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Bac 2026

HGGSP – Asie 2026 – Sujet 1 : correction détaillée

Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques (spécialité) · 4 h · coefficient 16 · une dissertation au choix (10 pts) + une étude critique de documents (10 pts)

Corrigé

Correction rédigée par l'équipe BAC Révision, non officielle. Les énoncés sont reformulés avec leurs données : refais toujours les calculs et compare avec ton professeur.

Où trouver le sujet ? Cette page présente la correction. Le sujet officiel complet (PDF) et ses figures sont dans l'application BAC Révision.

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Exercice 1 : Dissertation 1 : Les modes de résolution des conflits depuis les traités de Westphalie10 points

Une seule des deux dissertations est à traiter. Ce sujet relève du thème « Faire la guerre, faire la paix ». Il demande d'étudier les moyens employés pour mettre fin aux guerres et construire la paix depuis 1648.

1-AAnalyser le sujet « Les modes de résolution des conflits depuis les traités de Westphalie » : définitions, bornes, problématique.Touche pour voir la correction

À retenir Les « modes de résolution » sont les procédés (diplomatie, arbitrage, justice, sécurité collective) ; la borne de départ est 1648.

Démarche
  1. Traités de Westphalie (Münster et Osnabrück, 1648) : fin de la guerre de Trente Ans, reconnaissance de la souveraineté des États et de l'équilibre entre eux.
  2. Modes de résolution : négociations et traités, congrès internationaux, arbitrage, sécurité collective, justice internationale, intervention militaire, maintien de la paix.
  3. Bornes : 1648 à aujourd'hui, échelle mondiale, avec un point de départ européen.
  4. Problématique : comment les modes de résolution des conflits ont-ils évolué depuis 1648, des conférences entre souverains à la sécurité collective et à la justice internationale, et quelles sont leurs limites ?

RéponseProblématique : de la négociation entre États souverains à la sécurité collective et à la justice pénale, comment les modes de résolution des conflits ont-ils évolué et avec quelle efficacité ?

1-BProposer un plan détaillé pour la dissertation.Touche pour voir la correction

À retenir On suit une logique à la fois chronologique et thématique : des États aux organisations, puis aux juridictions.

Démarche
  1. I. La résolution par la diplomatie et l'équilibre entre États (1648-1914). Westphalie (1648) : congrès et souveraineté des États ; traités d'Utrecht (1713), équilibre européen ; Congrès de Vienne (1815) et « concert européen », Sainte-Alliance ; conférences de La Haye (1899 et 1907) : Cour permanente d'arbitrage (1899), règles de la guerre ; limites : équilibre fragile, la guerre reste un moyen légitime de la politique (guerres de Crimée, de 1870, de 1914).
  2. II. La recherche d'une sécurité collective (1919-1945 et après). Société des Nations (1919-1920) : échec devant l'invasion de la Mandchourie (1931) et de l'Éthiopie (1935) ; ONU créée en 1945 : Charte, Conseil de sécurité, chapitre VII, casques bleus ; limite : droit de veto des cinq membres permanents (blocages durant la guerre froide, Syrie, Ukraine).
  3. III. Justice internationale, négociations et nouveaux modes (depuis 1945). Procès de Nuremberg (1945-1946), TPIY (1993), TPIR (1994), Cour pénale internationale (statut de Rome 1998, en vigueur en 2002) ; médiations : Camp David (1978), accords d'Oslo (1993), Dayton (1995) ; limites : conflits qui s'enlisent, justice sélective, non-ratification par certaines puissances.

RéponsePlan : I. La diplomatie entre États (1648-1914) ; II. La sécurité collective (SDN, ONU) ; III. La justice internationale et les négociations contemporaines, avec leurs limites.

Piège Ne pas faire un catalogue de conférences : pour chaque mode, montrer ses acteurs, ses moyens et ses limites.

1-CRédiger l'introduction de la dissertation.Touche pour voir la correction

À retenir Accroche, définitions, problématique, plan.

Démarche
  1. Rédaction possible : « En 1648, les traités de Westphalie mettent fin à la guerre de Trente Ans et fondent un ordre européen reposant sur des États souverains. Depuis, les conflits armés ont donné lieu à des modes de résolution variés : négociations entre souverains, arbitrage, sécurité collective, justice internationale. Les modes de résolution des conflits désignent les procédés mis en œuvre pour mettre fin à une guerre ou la prévenir. Comment ces procédés ont-ils évolué depuis 1648 et quelle est leur efficacité ? Nous verrons d'abord la place de la diplomatie et de l'équilibre entre États jusqu'en 1914, puis l'apparition de la sécurité collective avec la SDN et l'ONU, avant d'étudier le rôle de la justice internationale et des négociations depuis 1945, en soulignant leurs limites. »

RéponseUne introduction rédigée sur ce modèle, avec une accroche en 1648.

1-DRédiger la conclusion de la dissertation.Touche pour voir la correction

À retenir Conclusion : réponse claire à la problématique, bilan de la démarche, ouverture.

Démarche
  1. Rédaction possible : Les modes de résolution des conflits ont beaucoup évolué depuis 1648 : à la négociation entre souverains et à l'équilibre des puissances se sont ajoutés l'arbitrage, la sécurité collective, la justice internationale et la médiation. Chacun répond aux limites du précédent, mais aucun ne garantit la paix : l'ONU est bloquée par le veto, la justice reste sélective et les négociations s'enlisent quand les rapports de force ne les soutiennent pas. Le règlement des conflits reste donc d'abord une question de volonté politique des États, que les institutions peuvent soutenir sans la remplacer.

RéponseLes modes de résolution des conflits ont beaucoup évolué depuis 1648 : à la négociation entre souverains et à l'équilibre des puissances se sont ajoutés l'arbitrage, la sécurité collective, la justice internationale et la médiation. Chacun répond aux limites du précédent, mais aucun ne garantit la paix : l'ONU est bloquée par le veto, la justice reste sélective et les négociations s'enlisent quand les rapports de force ne les soutiennent pas. Le règlement des conflits reste donc d'abord une question de volonté politique des États, que les institutions peuvent soutenir sans la remplacer.

Exercice 2 : Dissertation 2 : Les États-Unis et l'environnement10 points

Seconde dissertation possible (thème « Environnement, entre exploitation et protection : un enjeu planétaire »). Le sujet demande de ne pas oublier que les États-Unis ont à la fois exploité et protégé leur environnement.

2-AAnalyser le sujet « Les États-Unis et l'environnement » : définitions, bornes, problématique.Touche pour voir la correction

À retenir Un sujet « X et Y » demande d'analyser une relation, ici en tension.

Démarche
  1. « Environnement » : ensemble des ressources naturelles, des milieux et de l'équilibre écologique (air, eau, sols, biodiversité, climat).
  2. Relation des États-Unis à l'environnement : exploitation de vastes ressources (territoire, énergie fossile, agriculture) et protection (parcs nationaux, lois fédérales, diplomatie climatique).
  3. Bornes : du XIXe siècle (conquête de l'Ouest, premier parc national en 1872) à aujourd'hui ; échelles : fédérale, États fédérés, locale, mondiale.
  4. Problématique : comment les États-Unis concilient-ils, ou non, exploitation de leurs ressources et protection de l'environnement, à toutes les échelles ?

RéponseProblématique : entre puissance fondée sur l'exploitation des ressources et tradition de protection, quel rapport les États-Unis entretiennent-ils avec l'environnement ?

2-BProposer un plan détaillé pour la dissertation.Touche pour voir la correction

À retenir Un plan thématique : exploitation, protection, ambivalence face aux enjeux mondiaux.

Démarche
  1. I. Une puissance fondée sur l'exploitation des ressources : conquête de l'Ouest et exploitation des forêts et des terres, essor industriel, énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz de schiste par fracturation hydraulique), agriculture intensive (Dust Bowl des années 1930), pollution et forte émission de CO2 par habitant.
  2. II. Une tradition de protection : Yellowstone, premier parc national (1872), Théodore Roosevelt et la conservation, Sierra Club (1892) de John Muir ; Rachel Carson, Silent Spring (1962) ; premier Earth Day (1970), EPA (1970), Clean Air Act (1970), Clean Water Act (1972), Endangered Species Act (1973) ; rôle des ONG, des tribunaux et des États fédérés comme la Californie.
  3. III. Une position ambivalente dans la gouvernance mondiale : protocole de Kyoto adopté en 1997, signé en 1998 mais jamais ratifié ; accord de Paris adopté en 2015, puis dénoncé en 2017 par Donald Trump (retrait effectif en novembre 2020), réintégré en 2021 par Joe Biden, nouveau retrait annoncé en janvier 2025 ; Inflation Reduction Act (2022) pour la transition énergétique ; rôle des États fédérés, des villes et des entreprises ; alternance politique et divisions partisanes.

RéponsePlan : I. L'exploitation des ressources ; II. La protection ; III. Une ambivalence politique face aux enjeux globaux.

Vérification Chronologie de l'accord de Paris : adopté en décembre 2015 (ratifié par les États-Unis en 2016), retrait annoncé en 2017 et effectif le 4 novembre 2020, retour en 2021, nouveau retrait annoncé en janvier 2025.

2-CRédiger l'introduction de la dissertation.Touche pour voir la correction

À retenir Accroche, définitions, problématique, plan.

Démarche
  1. Rédaction possible : « En 1872, les États-Unis créent le parc de Yellowstone, premier parc national au monde : très tôt, la protection de la nature fait partie de leur histoire. Mais ce pays, vaste et riche en ressources, s'est aussi construit sur l'exploitation intensive de son territoire et des énergies fossiles, ce qui en fait aujourd'hui l'un des premiers émetteurs de gaz à effet de serre. Comment les États-Unis articulent-ils exploitation et protection de l'environnement, à l'échelle nationale comme internationale ? Nous verrons d'abord que la puissance américaine repose sur l'exploitation des ressources, puis qu'une tradition de protection s'est affirmée, avant d'analyser l'ambivalence de leur politique environnementale dans le monde. »

RéponseIntroduction de 10 à 15 lignes sur ce modèle.

2-DRédiger la conclusion de la dissertation.Touche pour voir la correction

À retenir Conclusion : réponse claire à la problématique, bilan de la démarche, ouverture.

Démarche
  1. Rédaction possible : Les États-Unis entretiennent avec l'environnement un rapport double : ils ont inventé le parc national et la protection fédérale de la nature, mais leur puissance repose sur l'exploitation intensive des ressources et des énergies fossiles. Cette ambivalence se retrouve à l'échelle mondiale, où leur participation à la gouvernance climatique varie selon les alternances politiques. Leur politique environnementale reste donc un enjeu central de la lutte contre le changement climatique.

RéponseLes États-Unis entretiennent avec l'environnement un rapport double : ils ont inventé le parc national et la protection fédérale de la nature, mais leur puissance repose sur l'exploitation intensive des ressources et des énergies fossiles. Cette ambivalence se retrouve à l'échelle mondiale, où leur participation à la gouvernance climatique varie selon les alternances politiques. Leur politique environnementale reste donc un enjeu central de la lutte contre le changement climatique.

Exercice 3 : Étude critique de documents : la conquête de l'espace extra-atmosphérique10 points

Consigne : en analysant les documents, en les confrontant et en vous appuyant sur vos connaissances, présenter les rivalités et les coopérations dans la course à l'espace. Document 1 : tableau statistique du nombre de lancements par État de juillet 2022 à juin 2023 (Géoconfluences). Document 2 : entretien de Jean-François Clervoy, ancien spationaute, dans la revue Inflexions (2020).

Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Document 1 : nombre de lancements par État ou groupe d'États (juillet 2022 – juin 2023). En gras : agences d'État ; en italique : entreprises privées.. Ils sont affichés avec la correction dans l'application.

3-ADocument 1 : que montre le tableau sur la répartition des lancements et sur les acteurs de la conquête spatiale ?Touche pour voir la correction

À retenir On lit les chiffres, on les calcule en pourcentages et on interprète.

Démarche
  1. Total des lancements : 93 + 42 + 21 + 7 + 5 + 3 = 171 lancements en un an.
  2. Répartition : États-Unis 93 lancements, soit environ 54 % du total ; Chine 42 (environ 25 %) ; Russie 21 (environ 12 %). Ces trois puissances assurent donc 156 lancements, soit environ 91 % du total ; Inde 7, Europe 5, Japon 3 : au total 15 lancements, 9 % du total.
  3. Acteurs privés : SpaceX (77), Rocket Lab (10), United Launch Alliance (6), ExPace (6), Galactic Energy (3) et Arianespace (5) en italique, soit 107 lancements sur 171 (environ 63 %). Acteurs d'État en gras : CASC (33), Roscosmos (21), ISRO (7), JAXA (3), soit 64 lancements.
  4. Domination des États-Unis, en particulier de SpaceX : 77 lancements sur 93 (environ 83 % des lancements américains, 45 % du total mondial). Aux États-Unis, tous les lancements du tableau sont le fait d'entreprises privées, alors qu'en Chine et en Russie l'agence d'État domine.
  5. Précision de lecture : le tableau classe en italique (entreprises privées) Space-X, Rocket-Lab, United Launch Alliance, ExPace, Galactic Energy et Arianespace, et en gras (agences d'État) CASC, Roscosmos, ISRO et JAXA : c'est le classement du document, à citer comme tel.

RéponseLes États-Unis (93 sur 171, environ 54 %), la Chine (42) et la Russie (21) assurent environ 91 % des lancements ; le privé, surtout SpaceX, fournit environ 63 % du total.

Vérification Calculs : 156/171 = 91,2 % ; 93/171 = 54,4 % ; 77/171 = 45,0 % ; 107/171 = 62,6 %.

3-BDocument 2 : comment l'auteur présente-t-il la dimension politique et la coopération dans la conquête spatiale ?Touche pour voir la correction

À retenir On identifie l'énonciateur, puis les trois idées de l'entretien.

Démarche
  1. Auteur : Jean-François Clervoy, spationaute français entraîné en URSS puis à la NASA, avec trois vols dans les années 1990 : point de vue de professionnel, favorable à la coopération.
  2. Rivalité : les succès soviétiques conduisent le président Kennedy à lancer le défi lunaire dans son discours du 25 mai 1961 (atterrir sur la Lune « avant la fin de cette décennie »). Les programmes sont décidés « aux plus hauts niveaux politiques ».
  3. Coopération : en 1972, accord entre les États-Unis et l'Union soviétique pour un vol commun Apollo-Soyouz, « geste de détente sans précédent » ; les équipes apprennent « à se connaître et à collaborer ».
  4. Économie : place croissante des acteurs privés ; SpaceX (créée par Elon Musk en 2002) assure le ravitaillement de la Station spatiale internationale et réussit le retour contrôlé du premier étage de sa fusée en 2016.

RéponseLe document décrit trois temps : la rivalité de la guerre froide (défi lunaire), la détente par la coopération (Apollo-Soyouz) et la montée du secteur privé.

3-CConfronter les documents : quelles complémentarités et quelles différences ?Touche pour voir la correction

À retenir Confronter, c'est rapprocher et opposer les informations des documents.

Démarche
  1. Convergence : les deux documents montrent l'importance du secteur privé (SpaceX apparaît dans les deux) et de la domination américaine.
  2. Complémentarité : le document 1 donne un état actuel quantifié (2022-2023) ; le document 2 donne un éclairage historique sur les motivations politiques (rivalité puis détente).
  3. Décalage : le tableau montre la montée de la Chine et de l'Inde, absentes de l'entretien de 2020, centré sur le duopole américano-soviétique ; la coopération de l'entretien n'apparaît pas dans les chiffres du tableau.
  4. Les deux documents invitent à relativiser l'opposition rivalité/coopération : la concurrence existe, mais les États s'appuient aussi sur des acteurs privés et coopèrent (ISS).

RéponseLes documents sont complémentaires : l'un chiffre une compétition multipolaire et commerciale, l'autre rappelle les logiques politiques et la coopération historique.

3-DRédiger la réponse à la consigne : rivalités et coopérations dans la course à l'espace (avec les connaissances).Touche pour voir la correction

À retenir Organiser la réponse en deux ou trois parties, en intégrant les documents et les connaissances.

Démarche
  1. Rivalités : course américano-soviétique (Spoutnik 1957, Gagarine 1961, Apollo 11 en 1969) ; militarisation (missiles, satellites espions, essais antisatellites chinois en 2007, russe en 2021) ; concurrence économique (SpaceX contre Arianespace, Chine, Inde) ; accords Artemis (2020) face au projet sino-russe de station lunaire.
  2. Coopérations : Apollo-Soyouz (vol de juillet 1975), Station spatiale internationale (ISS, assemblage depuis 1998), Agence spatiale européenne (1975), traité de l'espace de 1967.
  3. Évolution : d'un duopole d'États vers un espace multipolaire où les entreprises privées jouent un rôle majeur ; l'espace est devenu un enjeu de souveraineté, de sécurité et d'économie.

RéponseLa conquête spatiale combine rivalité (prestige, sécurité, marché) et coopération (ISS, programmes communs), dans un espace désormais multipolaire et privatisé.

Piège Ne pas se contenter de paraphraser les documents : la consigne demande aussi de mobiliser des connaissances (Spoutnik, ISS, Chine, Inde).

3-ERédiger l'introduction et la conclusion de l'étude critique.Touche pour voir la correction

À retenir Introduction : contexte, présentation des documents, problématique, annonce du plan. Conclusion : réponse synthétique.

Démarche
  1. Rédaction possible (introduction) : Depuis Spoutnik en 1957, la conquête de l'espace extra-atmosphérique oppose et rapproche tour à tour les puissances. Le document 1 est un tableau statistique, établi à partir d'un article de Géoconfluences (2024), qui donne le nombre de lancements par État de juillet 2022 à juin 2023 ; le document 2 est un entretien de 2020 avec le spationaute français Jean-François Clervoy. Quelles rivalités et quelles coopérations marquent la course à l'espace ? Nous verrons d'abord une compétition entre puissances, devenue multipolaire et commerciale ; puis les coopérations qu'elle a rendues possibles, et leurs limites.
  2. Rédaction possible (conclusion) : La course à l'espace combine rivalités (prestige, sécurité, marché) et coopérations (Apollo-Soyouz, Station spatiale internationale), dans un espace désormais multipolaire et privatisé, où coopération et compétition coexistent plus qu'elles ne s'opposent.

RéponseIntroduction : Depuis Spoutnik en 1957, la conquête de l'espace extra-atmosphérique oppose et rapproche tour à tour les puissances. Le document 1 est un tableau statistique, établi à partir d'un article de Géoconfluences (2024), qui donne le nombre de lancements par État de juillet 2022 à juin 2023 ; le document 2 est un entretien de 2020 avec le spationaute français Jean-François Clervoy. Quelles rivalités et quelles coopérations marquent la course à l'espace ? Nous verrons d'abord une compétition entre puissances, devenue multipolaire et commerciale ; puis les coopérations qu'elle a rendues possibles, et leurs limites. Conclusion : La course à l'espace combine rivalités (prestige, sécurité, marché) et coopérations (Apollo-Soyouz, Station spatiale internationale), dans un espace désormais multipolaire et privatisé, où coopération et compétition coexistent plus qu'elles ne s'opposent.

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