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Bac 2026
SES – Asie 2026 – Sujet 1 : correction détaillée
Spécialité SES · 4 h · coefficient 16 · au choix : dissertation sur dossier OU épreuve composée (4 + 6 + 10 pts)
CorrigéCorrection rédigée par l'équipe BAC Révision, non officielle. Les énoncés sont reformulés avec leurs données : refais toujours les calculs et compare avec ton professeur.
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Ouvrir le sujet dans l'application gratuiteExercice 1 : Dissertation : les ressources et configurations familiales suffisent-elles à expliquer la mobilité sociale ?20 points
Sujet au choix. Dossier de quatre documents : niveau de vie selon la configuration familiale en 2021 (doc. 1), évolution des catégories socioprofessionnelles 1982-2023 (doc. 2), PCS selon le diplôme (doc. 3), parcours d'un élève dans un manuel de sociologie de l'éducation (doc. 4). Le sujet attend une discussion : la famille pèse fortement, mais d'autres facteurs interviennent (structure des emplois, école, hasards, choix individuels).
Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Document 2 : évolution des catégories socioprofessionnelles de 1982 à 2023 (en %). Ils sont affichés avec la correction dans l'application.
1Introduction : définir la mobilité sociale, les ressources et configurations familiales, poser la problématique et annoncer le plan.Touche pour voir la correction
À retenir La mobilité sociale est le changement de position sociale d'un individu (mobilité intergénérationnelle, entre parents et enfants, ou intragénérationnelle, au cours de la vie). On distingue la mobilité structurelle (liée aux changements de la structure des emplois) et la fluidité sociale (mobilité nette, indépendante de la structure).
- Définitions : ressources familiales = capital économique (revenu, patrimoine), capital culturel (diplômes, pratiques culturelles, rapport à l'école), capital social (réseaux) ; configuration familiale = composition du ménage (couple, famille monoparentale, nombre d'enfants) ; mobilité ascendante, descendante, reproduction sociale.
- Problématique : dans quelle mesure la position sociale atteinte est-elle déterminée par l'origine familiale (ressources, structure familiale) et quels autres facteurs interviennent dans la mobilité sociale ?
- Plan : I. Les ressources et la configuration familiales pèsent fortement sur les trajectoires (docs 1, 3, 4) ; II. Mais elles ne suffisent pas : la structure des emplois, l'école et le diplôme, les choix et les rencontres jouent aussi (docs 2, 3, 4).
- Rédaction possible : « Chaque génération peut-elle s'élever socialement indépendamment de son origine ? Si l'égalité des chances est un idéal, la sociologie montre que la famille d'origine pèse sur la position sociale atteinte. Les ressources et configurations familiales suffisent-elles pour autant à expliquer la mobilité sociale, c'est-à-dire le changement de position sociale d'une génération à l'autre ? Nous verrons d'abord que les ressources et la configuration familiales pèsent fortement sur les trajectoires, puis que d'autres facteurs (structure des emplois, école, choix individuels, rencontres) interviennent aussi. »
RéponseProblématique : la mobilité sociale est-elle entièrement déterminée par la famille d'origine ou dépend-elle aussi du contexte économique, de l'école et des parcours individuels ? Plan : I. poids des ressources et configurations familiales ; II. facteurs complémentaires.
Piège Ne pas oublier de définir « configurations familiales » : monoparentalité, nombre d'enfants, structure familiale ; le dossier s'y rapporte directement (doc. 1).
2Partie I : montrer que les ressources et configurations familiales pèsent sur la mobilité sociale (documents 1, 3 et 4).Touche pour voir la correction
À retenir Selon Bourdieu et Passeron, la reproduction sociale passe par la transmission des capitaux économique, culturel, social et symbolique. Le capital culturel, notamment, favorise la réussite scolaire, donc la position sociale ultérieure.
- Document 1 : le niveau de vie varie fortement avec la configuration familiale : en 2021, niveau de vie moyen de 21 130 euros pour une famille monoparentale avec un enfant contre 29 810 euros pour un couple avec un enfant (écart de 8 680 euros, soit environ 29 % de moins) ; 17 370 euros pour une famille monoparentale avec deux enfants ou plus contre 28 740 euros pour un couple avec deux enfants (écart de 11 370 euros, environ 40 % de moins) ; 22 090 euros pour un couple avec trois enfants ou plus (le niveau de vie baisse avec le nombre d'enfants). Les ressources économiques disponibles pour l'éducation des enfants sont donc inégales.
- Conséquences : les enfants de familles monoparentales ou nombreuses disposent de moins de ressources (aide aux devoirs, logement, activités, études supérieures éloignées) ; la pauvreté en conditions d'existence peut entraver les trajectoires.
- Document 4 : le parcours de Dylan montre le rôle des ressources familiales : stabilité financière des parents, valorisation de la réussite scolaire, capital culturel (bibliothèque tous les mercredis), attente des grands-parents (mobilité de projet transmise). On repère l'effet de la trajectoire des grands-parents et parents sur les aspirations (Boudon : calcul coûts-bénéfices selon la position).
- Mais le même document rappelle les limites du capital familial : ses parents « ne disposaient pas des codes » pour choisir l'établissement secondaire adéquat, ce qui rend nécessaire un relais extérieur : manque de capital social et de connaissance du système scolaire.
- Document 3 : le diplôme mène à des positions inégales ; or l'accès au diplôme dépend de l'origine sociale ; 69 % des diplômés du supérieur long occupent un emploi de cadre contre 2 % des non-diplômés (42 % ouvriers, 40 % employés).
- Transition : toutefois, la réussite de Dylan doit aussi à des relais extérieurs à la famille (un ami, un professeur) : ses parents, bien que très investis, « ne disposaient pas des codes » ; la famille n'explique donc pas tout.
RéponseLes ressources économiques, culturelles et sociales et la configuration familiale pèsent sur les trajectoires : les familles monoparentales ou nombreuses ont un niveau de vie plus bas (doc. 1), et les ressources culturelles et sociales de la famille favorisent la réussite scolaire (doc. 4), laquelle détermine la PCS (doc. 3).
Vérification Calculs : 29 810 − 21 130 = 8 680 ; 8 680 / 29 810 ≈ 29 % ; 28 740 − 17 370 = 11 370 ; 11 370 / 28 740 ≈ 40 %. Les valeurs de niveau de vie sont des moyennes (colonne de gauche).
3Partie II : montrer que les ressources et configurations familiales ne suffisent pas à expliquer la mobilité sociale (documents 2, 3 et 4).Touche pour voir la correction
À retenir La mobilité sociale résulte aussi de la structure des emplois (mobilité structurelle), de l'école et du diplôme, des stratégies individuelles (Boudon) et de facteurs aléatoires (rencontres, événements).
- Mobilité structurelle (doc. 2) : les transformations des emplois produisent de la mobilité indépendamment des familles. Entre 1982 et 2023, la part des cadres passe d'environ 8 % à 22 %, celle des professions intermédiaires d'environ 19 % à 25 %, tandis que celle des ouvriers recule de 30 % à 19 % et celle des agriculteurs de 7,5 % à 1,5 % : de nombreux enfants d'ouvriers ou d'agriculteurs occupent forcément d'autres positions.
- Distinguer mobilité observée, mobilité structurelle et fluidité sociale (mobilité nette) : une part de la mobilité observée tient à l'évolution de la structure et non à une réduction du poids de l'origine sociale.
- Rôle de l'école et du diplôme (doc. 3) : le diplôme est un facteur d'ascension : 55 % des diplômés du supérieur court occupent un emploi de profession intermédiaire et 69 % des diplômés du supérieur long un emploi de cadre ; la massification scolaire a ouvert l'accès au diplôme.
- Choix et stratégies individuels (doc. 4) : Dylan s'inscrit « à l'université en économie », se dépasse après le décès de son grand-père et réussit son master : motivation, résilience. Boudon : les individus choisissent selon un calcul de coûts et avantages, ce qui explique l'inégale poursuite d'études à résultats comparables.
- Facteurs aléatoires et ressources externes (doc. 4) : l'amitié avec un camarade de classe moyenne, la rencontre d'un professeur de mathématiques qui l'aide à « choisir les bonnes options » : le capital social peut être acquis hors de la famille (école, pairs).
- Conclusion possible : les ressources et configurations familiales pèsent mais ne déterminent pas à elles seules la mobilité : celle-ci résulte de la combinaison de la famille, de la structure des emplois, de l'école et du diplôme, des stratégies individuelles et des hasards. La reproduction sociale reste forte, mais elle est partielle.
RéponseNon : la famille n'explique pas tout. La structure des emplois (doc. 2), le diplôme (doc. 3) et les choix, rencontres et mobilisations individuelles (doc. 4) contribuent aussi à la mobilité sociale.
Piège Doc. 4 est un cas individuel : on ne peut pas généraliser à partir d'un exemple ; il illustre un mécanisme. Doc. 2 : les valeurs de 1982 à 2023 sont lues sur un graphique et mesurées à ±0,5 point près.
Exercice 2 : Épreuve composée, partie 1 : innovation et destruction créatrice4 points
« Vous montrerez que l'innovation s'accompagne d'un processus de destruction créatrice. » Notion de Schumpeter : mobiliser des exemples précis.
1Montrer que l'innovation s'accompagne d'un processus de destruction créatrice.Touche pour voir la correction
À retenir Pour Joseph Schumpeter (Capitalisme, socialisme et démocratie, 1942), le moteur de la croissance est l'innovation portée par l'entrepreneur : de nouvelles activités apparaissent et détruisent les anciennes (« destruction créatrice »).
- Définir : innovation = introduction d'un produit, d'un procédé, d'une organisation ou d'un marché nouveau (innovation de produit, de procédé, d'organisation, de marketing) ; destruction créatrice = processus par lequel les nouvelles activités remplacent les anciennes.
- Mécanisme : l'entrepreneur innovant obtient une rente temporaire de monopole ; la diffusion de l'innovation fait disparaître les entreprises, les produits et les emplois devenus obsolètes ; des emplois sont créés dans les activités nouvelles.
- Exemples : la photographie numérique et les smartphones ont détruit la photographie argentique (Kodak) ; les véhicules à moteur ont remplacé les attelages ; le commerce en ligne fragilise une partie du commerce de détail ; l'intelligence artificielle déplace des tâches.
- Conséquences : gains de productivité, croissance, mais aussi coûts d'ajustement (chômage frictionnel, inégalités, reconversion) ; besoin de politiques d'accompagnement (formation, flexicurité).
- Lien avec les cycles : les vagues d'innovations (grappes) expliquent des cycles longs (Kondratiev).
RéponseL'innovation fait apparaître de nouvelles activités qui remplacent les anciennes : c'est la destruction créatrice de Schumpeter ; elle porte la croissance mais détruit des emplois et des entreprises dans les secteurs concurrencés.
Piège Illustrer par au moins deux exemples précis ; parler seulement de « destruction » ou seulement de « création » est insuffisant.
Exercice 3 : Épreuve composée, partie 2 : étude d'un document (conditions de travail)6 points
Tableau DARES : proportion de salariés déclarant un rythme de travail imposé par une demande extérieure exigeant une réponse immédiate, occuper régulièrement plusieurs postes, appliquer strictement des consignes, en 1991, 2005 et 2019, pour les ouvriers et l'ensemble des salariés.
2.1À l'aide des données du document et de calculs simples, comparer les conditions de travail des ouvriers avec celles de l'ensemble des salariés en 1991. (2 points)Touche pour voir la correction
À retenir Comparer deux populations sur plusieurs indicateurs : donner les valeurs, calculer l'écart ou le rapport pour chaque indicateur, conclure.
- Rythme imposé par une demande extérieure : 25,7 % des ouvriers contre 45,8 % de l'ensemble, soit un écart de −20,1 points ; les ouvriers sont environ 1,8 fois moins souvent concernés (45,8 / 25,7 ≈ 1,78).
- Plusieurs postes : 5,2 % des ouvriers contre 5,0 % de l'ensemble : quasi égal (+0,2 point).
- Application stricte des consignes : 52,8 % des ouvriers contre 41,7 % de l'ensemble, soit +11,1 points ; ils sont environ 1,27 fois plus souvent concernés (52,8 / 41,7 ≈ 1,27).
- Rédaction possible : « En 1991, les ouvriers ont des conditions de travail plus contraintes par les consignes (52,8 % contre 41,7 %) mais moins soumis à une demande extérieure immédiate (25,7 % contre 45,8 %) que l'ensemble des salariés. »
RéponseEn 1991, les ouvriers appliquent plus souvent strictement des consignes (52,8 % contre 41,7 %, soit +11,1 points), subissent moins un rythme imposé par une demande extérieure (25,7 % contre 45,8 %, soit −20,1 points) et occupent aussi souvent plusieurs postes (5,2 % contre 5,0 %).
Vérification Calculs : 45,8 − 25,7 = 20,1 ; 52,8 − 41,7 = 11,1 ; 52,8 / 41,7 = 1,266.
Piège Ne pas confondre écart en points de pourcentage et en pourcentage ; l'énoncé demande des « calculs simples » (différences ou rapports).
2.2À l'aide du document et de vos connaissances, présenter les principales caractéristiques de l'organisation post-taylorienne du travail. (4 points)Touche pour voir la correction
À retenir L'organisation post-taylorienne (toyotisme, lean production) remet en cause la séparation stricte entre conception et exécution du travail : polyvalence, autonomie, travail en équipe, flux tendu, qualité.
- Rappel du taylorisme : division horizontale (parcellisation des tâches) et verticale (séparation conception-exécution), chaîne de montage, application stricte des consignes.
- Caractéristique 1 : polyvalence et rotation des postes (le document montre que la part des salariés occupant régulièrement plusieurs postes passe de 5,0 % à 10,5 % de 1991 à 2019 pour l'ensemble, et de 5,2 % à 13,4 % pour les ouvriers).
- Caractéristique 2 : autonomie, responsabilisation, moindre application stricte des consignes (de 41,7 % à 34,4 % pour l'ensemble ; de 52,8 % à 44,9 % pour les ouvriers) : travail en équipe, groupes d'expression, cercles de qualité.
- Caractéristique 3 : flux tendu et juste-à-temps, production à la demande : la demande extérieure impose le rythme (45,8 % à 55,3 % des salariés déclarent un rythme imposé par une demande extérieure exigeant une réponse immédiate ; ouvriers : 25,7 % à 41,5 %).
- Caractéristique 4 : intensification du travail, contrôle par les résultats et objectifs, flexibilité ; implication (management participatif) mais plus de stress et de pression.
- Rédaction possible : « Le document illustre le passage au post-taylorisme : la polyvalence progresse (10,5 % des salariés occupent régulièrement plusieurs postes en 2019 contre 5,0 % en 1991) tandis que l'application stricte des consignes recule. »
RéponseL'organisation post-taylorienne se caractérise par la polyvalence, l'autonomie et le travail en équipe, le flux tendu (rythme imposé par la demande) et la réduction de la séparation conception-exécution, au prix d'une intensification du travail.
Vérification Chiffres lus dans le tableau : multi-postes 5,0 → 6,2 → 10,5 (ensemble) ; consignes 41,7 → 35,2 → 34,4 ; rythme 45,8 → 53,2 → 55,3.
Exercice 4 : Épreuve composée, partie 3 : chômage conjoncturel et soutien de la demande globale10 points
« Vous montrerez que lorsque le chômage est conjoncturel, les politiques macroéconomiques de soutien de la demande globale permettent de lutter contre. » Documents : texte de la BCE sur la sous-utilisation des capacités de production (doc. 1), croissance du PIB et chômage 1975-2024 (doc. 2), plan de relance français de 2008-2009 (doc. 3).
Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Document 2 : taux de croissance du PIB et taux de chômage, 1975-2024 ; Document 3 : plan de relance français après la crise de 2008 (en milliards d'euros). Ils sont affichés avec la correction dans l'application.
3.1Introduction : définir le chômage conjoncturel et les politiques de soutien de la demande, formuler la problématique et annoncer le plan.Touche pour voir la correction
À retenir Le chômage conjoncturel résulte d'un ralentissement de l'activité (insuffisance de la demande globale) ; il se résorbe quand la demande repart. On le distingue du chômage structurel.
- Définitions : demande globale = consommation + investissement + dépenses publiques + exportations nettes ; politique de relance budgétaire (hausse des dépenses publiques ou baisse des impôts) ; politique monétaire expansionniste (baisse des taux directeurs, achats d'actifs) ; multiplicateur keynésien.
- Problématique : dans quelle mesure les politiques de soutien de la demande permettent-elles de lutter contre le chômage conjoncturel, et quelles en sont les limites ?
- Plan : I. Le chômage conjoncturel s'explique par une insuffisance de la demande (docs 1 et 2) ; II. Les politiques budgétaire et monétaire de soutien de la demande peuvent le réduire (docs 1 et 3), sous conditions.
- Rédaction possible : « En 2009, le PIB français recule d'environ 3 % et le chômage grimpe. Lorsque le chômage est conjoncturel, c'est-à-dire lié à un ralentissement de l'activité, une insuffisance de demande peut-elle être corrigée par les politiques de soutien de la demande globale ? Nous verrons d'abord que le chômage conjoncturel s'explique par une demande insuffisante, puis que les politiques monétaire et budgétaire peuvent le réduire, sous certaines conditions. »
RéponseProblématique : les politiques de soutien de la demande permettent-elles de résorber le chômage conjoncturel ? Plan : I. l'origine conjoncturelle du chômage ; II. l'efficacité des politiques de relance (monétaire et budgétaire) et leurs limites.
Vérification Le PIB de 2009 : environ −2,8 % sur le graphique du document 2.
3.2Partie I : le chômage conjoncturel résulte d'une insuffisance de la demande globale (documents 1 et 2).Touche pour voir la correction
À retenir Selon Keynes, la demande effective détermine le niveau de production et d'emploi : si la demande est insuffisante, les entreprises sous-utilisent leurs capacités et licencient, d'où un chômage involontaire.
- Document 1 (BCE) : la sous-utilisation des capacités de production, c'est-à-dire des machines et des personnes au chômage inutilisées, est due à une demande insuffisante par rapport à la capacité de production ; elle signifie qu'un grand nombre de personnes recherchent un emploi.
- Document 2 : le chômage augmente quand la croissance chute ou devient négative : 1993 (PIB d'environ −0,4 %), 2009 (environ −2,8 %), 2020 (environ −7,4 %) ; il se réduit quand la croissance est forte (fin des années 1990, 2021 : PIB d'environ +6,9 %).
- Précision : le chômage ne reflue pas immédiatement quand la croissance repart (effet retard) et la relation n'est pas mécanique : en 2020, le chômage ne bondit pas malgré un PIB très négatif (activité partielle).
- Cercle vicieux : baisse de la demande → baisse de la production → chômage → baisse des revenus → baisse de la demande (multiplicateur).
RéponseLe chômage conjoncturel traduit une demande insuffisante et des capacités sous-utilisées (doc. 1) ; il croît lors des récessions et recule en période de reprise (doc. 2).
Vérification Lecture sur le graphique à barres (PIB, axe gauche) et la courbe (chômage, axe droit, de 0 % à 11 %) : chômage d'environ 3,6 % en 1975, 10,6 % en 1994 et 1997, 7,4 % en 2008, 10,4 % en 2015, 7,4 % en 2023 et 2024 (mesures à ±0,1 point près).
3.3Partie II et conclusion : les politiques de soutien de la demande peuvent lutter contre ce chômage, mais avec des limites (documents 1 et 3).Touche pour voir la correction
À retenir La politique monétaire (baisse des taux) stimule l'investissement et la consommation ; la politique budgétaire (dépenses publiques, baisse d'impôts, aides) soutient directement la demande ; l'effet est amplifié par le multiplicateur mais limité par la dette, l'inflation, les importations.
- Politique monétaire (doc. 1) : « la banque centrale peut […] envisager de stimuler l'économie, par exemple en réduisant les taux d'intérêt » : le crédit devient moins cher, l'investissement et la consommation à crédit augmentent.
- Politique budgétaire (doc. 3) : le plan de relance français après la crise de 2008 mobilise environ 26,1 milliards d'euros : 11,6 milliards de soutien financier aux entreprises (environ 44 %), 10,5 milliards d'investissements publics (environ 40 %), 2 milliards de soutien aux secteurs exposés (logement, automobile) et 2 milliards de soutien à l'emploi et aux revenus des ménages modestes (environ 15 % pour les deux derniers ensemble).
- Effet attendu : multiplicateur keynésien (une hausse de dépenses de 1 euro entraîne une hausse du revenu supérieure à 1 euro) ; stabilisateurs automatiques (allocations chômage, impôts progressifs) qui soutiennent la demande sans décision.
- Limites : endettement public (effet d'éviction, soutenabilité de la dette), fuites par les importations (économie ouverte), effet limité si les agents anticipent des hausses d'impôts (équivalence ricardienne), risque d'inflation, délais de mise en œuvre ; inefficacité face au chômage structurel.
- Conclusion possible : face à un chômage conjoncturel, les politiques de soutien de la demande sont pertinentes pour relancer l'activité et l'emploi, mais leur efficacité dépend de leur ampleur, de leur coordination (zone euro) et de l'espace budgétaire disponible.
RéponseSoutenir la demande par une politique monétaire expansionniste et un plan de relance budgétaire (26,1 milliards d'euros en 2008-2009, doc. 3) permet de réduire le chômage conjoncturel, sous réserve des limites (dette, importations, anticipations).
Vérification Calcul : 11,6 + 10,5 + 2 + 2 = 26,1 milliards d'euros ; 11,6 / 26,1 ≈ 44 % ; 10,5 / 26,1 ≈ 40 %.
Piège Ne pas dire que le plan de relance « soutient la demande » sans nuance : une partie (11,6 milliards) est un soutien aux entreprises, donc à l'offre ; la part destinée aux ménages est faible (2 milliards).
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