 16 + 7 + 10 + 11 + 14 + 15 = 118 décisions sur 2010-2019 ; moyenne 11,8 par an.
Piège Les valeurs du document 4 sont lues sur un diagramme en barres sans étiquettes ; elles sont lisibles sur les graduations (hauteurs de barres mesurées : valeurs entières exactes à ±0,05 près).
3Partie II et conclusion : la zone euro mène aussi une politique monétaire unique et des politiques budgétaires coordonnées (documents 2 et 3).Touche pour voir la correction
À retenir Depuis 1999, la BCE conduit la politique monétaire de la zone euro, avec pour objectif principal la stabilité des prix (inflation proche de 2 %) ; les politiques budgétaires restent nationales mais encadrées par le Pacte de stabilité et de croissance (déficit inférieur à 3 % du PIB, dette inférieure à 60 %).
- Document 2 : le taux de la BCE varie selon la conjoncture : environ 3,25 % puis 2 % en 2003 jusqu'à fin 2005, hausse jusqu'à environ 4,25 % en 2008 (lutte contre l'inflation), forte baisse à environ 1 % en 2009 après la crise financière, petite hausse à 1,5 % en 2011 puis nouvelle baisse, proche de 0 % de 2016 à mi-2022 (politique accommodante face à la faible inflation), remontée à environ 4,5 % en 2023-2024 (lutte contre l'inflation), puis baisse vers 2 % en 2025.
- Interprétation : la BCE adapte ses taux directeurs à la conjoncture (soutenir l'activité en période de crise, freiner l'inflation en période de surchauffe) ; il s'agit d'une politique monétaire commune, distincte de la politique de la concurrence.
- Document 3 : les finances publiques françaises se dégradent : le besoin de financement passe de −2,4 % du PIB en 2019 à −6,6 % en 2021 (crise sanitaire), puis −4,7 % en 2022, −5,4 % en 2023 et −5,8 % en 2024 ; la dette publique passe de 97,9 % en 2019 à 112,7 % en 2021 et 113,2 % en 2024. La politique budgétaire est nationale mais soumise aux règles européennes (critères de Maastricht : 3 % et 60 %), qui sont dépassées ici ; elle a servi à soutenir l'activité en 2020-2021 (clause dérogatoire du Pacte).
- Autres politiques : plan de relance européen NextGenerationEU (2020), politiques de cohésion, union bancaire, politique commerciale commune, politique de l'environnement (SEQE) ; coordination des politiques économiques (semestre européen).
- Limites : absence de budget fédéral important et d'une politique budgétaire commune ; tensions entre une politique monétaire unique et des conjonctures nationales hétérogènes (zone monétaire non optimale), d'où le débat sur la coordination.
- Conclusion possible : la politique de la concurrence est une composante essentielle mais non exclusive : la zone euro combine une politique monétaire unique, des politiques budgétaires nationales coordonnées et des politiques structurelles.
RéponseNon : la zone euro mène aussi une politique monétaire unique (BCE, taux de 0 % à 4,5 % selon la conjoncture, doc. 2) et des politiques budgétaires nationales encadrées (déficit de 5,8 % du PIB et dette de 113,2 % en France en 2024, doc. 3).
Vérification Taux de la BCE lus sur le graphique (mesurés à ±0,05 point près : 3,25 puis 2,0 en 2003, plateau à 4,0 puis 4,25 en 2008, 1,0 en 2009-2011, 1,5 fin 2011, 0,0 de 2016 à mi-2022, 4,5 en 2024, 2,1 en 2025). Anomalie du sujet : le titre annonce la période 2000-2025 mais la courbe ne commence qu'en 2003. Doc. 3 : écart dette 2019-2024 : 113,2 − 97,9 = 15,3 points de PIB.
Piège Doc. 3 ne concerne que la France : il illustre la politique budgétaire nationale encadrée par les règles européennes, pas une politique budgétaire commune de la zone euro.
Exercice 2 : Épreuve composée, partie 1 : le marché des quotas d'émission et les externalités négatives4 points
« Vous montrerez comment le marché des quotas d'émission permet de faire face aux externalités négatives sur l'environnement. »
1Montrer comment le marché des quotas d'émission permet de faire face aux externalités négatives sur l'environnement.Touche pour voir la correction
À retenir Une externalité négative est un coût subi par des tiers sans compensation (pollution). Le marché de quotas (droits à polluer, approche de Coase et Dales) fixe un plafond global d'émissions, répartit des quotas entre les entreprises et leur permet de les échanger : il crée un prix du carbone.
- Définir l'externalité négative : pollution, émissions de gaz à effet de serre ; le marché ne la prend pas en compte (défaillance de marché) ; il faut l'internaliser.
- Mécanisme : les pouvoirs publics fixent un plafond d'émissions, distribuent ou vendent aux enchères des quotas ; les entreprises doivent restituer autant de quotas que leurs émissions ; celles qui réduisent peuvent vendre leurs quotas excédentaires, les autres doivent en acheter.
- Efficacité : les réductions se font là où elles coûtent le moins cher ; le prix du quota donne un signal-prix incitant à investir dans les technologies propres ; le plafond garantit une quantité d'émissions (contrairement à la taxe qui garantit un prix).
- Exemple : le système d'échange de quotas d'émission de l'UE (SEQE-UE, depuis 2005) couvre l'industrie lourde, l'électricité et le transport aérien intra-européen ; le plafond est abaissé chaque année.
- Limites : trop de quotas distribués gratuitement font chuter le prix et affaiblissent l'incitation ; risque de fuite de carbone (délocalisation) ; inégalités (les entreprises riches achètent des droits) ; nécessité d'un contrôle.
- Comparaison : taxe carbone (prix fixé), normes, subventions : instruments complémentaires de la politique climatique.
RéponseLe marché des quotas plafonne les émissions, rend les droits d'émettre échangeables et crée un prix du carbone : les entreprises qui dépolluent à moindre coût vendent leurs quotas, ce qui internalise l'externalité négative et réduit les émissions au moindre coût.
Piège Ne pas confondre quotas échangeables (marché de droits) et taxe carbone ; dire que le plafond est fixé par la puissance publique, pas par le marché.
Exercice 3 : Épreuve composée, partie 2 : étude d'un document (R&D, éducation et croissance)6 points
Tableau Eurostat : taux de croissance du PIB réel par tête en 2023, dépenses de R&D en % du PIB en 2022 et dépenses publiques d'éducation en % du PIB en 2022. Danemark 1,8 / 2,9 / 5,87 ; France 0,6 / 2,2 / 5,33 ; Hongrie −0,8 / 1,4 / 3,39 ; Pologne 0,5 / 1,5 / 4,31.
2.1À l'aide des données du document et d'un calcul simple, comparer la part des dépenses dans la R&D et l'éducation du Danemark et de la Hongrie. (2 points)Touche pour voir la correction
À retenir Comparer deux pays : donner les valeurs, calculer l'écart en points de PIB et un rapport (coefficient multiplicateur).
- R&D : Danemark 2,9 % du PIB contre 1,4 % pour la Hongrie : écart de 1,5 point de PIB ; rapport 2,9 / 1,4 ≈ 2,07, soit environ deux fois plus.
- Éducation : Danemark 5,87 % du PIB contre 3,39 % pour la Hongrie : écart de 2,48 points ; rapport 5,87 / 3,39 ≈ 1,73, soit environ 1,7 fois plus.
- Conclusion : le Danemark consacre une part du PIB plus importante aux deux types de dépenses, avec un écart relatif plus marqué en R&D (×2,1) qu'en éducation (×1,7).
- Rédaction possible : « Le Danemark consacre 2,9 % de son PIB à la R&D contre 1,4 % pour la Hongrie, soit environ deux fois plus, et 5,87 % à l'éducation contre 3,39 %, soit environ 1,7 fois plus. »
RéponseR&D : 2,9 % contre 1,4 % du PIB (environ ×2,1, soit +1,5 point) ; éducation : 5,87 % contre 3,39 % (environ ×1,7, soit +2,48 points) : le Danemark dépense davantage dans les deux domaines.
Vérification Calculs : 2,9 / 1,4 = 2,07 ; 5,87 / 3,39 = 1,73 ; 5,87 − 3,39 = 2,48 ; 2,9 − 1,4 = 1,5.
2.2À l'aide du document et de vos connaissances, montrer le caractère endogène du progrès technique. (4 points)Touche pour voir la correction
À retenir Le progrès technique est endogène lorsqu'il résulte de décisions et d'investissements économiques (R&D, éducation, capital public, concurrence) et non d'un facteur exogène, comme dans le modèle de Solow (résidu). Les théories de la croissance endogène (Romer, Lucas, Aghion et Howitt) l'expliquent.
- Définition : progrès technique endogène = produit du système économique lui-même, résultat d'investissements en connaissances et en capital humain ; par opposition à exogène (Solow : « manne tombée du ciel »).
- Facteur 1 : la R&D (Romer) : les entreprises et l'État investissent en recherche pour innover ; les connaissances sont un bien non rival avec des externalités positives (rendements croissants).
- Facteur 2 : le capital humain, c'est-à-dire l'éducation et la formation (Lucas) : plus la population est formée, plus elle innove et adopte les technologies ; les dépenses publiques d'éducation augmentent le capital humain.
- Facteur 3 : l'action des institutions (droits de propriété et brevets, infrastructures publiques, concurrence : Aghion et Howitt, destruction créatrice) incite à innover.
- Lecture du document : les pays qui dépensent davantage en R&D et en éducation ont, en 2023, une croissance du PIB par tête plus forte : Danemark (2,9 % et 5,87 % ; +1,8 %), France (2,2 % et 5,33 % ; +0,6 %), Pologne (1,5 % et 4,31 % ; +0,5 %), Hongrie (1,4 % et 3,39 % ; −0,8 %) : le classement est identique pour les trois indicateurs.
- Nuance : cette corrélation sur quatre pays et une seule année ne prouve pas la causalité ; la croissance dépend d'autres facteurs (conjoncture, démographie, structure productive).
RéponseLe progrès technique est endogène : il résulte des dépenses de R&D et d'éducation (capital humain) et des incitations économiques ; le document montre que les pays qui y consacrent le plus (Danemark) ont la plus forte croissance du PIB par tête (1,8 %) et la Hongrie la plus faible (−0,8 %).
Piège Ne pas conclure à une causalité à partir de quatre observations : employer « est associé à » ; la croissance de 2023 est un taux annuel, la R&D et l'éducation sont mesurées en 2022.
Exercice 4 : Épreuve composée, partie 3 : les évolutions de la structure socioprofessionnelle s'expliquent par plusieurs facteurs10 points
« Vous montrerez que les principales évolutions de la structure socioprofessionnelle en France depuis la seconde moitié du XXe siècle s'expliquent par plusieurs facteurs. » Documents : part des CSP dans l'emploi de 1962 à 2023 (doc. 1), emploi des femmes en 2020 (doc. 2), diplôme le plus élevé selon l'âge et le sexe en 2023 (doc. 3).
3.1Introduction : définir la structure socioprofessionnelle, décrire ses évolutions principales, formuler la problématique et annoncer le plan.Touche pour voir la correction
À retenir La structure socioprofessionnelle est la répartition de la population (ici des personnes en emploi) entre les catégories socioprofessionnelles (PCS) ; elle évolue sous l'effet de transformations économiques et sociales.
- Constats (doc. 1) : de 1962 à 2023, la part des agriculteurs passe de 16 % à 1,5 % (environ divisée par 11) ; celle des ouvriers de 38,9 % à 18,6 % (−20,3 points) ; celle des cadres de 4,7 % à 22,4 % (environ ×4,8) ; celle des professions intermédiaires de 11,1 % à 25,1 % (×2,3) ; celle des employés de 18,3 % à 25,2 % (avec un maximum de 29,7 % en 2000 et 2010) ; celle des artisans, commerçants et chefs d'entreprise de 11 % à 6,7 %.
- Problématique : par quels facteurs économiques, sociaux et éducatifs peut-on expliquer ces évolutions de la structure socioprofessionnelle ?
- Plan : I. Les mutations de l'appareil productif (tertiarisation, recul de l'agriculture, désindustrialisation, progrès technique) ; II. Les transformations sociales : élévation du niveau de formation et féminisation de l'emploi (docs 2 et 3).
- Rédaction possible : « En 1962, près de 39 % des personnes en emploi étaient ouvriers et 16 % agriculteurs ; en 2023, les cadres (22,4 %) sont plus nombreux que les ouvriers (18,6 %). La structure socioprofessionnelle, c'est-à-dire la répartition de l'emploi entre catégories socioprofessionnelles, a donc profondément changé. Comment expliquer ces évolutions ? »
RéponseProblématique : quels facteurs expliquent le déclin des agriculteurs et des ouvriers et la hausse des cadres, des professions intermédiaires et des employés ? Plan : I. évolution de l'appareil productif ; II. formation et féminisation.
Vérification Calculs : 16 / 1,5 ≈ 10,7 ; 22,4 / 4,7 ≈ 4,8 ; 25,1 / 11,1 ≈ 2,3 ; 38,9 − 18,6 = 20,3.
3.2Partie I : les mutations de l'appareil productif expliquent une grande partie de ces évolutions (document 1).Touche pour voir la correction
À retenir Les gains de productivité, la tertiarisation et la désindustrialisation (lois de Clark, Fourastié : déversement de l'emploi entre secteurs) modifient la répartition des emplois.
- Recul de l'agriculture : mécanisation, gains de productivité, exode rural ; la part des agriculteurs diminue de 16 % en 1962 à 3,0 % en 2000 puis 1,5 % en 2023.
- Désindustrialisation et automatisation : délocalisations, gains de productivité, robotisation ; la part des ouvriers passe de 38,9 % en 1962 à 29,9 % en 1982, 25,3 % en 2000 et 18,6 % en 2023.
- Tertiarisation : développement des services (commerce, santé, éducation, administration, services aux entreprises) ; part des employés de 18,3 % à 29,7 % en 2000 et 2010, puis légère baisse à 25,2 % en 2023 (automatisation de certaines tâches administratives et du commerce).
- Progrès technique et complexité : les emplois d'encadrement, de conception, d'ingénierie et de gestion se développent ; part des cadres ×4,8 et des professions intermédiaires ×2,3.
- Mondialisation et nouvelles formes d'organisation du travail : externalisation, sous-traitance, recours à des services spécialisés.
RéponseLes mutations productives (mécanisation agricole, désindustrialisation, tertiarisation, progrès technique) expliquent la baisse des agriculteurs (16 % à 1,5 %) et des ouvriers (38,9 % à 18,6 %) et la hausse des cadres, des professions intermédiaires et des employés.
Vérification Données du tableau (doc. 1) : tous les pourcentages sont lus directement.
3.3Partie II et conclusion : l'élévation du niveau de formation et la féminisation de l'emploi expliquent aussi ces évolutions (documents 2 et 3).Touche pour voir la correction
À retenir La massification scolaire élève le niveau de qualification de la main-d'œuvre ; l'arrivée des femmes sur le marché du travail alimente surtout les emplois tertiaires (employés, professions intermédiaires) avant de s'étendre aux cadres.
- Document 3 : les jeunes générations sont plus diplômées : 55,8 % des femmes et 47,8 % des hommes de 25-34 ans sont diplômés du supérieur, contre 29,9 % et 27 % des 55-64 ans. La part des sans-diplôme baisse (6,4 % des femmes de 25-34 ans contre 18,7 % des femmes de 55-64 ans). L'élévation du niveau de formation permet l'accès à des emplois de cadres et de professions intermédiaires.
- Les femmes sont plus diplômées que les hommes aux jeunes âges (55,8 % contre 47,8 % de diplômées du supérieur chez les 25-34 ans) : cela explique la progression de la part des femmes parmi les cadres.
- Document 2 : la part des femmes dans l'emploi augmente régulièrement depuis le début des années 1980 ; elles travaillent à 88,1 % dans le tertiaire (contre 65,7 % des hommes) ; les trois quarts des employés sont des femmes (contre un cinquième des ouvriers) ; 23,5 % des femmes sont employées ou ouvrières non qualifiées (14,3 % des hommes) ; la part des femmes parmi les cadres a plus que doublé, de 20,9 % en 1982 à 42,6 % en 2020.
- Effet sur la structure : la féminisation de l'emploi alimente la hausse des employés et des professions intermédiaires (santé, enseignement, action sociale, services aux ménages) puis des cadres ; elle renforce la tertiarisation.
- Limites : persistance de la ségrégation horizontale (secteurs féminisés) et verticale (cadres : 17,9 % des femmes contre 22,7 % des hommes en 2020).
- Conclusion possible : la structure socioprofessionnelle a évolué sous l'effet conjoint de la transformation de l'appareil productif (désindustrialisation, tertiarisation, progrès technique), de l'élévation du niveau de formation et de la féminisation de l'emploi ; ces facteurs se renforcent mutuellement.
RéponseL'élévation du niveau de formation (55,8 % des femmes et 47,8 % des hommes de 25-34 ans diplômés du supérieur) et la féminisation de l'emploi (femmes à 88,1 % dans le tertiaire, 42,6 % des cadres en 2020) expliquent la hausse des employés, des professions intermédiaires et des cadres.
Vérification Les chiffres sont ceux du texte du document 2 et du tableau du document 3 (femmes 25-34 ans : supérieur 55,8 %, aucun diplôme 6,4 % ; femmes 55-64 ans : 29,9 % et 18,7 %).
Piège Ne pas se limiter à décrire : chaque facteur doit être relié à une évolution précise (quelle catégorie augmente ou diminue) et illustré par une donnée.
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