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Bac 2026
SES – Centres étrangers 2026 – Sujet 2 : correction détaillée
Spécialité SES · 4 h · coefficient 16 · au choix : dissertation sur dossier OU épreuve composée (4 + 6 + 10 pts)
CorrigéCorrection rédigée par l'équipe BAC Révision, non officielle. Les énoncés sont reformulés avec leurs données : refais toujours les calculs et compare avec ton professeur.
Où trouver le sujet ? Cette page présente la correction. Le sujet officiel complet (PDF) et ses figures sont dans l'application BAC Révision.
Ouvrir le sujet dans l'application gratuiteExercice 1 : Dissertation : l'approche en termes de classes sociales reste-t-elle pertinente pour rendre compte de la société française ?20 points
Sujet au choix. Dossier de quatre documents : sentiment d'appartenance à une classe sociale selon la PCS en 2023 (doc. 1), revenu salarial moyen selon le sexe, l'âge et la PCS en 2021 (doc. 2), inégalités de patrimoine 1950-2023 (doc. 3), extrait de F. Dubet, Tous inégaux, tous singuliers (doc. 4). Plan en deux temps : une approche encore pertinente (inégalités économiques structurées par la position sociale), mais des limites (pluralité des inégalités, individualisation, moyennisation).
Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Document 1 : sentiment d'appartenance à une classe sociale selon la PCS en 2023 ; Document 2 : revenu salarial annuel moyen selon le sexe, l'âge et la PCS en 2021 ; Document 3 : évolution des inégalités de patrimoine en France entre 1950 et 2023. Ils sont affichés avec la correction dans l'application.
1Introduction : définir classe sociale, poser la problématique et annoncer le plan.Touche pour voir la correction
À retenir Pour Marx, une classe sociale se définit par la place dans les rapports de production (propriétaires des moyens de production, prolétaires) et par la conscience de classe ; pour Weber, l'espace social est multidimensionnel : classes (position économique), groupes de statut (prestige), partis (pouvoir) ; Bourdieu parle d'espace social structuré par les capitaux économique et culturel.
- Définitions : classe sociale (groupe d'individus occupant une position commune dans la production et la répartition des richesses, avec conscience d'appartenance) ; PCS (catégorie statistique) ; moyennisation (Mendras : fusion progressive des classes dans une vaste classe moyenne) ; classe en soi / classe pour soi (Marx).
- Problématique : les inégalités de revenu, de patrimoine et d'identité en France restent-elles structurées par des classes sociales, ou d'autres clivages et l'individualisation rendent-ils cette approche insuffisante ?
- Plan : I. Une approche pertinente : des inégalités économiques et un sentiment d'appartenance encore structurés par la position sociale (docs 1, 2, 3) ; II. Une approche à nuancer : multiplication des inégalités et individualisation (docs 1 et 4).
- Rédaction possible : « Les 10 % des ménages les plus aisés détiennent environ 60 % du patrimoine en 2000 alors que les 50 % les moins aisés n'en possèdent qu'environ 6 %. Faut-il pour autant lire la société française à travers des classes sociales, c'est-à-dire des groupes dont les membres partagent une position économique et un sentiment d'appartenance ? »
RéponseProblématique : l'analyse en classes sociales rend-elle encore compte des inégalités et de l'organisation de la société française, ou faut-il la compléter par d'autres approches (multiplicité des inégalités, individualisation, moyennisation) ? Plan : I. une approche encore pertinente ; II. des limites.
Vérification Doc. 3, lecture graphique mesurée à ± 1 point près : en 2000, les 10 % les plus aisés détiennent environ 60 % du patrimoine et les 50 % les moins aisés environ 6 %.
2Partie I : l'approche en termes de classes sociales reste pertinente (documents 1, 2 et 3).Touche pour voir la correction
À retenir Les classes sociales se révèlent par de fortes inégalités économiques entre PCS, par la concentration du patrimoine et par un sentiment d'appartenance corrélé à la position sociale (conscience de classe).
- Document 2, inégalités de revenu entre PCS : revenu salarial annuel moyen de 41 960 euros pour les cadres, 23 190 pour les professions intermédiaires, 13 990 pour les employés et 15 230 pour les ouvriers (21 610 pour l'ensemble) ; un cadre gagne en moyenne 2,8 fois plus qu'un ouvrier (41 960 / 15 230 ≈ 2,75) et 3 fois plus qu'un employé.
- Document 3, inégalités de patrimoine : les 10 % les plus aisés détiennent environ 71 % du patrimoine en 1950-1960 (jusqu'à environ 73 % vers 1964), environ 50 à 52 % dans les années 1980, environ 60 % en 2000 et environ 59,5 % en 2023 ; les 50 % les moins aisés n'en détiennent qu'environ 3 à 9,5 % (environ 5 % en 2023) : le patrimoine est très concentré et se transmet (héritage) : reproduction des positions.
- Document 1, conscience de classe : le sentiment d'appartenance est lié à la PCS : 26 % des cadres et professions libérales se disent des classes aisées contre 1 % des employés et des ouvriers ; 62 % des ouvriers et 53 % des employés se disent des classes modestes contre 6 % des cadres : les individus se situent selon leur position sociale.
- Cadre théorique : Marx (classes et rapports de production) ; Weber (classes, statuts, partis) ; Bourdieu (espace social, capitaux économique, culturel, social, habitus de classe) : la position sociale structure les modes de vie, les pratiques culturelles, les chances scolaires.
- Transition : toutefois, les classes ne sont pas homogènes ni parfaitement ordonnées, et les individus ne se pensent pas seulement à travers elles (voir la partie suivante).
RéponseL'approche en classes reste pertinente : les revenus (41 960 euros pour les cadres contre 15 230 pour les ouvriers, doc. 2) et le patrimoine (environ 60 % détenus par les 10 % les plus aisés, doc. 3) sont inégalement répartis selon la position sociale et le sentiment d'appartenance suit la PCS (doc. 1).
Vérification Calculs : 41 960 / 15 230 = 2,75 ; 41 960 / 13 990 = 3,0. Les valeurs de patrimoine sont lues sur des courbes (mesurées à ±1 point près). Doc. 1 : les employés et les ouvriers ont chacun 1 % de classes aisées (valeur arrondie).
Piège Ne pas confondre PCS (nomenclature statistique) et classe sociale (concept théorique avec position économique et conscience).
3Partie II et conclusion : limites de l'approche en termes de classes sociales (documents 1, 2 et 4).Touche pour voir la correction
À retenir Selon Dubet, les inégalités se multiplient (« inégalités multiples ») : sexe, âge, origine, territoire, statut précaire, etc. Chacun peut se sentir égal sous un rapport et inégal sous un autre ; les classes sociales rendent moins bien compte de l'expérience individuelle. Mendras évoque la moyennisation.
- Document 1 : la majorité des individus se situent dans les classes moyennes, y compris des PCS très différentes : 68 % des cadres, 77 % des professions intermédiaires, 55 % des agriculteurs, artisans et commerçants, 45 % des employés et 37 % des ouvriers : le sentiment de classe moyenne brouille les frontières (moyennisation) ; au sein d'une même PCS, les réponses se dispersent.
- Document 2 : au-delà de la PCS, le revenu dépend du sexe (19 070 euros pour les femmes contre 24 040 euros pour les hommes : écart de 4 970 euros, soit environ 21 % de moins) et de l'âge (8 110 euros avant 25 ans, 26 780 euros de 50 à 54 ans) : d'autres variables hiérarchisent la société que la seule classe.
- Document 4 (Dubet) : les individus se disent « égaux en tant que » cadre, mais inégaux « en tant que » femme, étranger, précaire, jeune, habitant des campagnes : les inégalités se démultiplient, les expériences s'individualisent ; la personne n'est pas réductible à sa position de classe.
- Autres limites : hétérogénéité interne des classes (exemple : employés et ouvriers qualifiés et non qualifiés, cadres du public et du privé) ; recul des identités collectives (déclin du syndicalisme, mutations du monde ouvrier) ; mobilité sociale (ascendante ou descendante) ; diversité des modes de vie (Bourdieu et l'omnivorisme culturel).
- Conclusion possible : l'approche en termes de classes sociales reste utile pour décrire les inégalités économiques et la reproduction sociale, mais elle doit être complétée par d'autres approches (genre, âge, origine, territoire, individualisation) pour rendre compte de la société française, plus plurielle et plus fragmentée.
RéponseL'approche en classes reste pertinente mais insuffisante : les inégalités se multiplient (sexe, âge, origine, statut : doc. 2 et 4) et les individus se disent majoritairement des classes moyennes (doc. 1), ce qui conduit à la compléter par d'autres approches.
Vérification Calcul : 24 040 − 19 070 = 4 970 euros ; 4 970 / 24 040 ≈ 20,7 %.
Piège Doc. 4 est un témoignage de sociologue, pas une donnée statistique : il illustre un argument mais ne le démontre pas.
Exercice 2 : Épreuve composée, partie 1 : deux formes d'engagement politique4 points
« Vous présenterez deux formes d'engagement politique. » Choisir deux formes bien distinctes, les définir, les illustrer et indiquer qui s'engage ainsi.
1Présenter deux formes d'engagement politique.Touche pour voir la correction
À retenir On distingue la participation électorale et partisane (vote, adhésion à un parti ou à un syndicat), et les formes non conventionnelles ou protestataires (manifestation, pétition, grève, boycott, engagement associatif ou en ligne).
- Forme 1 : le vote, forme conventionnelle et institutionnelle ; il concerne les inscrits sur les listes électorales ; en France, la participation baisse depuis les années 1980 et les comportements deviennent intermittents (« électeur intermittent ») ; il varie selon l'âge, le diplôme et la PCS (moindre chez les jeunes et les moins diplômés).
- Forme 2 : la participation protestataire ou non conventionnelle (manifestation, pétition, grève, boycott, action sur les réseaux sociaux) ; elle permet de faire valoir une cause hors élections ; elle est souvent plus répandue chez les jeunes et les plus diplômés ; l'engagement en ligne (pétitions numériques) s'ajoute aux formes traditionnelles.
- Autres formes possibles : adhésion à un parti ou à un syndicat (en recul), engagement associatif et bénévole, consommation engagée.
- Montrer la différence : l'une s'inscrit dans le cadre des institutions et des élections ; l'autre vise à faire pression sur les décideurs en dehors des échéances électorales.
RéponseDeux formes : le vote (participation électorale, conventionnelle) et la manifestation ou la pétition (participation protestataire, non conventionnelle) ; elles diffèrent par leur cadre (institutionnel ou non), leur fréquence et leurs publics.
Piège Chaque forme doit être définie et illustrée par un exemple précis ; deux formes trop proches (par exemple vote à la présidentielle et vote aux législatives) ne suffisent pas.
Exercice 3 : Épreuve composée, partie 2 : étude d'un document (taux d'intérêt de la BCE)6 points
Courbe du taux d'intérêt de la BCE de 2005 à 2025 (en %). Lectures mesurées à ± 0,1 point près : 2,25 % en 2005, 4 % en 2007, 1 % de 2009 à 2011, 0,75 % en 2012, 0,25 % en 2013, proche de 0 % de 2014 à 2021 (0 % de 2016 à 2021), 2,5 % en 2022, 4 % en 2023, 3,75 % en 2024, 2 % en 2025.
Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Évolution du taux d'intérêt de la BCE entre 2005 et 2025. Ils sont affichés avec la correction dans l'application.
2.1À l'aide des données du document, présenter l'évolution du taux d'intérêt de la Banque centrale européenne depuis l'année 2005. (2 points)Touche pour voir la correction
À retenir Décrire une courbe : phases successives, valeurs de début et de fin de phase, maxima et minima, avec des données chiffrées.
- Phase 1 (2005-2007) : hausse de 2,25 % à 4 % (maximum, 2007).
- Phase 2 (2007-2014) : forte baisse jusqu'à 1 % en 2009, plateau à 1 % jusqu'en 2011, puis nouvelle baisse jusqu'à environ 0 % en 2014.
- Phase 3 (2014-2021) : taux proche de 0 % (0 % de 2016 à 2021).
- Phase 4 (2022-2023) : remontée rapide de 0 % en 2021 à 2,5 % en 2022 et 4 % en 2023 ; puis baisse à 3,75 % en 2024 et 2 % en 2025.
- Rédaction possible : « Entre 2005 et 2025, le taux directeur de la BCE connaît deux cycles : une hausse jusqu'à 4 % en 2007 puis une baisse jusqu'à 0 % entre 2014 et 2021, une nouvelle hausse jusqu'à 4 % en 2023 puis un reflux à 2 % en 2025. »
RéponseLe taux de la BCE passe de 2,25 % (2005) à 4 % (2007), chute à 1 % (2009) puis à environ 0 % (2014-2021), remonte à 4 % (2023) et redescend à environ 2 % (2025).
Vérification Valeurs lues sur la courbe, mesurées à ±0,1 point près ; l'axe vertical est gradué de 0 à 5 %.
2.2À l'aide de vos connaissances et du document, expliquer comment la politique monétaire peut agir sur la conjoncture économique. (4 points)Touche pour voir la correction
À retenir La BCE agit sur le taux directeur, qui détermine le coût du crédit : en le baissant, elle stimule le crédit, l'investissement et la consommation (politique expansionniste) ; en le relevant, elle freine la demande et l'inflation (politique restrictive).
- Mécanisme du taux : baisse du taux directeur → baisse des taux des banques commerciales → crédit moins cher → hausse de l'investissement des entreprises et de la consommation à crédit des ménages → hausse de la demande globale, de la production et de l'emploi (politique expansionniste).
- Hausse du taux : crédit plus coûteux → baisse de l'investissement et de la consommation → ralentissement de la demande et de l'inflation (politique restrictive), au prix d'un ralentissement de l'activité.
- Autres canaux : taux de change (baisse des taux → euro plus faible → exportations stimulées), effet de richesse (valeur des actifs), anticipations ; mesures non conventionnelles (achats d'actifs, taux négatifs : assouplissement quantitatif).
- Exemples du document : baisse à 1 % en 2009 puis à environ 0 % de 2014 à 2021 pour soutenir l'activité après la crise financière et lutter contre une inflation trop faible ; hausse à 4 % en 2023 pour freiner l'inflation forte consécutive à la reprise post-Covid et à la crise énergétique.
- Limites : trappe à liquidité (taux nul inefficace), délais de transmission, hétérogénéité des pays de la zone euro, effets sur la dette et les marchés financiers ; la politique monétaire doit être complétée par des politiques budgétaires.
RéponseEn baissant son taux directeur (1 % en 2009, 0 % de 2016 à 2021), la BCE rend le crédit moins cher et soutient investissement et consommation ; en le relevant (4 % en 2023), elle ralentit la demande pour combattre l'inflation.
Piège Préciser le sens des mécanismes (baisse du taux : relance ; hausse : frein) et citer les valeurs du document ; ne pas oublier l'objectif de stabilité des prix (inflation proche de 2 %).
Exercice 4 : Épreuve composée, partie 3 : le commerce entre pays comparables résulte de plusieurs facteurs10 points
« Vous montrerez que le commerce entre pays comparables résulte de plusieurs facteurs. » Documents : principaux partenaires commerciaux de la France en 2024 (doc. 1), origine des pièces d'une Volvo S40 (doc. 2), extrait de M. Rainelli sur le goût pour la variété (doc. 3).
Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Document 1 : principaux partenaires de la France à l'exportation et à l'importation en 2024 (milliards d'euros) ; Document 2 : origine géographique des pièces d'une Volvo S40. Ils sont affichés avec la correction dans l'application.
3.1Introduction : définir le commerce intra-branche, poser la problématique et annoncer le plan.Touche pour voir la correction
À retenir Le commerce entre pays comparables (par niveau de développement, de revenu, de technologie) est largement intra-branche : un pays exporte et importe des biens de la même branche (voitures contre voitures). Les théories ricardienne et HOS expliquent mal ce commerce.
- Définitions : commerce intra-branche (échanges croisés de biens similaires, différenciés) ; commerce inter-branches (biens de branches différentes) ; différenciation des produits ; fragmentation internationale de la chaîne de valeur (FICV) ; économies d'échelle.
- Constat : les premiers partenaires de la France sont des pays voisins et développés (doc. 1) et les échanges de produits similaires y dominent.
- Problématique : pourquoi des pays aux caractéristiques proches échangent-ils autant entre eux, avec des flux croisés dans les deux sens ?
- Plan : I. La demande de variété et les économies d'échelle (différenciation des produits) ; II. La fragmentation des chaînes de valeur et la proximité (FICV, firmes multinationales).
- Rédaction possible : « En 2024, l'Allemagne est à la fois le premier client et le premier fournisseur de la France (environ 78 milliards d'euros exportés pour 86 milliards importés). Comment expliquer un commerce aussi intense entre pays semblables ? »
RéponseProblématique : quels facteurs expliquent l'importance du commerce entre pays comparables (flux croisés de produits similaires) ? Plan : I. différenciation des produits et goût pour la variété, économies d'échelle ; II. fragmentation des chaînes de valeur et proximité.
Vérification Valeurs du doc. 1 lues sur le graphique et mesurées à ± 0,3 milliard d'euros près : 78 milliards d'euros d'exportations et 86 milliards d'importations avec l'Allemagne.
3.2Partie I : la différenciation des produits, le goût pour la variété et les économies d'échelle expliquent les échanges croisés (documents 1 et 3).Touche pour voir la correction
À retenir Dans la nouvelle théorie du commerce international (Krugman, Lancaster), la concurrence monopolistique et les rendements d'échelle croissants conduisent chaque pays à se spécialiser dans certaines variétés d'un même bien ; les consommateurs ayant un goût pour la variété, les échanges sont croisés.
- Document 3 (Rainelli) : la part croissante du commerce entre pays industrialisés est du commerce entre pays « globalement identiques » (revenu, demande, technologie) ; il résulte du « goût des consommateurs pour la variété » ; les variétés produites nationalement et à l'étranger n'étant pas les mêmes, il existe des flux simultanés d'exportations et d'importations pour un même bien ; le consommateur « ne demande pas des biens, mais des caractéristiques ».
- Document 1 : la France échange avec ses partenaires dans les deux sens et à des niveaux proches : Allemagne (environ 78 milliards exportés, 86 importés), États-Unis (environ 49 et 53), Italie (environ 48 et 51), Belgique (environ 45 et 52), Espagne (environ 44 et 47) : des échanges croisés de montants comparables, signe de commerce intra-branche.
- Économies d'échelle : chaque entreprise se spécialise dans quelques variétés pour produire en grande série et baisser son coût unitaire ; le marché mondial permet d'amortir les coûts fixes (R&D, marque) ; la différenciation par la qualité, la marque ou le design justifie des échanges croisés.
- Demande similaire (Linder) : des pays de revenu comparable ont des préférences proches et échangent des produits de gamme similaire.
- Transition : à cette explication par la demande s'ajoute celle de la production, avec la fragmentation des chaînes de valeur.
RéponseLa différenciation des produits, le goût des consommateurs pour la variété et les économies d'échelle expliquent des flux croisés de produits similaires entre pays comparables (doc. 3), visibles dans les échanges de la France avec ses premiers partenaires (doc. 1).
Vérification Valeurs du doc. 1 lues sur le graphique (barres sans étiquettes), mesurées à ± 0,3 milliard d'euros près.
3.3Partie II et conclusion : la fragmentation internationale des chaînes de valeur et la proximité expliquent aussi ce commerce (documents 1 et 2).Touche pour voir la correction
À retenir La FICV consiste à répartir les étapes de production dans plusieurs pays selon les coûts et les compétences : le commerce de biens intermédiaires (pièces, composants) est souvent un commerce intra-firme ou entre sous-traitants de pays comparables.
- Document 2 : une Volvo S40 est assemblée à partir de pièces de nombreux pays : turbo diesel (Japon), radiateur, roues, rétroviseurs, portières, réservoir (Allemagne), phares (États-Unis, Canada), vitres et feux arrière (France), airbags (Suède), repose-tête (Norvège), pare-chocs arrière (Suède, Pays-Bas), antenne (États-Unis, Japon, Brésil) : chaque composant est produit où l'équipementier est le plus compétitif ; ces échanges de biens intermédiaires sont des échanges intra-branches.
- Commerce intra-firme : les multinationales organisent des flux entre filiales ; la production d'une voiture mobilise plusieurs pays développés aux technologies proches.
- Document 1 : les premiers partenaires sont des pays voisins et industrialisés (Allemagne, Italie, Belgique, Espagne) : proximité géographique (coûts de transport faibles, modèle gravitaire), intégration régionale (marché unique, zone euro), qualité des infrastructures facilitent ces échanges.
- Effets : forte interdépendance (les chocs se transmettent), échanges de montants proches (soldes faibles), mais des déséquilibres bilatéraux possibles (déficit avec la Chine : environ 71 milliards d'importations pour environ 24 milliards d'exportations).
- Conclusion possible : le commerce entre pays comparables résulte de plusieurs facteurs : goût pour la variété et différenciation des produits, économies d'échelle, fragmentation des chaînes de valeur et proximité géographique et institutionnelle.
RéponseLa FICV (pièces d'une Volvo S40 venant d'une dizaine de pays, doc. 2) et la proximité géographique et l'intégration régionale (partenaires européens de la France, doc. 1) expliquent aussi un commerce intense et croisé entre pays comparables.
Vérification Doc. 1 : valeurs lues sur le graphique et mesurées à ± 0,3 milliard d'euros près (Chine : 24 milliards d'exportations et 71 d'importations).
Piège Doc. 2 : les pays d'origine des pièces sont donnés entre parenthèses avec le nom de l'équipementier ; ne pas dire que la voiture est « fabriquée » en Suède sans nuance.
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