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Bac 2026
Bac 2026 – Histoire-Géographie (HGGSP) – Amérique du Nord – Sujet 2 : correction détaillée
Spécialité HGGSP · 4 heures · dissertation 10 pts + étude critique 10 pts
CorrigéCorrection rédigée par l'équipe BAC Révision, non officielle. Les énoncés sont reformulés avec leurs données : refais toujours les calculs et compare avec ton professeur.
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Ouvrir le sujet dans l'application gratuiteExercice 1 : Dissertation 1 : La mémoire des conflits : un enjeu pour les sociétés10 points
Le candidat choisit UNE seule des deux dissertations (10 points), plus l'étude critique de document(s) (10 points). Les deux sont corrigées ici.
1.1 Analyser le sujetSujet : « La mémoire des conflits : un enjeu pour les sociétés ». Définir les termes, délimiter le sujet dans le temps et l'espace, formuler la problématique.Touche pour voir la correction
À retenir Une dissertation commence par l'analyse des termes du sujet : définitions, bornes chronologiques et spatiales, tension à résoudre, puis problématique.
- « La mémoire des conflits » : manière dont les sociétés (États, groupes, individus) gardent, transmettent et commémorent le souvenir des guerres et des violences de masse ; elle se distingue de l'histoire (démarche critique et scientifique des historiens), même si les deux dialoguent.
- « Un enjeu pour les sociétés » : ce que les sociétés se jouent à travers elle : identité nationale, cohésion, légitimité des pouvoirs, reconnaissance et justice pour les victimes, relations entre États, paix.
- Bornes : XXe-XXIe siècles (guerres mondiales, guerre d'Algérie, génocides, guerres yougoslaves, Rwanda) ; échelles nationale, européenne et mondiale ; exemples français et étrangers.
- Tension à résoudre : la mémoire peut unir (communauté de deuil) ou diviser (mémoires concurrentes, instrumentalisation), et elle peut aussi réconcilier lorsqu'elle s'appuie sur l'histoire et la justice.
RéponseEn quoi la mémoire des conflits est-elle un enjeu pour les sociétés, entre construction d'une identité collective, instrumentalisation politique et réconciliation ?
1.2 Construire le planProposer un plan détaillé en trois parties avec les arguments et les exemples.Touche pour voir la correction
À retenir Chaque partie répond à la problématique par une idée directrice, étayée par des exemples datés et localisés ; les transitions montrent la progression.
- I. La mémoire des conflits, ciment de l'identité et de la cohésion. Après 1914-1918 : monuments aux morts, Soldat inconnu (1920), flamme de l'Arc de triomphe (1923), ossuaire de Douaumont (1932), commémoration du 11 novembre ; après 1945 : 8 mai, mémoire de la Résistance (panthéonisation de Jean Moulin, 1964) ; rôle de l'école, des musées (Historial de la Grande Guerre, Péronne, 1992) et des lieux de mémoire ; hommage aux victimes (Yad Vashem, mémoriaux de la Shoah).
- II. Des mémoires multiples, concurrentes et instrumentalisées. Vichy : le « syndrome de Vichy » (Henry Rousso, 1987), discours de Chirac sur le Vél'd'Hiv (1995) ; guerre d'Algérie : mémoires des pieds-noirs, des harkis, des appelés, des Algériens, reconnaissance tardive du terme « guerre » (1999) ; lois mémorielles (Gayssot 1990, loi de 2001 sur le génocide arménien) et débats sur le rôle du législateur ; usages politiques : 9 mai en Russie (« Grande Guerre patriotique »), sanctuaire de Yasukuni au Japon, négation du génocide arménien par la Turquie ; concurrence des victimes, négationnisme.
- III. La mémoire, outil de réconciliation et de justice. Réconciliation franco-allemande : De Gaulle et Adenauer à Reims (1962), Mitterrand et Kohl à Douaumont (22 septembre 1984), manuel d'histoire franco-allemand (2006-2011) ; justice : Nuremberg (1945-1946), Eichmann (1961), Barbie (1987), Papon (1998), TPIY, TPIR, CPI ; commissions vérité (Argentine 1984, Afrique du Sud 1995-1998) ; travail d'historiens (rapport Stora sur la guerre d'Algérie, 2021) ; limites : le dialogue des mémoires reste fragile et dépend des contextes politiques.
RéponsePlan en trois parties : I. La mémoire fonde l'identité et la cohésion / II. Des mémoires conflictuelles et instrumentalisées / III. Des mémoires pour réconcilier et construire la paix.
1.3 Rédiger l'introductionRédiger l'introduction complète (accroche, définitions, problématique, annonce du plan).Touche pour voir la correction
À retenir Introduction : amorce, définition des termes, problématique, annonce du plan, en un seul paragraphe continu.
- Rédaction possible : Le 22 septembre 1984, François Mitterrand et Helmut Kohl se tenaient la main devant l'ossuaire de Douaumont, geste fort de réconciliation entre deux anciens ennemis réunis sur le site d'une des plus grandes batailles de la Première Guerre mondiale. La mémoire des conflits, c'est-à-dire la manière dont une société conserve, transmet et commémore le souvenir des guerres, n'est pas seulement un hommage au passé : elle contribue à définir ce que la société est et ce qu'elle veut devenir. Elle est donc un enjeu, que les États, les groupes et les individus investissent différemment. En quoi la mémoire des conflits est-elle un enjeu pour les sociétés ? Nous verrons d'abord qu'elle fonde l'identité et la cohésion, puis qu'elle est source de rivalités et d'instrumentalisations, enfin qu'elle peut contribuer à la réconciliation et à la paix.
RéponseLe 22 septembre 1984, François Mitterrand et Helmut Kohl se tenaient la main devant l'ossuaire de Douaumont, geste fort de réconciliation entre deux anciens ennemis réunis sur le site d'une des plus grandes batailles de la Première Guerre mondiale. La mémoire des conflits, c'est-à-dire la manière dont une société conserve, transmet et commémore le souvenir des guerres, n'est pas seulement un hommage au passé : elle contribue à définir ce que la société est et ce qu'elle veut devenir. Elle est donc un enjeu, que les États, les groupes et les individus investissent différemment. En quoi la mémoire des conflits est-elle un enjeu pour les sociétés ? Nous verrons d'abord qu'elle fonde l'identité et la cohésion, puis qu'elle est source de rivalités et d'instrumentalisations, enfin qu'elle peut contribuer à la réconciliation et à la paix.
1.4 ConclureRédiger la conclusion.Touche pour voir la correction
À retenir Conclusion : répondre clairement à la problématique, résumer la démarche, proposer une ouverture.
- Rédaction possible : La mémoire des conflits est un enjeu majeur pour les sociétés : elle construit les identités nationales et la cohésion, mais elle peut aussi diviser lorsque des mémoires s'opposent ou sont instrumentalisées ; elle peut enfin réconcilier lorsqu'elle s'appuie sur un travail d'histoire, de justice et de dialogue. Les sociétés ne cessent de renégocier leur rapport à un passé dont les derniers témoins disparaissent : c'est pourquoi la transmission, par l'école et les historiens, y tient une place croissante.
RéponseLa mémoire des conflits est un enjeu majeur pour les sociétés : elle construit les identités nationales et la cohésion, mais elle peut aussi diviser lorsque des mémoires s'opposent ou sont instrumentalisées ; elle peut enfin réconcilier lorsqu'elle s'appuie sur un travail d'histoire, de justice et de dialogue. Les sociétés ne cessent de renégocier leur rapport à un passé dont les derniers témoins disparaissent : c'est pourquoi la transmission, par l'école et les historiens, y tient une place croissante.
Exercice 2 : Dissertation 2 : Acteurs et échelles de la lutte contre le changement climatique10 points
Le candidat choisit UNE seule des deux dissertations (10 points), plus l'étude critique de document(s) (10 points). Les deux sont corrigées ici.
2.1 Analyser le sujetSujet : « Acteurs et échelles de la lutte contre le changement climatique ». Définir les termes, délimiter le sujet dans le temps et l'espace, formuler la problématique.Touche pour voir la correction
À retenir Une dissertation commence par l'analyse des termes du sujet : définitions, bornes chronologiques et spatiales, tension à résoudre, puis problématique.
- « Lutte contre le changement climatique » : atténuation (réduire les émissions de gaz à effet de serre, développer les énergies non carbonées, protéger les puits de carbone) et adaptation (s'adapter aux effets : digues, agriculture, santé) ; dimension de justice (responsabilités communes mais différenciées).
- « Acteurs » : organisations internationales (ONU, GIEC), États, ensembles régionaux (Union européenne), collectivités locales, entreprises, ONG, citoyens, juges.
- « Échelles » : mondiale, régionale, nationale, locale ; le sujet interroge leur articulation (le global fixe un cadre, le local met en œuvre).
- Bornes : des années 1980-1990 (GIEC en 1988, sommet de la Terre à Rio en 1992) à aujourd'hui (COP annuelles) ; sujet mondial, avec des exemples européens, américains, asiatiques.
RéponseQuels acteurs luttent contre le changement climatique, à quelles échelles, et dans quelle mesure l'articulation de ces échelles rend-elle leur action efficace ?
2.2 Construire le planProposer un plan détaillé en trois parties avec les arguments et les exemples.Touche pour voir la correction
À retenir Chaque partie répond à la problématique par une idée directrice, étayée par des exemples datés et localisés ; les transitions montrent la progression.
- I. L'échelle mondiale : la science et les négociations. GIEC (1988, premier rapport en 1990) ; convention-cadre des Nations unies (Rio, 1992) ; protocole de Kyoto (1997, en vigueur en 2005, que les États-Unis n'ont pas ratifié) ; échec de Copenhague (2009) ; accord de Paris (12 décembre 2015 : 195 États et l'Union européenne, objectif de 1,5 °C à 2 °C) ; COP annuelles, financements (Fonds vert, fonds pour les pertes et dommages décidé en 2022). Limites : engagements volontaires, retraits des États-Unis, écart entre promesses et émissions.
- II. Les échelles régionales et nationales : des politiques inégales. Union européenne : marché du carbone (2005), pacte vert (2019) ; Chine (neutralité carbone en 2060) et Inde (2070) : stratégies de développement différentes ; États-Unis : Inflation Reduction Act (2022), politique fluctuante ; pays vulnérables (alliance des petits États insulaires) ; politiques d'adaptation (Pays-Bas, Bangladesh).
- III. L'échelle locale et les acteurs non étatiques. Villes (réseau C40, 2005), régions (Californie), entreprises (engagements, normes, greenwashing) ; ONG et mobilisations citoyennes (marches pour le climat, 2018-2019) ; justice climatique : Urgenda (Pays-Bas, 2015, confirmé en 2019), Grande-Synthe (Conseil d'État, 2021), Affaire du siècle (France, 2021). Limites : initiatives dispersées, dépendance des cadres nationaux.
RéponsePlan en trois parties : I. L'échelle mondiale : science et négociations / II. Les échelles régionales et nationales : des politiques inégales / III. L'échelle locale et les acteurs non étatiques.
2.3 Rédiger l'introductionRédiger l'introduction complète (accroche, définitions, problématique, annonce du plan).Touche pour voir la correction
À retenir Introduction : amorce, définition des termes, problématique, annonce du plan, en un seul paragraphe continu.
- Rédaction possible : Le 12 décembre 2015, 195 États et l'Union européenne adoptaient à Paris un accord visant à limiter le réchauffement bien en dessous de 2 °C. La lutte contre le changement climatique, c'est-à-dire l'ensemble des actions qui visent à réduire les émissions de gaz à effet de serre (atténuation) et à s'adapter à ses effets, mobilise pourtant des acteurs très variés, qui agissent du niveau mondial au niveau local. Quels sont ces acteurs, à quelles échelles agissent-ils et avec quelle efficacité ? Nous verrons d'abord l'échelle mondiale, où la science et les négociations fixent un cadre ; puis les échelles régionales et nationales, où les politiques sont inégales ; enfin l'échelle locale et les acteurs non étatiques, qui complètent ou contestent l'action des États.
RéponseLe 12 décembre 2015, 195 États et l'Union européenne adoptaient à Paris un accord visant à limiter le réchauffement bien en dessous de 2 °C. La lutte contre le changement climatique, c'est-à-dire l'ensemble des actions qui visent à réduire les émissions de gaz à effet de serre (atténuation) et à s'adapter à ses effets, mobilise pourtant des acteurs très variés, qui agissent du niveau mondial au niveau local. Quels sont ces acteurs, à quelles échelles agissent-ils et avec quelle efficacité ? Nous verrons d'abord l'échelle mondiale, où la science et les négociations fixent un cadre ; puis les échelles régionales et nationales, où les politiques sont inégales ; enfin l'échelle locale et les acteurs non étatiques, qui complètent ou contestent l'action des États.
2.4 ConclureRédiger la conclusion.Touche pour voir la correction
À retenir Conclusion : répondre clairement à la problématique, résumer la démarche, proposer une ouverture.
- Rédaction possible : La lutte contre le changement climatique repose sur une articulation d'échelles et d'acteurs, du global au local. Les engagements mondiaux sont décisifs mais insuffisants sans l'action des États, des territoires, des entreprises et des citoyens, et leur mise en œuvre reste inégale : les émissions continuent d'augmenter. L'efficacité de la lutte dépend donc moins de l'existence d'un cadre que de la capacité des acteurs à le respecter et à le renforcer.
RéponseLa lutte contre le changement climatique repose sur une articulation d'échelles et d'acteurs, du global au local. Les engagements mondiaux sont décisifs mais insuffisants sans l'action des États, des territoires, des entreprises et des citoyens, et leur mise en œuvre reste inégale : les émissions continuent d'augmenter. L'efficacité de la lutte dépend donc moins de l'existence d'un cadre que de la capacité des acteurs à le respecter et à le renforcer.
Exercice 3 : Étude critique : permanences et mutations des formes de la guerre10 points
Deux documents : une carte des ramifications intercontinentales de Daech (Courrier international, 27 octobre 2015) et une conférence de presse du chef d'état-major des armées françaises (11 juillet 2025).
Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Document 1 : Les ramifications intercontinentales de Daech (Courrier international, 27 octobre 2015). La carte est imprimée en travers : la tourner d'un quart de tour.. Ils sont affichés avec la correction dans l'application.
E1 Comprendre la consigne et présenter les documentsConsigne : En analysant les documents, en les confrontant, et en vous appuyant sur vos connaissances, vous montrerez les permanences et les mutations des formes de la guerre dans le monde contemporain.Touche pour voir la correction
À retenir Une étude critique commence par identifier chaque document (nature, auteur, date, destinataire, contexte) et par repérer les mots-clés de la consigne.
- Mots-clés de la consigne : « en analysant les documents, en les confrontant » ; « permanences » (ce qui dure) et « mutations » (ce qui change) ; « formes de la guerre » (acteurs, moyens, espaces) ; « monde contemporain ».
- Document 1 : carte thématique de presse, « Les ramifications intercontinentales de Daech » (Courrier international, 27 octobre 2015, d'après l'ICSR et P. Rekacewicz) ; chiffres de janvier 2015 ; carte imprimée en travers de la page.
- Document 2 : conférence de presse du général Thierry Burkhard, chef d'état-major des armées françaises, 11 juillet 2025 : point de vue d'un acteur militaire, à usage public, qui décrit un environnement stratégique alarmant.
RéponseIl faut distinguer ce qui dure (guerre entre États, usage de la force, terrorisme, rôle des armées) et ce qui change (acteurs non étatiques, réseaux, hybridité, cyber, information, climat). Dix ans séparent les deux documents (2015 et 2025).
Piège Le sujet ne donne pas la légende de la carte hors du cadre : la carte est tournée sur la page ; bien la lire dans le bon sens.
E2 Analyser le document 1Analyser le document 1 : quelle forme de guerre et quels acteurs la carte révèle-t-elle ?Touche pour voir la correction
À retenir Pour chaque document : nature et contexte, idées principales prélevées avec citations, intérêt et limites au regard de la consigne.
- Au centre : le territoire contrôlé par Daech, à cheval sur la Syrie et l'Irak (zone grisée délimitée) ; Daech est un acteur non étatique qui se comporte comme un État (califat proclamé en 2014).
- Pays pourvoyeurs de combattants étrangers (chiffres de janvier 2015, cercles proportionnels) : Tunisie 1 500 à 3 000 ; Arabie saoudite 1 500 à 2 500 ; Maroc 1 500 ; Jordanie 1 500 ; France 1 200 ; Russie 800 à 1 500 ; Liban 900 ; Turquie 600 ; Libye 600 ; Royaume-Uni 500 à 600 ; Allemagne 500 à 600 ; Pakistan 500 ; Ouzbékistan 500 ; Belgique 440 ; Égypte 360 ; Turkménistan 360 ; Bosnie-Herzégovine 330 ; Chine 300 ; Kazakhstan 250 ; Pays-Bas 200 à 250 ; Algérie 200 : plus de 14 000 combattants étrangers au total d'après la somme des fourchettes basses.
- Franchises ou mouvements ayant fait allégeance (traits pleins) : Ansar Beit al-Maqdis (Égypte), groupes de Libye (Ansar al-Charia, Majlis Choura, Chabab al-Islam), Boko Haram (Nigeria), Ansar al-Dawla al-Islamiyya (Yémen).
- Groupes tentés par une alliance (pointillés) : Al-Chabab (Somalie), groupes djihadistes d'Afghanistan, du Sahel et d'Afrique du Nord (« différents groupes djihadistes »).
- Lecture : un réseau transnational, déterritorialisé, qui recrute à l'échelle du monde (Afrique du Nord, Europe, Asie centrale) et s'appuie sur des filiales locales ; une guerre asymétrique et civile qui est aussi un problème de sécurité intérieure pour les États d'origine des combattants.
RéponseLa carte montre une organisation non étatique, transnationale, qui recrute des combattants étrangers dans de nombreux pays et étend son influence par des franchises, ce qui illustre une guerre en réseau, asymétrique et déterritorialisée.
Vérification Chiffres lus sur la carte (légende : « Chiffres de janv. 2015 ») : ce sont des estimations de janvier 2015, à citer avec leur date et en ordre de grandeur.
E3 Analyser le document 2Analyser le document 2 : quelles formes de guerre et quelles menaces le général décrit-il ?Touche pour voir la correction
À retenir Pour chaque document : nature et contexte, idées principales prélevées avec citations, intérêt et limites au regard de la consigne.
- Contexte : « période de compétition » exercée « dans tous les champs de l'activité humaine » ; « crises qui se multiplient et se superposent » ; menaces « hybrides et difficiles à attribuer », qui visent à « fragiliser notre cohésion nationale ».
- Permanence : le terrorisme reste présent, y compris sur le territoire national, et lié au Proche et Moyen-Orient : « ce n'est pas parce que la guerre de haute intensité est revenue que la menace terroriste a disparu » ; les armées engagées en Irak ; contrôle des trafics d'armement dans l'océan Indien et la Corne de l'Afrique.
- Quatre marqueurs : « un emploi de la force désinhibé » (la force comme « outil principal des relations internationales ») ; la contestation de l'Occident et de l'ordre établi après 1945 (Poutine « chef de file ») ; la puissance de l'information et la guerre informationnelle (« champ des perceptions ») ; le changement climatique, « catalyseur du chaos ».
- Acteurs : armées, forces de sécurité intérieure, services de renseignement, diplomatie, services de secours ; compétiteurs étatiques, groupes terroristes.
RéponseLe général décrit un monde de compétition où les formes de guerre se multiplient : terrorisme, guerre de haute intensité, guerres hybrides et informationnelles, avec un affaiblissement du droit international et un rôle accru du climat.
Vérification Texte oral et officiel, tenu par un chef militaire : point de vue d'un acteur de la défense, qui plaide aussi pour l'effort des armées ; ne pas le confondre avec une analyse neutre.
E4 Confronter et construire le planConfronter les documents avec les connaissances et proposer le plan de la réponse organisée.Touche pour voir la correction
À retenir La réponse organisée suit un plan qui répond à la consigne : on mêle documents et connaissances, sans paraphraser.
- Partie 1, des permanences : la guerre reste un moyen de la politique (Clausewitz) ; les États et les armées demeurent centraux ; retour de la guerre de haute intensité (Ukraine depuis février 2022) ; le terrorisme et le Proche-Orient, de Daech (doc. 1) aux « risques de menaces exportées » (doc. 2).
- Partie 2, des mutations : acteurs non étatiques en réseau (Daech, franchises, combattants étrangers du document 1), guerre asymétrique, menaces hybrides, cyber, guerre informationnelle, drones ; l'espace et les fonds marins comme nouveaux champs.
- Partie 3, un cadre contesté : droit international remis en cause, ordre post-1945 contesté (doc. 2), compétition dans tous les domaines, climat comme facteur de crise.
RéponsePlan : I. Des permanences : la force, les États, le terrorisme ; II. Des mutations : réseaux, hybridité, information ; III. Un monde de compétition où le droit est contesté.
E5 Rédiger l'introduction et la conclusionRédiger l'introduction et la conclusion de l'étude critique.Touche pour voir la correction
À retenir Introduction : contexte, présentation des documents, problématique tirée de la consigne, annonce du plan. Conclusion : réponse synthétique.
- Rédaction possible (introduction) : Depuis la fin de la guerre froide, la guerre prend des formes variées, entre États et avec des acteurs non étatiques. Le document 1 est une carte publiée en 2015 par Courrier international sur les ramifications intercontinentales de Daech ; le document 2 est une conférence de presse du chef d'état-major des armées françaises en 2025, qui décrit les menaces pesant sur la France. Quelles sont les permanences et les mutations des formes de la guerre dans le monde contemporain ? Nous verrons d'abord ce qui demeure, la force, les États, le terrorisme ; puis les mutations liées aux réseaux, à l'hybridité et à l'information ; enfin un cadre juridique et stratégique de plus en plus contesté.
- Rédaction possible (conclusion) : Les formes de la guerre contemporaine combinent des permanences (la force, les États, le terrorisme) et des mutations (réseaux transnationaux, hybridité, information, climat), dans un monde où l'ordre établi après 1945 est contesté. La guerre ne disparaît pas : elle change d'acteurs, d'espaces et de moyens.
RéponseIntroduction : Depuis la fin de la guerre froide, la guerre prend des formes variées, entre États et avec des acteurs non étatiques. Le document 1 est une carte publiée en 2015 par Courrier international sur les ramifications intercontinentales de Daech ; le document 2 est une conférence de presse du chef d'état-major des armées françaises en 2025, qui décrit les menaces pesant sur la France. Quelles sont les permanences et les mutations des formes de la guerre dans le monde contemporain ? Nous verrons d'abord ce qui demeure, la force, les États, le terrorisme ; puis les mutations liées aux réseaux, à l'hybridité et à l'information ; enfin un cadre juridique et stratégique de plus en plus contesté. Conclusion : Les formes de la guerre contemporaine combinent des permanences (la force, les États, le terrorisme) et des mutations (réseaux transnationaux, hybridité, information, climat), dans un monde où l'ordre établi après 1945 est contesté. La guerre ne disparaît pas : elle change d'acteurs, d'espaces et de moyens.
Vérification Repères hors documents : proclamation du califat par Daech (2014), invasion de l'Ukraine par la Russie (2022).
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