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Bac 2026
HGGSP – Asie 2026 – Sujet 2 : correction détaillée
Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques (spécialité) · 4 h · coefficient 16 · une dissertation au choix (10 pts) + une étude critique de documents (10 pts)
CorrigéCorrection rédigée par l'équipe BAC Révision, non officielle. Les énoncés sont reformulés avec leurs données : refais toujours les calculs et compare avec ton professeur.
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Ouvrir le sujet dans l'application gratuiteExercice 1 : Dissertation 1 : Mers et océans, espaces de conquêtes, de rivalités et de coopérations10 points
Une seule dissertation à traiter. Le libellé donne trois dimensions : le plan peut s'en inspirer, mais il faut éviter une simple juxtaposition en montrant les articulations.
1-AAnalyser le sujet : définitions, bornes, problématique.Touche pour voir la correction
À retenir On définit les trois termes (conquêtes, rivalités, coopérations) et on cherche leur lien.
- « Mers et océans » : espaces maritimes (environ 70 % de la surface du globe), avec leurs fonds, leur surface, leurs détroits et leurs ressources.
- « Conquêtes » : appropriation, exploration, exploitation, contrôle (routes, ressources, bases) ; « rivalités » : concurrence entre puissances ; « coopérations » : règles et actions communes.
- Convention de Montego Bay (1982, entrée en vigueur 1994) : mer territoriale de 12 milles, zone économique exclusive (ZEE) de 200 milles, plateau continental, haute mer.
- Problématique : comment les mers et océans, objets de conquête et de rivalités, sont-ils aussi un espace de règles et de coopération ?
RéponseProblématique : comment les puissances conquièrent et se disputent les espaces maritimes tout en cherchant à les réguler ensemble ?
1-BProposer un plan détaillé.Touche pour voir la correction
À retenir Les trois mots du sujet donnent les parties, mais il faut hiérarchiser et illustrer.
- I. Des espaces conquis et exploités : grandes découvertes et empires maritimes, thalassocraties ; amiral Mahan (1890) et la puissance maritime ; routes commerciales (90 % du commerce mondial en volume transporté par mer), pêche, hydrocarbures offshore, câbles sous-marins, ressources des fonds marins.
- II. Des espaces de rivalités : mer de Chine méridionale (îlots militarisés, revendications contre le droit de la mer), détroits stratégiques (Ormuz, Malacca, Bab-el-Mandeb), Arctique (route du Nord, plateau continental), piraterie (golfe d'Aden), attaques des Houthis en mer Rouge à partir de novembre 2023, pêche illégale.
- III. Des espaces de coopération et de régulation : Convention de Montego Bay (1982, en vigueur en 1994), Organisation maritime internationale, Autorité internationale des fonds marins, Conseil de l'Arctique (1996), opération Atalante contre la piraterie (Union européenne, 2008), traité sur la haute mer (BBNJ, adopté en 2023) ; limites : les États-Unis n'ont pas ratifié la convention, la Chine rejette la sentence arbitrale de 2016 sur la mer de Chine méridionale, application inégale.
RéponsePlan : I. Conquêtes et exploitation ; II. Rivalités et tensions ; III. Coopérations et régulation.
Piège Les États-Unis n'ont pas ratifié la convention de Montego Bay : ne pas écrire qu'elle est universelle.
1-CRédiger l'introduction.Touche pour voir la correction
À retenir Accroche, définitions, problématique, plan.
- Rédaction possible : « Couvrant environ 70 % de la surface du globe, les mers et les océans sont depuis toujours des espaces de circulation et d'appropriation. Aux grandes découvertes ont succédé les empires maritimes, puis la mondialisation des échanges par voie maritime, tandis que la convention de Montego Bay (1982) fixait des règles d'usage. Aujourd'hui, ces espaces sont à la fois des enjeux de conquête de ressources, des lieux de rivalités entre puissances et des domaines de coopération internationale. Comment les mers et les océans articulent-ils conquêtes, rivalités et coopérations ? Nous verrons d'abord comment ils ont été conquis et exploités, puis les rivalités qui les traversent, avant d'étudier les coopérations qui visent à les réguler. »
RéponseIntroduction rédigée de 10 à 15 lignes.
1-DRédiger la conclusion de la dissertation.Touche pour voir la correction
À retenir Conclusion : réponse claire à la problématique, bilan de la démarche, ouverture.
- Rédaction possible : Les mers et les océans sont à la fois conquis, disputés et régulés : les mêmes espaces concentrent les routes du commerce, les ressources, les bases militaires et les règles du droit de la mer. La coopération n'abolit pas les rivalités, mais elle les encadre ; elle reste fragile lorsque les puissances contestent le droit (mer de Chine méridionale) ou lorsque de nouveaux enjeux (fonds marins, Arctique) apparaissent. La gouvernance des espaces maritimes demeure ainsi un test de la capacité des États à partager des biens communs.
RéponseLes mers et les océans sont à la fois conquis, disputés et régulés : les mêmes espaces concentrent les routes du commerce, les ressources, les bases militaires et les règles du droit de la mer. La coopération n'abolit pas les rivalités, mais elle les encadre ; elle reste fragile lorsque les puissances contestent le droit (mer de Chine méridionale) ou lorsque de nouveaux enjeux (fonds marins, Arctique) apparaissent. La gouvernance des espaces maritimes demeure ainsi un test de la capacité des États à partager des biens communs.
Exercice 2 : Dissertation 2 : Comment conserver, écrire et transmettre les mémoires des génocides des Juifs et des Tsiganes ?10 points
Seconde dissertation possible, thème « Histoire et mémoires » (génocides des Juifs et des Tsiganes). Les trois verbes du libellé fournissent la structure.
2-AAnalyser le sujet : définitions, bornes, problématique.Touche pour voir la correction
À retenir On distingue histoire (travail critique de l'historien) et mémoire (reconstruction par les groupes).
- « Génocides des Juifs et des Tsiganes » : extermination systématique par le régime nazi et ses alliés (Shoah ; Samudaripen ou Porajmos, génocide des Roms et des Sinti) entre 1939 et 1945.
- « Conserver » (archives, lieux, témoignages), « écrire » (travail historique, œuvres littéraires), « transmettre » (école, commémorations, justice).
- Acteurs : survivants, historiens, États, associations, institutions (Yad Vashem, Mémorial de la Shoah), artistes et écoles.
- Problématique : quels acteurs et quels moyens permettent de conserver, d'écrire et de transmettre la mémoire de ces génocides, et quelles difficultés rencontrent-ils ?
RéponseProblématique : par quels acteurs, quels supports et quelles étapes les mémoires de la Shoah et du génocide des Tsiganes ont-elles été conservées, écrites et transmises, et avec quels décalages ?
2-BProposer un plan détaillé.Touche pour voir la correction
À retenir Suivre les trois verbes du sujet en montrant les inégalités entre les deux génocides.
- I. Conserver : archives (procès de Nuremberg 1945-1946), lieux de mémoire (camps comme Auschwitz-Birkenau, inscrit à l'UNESCO en 1979), institutions (Yad Vashem en 1953, Mémorial de la Shoah à Paris), collecte de témoignages (Fondation Shoah de Steven Spielberg, 1994) ; pour les Tsiganes, archives et lieux d'internement en France (camps de Montreuil-Bellay, Jargeau, Saliers, etc.).
- II. Écrire : témoignages et récits (Primo Levi, Si c'est un homme, 1947 ; Élie Wiesel, La Nuit, 1958), travail historique (Raul Hilberg, La Destruction des Juifs d'Europe, 1961), film Shoah de Claude Lanzmann (1985) ; reconnaissance tardive du génocide des Tsiganes (reconnaissance par l'Allemagne en 1982, mémorial de Berlin pour les Sinti et Roms en 2012, reconnaissance de la responsabilité de la France dans l'internement des Tsiganes par le président Hollande en 2016).
- III. Transmettre : enseignement scolaire, voyages et commémorations (27 janvier, journée internationale instituée par l'ONU en 2005 ; 2 août, journée de mémoire du génocide des Roms), politiques publiques (discours de Jacques Chirac du 16 juillet 1995 sur la responsabilité de l'État français), lutte contre le négationnisme et défi de la disparition des derniers témoins, numérique et réseaux sociaux.
RéponsePlan : I. Conserver (archives, lieux, témoignages) ; II. Écrire (histoire, littérature, cinéma, reconnaissance) ; III. Transmettre (école, commémorations, droit).
Vérification Repères chronologiques utilisés : Nuremberg 1945-1946, Yad Vashem 1953, Auschwitz-Birkenau (UNESCO 1979), film Shoah 1985, reconnaissance allemande du génocide des Tsiganes (1982), mémorial de Berlin (2012), reconnaissance française (2016), journée du 27 janvier (2005) et du 2 août.
2-CRédiger l'introduction.Touche pour voir la correction
À retenir Accroche, définitions, problématique, plan.
- Rédaction possible : « En 1945, la découverte des camps de concentration et d'extermination révèle l'ampleur du génocide des Juifs, et on mettra plus de temps à reconnaître celui des Tsiganes, également victimes d'une politique d'extermination nazie. Ces génocides ont fait l'objet d'un long travail de mémoire : conserver les traces, écrire l'histoire et transmettre ce savoir aux générations suivantes. Comment les mémoires de ces génocides ont-elles été conservées, écrites et transmises, et par quels acteurs ? Nous verrons d'abord les moyens de conserver cette mémoire, puis l'écriture de leur histoire, avant d'étudier leur transmission aujourd'hui, à l'heure de la disparition des témoins. »
RéponseIntroduction rédigée de 10 à 15 lignes.
2-DRédiger la conclusion de la dissertation.Touche pour voir la correction
À retenir Conclusion : réponse claire à la problématique, bilan de la démarche, ouverture.
- Rédaction possible : Conserver, écrire et transmettre les mémoires des génocides des Juifs et des Tsiganes est un travail continu, qui mobilise des acteurs variés (témoins, historiens, États, associations, artistes, école). Les deux mémoires n'ont pas suivi le même rythme : celle des Juifs s'est imposée dès les années 1960-1980, celle des Tsiganes beaucoup plus tardivement. À l'heure où les derniers témoins disparaissent, la question est désormais de savoir comment faire vivre ces mémoires par l'histoire, l'école et le numérique, et d'éviter à la fois l'oubli et la banalisation.
RéponseConserver, écrire et transmettre les mémoires des génocides des Juifs et des Tsiganes est un travail continu, qui mobilise des acteurs variés (témoins, historiens, États, associations, artistes, école). Les deux mémoires n'ont pas suivi le même rythme : celle des Juifs s'est imposée dès les années 1960-1980, celle des Tsiganes beaucoup plus tardivement. À l'heure où les derniers témoins disparaissent, la question est désormais de savoir comment faire vivre ces mémoires par l'histoire, l'école et le numérique, et d'éviter à la fois l'oubli et la banalisation.
Exercice 3 : Étude critique de documents : les formes de conflits au XXIe siècle10 points
Consigne : montrer la diversité des formes de conflits armés dans le monde actuel. Document 1 : discours du président de la République Emmanuel Macron aux armées (Hôtel de Brienne, 13 juillet 2025). Document 2 : photographie d'une banderole en République centrafricaine en soutien au groupe Wagner, 2023 (AFP, BBC Afrique). Le document 1 porte des repères de ligne tous les cinq (5, 10, 15...).
Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Document 2 : banderole en soutien au groupe Wagner, République centrafricaine, 2023. Ils sont affichés avec la correction dans l'application.
3-APrésenter le document 1 et en dégager les idées principales sur les menaces.Touche pour voir la correction
À retenir Un discours politique est un texte de communication : il présente et construit une menace.
- Nature : discours du président de la République, chef des armées, prononcé à l'Hôtel de Brienne le 13 juillet 2025, à la veille du 14 juillet : texte à la fois stratégique et politique, destiné aux armées et à l'opinion.
- Idées : « moment de bascule » pour la sécurité européenne ; liberté menacée par les « impérialismes » et le non-respect du droit international ; guerre en Ukraine ; incertitude américaine ; « arc de crise » du golfe de Guinée au Proche-Orient.
- Menaces énumérées : terrorisme islamiste ; menace russe aux frontières de l'Europe ; course technologique (intelligence artificielle, drones, guerre électronique) et espaces d'affrontement : espace, cyber, fonds marins.
- Formule centrale : « il n'y a plus d'arrière et il n'y a plus de front » ; les conflits sont « multiformes, multichamps ».
RéponsePour le président, les conflits actuels sont multiformes (interétatiques, terroristes, hybrides, technologiques) et exigent un effort national de défense.
3-BAnalyser le document 2 : que montre la photographie et quelle forme de conflit illustre-t-elle ?Touche pour voir la correction
À retenir Pour une photo : décrire, identifier la source, interpréter, critiquer.
- Description : manifestants en République centrafricaine portant une banderole « La Russie c'est Wagner, nous aimons La Russie et nous aimons Wagner ! » (2023, pendant la guerre civile).
- Interprétation : soutien affiché à une société militaire privée russe, Wagner, présente en RCA depuis 2018 aux côtés du pouvoir, et à la Russie, par une mise en scène de popularité.
- Forme de conflit : guerre civile dans laquelle un État étranger intervient par l'intermédiaire d'un groupe paramilitaire, « proxy » ; s'ajoute une dimension d'influence et de propagande (information, opinion).
- Esprit critique : photographie d'agence, légendée par un média ; on ne sait pas si la manifestation est spontanée ou organisée ; la banderole reflète le point de vue de manifestants partisans, non celui de toute la population.
RéponseLe document illustre un conflit interne internationalisé par la présence d'une société militaire privée étrangère et par une guerre d'influence.
Piège Ne pas affirmer que la manifestation est « spontanée » : le document ne le dit pas.
3-CConfronter les documents : quelles formes de conflits apparaissent ?Touche pour voir la correction
À retenir La confrontation fait ressortir la diversité des formes (interétatiques, hybrides, civiles, informationnelles).
- Document 1 : point de vue d'un État occidental, qui insiste sur la menace russe, le terrorisme, les nouvelles technologies et les domaines d'affrontement (espace, cyber, fonds marins).
- Document 2 : point de vue d'un terrain africain, où des acteurs privés et une puissance étrangère interviennent, notamment par l'influence.
- Points communs : place de la Russie (menace pour l'Europe dans le discours, partenaire en RCA) ; flou entre guerre et paix ; rôle de l'opinion (propagande, soutien).
- Différences : un discours officiel face à un cliché de rue ; échelle européenne et mondiale d'un côté, locale de l'autre ; point de vue « de l'intérieur » d'un dirigeant français face à un soutien de population centrafricaine.
RéponseLes deux documents montrent des conflits qui ne se limitent plus à des armées régulières : acteurs privés, menaces hybrides, nouveaux espaces, batailles d'influence.
3-DRédiger la réponse à la consigne avec des connaissances.Touche pour voir la correction
À retenir Plan possible : guerres interétatiques, guerres asymétriques ou civiles, guerres hybrides.
- Conflits interétatiques de haute intensité : invasion de l'Ukraine par la Russie (février 2022).
- Conflits asymétriques et civils : terrorisme (Daech, groupes djihadistes au Sahel) ; guerres civiles internationalisées (Syrie depuis 2011, République centrafricaine) ; acteurs privés (Wagner puis Africa Corps).
- Guerres hybrides et nouveaux espaces : cyberattaques, désinformation, drones, intelligence artificielle, espace, fonds marins, pressions sur la navigation (mer Rouge) ; ce que le président nomme « menaces hybrides » et « conflits multiformes, multichamps ».
- Conclusion : diversité des formes (acteurs, moyens, espaces) mais persistance du rôle de l'État.
RéponseLes conflits du XXIe siècle sont divers : guerres interétatiques, terrorisme, guerres civiles internationalisées et guerres hybrides, avec des acteurs étatiques et non étatiques.
Vérification Aucun numéro de ligne précis n'est cité : seuls les repères tous les cinq sont imprimés.
3-ERédiger l'introduction et la conclusion de l'étude critique.Touche pour voir la correction
À retenir Introduction : contexte, présentation des documents, problématique, annonce du plan. Conclusion : réponse synthétique.
- Rédaction possible (introduction) : Au XXIe siècle, les conflits armés prennent des formes diverses, entre guerres interétatiques de haute intensité, guerres civiles internationalisées, terrorisme et guerres hybrides. Le document 1 est un extrait du discours d'Emmanuel Macron aux armées, prononcé à l'Hôtel de Brienne le 13 juillet 2025 ; le document 2 est une photographie d'agence, de 2023, d'une banderole brandie en République centrafricaine en soutien au groupe Wagner. Quelle diversité de formes de conflits ces documents font-ils apparaître ? Nous verrons d'abord les conflits entre États et leur retour, puis les acteurs non étatiques et privés, enfin les guerres hybrides et les nouveaux espaces d'affrontement.
- Rédaction possible (conclusion) : Les documents montrent des conflits qui ne se limitent plus à des armées régulières : acteurs privés, menaces hybrides, nouveaux espaces, batailles d'influence. Cette diversité n'efface pas le rôle des États, mais elle brouille la frontière entre guerre et paix, entre front et arrière.
RéponseIntroduction : Au XXIe siècle, les conflits armés prennent des formes diverses, entre guerres interétatiques de haute intensité, guerres civiles internationalisées, terrorisme et guerres hybrides. Le document 1 est un extrait du discours d'Emmanuel Macron aux armées, prononcé à l'Hôtel de Brienne le 13 juillet 2025 ; le document 2 est une photographie d'agence, de 2023, d'une banderole brandie en République centrafricaine en soutien au groupe Wagner. Quelle diversité de formes de conflits ces documents font-ils apparaître ? Nous verrons d'abord les conflits entre États et leur retour, puis les acteurs non étatiques et privés, enfin les guerres hybrides et les nouveaux espaces d'affrontement. Conclusion : Les documents montrent des conflits qui ne se limitent plus à des armées régulières : acteurs privés, menaces hybrides, nouveaux espaces, batailles d'influence. Cette diversité n'efface pas le rôle des États, mais elle brouille la frontière entre guerre et paix, entre front et arrière.
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