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Bac 2026
Bac 2026 – Histoire-Géographie (HGGSP) – Antilles-Guyane – Sujet 1 : correction détaillée
Spécialité HGGSP · 4 heures · dissertation 10 pts + étude critique 10 pts
CorrigéCorrection rédigée par l'équipe BAC Révision, non officielle. Les énoncés sont reformulés avec leurs données : refais toujours les calculs et compare avec ton professeur.
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Ouvrir le sujet dans l'application gratuiteExercice 1 : Dissertation 1 : Construire les mémoires des génocides des Juifs et des Tsiganes10 points
Le candidat choisit UNE seule des deux dissertations (10 points), plus l'étude critique de document(s) (10 points). Les deux sont corrigées ici.
1.1 Analyser le sujetSujet : « Construire les mémoires des génocides des Juifs et des Tsiganes ». Définir les termes, délimiter le sujet dans le temps et l'espace, formuler la problématique.Touche pour voir la correction
À retenir Une dissertation commence par l'analyse des termes du sujet : définitions, bornes chronologiques et spatiales, tension à résoudre, puis problématique.
- « Génocide des Juifs » (Shoah) : extermination systématique des Juifs d'Europe par les nazis et leurs collaborateurs, de 1941 à 1945, environ six millions de victimes ; « génocide des Tsiganes » (Roms et Sintis) : persécution puis extermination par les nazis, estimée à 200 000 à 500 000 victimes, appelée Porajmos ou Samudaripen.
- « Construire les mémoires » : le pluriel indique deux mémoires distinctes ; « construire » suppose un processus long, mené par des acteurs (témoins, familles, associations, historiens, États, institutions, artistes), qui fait reconnaître, commémorer, enseigner et transmettre.
- Bornes : de 1945 à nos jours ; échelles européenne, nationale (France, Allemagne) et mondiale (ONU).
- Tension à résoudre : deux génocides de même nature mais dont la mémoire s'est construite à des rythmes et avec des moyens très inégaux.
RéponseComment, par quels acteurs et à quels rythmes les mémoires des génocides des Juifs et des Tsiganes se sont-elles construites, et pourquoi la reconnaissance du second a-t-elle été plus tardive et plus fragile que celle du premier ?
Piège Les estimations du nombre de victimes tsiganes vont de 200 000 à 500 000 : donne la fourchette, jamais un chiffre unique.
1.2 Construire le planProposer un plan détaillé en trois parties avec les arguments et les exemples.Touche pour voir la correction
À retenir Chaque partie répond à la problématique par une idée directrice, étayée par des exemples datés et localisés ; les transitions montrent la progression.
- I. Des mémoires longtemps différées (1945-années 1970). Après 1945 : silence, priorité à la reconstruction, mémoire héroïsée de la Résistance ; Nuremberg juge des crimes contre l'humanité mais les Tsiganes y sont peu mentionnés ; Juifs : le procès d'Eichmann (1961) ouvre « l'ère du témoin » ; Tsiganes : discrimination persistante, en France internement jusqu'en 1946 (décret de 1940 sur les nomades) et carnets anthropométriques maintenus jusqu'en 1969.
- II. Les acteurs de la construction mémorielle (années 1970-2000). Témoins et associations (Fondation Spielberg, 1994), historiens (Raul Hilberg, Paxton pour Vichy), artistes (film Shoah, 1985) ; États : Allemagne reconnaît le génocide des Tsiganes en 1982 (Schmidt), discours de Chirac au Vél'd'Hiv (16 juillet 1995) ; institutions et lieux : Mémorial de la Shoah (Paris, 2005), Mémorial de Berlin pour les Sintis et Roms (2012), 27 janvier (ONU, 2005), 2 août (liquidation du camp des Tsiganes d'Auschwitz en 1944).
- III. Des inégalités de reconnaissance et des défis persistants. Reconnaissance plus tardive et moins visible des Tsiganes : en France, reconnaissance par le président Hollande en 2016 de la responsabilité de l'État dans leur internement ; concurrence des mémoires, négationnisme, antitsiganisme persistant ; disparition des derniers témoins ; enseignement et transmission (école, voyages, numérique).
RéponsePlan en trois parties : I. Des mémoires longtemps différées / II. Les acteurs de la construction mémorielle / III. Des inégalités de reconnaissance et des défis.
1.3 Rédiger l'introductionRédiger l'introduction complète (accroche, définitions, problématique, annonce du plan).Touche pour voir la correction
À retenir Introduction : amorce, définition des termes, problématique, annonce du plan, en un seul paragraphe continu.
- Rédaction possible : Entre 1933 et 1945, le régime nazi organise l'extermination des Juifs d'Europe, la Shoah, et persécute puis tue des centaines de milliers de Tsiganes. Pendant des décennies pourtant, le souvenir de ces crimes est resté inégalement visible : la mémoire du génocide des Juifs s'est imposée avec les témoins et les États à partir des années 1960, celle du génocide des Tsiganes plus tardivement et plus fragilement. Construire les mémoires de ces génocides, c'est les faire reconnaître, les commémorer, les enseigner et les transmettre. Comment ces mémoires se sont-elles construites, par quels acteurs et à quels rythmes ? Nous verrons d'abord qu'elles ont été longtemps différées, puis quels acteurs les ont construites, enfin quelles inégalités de reconnaissance et quels défis demeurent.
RéponseEntre 1933 et 1945, le régime nazi organise l'extermination des Juifs d'Europe, la Shoah, et persécute puis tue des centaines de milliers de Tsiganes. Pendant des décennies pourtant, le souvenir de ces crimes est resté inégalement visible : la mémoire du génocide des Juifs s'est imposée avec les témoins et les États à partir des années 1960, celle du génocide des Tsiganes plus tardivement et plus fragilement. Construire les mémoires de ces génocides, c'est les faire reconnaître, les commémorer, les enseigner et les transmettre. Comment ces mémoires se sont-elles construites, par quels acteurs et à quels rythmes ? Nous verrons d'abord qu'elles ont été longtemps différées, puis quels acteurs les ont construites, enfin quelles inégalités de reconnaissance et quels défis demeurent.
1.4 ConclureRédiger la conclusion.Touche pour voir la correction
À retenir Conclusion : répondre clairement à la problématique, résumer la démarche, proposer une ouverture.
- Rédaction possible : Les mémoires du génocide des Juifs et de celui des Tsiganes se sont construites à des rythmes et avec des moyens différents : la première s'impose avec les témoins, les historiens et les États à partir des années 1960-1990, la seconde plus tardivement et plus fragilement. Ce décalage pose la question de l'égalité de reconnaissance de toutes les victimes et de la transmission à l'heure où les derniers témoins disparaissent.
RéponseLes mémoires du génocide des Juifs et de celui des Tsiganes se sont construites à des rythmes et avec des moyens différents : la première s'impose avec les témoins, les historiens et les États à partir des années 1960-1990, la seconde plus tardivement et plus fragilement. Ce décalage pose la question de l'égalité de reconnaissance de toutes les victimes et de la transmission à l'heure où les derniers témoins disparaissent.
Exercice 2 : Dissertation 2 : Le rapport des États-Unis à l'environnement10 points
Le candidat choisit UNE seule des deux dissertations (10 points), plus l'étude critique de document(s) (10 points). Les deux sont corrigées ici.
2.1 Analyser le sujetSujet : « Le rapport des États-Unis à l'environnement ». Définir les termes, délimiter le sujet dans le temps et l'espace, formuler la problématique.Touche pour voir la correction
À retenir Une dissertation commence par l'analyse des termes du sujet : définitions, bornes chronologiques et spatiales, tension à résoudre, puis problématique.
- « Rapport à l'environnement » : manière dont l'État, la société et les acteurs économiques américains perçoivent, exploitent et protègent leur environnement ; ce rapport est à la fois culturel (la wilderness), économique (ressources) et politique (régulation, diplomatie climatique).
- « États-Unis » : première puissance, vaste territoire et ressources abondantes, deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre (derrière la Chine) et l'un des plus forts émetteurs par habitant.
- Cadre : de la fin du XIXe siècle (premiers parcs nationaux) à nos jours ; échelles fédérale, des États fédérés, locale et mondiale.
- Tension à résoudre : culture de la wilderness et de la protection contre culture de l'abondance et de l'exploitation ; fluctuations selon les alternances politiques.
RéponseComment le rapport des États-Unis à l'environnement a-t-il oscillé entre protection de la nature, exploitation des ressources et leadership climatique fluctuant ?
2.2 Construire le planProposer un plan détaillé en trois parties avec les arguments et les exemples.Touche pour voir la correction
À retenir Chaque partie répond à la problématique par une idée directrice, étayée par des exemples datés et localisés ; les transitions montrent la progression.
- I. La nature, entre mythe fondateur et protection. La frontière et la wilderness comme mythes ; Yellowstone (1872), premier parc national du monde ; Sierra Club (1892, John Muir), Forest Service (1905, Pinchot), service des parcs nationaux (1916) ; Theodore Roosevelt et la conservation ; New Deal après le Dust Bowl (Soil Conservation Service, 1935).
- II. Exploitation, consommation et premières régulations. Modèle de consommation, automobile, énergies fossiles (pétrole, charbon, puis gaz et pétrole de schiste depuis les années 2000) ; Silent Spring de Rachel Carson (1962), premier Earth Day (1970), Agence de protection de l'environnement (1970), Clean Air Act (1970), Clean Water Act (1972), Endangered Species Act (1973) ; catastrophes (Exxon Valdez, 1989) ; empreinte écologique élevée.
- III. Des politiques fluctuantes et contestées. Climat : protocole de Kyoto adopté en 1997, signé en 1998 mais jamais ratifié (désengagement annoncé en 2001) ; accord de Paris adopté en 2015, retrait annoncé en 2017 (effectif en 2020), retour en 2021, nouveau retrait annoncé en janvier 2025 ; Inflation Reduction Act (2022) ; rôle des États fédérés (Californie), des villes, des entreprises ; clivages partisans, climatoscepticisme ; justice environnementale.
RéponsePlan en trois parties : I. La nature, entre mythe fondateur et protection / II. Exploitation, consommation et premières régulations / III. Des politiques fluctuantes et contestées.
2.3 Rédiger l'introductionRédiger l'introduction complète (accroche, définitions, problématique, annonce du plan).Touche pour voir la correction
À retenir Introduction : amorce, définition des termes, problématique, annonce du plan, en un seul paragraphe continu.
- Rédaction possible : En 1872, les États-Unis créaient Yellowstone, premier parc national du monde, alors même qu'ils s'apprêtaient à devenir la première puissance industrielle et un très grand consommateur d'énergie. Le rapport des États-Unis à l'environnement, c'est-à-dire la manière dont l'État, la société et l'économie américains perçoivent, exploitent et protègent leur milieu, est ainsi ambivalent. Il oscille entre le mythe de la nature sauvage à protéger et la culture de l'abondance et de l'exploitation. Comment ce rapport a-t-il évolué et comment s'exprime-t-il aujourd'hui, à l'échelle nationale comme mondiale ? Nous verrons d'abord une nature entre mythe fondateur et protection, puis l'exploitation et les premières régulations, enfin des politiques fluctuantes et contestées.
RéponseEn 1872, les États-Unis créaient Yellowstone, premier parc national du monde, alors même qu'ils s'apprêtaient à devenir la première puissance industrielle et un très grand consommateur d'énergie. Le rapport des États-Unis à l'environnement, c'est-à-dire la manière dont l'État, la société et l'économie américains perçoivent, exploitent et protègent leur milieu, est ainsi ambivalent. Il oscille entre le mythe de la nature sauvage à protéger et la culture de l'abondance et de l'exploitation. Comment ce rapport a-t-il évolué et comment s'exprime-t-il aujourd'hui, à l'échelle nationale comme mondiale ? Nous verrons d'abord une nature entre mythe fondateur et protection, puis l'exploitation et les premières régulations, enfin des politiques fluctuantes et contestées.
2.4 ConclureRédiger la conclusion.Touche pour voir la correction
À retenir Conclusion : répondre clairement à la problématique, résumer la démarche, proposer une ouverture.
- Rédaction possible : Le rapport des États-Unis à l'environnement reste ambivalent : pionniers de la protection de la nature, ils sont aussi un modèle de consommation et un acteur fluctuant de la gouvernance climatique, tiraillé entre l'État fédéral, les États fédérés et la société civile. Leur politique dépend des alternances politiques, ce qui fragilise la continuité de l'action climatique mondiale.
RéponseLe rapport des États-Unis à l'environnement reste ambivalent : pionniers de la protection de la nature, ils sont aussi un modèle de consommation et un acteur fluctuant de la gouvernance climatique, tiraillé entre l'État fédéral, les États fédérés et la société civile. Leur politique dépend des alternances politiques, ce qui fragilise la continuité de l'action climatique mondiale.
Exercice 3 : Étude critique : l'ONU face aux défis de la construction de la paix10 points
Un document : un discours du secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, présentant le rapport « Dans une liberté plus grande » (mars 2005), à l'occasion du sommet de la Ligue des États arabes.
E1 Comprendre la consigne et présenter les documentsConsigne : En analysant le document et en vous appuyant sur vos connaissances, vous expliquerez les défis auxquels l'ONU doit faire face pour construire la paix au début du XXIe siècle.Touche pour voir la correction
À retenir Une étude critique commence par identifier chaque document (nature, auteur, date, destinataire, contexte) et par repérer les mots-clés de la consigne.
- Mots-clés de la consigne : « expliquer les défis » (il faut hiérarchiser et expliquer, pas seulement énumérer) ; « l'ONU » (acteur central de la sécurité collective) ; « construire la paix » (prévenir, maintenir, consolider) ; « début du XXIe siècle » (cadre : 2001-2005).
- Document : extrait du discours de Kofi Annan, secrétaire général de l'ONU, au sommet de la Ligue des États arabes (23 mars 2005) : discours officiel qui présente et défend son rapport de réforme « Dans une liberté plus grande ».
RéponseIl faut expliquer des défis, en les classant (développement et sécurité, droits de l'homme, institutions) et en les illustrant par les connaissances (Irak 2003, opérations de maintien de la paix, veto, terrorisme).
E2 Analyser le documentQuels défis l'ONU doit-elle relever d'après le document ?Touche pour voir la correction
À retenir Pour chaque document : nature et contexte, idées principales prélevées avec citations, intérêt et limites au regard de la consigne.
- Contexte : soixantième anniversaire de l'ONU (1945-2005), « esprit de réforme et de renouveau » ; rapport « Dans une liberté plus grande » présenté à l'Assemblée générale, en quatre sections : développement, sécurité, droits de l'homme, institutions mondiales.
- Idée-clé : « les grands problèmes de notre époque sont interdépendants » et « la recherche de solutions doit être collective : c'est l'intérêt bien compris de chacun » ; ces propositions forment « une stratégie globale ».
- Développement : approche commune des Objectifs du Millénaire, mais « c'est la mise en œuvre qui laisse à désirer dans de nombreux États » ; « il ne peut y avoir de sécurité pour l'humanité sans développement et justice sociale. Mais nous n'agissons pas toujours comme si nous y croyions. »
- Sécurité : désaccords « surtout à propos de l'Irak » ; besoin d'« un système de sécurité collectif qui réponde aux besoins de chacun » ; désarmement, lutte contre la prolifération des armes de destruction massive, capacité collective « de consolidation et de maintien de la paix ».
- Droits de l'homme et institutions : mécanismes à rendre « plus crédibles » ; Conseil de sécurité à rendre « plus représentatif » pour une « légitimité et une autorité plus grande » ; terrorisme : absence d'une « convention globale » fondée sur une définition acceptée par tous.
RéponseL'ONU doit relever des défis de développement, de sécurité collective (désarmement, maintien de la paix, terrorisme), de crédibilité des droits de l'homme et de réforme de ses institutions, dans un contexte de divisions après la guerre d'Irak.
Vérification Texte de défense d'un projet de réforme, donc plaidoyer d'un acteur de l'ONU : ne pas y voir un bilan neutre. Le document est un discours du 23 mars 2005 (date donnée dans la source du sujet).
E3 Confronter et construire le planConfronter les documents avec les connaissances et proposer le plan de la réponse organisée.Touche pour voir la correction
À retenir La réponse organisée suit un plan qui répond à la consigne : on mêle documents et connaissances, sans paraphraser.
- Partie 1, garantir la sécurité collective : menaces nouvelles (terrorisme après le 11 septembre 2001, prolifération), désaccords (Irak 2003, intervention sans mandat explicite du Conseil de sécurité), échecs passés (Rwanda 1994, Srebrenica 1995), désarmement, opérations de maintien et de consolidation de la paix.
- Partie 2, lier paix, développement et droits de l'homme : Objectifs du Millénaire (2000), crédibilité des mécanismes de protection des droits de l'homme, responsabilité de protéger (sommet mondial de septembre 2005) ; Commission de consolidation de la paix (2005) ; Conseil des droits de l'homme (2006).
- Partie 3, réformer l'institution : représentativité du Conseil de sécurité (cinq membres permanents issus de 1945, veto, absence de grands pays émergents), légitimité et autorité, divisions entre États, limites des moyens (budget, troupes prêtées par les États).
RéponsePlan : I. Assurer la sécurité collective face aux menaces nouvelles ; II. Relier paix, développement et droits de l'homme ; III. Réformer l'ONU pour renforcer sa légitimité.
E4 Rédiger l'introduction et la conclusionRédiger l'introduction et la conclusion de l'étude critique.Touche pour voir la correction
À retenir Introduction : contexte, présentation des documents, problématique tirée de la consigne, annonce du plan. Conclusion : réponse synthétique.
- Rédaction possible (introduction) : Fondée en 1945 pour préserver la paix, l'ONU célèbre en 2005 son soixantième anniversaire dans un contexte de menaces nouvelles (terrorisme, prolifération) et de divisions après la guerre d'Irak de 2003. Le document est un extrait du discours prononcé par Kofi Annan, secrétaire général de l'ONU, en mars 2005 devant le sommet de la Ligue des États arabes, qui présente son rapport sur la réforme de l'organisation. Quels défis l'ONU doit-elle relever pour construire la paix au début du XXIe siècle ? Nous verrons d'abord le défi de la sécurité collective, puis le lien à établir entre paix, développement et droits de l'homme, enfin la nécessaire réforme des institutions.
- Rédaction possible (conclusion) : Au début du XXIe siècle, l'ONU doit renforcer la sécurité collective, relier paix, développement et droits de l'homme, et réformer ses institutions pour gagner en légitimité ; son action dépend toutefois de l'accord de ses membres, en particulier des cinq membres permanents du Conseil de sécurité.
RéponseIntroduction : Fondée en 1945 pour préserver la paix, l'ONU célèbre en 2005 son soixantième anniversaire dans un contexte de menaces nouvelles (terrorisme, prolifération) et de divisions après la guerre d'Irak de 2003. Le document est un extrait du discours prononcé par Kofi Annan, secrétaire général de l'ONU, en mars 2005 devant le sommet de la Ligue des États arabes, qui présente son rapport sur la réforme de l'organisation. Quels défis l'ONU doit-elle relever pour construire la paix au début du XXIe siècle ? Nous verrons d'abord le défi de la sécurité collective, puis le lien à établir entre paix, développement et droits de l'homme, enfin la nécessaire réforme des institutions. Conclusion : Au début du XXIe siècle, l'ONU doit renforcer la sécurité collective, relier paix, développement et droits de l'homme, et réformer ses institutions pour gagner en légitimité ; son action dépend toutefois de l'accord de ses membres, en particulier des cinq membres permanents du Conseil de sécurité.
Vérification Repères hors document : Objectifs du Millénaire pour le développement (2000), sommet mondial de 2005, responsabilité de protéger, Commission de consolidation de la paix (créée en 2005).
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