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Bac 2026
SES – Antilles-Guyane 2026 – Sujet 2 : correction détaillée
Spécialité SES · 4 h · coefficient 16 · au choix : dissertation sur dossier OU épreuve composée (4 + 6 + 10 pts)
CorrigéCorrection rédigée par l'équipe BAC Révision, non officielle. Les énoncés sont reformulés avec leurs données : refais toujours les calculs et compare avec ton professeur.
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Ouvrir le sujet dans l'application gratuiteExercice 1 : Dissertation : comment peut-on expliquer le chômage ?20 points
Sujet au choix. Dossier de trois documents : enquête sur les difficultés de recrutement et candidatures jugées inadéquates en 2024 (doc. 1), indicateur de protection de l'emploi et taux de chômage de quatre pays en 2019 (doc. 2), taux de chômage et croissance du PIB en France de 1975 à 2024 (doc. 3). Plan attendu : chômage conjoncturel (demande) puis chômage structurel (offre, institutions, appariement).
Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Document 2 : protection de l'emploi et taux de chômage en 2019 ; Document 3 : taux de chômage et évolution du PIB en volume en France, 1975-2024. Ils sont affichés avec la correction dans l'application.
1Introduction : définir le chômage, formuler la problématique et annoncer le plan.Touche pour voir la correction
À retenir Un chômeur (BIT) est une personne de 15 ans ou plus sans emploi, disponible dans les deux semaines et qui a cherché activement un emploi au cours des quatre dernières semaines. Le taux de chômage = chômeurs / population active.
- Définitions : chômage au sens du BIT ; population active = actifs occupés + chômeurs ; distinguer chômage conjoncturel (lié au cycle économique, insuffisance de demande) et chômage structurel (lié au fonctionnement du marché du travail, aux institutions, à la qualification).
- Accroche : en France, le taux de chômage est de 7,4 % en 2024 (doc. 3), après un pic de plus de 10 % dans les années 1990 et 2010 : il n'a jamais été durablement ramené à son niveau de 1975 (environ 3,6 %).
- Problématique : le chômage résulte-t-il d'abord d'un déficit de demande, ou de dysfonctionnements du marché du travail, et quels sont les rôles respectifs des facteurs conjoncturels et structurels ?
- Plan : I. Le chômage s'explique par des facteurs conjoncturels (insuffisance de la demande, croissance faible) ; II. Il s'explique aussi par des facteurs structurels (coût et rigidité du travail, inadéquation des qualifications, institutions).
- Rédaction possible : « En 2024, 7,4 % de la population active française est au chômage. Le chômage, c'est-à-dire la situation des personnes sans emploi, disponibles et en recherche active, est-il d'abord le résultat d'un manque de demande ou d'un mauvais fonctionnement du marché du travail ? Nous verrons d'abord que la conjoncture économique pèse fortement sur l'emploi, puis que des facteurs structurels expliquent sa persistance. »
RéponseProblématique : quels sont les facteurs, conjoncturels et structurels, qui expliquent le chômage ? Plan : I. insuffisance de demande et croissance ; II. rigidités, coûts et inadéquation de l'offre de travail.
Piège Ne pas limiter le sujet à un seul courant : le correcteur attend une explication plurielle (keynésienne, classique, théories de l'appariement) et critique.
2Partie I : montrer que le chômage s'explique par des facteurs conjoncturels (document 3).Touche pour voir la correction
À retenir Pour Keynes, le chômage involontaire provient d'une insuffisance de demande effective : les entreprises, ne trouvant pas de débouchés, réduisent la production et l'emploi. La loi d'Okun relie une croissance faible à une hausse du chômage.
- Mécanisme : baisse de la demande (consommation, investissement, exportations) → baisse des débouchés → baisse de la production → baisse de l'emploi et hausse du chômage ; effet multiplicateur et cercle vicieux.
- Document 3 : les hausses du chômage coïncident avec les ralentissements de la croissance. 1993 : PIB en recul d'environ 0,4 % et chômage qui monte à environ 10,6 % en 1994 ; 2009 : PIB en baisse d'environ 2,8 % et chômage qui passe d'environ 7,4 % à plus de 9 % ; la croissance supérieure à 2 % de la fin des années 1990 s'accompagne d'une baisse du chômage vers 7,8 % en 2001.
- Nuance : en 2020, le PIB chute d'environ 7,5 % mais le chômage ne bondit pas (environ 8 %) grâce au chômage partiel et aux aides publiques ; et il faut un certain rythme de croissance pour créer des emplois (la croissance doit dépasser les gains de productivité et la croissance de la population active).
- Rôle de la politique économique : relance budgétaire ou monétaire pour soutenir la demande ; mais les limites sont l'endettement public, l'inflation, l'ouverture aux importations (fuite du multiplicateur).
RéponseLe chômage conjoncturel s'explique par l'insuffisance de la demande : les ralentissements du PIB (1993, 2009, 2020) coïncident avec la hausse du chômage ; la croissance soutenue (fin des années 1990) le réduit.
Vérification Valeurs lues sur le graphique (mesurées à ±0,1 point près). La fin de la période (2021 : PIB environ +6,8 %, chômage proche de 7,9 %) confirme que la reprise réduit le chômage.
3Partie II : montrer que le chômage s'explique aussi par des facteurs structurels (documents 1 et 2).Touche pour voir la correction
À retenir Le chômage structurel tient aux caractéristiques durables du marché du travail : coût du travail trop élevé pour les peu qualifiés (néoclassiques), rigidités institutionnelles (salaire minimum, protection de l'emploi, allocations), inadéquation entre qualifications offertes et demandées (chômage d'appariement).
- Argument 1, coût du travail et salaire minimum : si le salaire est supérieur à la productivité marginale, l'entreprise réduit l'emploi, surtout des peu qualifiés ; le chômage est alors qualifié de classique.
- Argument 2, rigidités et protection de l'emploi (doc. 2) : en 2019, la France (2,68) et l'Italie (2,86) ont une protection élevée et un taux de chômage de 8,5 % et 10 % ; les États-Unis (1,31) et le Royaume-Uni (1,90) ont une protection faible et un taux de chômage de 3,7 % et 3,8 %. Une protection élevée pourrait freiner les embauches ; mais quatre pays ne suffisent pas à prouver une causalité (corrélation) ; la protection de l'emploi réduit aussi les licenciements et peut accroître la durée du chômage.
- Argument 3, inadéquation des qualifications et appariement (doc. 1) : parmi les 2 089 établissements déclarant des difficultés de recrutement et des candidatures inadéquates, 64,8 % invoquent le manque d'expérience professionnelle, 63,1 % le manque de motivation, 54,2 % l'insuffisance de formation ou de diplôme, 51,8 % le manque de compétences techniques, 39,2 % des problèmes de présentation et de compétences relationnelles, 31,6 % l'éloignement géographique, 23,2 % trop de périodes d'inactivité et 23,0 % la difficulté à s'exprimer. Chômage frictionnel et structurel d'appariement : des emplois vacants coexistent avec des chômeurs.
- Argument 4, théories de la recherche d'emploi et de l'asymétrie d'information (salaire d'efficience, insiders-outsiders, hystérèse) : persistances du chômage, discriminations à l'embauche, effets de stigmatisation des chômeurs de longue durée.
- Conclusion possible : le chômage résulte d'un faisceau de causes, conjoncturelles (demande) et structurelles (offre, institutions, appariement) ; les remèdes vont donc d'une politique de soutien de la demande à une politique de l'emploi (formation, flexisécurité, allègement du coût du travail).
RéponseLe chômage structurel s'explique par le coût et les rigidités du travail, l'écart entre qualifications offertes et demandées (doc. 1) et le cadre institutionnel (doc. 2), sans que la corrélation observée prouve une causalité.
Piège Doc. 2 : ne pas conclure trop vite que la protection de l'emploi cause le chômage (échantillon de 4 pays, autres variables). Doc. 1 : les pourcentages ne sont pas exclusifs (plusieurs réponses possibles par entreprise), ils ne totalisent pas 100 %.
Exercice 2 : Épreuve composée, partie 1 : l'intégration européenne (marché unique et zone euro)4 points
« Vous présenterez les grandes caractéristiques de l'intégration européenne (marché unique et zone euro). » Réponse structurée sans document, avec dates et notions.
1Présenter les grandes caractéristiques de l'intégration européenne (marché unique et zone euro).Touche pour voir la correction
À retenir L'intégration européenne est un processus par étapes : zone de libre-échange, union douanière, marché unique (1993), union économique et monétaire (euro, 1999 puis 2002).
- Marché unique (programme lancé par l'Acte unique de 1986, réalisé au 1er janvier 1993) : libre circulation des marchandises, des services, des capitaux et des personnes ; suppression des barrières tarifaires et non tarifaires ; concurrence encadrée par la Commission (politique de la concurrence).
- Union économique et monétaire : traité de Maastricht (1992) ; critères de convergence (inflation, déficit public inférieur à 3 % du PIB, dette inférieure à 60 % du PIB, taux d'intérêt, stabilité du taux de change) ; euro comme monnaie scripturale en 1999, pièces et billets en 2002.
- Zone euro : politique monétaire unique conduite par la Banque centrale européenne (objectif prioritaire de stabilité des prix, inflation autour de 2 %) ; les politiques budgétaires restent nationales mais coordonnées (Pacte de stabilité et de croissance).
- Conséquences : suppression du risque de change et des coûts de transaction, transparence des prix, intensification du commerce intra-européen ; mais perte de l'instrument du taux de change et de la politique monétaire nationale (zone monétaire non optimale), d'où la nécessité de mécanismes de solidarité (MES, plan de relance 2020).
- Limites et débats : hétérogénéité des économies, absence de budget fédéral important, crise des dettes souveraines (2010-2012), tensions entre convergence et divergence.
RéponseMarché unique (libre circulation des biens, services, capitaux et personnes, 1993) et zone euro (monnaie unique en 1999-2002, BCE et politique monétaire unique, critères de convergence, coordination budgétaire) caractérisent une intégration économique et monétaire approfondie.
Piège Ne pas confondre Union européenne (27 membres) et zone euro (20 membres après l'arrivée de la Croatie au 1er janvier 2023, 21 depuis l'entrée de la Bulgarie au 1er janvier 2026).
Exercice 3 : Épreuve composée, partie 2 : étude d'un document (niveau de vie selon l'âge)6 points
Tableau INSEE, niveau de vie annuel en 2022 selon l'âge, médiane (D5) et moyenne : 18-29 ans 23 630 / 25 870 ; 30-39 ans 25 040 / 28 050 ; 40-49 ans 25 360 / 28 890 ; 50-64 ans 27 190 / 31 820 ; 65 ans et plus 23 960 / 27 660 ; ensemble 24 330 / 28 050 (euros).
2.1À l'aide du document et d'un calcul simple, comparer le niveau de vie moyen des 18-29 ans à celui des 50-64 ans. (2 points)Touche pour voir la correction
À retenir Pour comparer deux valeurs : donner les deux nombres, puis un écart absolu et un écart relatif (rapport, pourcentage) et conclure.
- Relever : niveau de vie moyen des 18-29 ans = 25 870 euros ; des 50-64 ans = 31 820 euros.
- Écart absolu : 31 820 − 25 870 = 5 950 euros par an.
- Écart relatif : 31 820 / 25 870 ≈ 1,23 : les 50-64 ans ont un niveau de vie moyen supérieur d'environ 23 % ; ou 25 870 / 31 820 ≈ 0,81 : les 18-29 ans disposent d'environ 81 % du niveau de vie des 50-64 ans.
- Rédaction possible : « En 2022, le niveau de vie moyen des 18-29 ans est de 25 870 euros contre 31 820 euros pour les 50-64 ans, soit 5 950 euros de moins par an, c'est-à-dire environ 19 % de moins. Les 50-64 ans ont un niveau de vie moyen supérieur d'environ 23 %. »
RéponseLes 18-29 ans ont un niveau de vie moyen de 25 870 euros contre 31 820 euros pour les 50-64 ans : 5 950 euros de moins, soit environ 19 % de moins (les seconds ont un niveau de vie supérieur d'environ 23 %).
Vérification Calculs vérifiés : 31 820 − 25 870 = 5 950 ; 5 950 / 31 820 ≈ 18,7 % ; 5 950 / 25 870 ≈ 23,0 %.
Piège Préciser « moyen » : ne pas utiliser la colonne de la médiane (23 630 contre 27 190) qui est une autre mesure.
2.2À l'aide de vos connaissances et du document, présenter quatre facteurs de hiérarchisation et de structuration de l'espace social. (4 points)Touche pour voir la correction
À retenir L'espace social est hiérarchisé et structuré par plusieurs critères : la PCS ou la profession (Marx : classes, Weber : classes, statuts, partis), le revenu et le patrimoine, le niveau de diplôme (capital culturel), l'âge, le sexe, l'origine, le lieu de résidence.
- Facteur 1 : le revenu et le patrimoine (capital économique), qui déterminent le niveau de vie ; document : les niveaux de vie diffèrent selon l'âge (de 23 630 à 27 190 euros pour la médiane).
- Facteur 2 : la profession et la catégorie socioprofessionnelle (position dans la division du travail) : source de statut, de revenus et de conditions de travail ; Marx insiste sur la propriété des moyens de production, Weber sur la pluralité (classe, statut, parti).
- Facteur 3 : le diplôme et le capital culturel (Bourdieu : capital économique, culturel, social et symbolique), qui conditionnent l'accès aux positions.
- Facteur 4 : l'âge et la génération (document : les 50-64 ans ont un niveau de vie moyen de 31 820 euros contre 25 870 pour les 18-29 ans), le sexe (inégalités salariales), l'origine sociale ou migratoire, le territoire.
- Rédaction possible : « Le document montre que l'âge est un facteur de hiérarchisation : le niveau de vie moyen augmente jusqu'à 50-64 ans avant de diminuer après 65 ans. »
RéponseQuatre facteurs : revenu et patrimoine, profession / PCS, diplôme (capital culturel), âge et génération (ainsi que sexe et origine). Le document illustre l'effet de l'âge.
Piège Illustrer au moins un facteur avec une donnée du document ; l'énumération sans définition ni exemple perd des points.
Exercice 4 : Épreuve composée, partie 3 : l'engagement politique dépend de variables sociodémographiques10 points
« Vous montrerez que l'engagement politique dépend de variables sociodémographiques. » Trois documents : comportements de vote en 2022 selon l'âge (doc. 1) ; engagements des jeunes selon le sexe en 2019 (doc. 2) ; taux de syndicalisation selon le secteur et la CSP en 2013 et 2019 (doc. 3).
Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Document 3 : taux de syndicalisation des salariés selon le secteur et la catégorie socioprofessionnelle, 2013 et 2019. Ils sont affichés avec la correction dans l'application.
3.1Introduction : définir l'engagement politique et les variables sociodémographiques, poser la problématique, annoncer le plan.Touche pour voir la correction
À retenir L'engagement politique désigne l'ensemble des formes de participation à la vie politique (vote, adhésion à un parti ou un syndicat, manifestation, pétition, bénévolat). Les variables sociodémographiques sont l'âge, le sexe, la PCS, le diplôme, le secteur d'activité.
- Définitions : participation électorale (vote), participation non conventionnelle (manifestation, pétition), engagement syndical et associatif ; variables sociodémographiques = âge, sexe, PCS, niveau d'études, etc.
- Problématique : dans quelle mesure les formes et le niveau de l'engagement politique varient-ils selon l'âge, le sexe et la position sociale ?
- Plan : I. L'âge joue sur la participation électorale (doc. 1) ; II. Le sexe oriente les formes d'engagement (doc. 2) ; III. La PCS et le secteur d'activité influencent la syndicalisation (doc. 3).
- Rédaction possible : « Alors que la participation électorale est souvent présentée comme un devoir civique universel, 15,8 % des inscrits se sont abstenus à tous les scrutins de 2022. L'engagement politique dépend-il de caractéristiques sociodémographiques comme l'âge, le sexe ou la catégorie sociale ? »
RéponseProblématique : en quoi l'âge, le sexe et la position sociale (PCS, secteur) déterminent-ils les formes et l'intensité de l'engagement politique ?
3.2Partie I : l'âge influence la participation électorale (document 1).Touche pour voir la correction
À retenir Effet d'âge et effet de génération : les jeunes votent moins régulièrement ; l'âge accroît l'intégration sociale et le sentiment de devoir civique (cens caché, intégration résidentielle).
- Lire : vote systématique de 17,3 % chez les 18-29 ans, 37,2 % chez les 30-64 ans, 47,7 % chez les 65 ans et plus (37,0 % pour l'ensemble) ; abstention systématique 23,7 %, 12,7 % et 17,1 % (15,8 % pour l'ensemble) ; vote intermittent 59,0 %, 50,2 % et 35,3 %.
- Calcul : les 65 ans et plus votent systématiquement 47,7 / 17,3 ≈ 2,8 fois plus que les 18-29 ans ; les 18-29 ans s'abstiennent systématiquement 23,7 / 12,7 ≈ 1,9 fois plus que les 30-64 ans.
- Nuance : la hausse de l'abstention systématique chez les 65 ans et plus (17,1 % contre 12,7 % chez les 30-64 ans) rappelle que l'âge n'agit pas seul (diplôme, génération, isolement).
- Explications : intégration professionnelle et résidentielle, inscription sur les listes, politisation par l'apprentissage, mobilité des jeunes ; vote intermittent (59 % chez les jeunes) : une participation plus conditionnelle à l'enjeu.
RéponseLa participation électorale dépend de l'âge : 17,3 % de vote systématique chez les 18-29 ans contre 47,7 % chez les 65 ans et plus ; les jeunes sont plus souvent des votants intermittents (59,0 %) ou des abstentionnistes systématiques (23,7 %).
Vérification 47,7 / 17,3 = 2,76 ; 23,7 / 12,7 = 1,87. Chaque ligne du tableau fait bien 100 % (17,3 + 59,0 + 23,7 = 100).
3.3Partie II : le sexe oriente les formes d'engagement (document 2).Touche pour voir la correction
À retenir Les femmes et les hommes ne s'engagent pas de la même façon : l'espace numérique (pétitions en ligne) est plus féminisé, tandis que les formes d'engagement dans l'espace public (bénévolat, parti, manifestation) sont plus masculines, du fait de la socialisation différenciée de genre.
- Document 2 (INJEP, 2019) : 49 % des jeunes femmes ont signé une pétition ou défendu une cause en ligne, contre 40 % des jeunes hommes.
- À l'inverse, les jeunes hommes sont plus présents dans le bénévolat (43 % contre 31 %), les concertations publiques (12 % contre 6 %), l'adhésion à un parti (7 % contre 3 %) et les manifestations, grèves ou occupations (22 % contre 12 %).
- Écarts : +9 points pour les femmes dans l'engagement numérique ; +12, +6, +4 et +10 points pour les hommes dans les autres formes.
- Explication : socialisation de genre (rôles, charge domestique, temps disponible), présence plus forte des femmes sur les réseaux sociaux (60 % contre 57 %), barrières symboliques dans les partis.
- Nuance : l'engagement numérique est un engagement à faible coût qui ne se substitue pas toujours à l'engagement militant.
RéponseLe sexe oriente les formes d'engagement : les jeunes femmes sont plus présentes dans l'engagement numérique (49 % contre 40 %), les jeunes hommes dans le bénévolat, les partis, les manifestations et les concertations.
3.4Partie III et conclusion : la PCS et le secteur d'activité influencent la syndicalisation (document 3).Touche pour voir la correction
À retenir La syndicalisation varie selon le secteur (public ou privé) et la catégorie socioprofessionnelle : elle est plus forte dans la fonction publique et chez les catégories stables et qualifiées ; elle recule globalement entre 2013 et 2019.
- Lire : en 2019, taux de syndicalisation dans la fonction publique de 20,8 % chez les cadres, 18,0 % chez les professions intermédiaires, 18,1 % chez les employés, 16,1 % chez les ouvriers, 18,4 % pour l'ensemble ; dans le secteur privé de 7,9 % (cadres), 8,9 %, 6,5 %, 8,4 % et 7,8 % pour l'ensemble.
- Secteur : le taux est environ 2,4 fois plus élevé dans le public que dans le privé en 2019 (18,4 / 7,8 ≈ 2,4), alors que les conditions d'emploi (statut, stabilité) y sont plus protectrices.
- Évolution : repli de la syndicalisation entre 2013 et 2019 dans presque toutes les catégories (ensemble : 19,8 % à 18,4 % dans le public ; 8,7 % à 7,8 % dans le privé), sauf chez les cadres du privé (7,2 % à 7,9 %). Chutes marquées chez les ouvriers du public (20,6 % à 16,1 %) et chez les cadres du public (23,4 % à 20,8 %) ; la baisse est plus nette dans le public (−1,4 point pour l'ensemble) mais le niveau y reste plus de deux fois supérieur à celui du privé.
- Explications : taille des entreprises, précarité et contrats courts dans le privé, individualisation du travail, désindustrialisation (les ouvriers, base militante traditionnelle, déclinent).
- Conclusion possible : l'engagement politique, qu'il s'agisse du vote, des mobilisations ou de la syndicalisation, varie avec l'âge, le sexe et la position sociale ; ces variables n'agissent pas mécaniquement et se combinent avec les contextes (enjeux, offre politique).
RéponseLa syndicalisation dépend du secteur et de la CSP : en 2019, 18,4 % des salariés de la fonction publique sont syndiqués contre 7,8 % dans le privé ; elle recule entre 2013 et 2019 sauf chez les cadres du privé.
Vérification Lecture sur le graphique en barres : la série privée 2013 (noire) et 2019 (hachurée), la série publique 2013 (grise) et 2019 (blanche). 18,4 / 7,8 ≈ 2,36. Les valeurs sont étiquetées sur le graphique ; la hauteur des barres les confirme à 0,2 point près.
Piège Ne pas confondre les barres de 2013 et 2019 : les valeurs de 2019 sont à droite de chaque secteur.
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