BAC Révision CollègeBrevetBacAnnales Télécharger

Annales corrigées › Bac 2026 › HGGSP

Bac 2026

HGGSP – Métropole 2026 – Sujet 1 : correction détaillée

Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques (spécialité) · 4 h · coefficient 16 · une dissertation au choix (10 pts) + une étude critique de documents (10 pts)

Corrigé

Correction rédigée par l'équipe BAC Révision, non officielle. Les énoncés sont reformulés avec leurs données : refais toujours les calculs et compare avec ton professeur.

Où trouver le sujet ? Cette page présente la correction. Le sujet officiel complet (PDF) et ses figures sont dans l'application BAC Révision.

Ouvrir le sujet dans l'application gratuite

Exercice 1 : Dissertation 1 : Les acteurs de la construction des mémoires10 points

Une seule dissertation à traiter. Thème « Histoire et mémoires ». Le sujet est centré sur les acteurs : il faut les classer et les illustrer, sans oublier de montrer leurs rapports.

1-AAnalyser le sujet : définitions, bornes, problématique.Touche pour voir la correction

À retenir Distinguer mémoire, histoire et commémoration.

Démarche
  1. « Mémoires » : représentations du passé construites par des groupes ; au pluriel, car elles coexistent et parfois s'opposent. L'histoire est le travail critique des historiens.
  2. « Construction » : processus social et politique, avec des choix, des silences, des instrumentalisations.
  3. « Acteurs » : États, collectivités, institutions, associations, témoins, historiens, juges, artistes, médias, citoyens.
  4. Aucune borne n'est imposée : prendre surtout le XXe siècle et aujourd'hui (Première et Seconde Guerres mondiales, Shoah, guerre d'Algérie, génocides).
  5. Problématique : qui construit les mémoires et quelles relations (coopération, concurrence) entretiennent ces acteurs ?

RéponseProblématique : quels acteurs construisent les mémoires et comment leurs rapports expliquent-ils la diversité et les conflits de mémoires ?

1-BProposer un plan détaillé.Touche pour voir la correction

À retenir Plan par catégories d'acteurs, puis par interactions.

Démarche
  1. I. L'État et les pouvoirs publics : politique mémorielle (commémorations du 11 novembre et du 8 mai, panthéonisations, journées nationales), lois mémorielles (loi Gayssot 1990, loi de 2001 reconnaissant le génocide arménien, loi Taubira du 21 mai 2001 qualifiant la traite et l'esclavage de crimes contre l'humanité), enseignement, musées et monuments ; reconnaissance officielle (Chirac, 16 juillet 1995).
  2. II. Les acteurs de la société : témoins et victimes (associations d'anciens combattants, de déportés), historiens (travail critique et pluralité, Robert Paxton 1973, Henry Rousso), artistes et médias (cinéma, littérature, séries), mouvements militants (associations de défense de mémoire).
  3. III. Les institutions judiciaires et internationales, et la confrontation des mémoires : procès de Nuremberg (1945-1946), Barbie (1987), Papon (1997-1998) ; Tribunal pénal international et Cour pénale internationale ; UNESCO (lieux inscrits) ; conflits de mémoires (Algérie, colonisation, Russie et Ukraine).

RéponsePlan : I. L'État ; II. La société civile (témoins, historiens, artistes) ; III. Justice, institutions internationales et concurrence des mémoires.

1-CRédiger l'introduction.Touche pour voir la correction

À retenir Accroche, définitions, problématique, plan.

Démarche
  1. Rédaction possible : « Le 16 juillet 1995, le président Jacques Chirac reconnaît la responsabilité de l'État français dans la rafle du Vél' d'Hiv : par ce discours, un acteur politique contribue à fixer une mémoire officielle. Les mémoires désignent les représentations du passé portées par des groupes, qui se distinguent de l'histoire, démarche critique des historiens. Elles sont le résultat d'une construction à laquelle participent des acteurs variés : États, témoins, associations, historiens, artistes, juges. Quels sont ces acteurs et quels rapports entretiennent-ils ? Nous verrons d'abord le rôle de l'État, puis celui des acteurs de la société civile, avant d'analyser l'action de la justice et des institutions internationales dans les conflits de mémoires. »

RéponseIntroduction rédigée de 10 à 15 lignes.

Exercice 2 : Dissertation 2 : Les évolutions des formes de la guerre du XVIIIe siècle à nos jours10 points

Seconde dissertation possible. Thème « Faire la guerre, faire la paix ». Le plan chronologique s'impose ici, mais il doit être structuré par des ruptures.

2-AAnalyser le sujet : définitions, bornes, problématique.Touche pour voir la correction

À retenir « Formes de la guerre » = acteurs, moyens, objectifs, échelle.

Démarche
  1. « Formes de la guerre » : manières de faire la guerre selon les acteurs (armées de métier, nations en armes, groupes irréguliers), les moyens (armes, tactiques, technologies), l'échelle et l'intensité.
  2. Évolutions : ruptures (Révolution française, industrialisation, guerres totales, arme nucléaire, guerres asymétriques, cyberguerre).
  3. Bornes : XVIIIe siècle (guerres entre souverains) à nos jours (guerres hybrides, Ukraine).
  4. Problématique : comment les formes de la guerre ont-elles évolué du XVIIIe siècle à nos jours, entre intensification, globalisation et diversification ?

RéponseProblématique : de la guerre limitée entre souverains aux guerres hybrides, comment les formes de la guerre se sont-elles transformées ?

2-BProposer un plan détaillé.Touche pour voir la correction

À retenir Trois grandes périodes, avec les ruptures principales.

Démarche
  1. I. Des guerres limitées à la guerre de masse (XVIIIe – XIXe siècles) : guerres de cabinet (guerre de Sept Ans 1756-1763, armées de métier), Révolution et Empire (levée en masse de 1793, Valmy en 1792, nation en armes), Clausewitz, guerres industrielles (Crimée 1853-1856, Sécession 1861-1865, guerre franco-prussienne 1870-1871).
  2. II. Guerres totales et dissuasion nucléaire (1914-1991) : Première Guerre mondiale (guerre de position, industrialisation), Seconde Guerre mondiale (bombardements, génocides, bombe atomique en 1945) ; guerre froide : dissuasion nucléaire, guerres périphériques (Corée, Vietnam), guerres de décolonisation.
  3. III. Des guerres asymétriques et hybrides (depuis 1991) : guerre du Golfe (1991), terrorisme (11 septembre 2001), guerres d'Irak et d'Afghanistan, Daech, guerres civiles ; cyberattaques, drones, désinformation ; invasion de l'Ukraine (2022) : retour de la guerre de haute intensité entre États avec nouvelles technologies.

RéponsePlan : I. De la guerre limitée à la guerre de masse ; II. Guerres totales et dissuasion nucléaire ; III. Guerres asymétriques et hybrides.

Piège Ne pas faire un récit de guerres : insister sur les changements d'acteurs, de moyens et d'objectifs.

2-CRédiger l'introduction.Touche pour voir la correction

À retenir Accroche, définitions, problématique, plan.

Démarche
  1. Rédaction possible : « En 1832, Clausewitz théorise la guerre à partir de l'expérience des guerres de la Révolution et de l'Empire, qui avaient fait de la guerre l'affaire des nations. Depuis le XVIIIe siècle, les formes de la guerre, c'est-à-dire les acteurs, les moyens et les objectifs de l'affrontement, ont profondément évolué sous l'effet des révolutions politiques, industrielles et technologiques. Comment ces formes ont-elles changé du XVIIIe siècle à nos jours ? Nous verrons d'abord le passage des guerres limitées aux guerres de masse, puis l'ère des guerres totales et de la dissuasion nucléaire, avant d'étudier les guerres asymétriques et hybrides contemporaines. »

RéponseIntroduction rédigée de 10 à 15 lignes.

Exercice 3 : Étude critique de documents : les États-Unis et la question environnementale10 points

Consigne : expliquer le rapport des États-Unis à l'environnement entre protection et exploitation. Document 1 : préface du président Lyndon B. Johnson au rapport « Restaurer la qualité de l'environnement » (5 novembre 1965). Document 2 : courbe des émissions de CO2 fossile par habitant aux États-Unis, de 1800 à 2023 (Our World in Data).

Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Document 2 : émissions de CO2 par habitant aux États-Unis (en tonnes), 1800-2023. Ils sont affichés avec la correction dans l'application.

3-ADocument 1 : quel constat et quelles mesures le président Johnson présente-t-il ?Touche pour voir la correction

À retenir Identifier l'auteur, le contexte, le constat et les propositions.

Démarche
  1. Nature et date : préface rédigée par le président en 1965 à un rapport d'experts sur la pollution, texte officiel destiné à justifier la publication d'un rapport.
  2. Constat : le pays est riche, mais sa technologie « rejette de grandes quantités de déchets » qui polluent l'air et l'eau et menacent l'alimentation ; l'urbanisation et l'industrialisation aggravent la pollution.
  3. Le président juge les efforts actuels insuffisants : « à peine à maintenir la situation » sans améliorations nécessaires.
  4. Mesures demandées : intensifier la recherche fondamentale (pollution des sols, effets de l'air sur l'homme), former plus de scientifiques et d'ingénieurs, examiner les recommandations des départements et agences.

RéponseEn 1965, le président reconnaît que la prospérité industrielle et l'urbanisation créent une pollution croissante et demande plus de recherche et d'expertise ; la protection reste à construire.

3-BDocument 2 : décrire et expliquer l'évolution des émissions de CO2 par habitant.Touche pour voir la correction

À retenir Pour une courbe : décrire les grandes phases, donner des repères chiffrés avec leur marge de lecture, expliquer.

Démarche
  1. Nature : courbe annuelle des émissions de CO2 fossile (combustion de charbon, pétrole, gaz, et procédés industriels comme le ciment) en tonnes par habitant, territoire des États-Unis, de 1800 à 2023 (Our World in Data, 2025). Lire l'échelle : de 0 à 25 t, graduations de 5 t.
  2. 1800 à 1850 : émissions quasi nulles (société rurale, énergie surtout organique : bois, force animale). Vers 1850 : environ 1 t par habitant.
  3. 1850 à 1920 : forte hausse avec l'industrialisation, le charbon puis le pétrole : environ 9 t vers 1900, 14 t vers 1910, un premier sommet d'environ 17 t autour de 1918-1923 (lecture à ± 1 t).
  4. 1920 à 1945 : fortes fluctuations ; chute à environ 10 t vers 1932 (Grande Dépression), puis reprise avec la Seconde Guerre mondiale (environ 18 t en 1947-1948).
  5. 1950 à 1973 : autour de 16-17 t dans les années 1950-1960, puis forte hausse (consommation de masse, automobile, pétrole bon marché) jusqu'au maximum d'environ 22 t par habitant vers 1973 (lecture à ± 1 t).
  6. 1973 à 2000 : baisse après les chocs pétroliers (environ 19 t vers 1983), puis remontée jusqu'à environ 21 t vers 2000.
  7. Depuis 2000 : baisse nette, surtout après 2007, jusqu'à environ 14,5 t en 2023 (substitution du gaz au charbon, gains d'efficacité énergétique, énergies renouvelables, désindustrialisation) ; niveau qui reste très élevé par habitant.

RéponseLes émissions par habitant augmentent avec l'industrialisation (0 à environ 17 t entre 1850 et 1920), atteignent un maximum d'environ 22 t vers 1973, se maintiennent autour de 20 t jusqu'en 2000, puis baissent jusqu'à environ 14,5 t en 2023, un niveau encore élevé.

Vérification Valeurs lues sur le graphique agrandi, à présenter avec « environ » (précision de ± 1 t). Il s'agit d'émissions territoriales par habitant, pas du total national.

3-CConfronter les documents et répondre à la consigne : protection et exploitation.Touche pour voir la correction

À retenir Les deux documents s'éclairent : l'un expose la prise de conscience, l'autre les résultats.

Démarche
  1. Document 1 : naissance d'une politique de protection (1965, prise de conscience, expertise) ; contexte d'un pays riche et industrialisé.
  2. Document 2 : en 1965, l'année du rapport, les émissions par habitant (environ 17 t) continuent de croître jusqu'au pic de 1973 (environ 22 t) : la prise de conscience du document 1 n'infléchit pas tout de suite les émissions ; la baisse ne devient nette qu'à partir des années 2000.
  3. Connaissances : lois fédérales (Clean Air Act 1963 et 1970, Clean Water Act 1972), agence fédérale de protection de l'environnement (1970), parcs nationaux et espaces protégés ; mais aussi exploitation des énergies fossiles (pétrole, gaz de schiste), consommation élevée, retrait de l'Accord de Paris (2017, puis nouvelle annonce en 2025).
  4. Conclusion : les États-Unis conjuguent exploitation et protection ; la protection est réelle mais reste en tension avec un modèle de croissance fondé sur l'énergie abondante.

RéponseEntre protection (lois, agences, recherche) et exploitation (énergies fossiles, consommation), les États-Unis ont un rapport ambivalent à l'environnement, avec des émissions par habitant qui ne baissent que depuis les années 2000.

Piège Ne pas confondre émissions par habitant et émissions totales : le document 2 donne des tonnes par habitant.

Télécharger BAC Révision, gratuit

Autres sujets de HGGSP (Bac 2026)