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Bac 2026
SES – Métropole 2026 – Sujet 1 : correction détaillée
Spécialité SES · 4 h · coefficient 16 · au choix : dissertation sur dossier OU épreuve composée (4 + 6 + 10 pts)
CorrigéCorrection rédigée par l'équipe BAC Révision, non officielle. Les énoncés sont reformulés avec leurs données : refais toujours les calculs et compare avec ton professeur.
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Ouvrir le sujet dans l'application gratuiteExercice 1 : Dissertation : comment les questions environnementales peuvent-elles devenir un problème public ?20 points
Sujet au choix. Dossier de quatre documents : publications scientifiques sur la protection de l'environnement de 15 pays en 2010 et 2020 (doc. 1), sondage ADEME sur la question jugée la plus importante pour la France (2013-2024) (doc. 2), investissements des entreprises pour protéger l'environnement en 2023 (doc. 3), article du Monde sur un militant écologiste et un chef d'entreprise (doc. 4). Un problème public résulte d'un processus de construction : mobilisation d'acteurs (scientifiques, militants, entrepreneurs), médiatisation, mise sur l'agenda politique, traitement par l'action publique.
Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Document 1 : nombre de publications scientifiques de 15 pays sur la protection de l'environnement, 2010 et 2020 ; Document 2 : sondage ADEME, question la plus importante pour la France, 2013-2024 (en %) ; Document 3 : investissements des entreprises pour protéger l'environnement en 2023 (en millions d'euros). Ils sont affichés avec la correction dans l'application.
1Introduction : définir problème social et problème public, poser la problématique et annoncer le plan.Touche pour voir la correction
À retenir Un problème social est une situation jugée anormale ; il devient un problème public lorsqu'il est pris en charge dans l'espace public (médias, débat) et par les pouvoirs publics. Cette construction passe par des étapes : émergence, médiatisation, mise à l'agenda politique, formulation et mise en œuvre de politiques publiques.
- Définitions : problème public (situation identifiée comme devant être traitée par la collectivité et les pouvoirs publics) ; entrepreneurs de cause (acteurs qui mobilisent pour faire reconnaître un problème) ; agenda politique ; externalité négative ; action publique.
- Constat : l'environnement est connu depuis longtemps (rapport Meadows 1972, Sommet de la Terre 1992, COP21 en 2015) mais il ne devient un problème public que sous l'effet de mobilisations et de relais médiatiques.
- Problématique : par quels acteurs et selon quelles étapes une question environnementale devient-elle un problème public pris en charge par l'action publique ?
- Plan : I. Des acteurs variés (scientifiques, militants, entreprises) construisent et portent la question dans l'espace public (docs 1 et 4) ; II. La question est mise à l'agenda et reçoit des réponses, mais sa place reste concurrencée (docs 2 et 3).
- Rédaction possible : « En 2019, 16 % des Français considèrent l'environnement comme la question la plus importante pour le pays, soit plus du double de 2013 (7 %). Cette progression montre qu'un enjeu environnemental peut devenir un problème public, c'est-à-dire un problème que les acteurs et les pouvoirs publics jugent nécessaire de traiter. Comment cela se produit-il ? »
RéponseProblématique : par quels mécanismes (mobilisation d'acteurs, médiatisation, mise à l'agenda, action publique) une question environnementale devient-elle un problème public ? Plan : I. des acteurs qui construisent le problème ; II. mise à l'agenda et traitement, avec des limites.
Vérification Doc. 2 : environnement / transition écologique : 7 % en 2013, 16 % en 2019, 9 % en 2024.
2Partie I : des acteurs multiples construisent la question environnementale en problème public (documents 1 et 4).Touche pour voir la correction
À retenir La construction d'un problème public repose sur des acteurs : scientifiques (expertise, production de connaissances), militants et associations (entrepreneurs de cause), entreprises, médias, partis, organisations internationales.
- Document 1 : les scientifiques produisent des connaissances qui objectivent et légitiment le problème : le nombre de publications sur la protection de l'environnement des 15 pays passe de 75 509 en 2010 à 230 900 en 2020, soit un coefficient de 3,1 ; la Chine (62 918 en 2020, 27 % du total) est multipliée par 5,9, l'Inde par 5,4, l'Iran par 7,0, la France par 1,9 (de 2 545 à 4 724).
- Interprétation : l'expertise scientifique (GIEC, publications) fournit des données et des alertes qui permettent de définir le problème et d'engager le débat public ; la question mobilise désormais des pays très divers.
- Document 4 : les acteurs militants et économiques : Paul Watson, militant écologiste connu pour des actions spectaculaires, et Alexandre Ricard, PDG du groupe Pernod Ricard (qui finance 75 % de l'action de l'institut Paul-Ricard), lancent ensemble l'opération Take OFF pour lever des fonds en faveur de la recherche sur l'océan ; leurs méthodes diffèrent mais se complètent (« chacun peut attirer l'attention avec ses méthodes »).
- Argument des entreprises : le dérèglement climatique menace directement leurs activités (vendanges décalées de janvier à mars en Australie en dix ans) ; la COP21 (2015) a servi de déclic : alliance inattendue entre militants et dirigeants, médiatisation.
- Notions : entrepreneurs de cause, travail de mobilisation et de médiatisation, cadrage (définition du problème et de ses causes) ; la médiatisation donne de la visibilité (l'article du Monde en est un exemple).
RéponseScientifiques (publications ×3,1 entre 2010 et 2020), militants (Paul Watson), chefs d'entreprise (Pernod Ricard) et médias construisent la question environnementale en problème public en la rendant visible et légitime.
Vérification Calculs : 230 900 / 75 509 = 3,06 ; 62 918 / 230 900 = 27,2 % ; 4 724 / 2 545 = 1,86.
Piège Le document 4 date de 2016 (article du Monde, 30 juin 2016) : à ne pas confondre avec les données récentes des autres documents.
3Partie II et conclusion : la mise à l'agenda et le traitement de la question restent concurrencés (documents 2 et 3).Touche pour voir la correction
À retenir Un problème public doit être inscrit à l'agenda politique et faire l'objet d'une action publique ; il est en concurrence avec d'autres problèmes pour l'attention du public et des décideurs.
- Document 2 (sondage, une seule réponse possible) : la part des enquêtés pour qui l'environnement est la question la plus importante passe de 7 % en 2013 à 16 % en 2019 (pic), puis 10 % en 2020, 13 % en 2021, 10 % en 2022, 12 % en 2023 et 9 % en 2024 : l'opinion s'en saisit, mais de façon variable.
- Concurrence : la hausse des prix devient première en 2022 (38 %) puis 28 % en 2023 et 26 % en 2024, après une inflation forte ; l'emploi, premier en 2013 (37 %), tombe à 5 % ; l'immigration est à 15 % en 2024. L'attention publique est limitée : les problèmes se concurrencent pour accéder à l'agenda.
- Document 3 : les entreprises investissent pour l'environnement en 2023 : environ 660 millions d'euros pour l'économie d'énergie, 570 pour les énergies renouvelables, 295 pour la protection de l'air et du climat, 270 pour les eaux usées, 175 pour les sites, paysages et biodiversité (parties bleues des barres), auxquels s'ajoutent des études en prévision d'investissements (parties rouges : environ 30 millions d'euros pour les énergies renouvelables, 70 pour l'économie d'énergie) : le problème reçoit des réponses concrètes, parfois sous l'effet de la réglementation et d'incitations publiques.
- Action publique : normes, taxes, marchés de quotas, subventions, accords internationaux (COP21) ; l'adoption de politiques publiques signe l'accès du problème au statut de problème public.
- Conclusion possible : une question environnementale devient un problème public par un processus de construction (expertise, mobilisations, médiatisation, mise à l'agenda, action publique) ; ce statut n'est jamais définitivement acquis car l'attention est concurrencée par d'autres problèmes.
RéponseLa part de l'environnement dans les préoccupations passe de 7 % (2013) à 16 % (2019) puis 9 % (2024), concurrencée par la hausse des prix (26 %) ; les entreprises investissent (environ 570 millions d'euros en énergies renouvelables) : le problème est pris en charge mais reste concurrencé.
Vérification Doc. 3 : montants lus sur le graphique en barres et mesurés à ± 3 millions d'euros près (par exemple 567 millions d'euros d'investissements pour les énergies renouvelables, soit environ 570, auxquels s'ajoutent environ 30 millions d'études en prévision d'investissement).
Piège Doc. 2 : une seule réponse possible, donc les pourcentages mesurent la priorité relative, pas l'importance absolue de l'environnement.
Exercice 2 : Épreuve composée, partie 1 : une difficulté soulevée par les chocs asymétriques dans la zone euro4 points
« Vous expliquerez une difficulté soulevée par les chocs asymétriques dans le cadre de la zone euro. » Choisir une difficulté et l'expliquer précisément (mécanisme, exemple).
1Expliquer une difficulté soulevée par les chocs asymétriques dans le cadre de la zone euro.Touche pour voir la correction
À retenir Un choc asymétrique affecte différemment les pays d'une union monétaire (choc de demande ou d'offre propre à un pays ou à un secteur). Dans la zone euro, la politique monétaire est unique : elle ne peut pas répondre spécifiquement à la situation de chaque pays.
- Définir le choc asymétrique : perturbation qui touche un pays ou un groupe de pays sans toucher les autres (exemple : éclatement d'une bulle immobilière en Espagne ou en Irlande, crise de la dette grecque, baisse de la demande pour un secteur dominant).
- Difficulté : la politique monétaire est unique (taux directeur de la BCE fixé pour la moyenne de la zone) : elle est trop restrictive pour un pays en récession et trop accommodante pour un pays en surchauffe ; le taux d'intérêt réel (nominal − inflation) varie selon l'inflation propre à chaque pays.
- Perte des instruments d'ajustement : un pays ne peut plus dévaluer ni baisser ses taux pour absorber le choc ; l'ajustement passe alors par les prix et les salaires (déflation compétitive, chômage) ou par la mobilité du travail et des transferts budgétaires, qui sont faibles dans la zone (budget fédéral réduit, mobilité linguistique et culturelle limitée) : zone monétaire non optimale (Mundell).
- Exemple : avant 2008, les taux de la BCE sont trop bas pour l'Espagne et l'Irlande (forte inflation, bulle immobilière) mais adaptés à l'Allemagne, en faible croissance ; après 2010, les pays du Sud subissent une crise de la dette avec des taux trop élevés sur leur dette souveraine.
- Conséquence : les États doivent recourir à la politique budgétaire, elle-même limitée par le Pacte de stabilité (3 % de déficit, 60 % de dette), d'où un besoin de coordination et de solidarité (MES, plan de relance européen).
RéponseFace à un choc asymétrique, la politique monétaire unique de la BCE ne peut pas s'adapter à la situation de chaque pays (trop restrictive pour l'un, trop souple pour l'autre) et les États ont perdu le change comme instrument d'ajustement.
Piège Une seule difficulté bien développée suffit ; ne pas se contenter de décrire le choc.
Exercice 3 : Épreuve composée, partie 2 : étude d'un document (vote systématique)6 points
Tableau INSEE : part du vote systématique aux élections nationales en 2002, 2012 et 2022 (ensemble : 47,6 / 47,8 / 37,0 ; 18-29 ans : 31,4 / 26,8 / 17,3 ; 30-64 ans : 49,1 / 50,1 / 37,2 ; 65 ans et plus : 55,7 / 56,5 / 47,7 ; sans diplôme : 45,6 / 42,2 / 28,8 ; inférieur au bac : 51,8 / 49,2 / 38,1 ; bac : 52,2 / 46,9 / 33,3 ; supérieur : 54,5 / 53,8 / 43,7).
Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Vote systématique aux élections nationales en 2002, 2012 et 2022 par âge et diplôme (en % des inscrits). Ils sont affichés avec la correction dans l'application.
2.1À l'aide des données du document et d'un calcul simple, comparer l'évolution du vote systématique des 18-29 ans à celle de l'ensemble de la population entre 2012 et 2022. (2 points)Touche pour voir la correction
À retenir Comparer deux évolutions : calculer pour chacune la variation en points et/ou en pourcentage, puis conclure sur laquelle est la plus forte.
- 18-29 ans : de 26,8 % à 17,3 %, soit −9,5 points ; variation relative : (17,3 − 26,8) / 26,8 ≈ −35 %.
- Ensemble : de 47,8 % à 37,0 %, soit −10,8 points ; variation relative : (37,0 − 47,8) / 47,8 ≈ −23 %.
- Conclusion : en points, la baisse est légèrement plus forte pour l'ensemble (−10,8 contre −9,5) ; en proportion, la baisse est nettement plus forte chez les 18-29 ans (−35 % contre −23 %), qui votaient déjà beaucoup moins que l'ensemble en 2012 (écart de 21,0 points) ; en 2022, l'écart en points est un peu plus faible (19,7 points) mais le niveau des jeunes est devenu très bas.
- Rédaction possible : « Entre 2012 et 2022, le vote systématique des 18-29 ans diminue d'environ 35 % (de 26,8 % à 17,3 %) contre environ 23 % pour l'ensemble (de 47,8 % à 37,0 %). »
RéponseEntre 2012 et 2022, le vote systématique recule de 9,5 points (−35 %) chez les 18-29 ans et de 10,8 points (−23 %) pour l'ensemble : la baisse relative est plus forte chez les jeunes.
Vérification Calculs : 17,3 − 26,8 = −9,5 ; −9,5 / 26,8 = −0,354 ; 37,0 − 47,8 = −10,8 ; −10,8 / 47,8 = −0,226. Écarts avec l'ensemble : 47,8 − 26,8 = 21,0 points en 2012 ; 37,0 − 17,3 = 19,7 points en 2022.
Piège Ne pas conclure que l'écart entre jeunes et ensemble se creuse en points : il se réduit légèrement (21,0 à 19,7), mais les jeunes ne sont plus que 17,3 % à voter systématiquement.
2.2À l'aide du document et de vos connaissances, montrer que l'engagement politique dépend de variables sociodémographiques. (4 points)Touche pour voir la correction
À retenir La participation politique dépend de l'âge (cycle de vie, intégration), du diplôme (capital culturel, sentiment de compétence politique), de la PCS, du sexe, du lieu de résidence ; ces variables jouent sur les ressources et la socialisation politique.
- Âge (document) : en 2022, le vote systématique est de 17,3 % chez les 18-29 ans, 37,2 % chez les 30-64 ans et 47,7 % chez les 65 ans et plus ; l'écart entre 18-29 ans et 65 ans et plus passe de 24,3 points en 2002 à 30,4 points en 2022.
- Explication : intégration sociale croissante avec l'âge (emploi stable, logement, enracinement), apprentissage du « devoir civique », inscription tardive sur les listes pour les jeunes mobiles ; effets de génération (baisse du sentiment du devoir de vote).
- Diplôme (document) : en 2022, 28,8 % des non-diplômés votent systématiquement contre 43,7 % des diplômés du supérieur (écart de 14,9 points), alors que l'écart était de 8,9 points en 2002 : les écarts se creusent. Explication : capital culturel, sentiment de compétence politique, intérêt pour la politique (cens caché de Gaxie).
- Autres variables : PCS (cadres votent plus que les ouvriers non qualifiés), sexe (écarts d'engagement dans les formes militantes), territoire (communes rurales/urbaines), situation de précarité et sentiment de non-représentation.
- Nuance : variables non déterministes ; contexte (enjeu de l'élection, offre politique), motivations et incitations jouent aussi.
RéponseL'engagement dépend de l'âge (17,3 % de vote systématique à 18-29 ans contre 47,7 % à 65 ans et plus en 2022) et du diplôme (28,8 % sans diplôme contre 43,7 % avec un diplôme du supérieur) ; ces écarts se creusent entre 2002 et 2022.
Vérification Calculs : 55,7 − 31,4 = 24,3 ; 47,7 − 17,3 = 30,4 ; 43,7 − 28,8 = 14,9 ; 54,5 − 45,6 = 8,9.
Exercice 4 : Épreuve composée, partie 3 : productivité des firmes et compétitivité d'un pays10 points
« Vous montrerez que la productivité des firmes sous-tend la compétitivité d'un pays, c'est-à-dire son aptitude à exporter. » Documents : secteurs industriels français à plus fort excédent commercial (doc. 1), investissement d'un sous-traitant aéronautique (doc. 2), salaire moyen par tête et productivité globale des facteurs dans cinq pays, 2000-2022 (doc. 3).
Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Document 1 : secteurs industriels avec l'excédent commercial le plus élevé en France (septembre 2023 - août 2024, en milliards d'euros) ; Document 3 : salaire moyen par tête et productivité globale des facteurs (indices base 100 en 2000), 2000-2022. Ils sont affichés avec la correction dans l'application.
3.1Introduction : définir productivité, compétitivité-prix et hors-prix, poser la problématique et annoncer le plan.Touche pour voir la correction
À retenir La productivité est le rapport entre une production et les facteurs utilisés ; la productivité globale des facteurs (PGF) mesure la part de la croissance de la production non expliquée par la quantité de travail et de capital (progrès technique, organisation). La compétitivité-prix tient aux coûts et aux prix ; la compétitivité hors-prix à la qualité, à l'innovation, à l'image de marque.
- Définitions : productivité apparente du travail (valeur ajoutée / emploi), PGF ; compétitivité d'un pays = aptitude à exporter et à gagner des parts de marché ; compétitivité-prix / hors-prix ; coût salarial unitaire = coût du travail / productivité.
- Problématique : en quoi les gains de productivité des firmes déterminent-ils la compétitivité d'un pays et sa capacité à exporter ?
- Plan : I. La productivité améliore la compétitivité-prix : elle permet de baisser les coûts unitaires malgré la hausse des salaires (docs 2 et 3) ; II. Elle soutient aussi la compétitivité hors-prix et l'excellence des secteurs exportateurs (docs 1 et 2).
- Rédaction possible : « Entre septembre 2023 et août 2024, l'aéronautique française exporte 57,1 milliards d'euros et dégage un excédent de près de 30 milliards. Qu'est-ce qui permet à un pays d'exporter durablement ? La compétitivité, c'est-à-dire l'aptitude d'un pays à vendre ses biens et services à l'étranger, repose-t-elle sur la productivité des firmes ? »
RéponseProblématique : la productivité des firmes détermine-t-elle la compétitivité et la capacité d'exportation d'un pays ? Plan : I. productivité et compétitivité-prix ; II. productivité, innovation et compétitivité hors-prix.
Vérification Calcul : 57,1 − 27,7 = 29,4 milliards d'euros d'excédent dans l'aéronautique et le spatial.
3.2Partie I : la productivité permet de contenir les coûts unitaires et soutient la compétitivité-prix (documents 2 et 3).Touche pour voir la correction
À retenir Pour un salaire donné, plus la productivité est forte, plus le coût salarial unitaire est faible : une hausse des salaires supérieure à celle de la productivité réduit la compétitivité-prix, alors que des gains de productivité la préservent.
- Document 3 : comparer l'évolution des salaires moyens par tête et de la PGF entre 2000 et 2022 (indice 100 en 2000). Allemagne : salaires 115 et PGF 112 (écart faible : 115 / 112 ≈ 1,03). États-Unis : 127 et 117 (rapport 1,09). Espagne : 100 et 102 (0,98). Japon : 100 et 109 (0,92). France : 121 et 101 (rapport ≈ 1,20).
- Interprétation : en France, les salaires par tête progressent de 21 % alors que la productivité globale des facteurs n'augmente que de 1 % : les coûts unitaires du travail augmentent, ce qui pèse sur la compétitivité-prix ; en Allemagne, les salaires augmentent presque au rythme de la productivité (compétitivité préservée) ; au Japon et en Espagne, les salaires stagnent alors que la productivité progresse ou reste stable.
- Document 2 : l'entreprise Aequs Aerospace France investit 2 millions d'euros dans une machine d'usinage cinq axes à très haute vitesse qui répond à « un impératif de productivité demandé par notre principal client » ; sans cet investissement, « nous perdions le marché » : la productivité conditionne l'accès aux marchés et à la sous-traitance de rang mondial.
- Mécanisme : investissement en capital → hausse de la productivité → baisse du coût unitaire → baisse des prix possible ou hausse des marges → parts de marché à l'exportation.
- Limite : la productivité n'est pas seule en cause : le taux de change, les charges sociales et fiscales, le coût de l'énergie jouent aussi sur la compétitivité-prix.
RéponseLa productivité détermine la compétitivité-prix : en France, les salaires par tête augmentent de 21 % entre 2000 et 2022 alors que la productivité globale des facteurs ne progresse que de 1 %, ce qui fait augmenter les coûts unitaires ; les firmes qui investissent pour gagner en productivité (doc. 2) conservent leurs marchés.
Vérification Calculs : 115 / 112 = 1,027 ; 127 / 117 = 1,085 ; 100 / 102 = 0,980 ; 100 / 109 = 0,917 ; 121 / 101 = 1,198. Le rapport salaire / productivité sert de proxy du coût salarial unitaire (non donné dans le document).
Piège Le document 3 mesure la productivité globale des facteurs et non la productivité du travail : ne pas parler de « productivité du travail ». Les indices sont en base 100 en 2000.
3.3Partie II et conclusion : la productivité soutient la compétitivité hors-prix et les secteurs exportateurs (documents 1 et 2).Touche pour voir la correction
À retenir La compétitivité hors-prix repose sur la qualité, l'innovation, la spécialisation sur des produits à forte valeur ajoutée ; l'investissement et les gains de productivité financent la montée en gamme.
- Document 1 : les secteurs à plus fort excédent commercial en France (septembre 2023 - août 2024) : aéronautique et spatial : exportations de 57,1 milliards et importations de 27,7 milliards, soit un excédent de 29,4 milliards d'euros ; chimie, parfums et cosmétiques : 75,4 et 55,4 milliards, excédent de 20,0 milliards ; produits agricoles et agroalimentaires : 82,0 et 75,5 milliards, excédent de 6,5 milliards.
- Interprétation : l'aéronautique, secteur à forte valeur ajoutée et fortement capitalistique, et les cosmétiques (image de marque) montrent une compétitivité fondée sur la qualité, l'innovation et le savoir-faire plus que sur les prix.
- Document 2 : la filiale d'Aequs fabrique des « pièces aéronautiques complexes et à forte valeur ajoutée » (trains d'atterrissage, composants moteur de l'A320, de l'ATR 72, du Falcon 7X) ; son chiffre d'affaires passe de 6,5 à 11 millions d'euros depuis 2022 (+69 %), avec 15 millions d'euros visés en 2025-2026, 10 emplois créés : la productivité et les investissements permettent la croissance et la création d'emplois.
- Autres déterminants à mobiliser : R&D, qualification de la main-d'œuvre, organisation (chaînes de valeur), politique de l'innovation, infrastructures, institutions.
- Conclusion possible : la productivité des firmes (investissement, progrès technique, organisation) sous-tend la compétitivité d'un pays : elle réduit les coûts unitaires (compétitivité-prix) et permet la montée en gamme (compétitivité hors-prix), même si le taux de change, le coût du travail et la politique publique interviennent.
RéponseLes secteurs exportateurs français les plus excédentaires (aéronautique : +29,4 milliards d'euros ; chimie-parfums : +20,0 ; agroalimentaire : +6,5) reposent sur des firmes productives et innovantes ; l'exemple d'Aequs (chiffre d'affaires de 6,5 à 11 millions d'euros) illustre le lien entre investissement, productivité et exportation.
Vérification Calculs : 57,1 − 27,7 = 29,4 ; 75,4 − 55,4 = 20,0 ; 82,0 − 75,5 = 6,5 ; 11 / 6,5 = 1,69. Les valeurs de doc. 1 sont écrites sur le graphique.
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