BAC Révision CollègeBrevetBacAnnales Télécharger

Annales corrigées › Bac 2026 › SES

Bac 2026

SES – Amérique du Nord 2026 (sujet 2, jour 2) : correction détaillée

Sciences économiques et sociales (spécialité) · 4 h · dissertation ou épreuve composée, au choix · 20 points

Corrigé

Correction rédigée par l'équipe BAC Révision, non officielle. Les énoncés sont reformulés avec leurs données : refais toujours les calculs et compare avec ton professeur.

Où trouver le sujet ? Cette page présente la correction. Le sujet officiel complet (PDF) et ses figures sont dans l'application BAC Révision.

Ouvrir le sujet dans l'application gratuite

Exercice 1 : Dissertation : l'efficacité de l'action publique contre le changement climatique20 points

Sujet : « L'action des pouvoirs publics pour lutter contre le changement climatique est-elle efficace ? » Dossier de quatre documents : les émissions de GES de quelques pays entre 1990 et 2022 (tableau), les résultats de la COP29 (texte), les recettes environnementales en France en 2023 (tableau), le prix des quotas d'émission de carbone de l'UE (courbe).

Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Document 4 : prix des quotas d'émission de carbone de l'Union européenne (en euros par tonne de CO2). Ils sont affichés avec la correction dans l'application.

D1Analysez le sujet : définissez les termes et formulez une problématique.Touche pour voir la correction

À retenir « Est-elle efficace » : définir l'efficacité (atteindre l'objectif de réduction des émissions) et apprécier à partir de résultats mesurés, sans oublier les conditions.

Démarche
  1. Pouvoirs publics : États, Union européenne, organisations internationales ; action : réglementation, taxation, marché de quotas, subventions, accords et financements internationaux.
  2. Changement climatique : réchauffement lié aux gaz à effet de serre (GES) d'origine humaine ; objectif de l'accord de Paris : limiter la hausse sous 2 °C, idéalement 1,5 °C.
  3. Efficacité : les politiques réduisent-elles réellement les émissions, et à quelle échelle (nationale, mondiale) ?
  4. Problématique possible : « Les instruments mobilisés par les pouvoirs publics ont-ils permis de réduire les émissions, et quels obstacles limitent leur efficacité à l'échelle mondiale ? »

RéponseProblématique : résultats des politiques climatiques (baisses dans certains pays) et limites (hausses dans d'autres, financement insuffisant).

Piège Ne pas répondre par oui ou non seulement : le sujet appelle une réponse nuancée par échelle et instrument.

D2Lisez chacun des quatre documents et dites quelle idée il apporte.Touche pour voir la correction

À retenir Un chiffre par document, accompagné du calcul de variation.

Démarche
  1. Document 1 (base de données sur les émissions de CO2 pour la recherche atmosphérique mondiale, 2023) : entre 1990 et 2022, les émissions en Mt CO2 éq passent de 787 à 428 pour le Royaume-Uni (−45,6 %), de 4 925 à 3 604 pour l'UE à 27 (−26,8 %), de 6 164 à 6 018 pour les États-Unis (−2,4 %), de 696 à 1 310 pour le Brésil (+88,4 %), de 1 437 à 3 943 pour l'Inde (+174,5 %) et de 4 115 à 15 726 pour la Chine (+282,2 %). Idée : les politiques réduisent les émissions dans l'UE et au Royaume-Uni, mais les émissions augmentent fortement dans les pays émergents.
  2. Document 2 (vie-publique.fr) : à la COP29 de Bakou (novembre 2024), objectif de 300 milliards de dollars par an d'ici 2035 pour les pays en développement (contre 100 milliards auparavant) et mobilisation de 1 300 milliards par an avec des sources publiques et privées ; jugé insuffisant par de nombreux pays en développement qui demandaient 1 000 milliards ; la France a engagé 7,2 milliards d'euros en 2023 dont 2,8 milliards pour l'adaptation. Idée : financement international et accords, avec des limites.
  3. Document 3 (rapport sur l'impact environnemental du budget de l'État, octobre 2024) : recettes environnementales en France en 2023 : énergie/climat 39 044 millions d'euros (68,7 %), transport 6 323 (11,1 %), pollutions et ressources naturelles 11 490 (20,2 %), soit 56 858 au total. Idée : la fiscalité environnementale repose surtout sur l'énergie et le climat.
  4. Document 4 (ministère, 2025) : le prix du quota de CO2 est d'environ 2 à 9 € la tonne de 2013 à 2017, monte à partir de 2018 (environ 20 à 30 € en 2019), chute brièvement à environ 15 € début 2020, puis grimpe fortement à partir de 2021 (environ 55 à 65 € à l'automne 2021, près de 90 € en fin d'année), oscille entre environ 58 et 97 € en 2022, culmine autour de 100 € début 2023 puis retombe vers 60-65 € début 2024. Idée : le marché de quotas envoie un signal-prix croissant, mais volatil.

RéponseDoc 1 : baisses (UE, Royaume-Uni) et hausses (Chine, Inde, Brésil) ; doc 2 : financement de la COP29 jugé insuffisant ; doc 3 : fiscalité environnementale française ; doc 4 : prix du carbone.

Vérification Les chiffres du document 1 vérifiés par calcul : 428 / 787 = 0,544 ; 3 604 / 4 925 = 0,732 ; 15 726 / 4 115 = 3,82. Total du document 3 : 39 044 + 6 323 + 11 490 = 56 857 (56 858 avec arrondi). Document 4 : valeurs lues sur le graphique, mesurées à ±3 € près (épaisseur du trait comprise). Document 1 : les pourcentages du tableau sont arrondis par la source (1 310 / 696 donne +88,2 %, 3 943 / 1 437 donne +174,4 %) ; reprendre les valeurs du tableau.

D3Proposez un plan détaillé.Touche pour voir la correction

À retenir Plan en deux parties : une action qui produit des résultats, puis une efficacité limitée par l'échelle et le financement.

Démarche
  1. I. L'action des pouvoirs publics produit des résultats.
  2. I.A. Des baisses d'émissions : −45,6 % au Royaume-Uni et −26,8 % dans l'UE entre 1990 et 2022 (document 1), grâce à la réglementation, à la fiscalité, aux quotas et aux subventions.
  3. I.B. Des instruments économiques qui donnent un signal : taxes environnementales (56,9 milliards d'euros de recettes en 2023, dont 39 milliards pour l'énergie et le climat, document 3) ; marché de quotas : prix de quelques euros à environ 100 € la tonne (document 4) ; internalisation des externalités.
  4. II. Mais l'efficacité globale reste limitée.
  5. II.A. Un problème d'échelle mondiale : les émissions mondiales croissent (Chine +282 %, Inde +175 %, Brésil +88 %, États-Unis −2,4 %, document 1) ; bien commun et passager clandestin ; fuite de carbone ; engagements non contraignants.
  6. II.B. Des obstacles de financement et d'acceptabilité : financement de 300 milliards par an jugé insuffisant (document 2) ; volatilité du prix du carbone (document 4) ; acceptabilité sociale de la fiscalité ; dépendance de la fiscalité aux produits énergétiques.
  7. Conclusion : l'action publique est efficace là où elle est forte et cohérente, mais insuffisante à l'échelle mondiale ; il faut renforcer coopération et financements.

RéponseI. Des résultats (UE, Royaume-Uni) grâce aux instruments. II. Des limites : hausse des émissions des émergents, financement insuffisant, volatilité et acceptabilité.

Vérification Exemples du programme à ajouter aux données du dossier : accord de Paris, taxe carbone, normes.

D4Rédigez l'introduction.Touche pour voir la correction

À retenir Accroche, définitions, problématique, plan.

Démarche
  1. Rédaction possible : « Entre 1990 et 2022, les émissions de gaz à effet de serre ont diminué de 27 % dans l'Union européenne et de 46 % au Royaume-Uni, mais elles ont été multipliées par plus de trois en Chine. Face au changement climatique, causé par l'accumulation de gaz à effet de serre d'origine humaine, les pouvoirs publics (États, Union européenne, organisations internationales) disposent d'instruments variés : réglementation, taxation, marchés de quotas, subventions et financements internationaux. L'action des pouvoirs publics est-elle efficace ? Nous verrons d'abord qu'elle produit des résultats mesurables, puis que son efficacité reste limitée par l'échelle mondiale du problème, par le financement et par l'acceptabilité. »

RéponseIntroduction modèle ci-dessus.

Piège Ne pas conclure que l'action est « inefficace » partout : les résultats européens sont réels.

Exercice 2 : Épreuve composée, partie 1 : mobilisation des connaissances4 points

Sujet : « Vous présenterez les nouveaux enjeux de mobilisation de l'action collective. »

1Présentez les nouveaux enjeux de mobilisation de l'action collective.Touche pour voir la correction

À retenir Action collective : action menée à plusieurs pour défendre des intérêts ou une cause commune ; les formes de mobilisation évoluent (nouveaux acteurs, nouvelles causes, nouveaux moyens), tandis que les syndicats traditionnels sont confrontés à une baisse de la syndicalisation.

Démarche
  1. Nouvelles causes et nouveaux acteurs : mobilisations sur l'environnement et le climat, les droits des femmes, les discriminations, les droits des minorités, souvent portées par des associations, des collectifs ou des mouvements ponctuels plutôt que par les syndicats.
  2. Nouveaux moyens et répertoires d'action (Tilly) : réseaux sociaux, pétitions en ligne, mobilisations viralisées, financement participatif, actions de désobéissance civile, occupation de lieux ; mobilisation rapide et peu hiérarchisée (parfois sans organisation centrale).
  3. Nouveaux enjeux : engagement plus distancié, ponctuel et centré sur une cause (engagement « distancié » plutôt que militantisme durable) ; articulation des échelles locale, nationale et transnationale (mobilisations mondiales pour le climat) ; difficultés à transformer la mobilisation en action durable.
  4. Rappel : le paradoxe de l'action collective (Olson) : les incitations sélectives (matérielles ou symboliques) aident à mobiliser ; le numérique abaisse les coûts de participation.
  5. Nuance : la mobilisation se heurte à des obstacles (répression, médiatisation, fragmentation) et la participation reste inégale selon les caractéristiques sociales.

RéponseNouvelles causes (climat, droits), nouveaux acteurs (collectifs, associations), nouveaux moyens (réseaux sociaux, actions de désobéissance), engagement plus ponctuel et transnational ; les syndicats ne sont plus les seuls acteurs de la mobilisation.

Piège Ne pas oublier de relier les nouvelles formes de mobilisation aux difficultés de l'action collective (passager clandestin, incitations sélectives).

Exercice 3 : Épreuve composée, partie 2 : étude d'un document (contributions à la croissance)6 points

Tableau (OCDE, 2025) : taux de croissance annuel du PIB et contributions du travail, du capital et de la productivité globale des facteurs (en points de %) en France, aux États-Unis et au Japon en 2005, 2015 et 2019.

1À l'aide des données du document, comparez le poids des différentes contributions à la croissance économique de la France et des États-Unis en 2019.Touche pour voir la correction

À retenir Le poids d'une contribution se mesure par sa part dans la croissance : contribution / taux de croissance.

Démarche
  1. France 2019 : travail 1,1 point, capital 0,7 point, PGF 0,0 point, pour une croissance de 2,0 % ; poids : travail environ 55 %, capital environ 35 %, PGF 0 %.
  2. États-Unis 2019 : travail 0,8 point, capital 0,8 point, PGF 0,8 point, pour une croissance de 2,6 % ; poids : environ 31 % chacun (0,8 / 2,6 ≈ 0,31).
  3. Comparaison : en France la croissance repose surtout sur l'accumulation des facteurs (travail en tête) et la PGF ne contribue pas ; aux États-Unis les trois sources contribuent de façon équilibrée, la PGF y contribuant à hauteur de 0,8 point.
  4. Remarque : la somme des contributions n'est pas toujours égale au taux de croissance (note du document : la différence tient aux arrondis) : en 2019, 1,1 + 0,7 + 0,0 = 1,8 pour 2,0 en France et 0,8 × 3 = 2,4 pour 2,6 aux États-Unis ; les parts calculées sur le taux de croissance ne totalisent donc pas 100 %. Sur la somme des contributions, on obtiendrait en France environ 61 % (travail), 39 % (capital), 0 % (PGF) et aux États-Unis 33 % chacun : les conclusions sont identiques.

RéponseEn 2019, la croissance française (2,0 %) provient du travail (1,1 point, soit 55 %) et du capital (0,7 point, soit 35 %), la PGF étant nulle ; aux États-Unis (2,6 %), le travail, le capital et la PGF contribuent chacun à hauteur de 0,8 point (environ 31 %).

Vérification 1,1 / 2,0 = 55 % ; 0,7 / 2,0 = 35 % ; 0,8 / 2,6 = 30,8 %.

2À l'aide des données du document et de vos connaissances, montrez que l'accumulation des facteurs et l'accroissement de la productivité globale des facteurs sont des sources de la croissance économique.Touche pour voir la correction

À retenir Croissance extensive : augmentation des quantités de facteurs (travail, capital). Croissance intensive : augmentation de la productivité globale des facteurs (progrès technique, organisation, capital humain, institutions).

Démarche
  1. Accumulation des facteurs (document) : en 2019, le travail contribue pour 1,1 point à la croissance française et le capital pour 0,7 point ; aux États-Unis en 2005, ils contribuent pour 1,0 point chacun, et en 2015 pour 1,5 point (travail) et 0,7 (capital). L'augmentation du nombre d'heures travaillées ou du stock de machines accroît la production.
  2. Rôle de la PGF (document) : aux États-Unis, 1,4 point en 2005 et 0,8 point en 2015 et 2019 ; au Japon, 1,5 point en 2015 ; en France 0,4 point en 2005, 0,3 en 2015, 0,0 en 2019. La PGF contribue à la croissance lorsque la même quantité de facteurs produit davantage grâce au progrès technique et à l'organisation.
  3. Explication : le capital physique subit des rendements décroissants (Solow) : sans progrès technique, la croissance finit par s'essouffler ; le progrès technique (innovation, R&D, capital humain) permet une croissance durable (théories de la croissance endogène : Romer, Lucas).
  4. Illustration : au Japon en 2019, la contribution du travail est négative (−0,9 point) : la croissance devient négative (−0,4 %, noté « - 0.4 » dans le sujet), signe que la baisse de la quantité de travail doit être compensée par plus de capital ou de PGF, dont les contributions sont ici faibles (0,3 et 0,2 point).
  5. Conclusion : les deux sources contribuent, avec des poids variables selon les pays et les dates.

RéponseLe document montre que le travail (1,1 point en France, 0,8 point aux États-Unis en 2019) et le capital (0,7 et 0,8) alimentent la croissance, et que la PGF y contribue aussi (0,8 point aux États-Unis en 2019, 1,4 point en 2005) : croissance extensive et croissance intensive se combinent.

Piège Le tableau est en points de croissance, pas en %, et le Japon en 2019 a un taux de croissance négatif (−0,4) : attention aux signes.

Exercice 4 : Épreuve composée, partie 3 : raisonnement s'appuyant sur un dossier documentaire (organisation du travail)10 points

Sujet : « À l'aide de vos connaissances et du dossier documentaire, vous montrerez que les évolutions des formes d'organisation du travail ont des effets positifs et négatifs sur les conditions de travail. » Dossier : les équipes autonomes chez Volvo et Favi (France Stratégie, 2020), l'évolution des conditions de travail entre 1991 et 2019 (DARES, 2023), les savoir-être et leurs effets paradoxaux (de Gaulejac, 2011).

3.1Lisez les trois documents : quels effets positifs et négatifs en ressortent ?Touche pour voir la correction

À retenir Les formes post-tayloriennes (équipes autonomes, polyvalence, management par objectifs) élargissent l'autonomie mais peuvent intensifier le travail et accroître la pression.

Démarche
  1. Document 1 (France Stratégie, 2020) : chez Volvo (dès les années 1980), équipes polyvalentes et autonomes, suppression de niveaux hiérarchiques, responsabilité élargie, capacité d'initiative et d'apprentissage ; chez Favi (ETI française), cellules autonomes de 5 à 25 salariés, qualité des produits, sécurité et santé, contact direct avec les clients. Effets positifs : autonomie, polyvalence, développement des compétences, meilleure santé et sécurité.
  2. Document 2 (DARES, 1991-2019) : ouvriers déclarant un rythme imposé par des normes ou délais à respecter en une heure ou plus (intitulé du sujet) : 23,2 % en 1991, 39,4 % en 2005, 35,5 % en 2019 (ensemble : 16,2 %, 25,0 %, 22,8 %) ; rythme imposé par une demande extérieure exigeant une réponse immédiate : ouvriers de 25,7 % à 37,8 % puis 41,5 %, ensemble de 45,8 % à 53,2 % puis 55,3 % ; occupant plusieurs postes : ouvriers de 5,2 % à 7,2 % puis 13,4 %, ensemble de 5,0 % à 6,2 % puis 10,5 % (polyvalence) ; appliquant strictement des consignes : ouvriers de 52,8 % à 46,2 % puis 44,9 %, ensemble de 41,7 % à 35,2 % puis 34,4 % (moindre application stricte des consignes). Idée : plus de polyvalence et d'autonomie, mais aussi davantage de contraintes de rythme et de demandes immédiates.
  3. Document 3 (de Gaulejac, 2011) : autonomie, responsabilité et savoir-être (communiquer, s'affirmer, gérer ses émotions) sont des progrès par rapport à l'organisation taylorienne rigide ; mais ils s'accompagnent d'insécurité (mobilité), d'une autonomie en partie illusoire puisqu'elle n'est valable que si les objectifs sont atteints, et d'un épanouissement subordonné à la performance. Idée : effets paradoxaux, contraintes psychologiques.

RéponseDoc 1 : autonomie et polyvalence ; doc 2 : plus de polyvalence mais aussi rythme et demande immédiate plus fréquents ; doc 3 : effets paradoxaux de l'autonomie.

Vérification Données du document 2 recopiées du tableau ; la colonne « consignes strictes » baisse de 52,8 % à 44,9 % chez les ouvriers.

3.2Proposez une introduction et un plan détaillé.Touche pour voir la correction

À retenir Plan classique : effets positifs puis effets négatifs ; relier à l'évolution du taylorisme au toyotisme et aux formes flexibles.

Démarche
  1. Introduction : Rédaction possible : « L'organisation taylorienne du travail, fondée sur la division des tâches, la hiérarchie et le respect strict de consignes, a longtemps structuré l'industrie. Depuis les années 1980, de nouvelles formes d'organisation (équipes autonomes, polyvalence, management par objectifs) cherchent à développer l'initiative des salariés et la flexibilité. Quels sont leurs effets sur les conditions de travail ? Nous verrons d'abord qu'elles élargissent l'autonomie, la polyvalence et les compétences, puis qu'elles s'accompagnent d'une intensification du travail, d'une pression accrue et d'une insécurité. »
  2. I. Des effets positifs sur les conditions de travail. I.A. Autonomie et responsabilisation : équipes polyvalentes chez Volvo, cellules autonomes chez Favi (document 1) ; moindre application stricte des consignes (de 41,7 % à 34,4 % de l'ensemble des salariés, document 2). I.B. Polyvalence et développement des compétences : plus de salariés occupant plusieurs postes (de 5,0 % à 10,5 %, document 2) ; apprentissage, santé et sécurité (Favi) ; enrichissement des tâches ; épanouissement (document 3).
  3. II. Des effets négatifs : intensification et pression. II.A. Contraintes de rythme : demande extérieure exigeant une réponse immédiate (de 45,8 % à 55,3 % de l'ensemble des salariés, document 2) ; normes ou délais à respecter en une heure ou plus (de 16,2 % à 22,8 %, et de 23,2 % à 35,5 % chez les ouvriers). II.B. Contrôle et insécurité : autonomie parfois illusoire, objectifs à atteindre, injonctions aux savoir-être, insécurité de la mobilité (document 3) ; risque de stress et d'épuisement.
  4. Conclusion : les nouvelles organisations ont des effets ambivalents : plus d'autonomie, mais aussi plus de contraintes et de pression ; les effets varient selon les catégories (ouvriers, cadres).

RéponsePlan : I. effets positifs (autonomie, polyvalence, compétences) ; II. effets négatifs (intensification, pression des objectifs, insécurité).

Piège Ne pas conclure que le taylorisme a disparu : 34,4 % de l'ensemble des salariés et 44,9 % des ouvriers appliquent encore strictement des consignes en 2019.

Télécharger BAC Révision, gratuit

Autres sujets de SES (Bac 2026)