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Bac 2026

HGGSP – Antilles-Guyane 2026 – Sujet 2 : correction détaillée

Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques (spécialité) · 4 h · coefficient 16 · une dissertation au choix (10 pts) + une étude critique de document (10 pts)

Corrigé

Correction rédigée par l'équipe BAC Révision, non officielle. Les énoncés sont reformulés avec leurs données : refais toujours les calculs et compare avec ton professeur.

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Exercice 1 : Dissertation 1 : Les États, seuls acteurs de la guerre depuis le XVIIIe siècle ?10 points

Le candidat traite UNE seule des deux dissertations. Sujet à traiter avec le thème « Faire la guerre, faire la paix : formes de conflits et modes de résolution » (axe sur les acteurs de la guerre). Le point d'interrogation appelle une réponse nuancée.

1-AAnalyser le sujet « Les États, seuls acteurs de la guerre depuis le XVIIIe siècle ? » : définitions, bornes, problématique.Touche pour voir la correction

À retenir On définit chaque terme, on borne chronologiquement et géographiquement, puis on transforme la question en problème.

Démarche
  1. « Acteurs » : ceux qui décident, mènent ou subissent la guerre (États, armées régulières, groupes armés, organisations internationales, entreprises militaires privées, populations).
  2. « États » : entités souveraines qui, selon Max Weber, revendiquent le monopole de la violence légitime ; ce monopole s'affirme en Europe depuis les traités de Westphalie (1648).
  3. « Guerre » : affrontement armé organisé entre des acteurs politiques. On inclut les guerres interétatiques, civiles, de décolonisation et le terrorisme.
  4. Bornes : le XVIIIe siècle (guerres « en dentelles » entre souverains) jusqu'à nos jours (guerres hybrides, Ukraine depuis 2022). Le sujet est mondial.
  5. Problématique : les États ont-ils conservé le monopole de la conduite de la guerre depuis le XVIIIe siècle, ou la concurrence d'acteurs non étatiques a-t-elle profondément transformé les conflits ?

RéponseProblématique : les États restent-ils les acteurs exclusifs de la guerre, ou sont-ils concurrencés par des acteurs non étatiques qui transforment les formes du conflit ?

1-BProposer un plan détaillé pour la dissertation.Touche pour voir la correction

À retenir Un plan en trois parties : thèse (les États), antithèse (les autres acteurs), synthèse (un monde de guerre hybride où l'État reste central).

Démarche
  1. I. L'État, acteur central de la guerre (XVIIIe–XXe siècles). Guerres entre souverains (guerre de Sept Ans, 1756-1763), Révolution française et « levée en masse » de 1793, nation en armes ; guerres mondiales (1914-1918, 1939-1945) où les États mobilisent toutes leurs ressources ; Clausewitz (De la guerre, 1832) pense la guerre comme « continuation de la politique par d'autres moyens » ; droit de la guerre fait par les États (conventions de La Haye 1899 et 1907, Genève 1949).
  2. II. Des acteurs non étatiques de plus en plus présents. Guérilla espagnole contre Napoléon (1808-1814), francs-tireurs de 1870 ; résistances européennes (1939-1945) ; guerres de décolonisation (Indochine 1946-1954, Algérie 1954-1962) menées par des mouvements de libération ; organisations terroristes (Al-Qaïda, attentats du 11 septembre 2001 ; Daech, proclamation d'un califat en 2014) ; entreprises militaires privées (Blackwater en Irak, groupe Wagner en Afrique et en Ukraine).
  3. III. Une imbrication croissante : l'État reste décisif mais n'est plus seul. Organisations internationales (ONU : casques bleus, résolutions du Conseil de sécurité ; OTAN au Kosovo en 1999) ; États qui s'appuient sur des supplétifs, des milices ou des mercenaires (guerre hybride) ; populations civiles, médias et cyberattaques ; guerre d'Ukraine depuis 2022 : conflit interétatique classique mais avec drones civils, société militaire privée et cyberguerre.

RéponsePlan : I. L'État, acteur central ; II. Les acteurs non étatiques ; III. Une guerre hybride où l'État reste décisif mais partage la scène.

Piège Ne pas écrire une simple liste d'exemples : à chaque partie, relier explicitement les exemples à la question « seuls acteurs ? ».

1-CRédiger l'introduction de la dissertation.Touche pour voir la correction

À retenir Introduction : accroche, définition des termes, problématique, annonce du plan.

Démarche
  1. Rédaction possible : « En 1832, Clausewitz écrit que la guerre est la continuation de la politique par d'autres moyens : pour lui, comme pour les contemporains de la Révolution française, la guerre est d'abord l'affaire des États. Depuis le XVIIIe siècle, en effet, les États-nations se sont dotés d'armées permanentes et ont cherché à détenir le monopole de la violence légitime. Pourtant, le XXe et le XXIe siècle voient émerger des groupes insurgés, des mouvements terroristes, des entreprises militaires privées qui participent aux conflits armés, parfois à leur place. Dès lors, les États sont-ils les seuls acteurs de la guerre depuis le XVIIIe siècle ? Nous verrons d'abord que l'État est l'acteur central des guerres de l'époque moderne et contemporaine, puis que des acteurs non étatiques ont pris une place croissante, avant de montrer que les conflits actuels sont marqués par une imbrication de ces différents acteurs. »

RéponseUne introduction de 10 à 15 lignes avec accroche (Clausewitz), définitions, problématique et annonce du plan en trois temps.

1-DRédiger la conclusion de la dissertation.Touche pour voir la correction

À retenir Conclusion : réponse claire à la problématique, bilan de la démarche, ouverture.

Démarche
  1. Rédaction possible : Les États n'ont jamais cessé d'être les acteurs centraux de la guerre depuis le XVIIIe siècle : ils lèvent les armées, déclarent les conflits, écrivent le droit de la guerre et mènent les plus grandes guerres, de la guerre de Sept Ans à l'Ukraine. Mais ils n'en ont jamais eu l'exclusivité : insurgés, mouvements de libération, groupes terroristes, entreprises militaires privées, organisations internationales et populations civiles interviennent dans les conflits et les transforment. Les États ne sont donc pas les seuls acteurs de la guerre, mais ils restent les plus décisifs, dans des conflits de plus en plus hybrides où ils s'appuient eux-mêmes sur des acteurs non étatiques.

RéponseLes États n'ont jamais cessé d'être les acteurs centraux de la guerre depuis le XVIIIe siècle : ils lèvent les armées, déclarent les conflits, écrivent le droit de la guerre et mènent les plus grandes guerres, de la guerre de Sept Ans à l'Ukraine. Mais ils n'en ont jamais eu l'exclusivité : insurgés, mouvements de libération, groupes terroristes, entreprises militaires privées, organisations internationales et populations civiles interviennent dans les conflits et les transforment. Les États ne sont donc pas les seuls acteurs de la guerre, mais ils restent les plus décisifs, dans des conflits de plus en plus hybrides où ils s'appuient eux-mêmes sur des acteurs non étatiques.

Exercice 2 : Dissertation 2 : Rivalités et coopérations dans la conquête spatiale10 points

Seconde dissertation possible (au choix avec la première). Thème « Un monde, des espaces : conquête de l'espace extra-atmosphérique ». Le sujet demande de montrer les deux dimensions et leur articulation.

2-AAnalyser le sujet « Rivalités et coopérations dans la conquête spatiale » : définitions, bornes, problématique.Touche pour voir la correction

À retenir Les deux mots « rivalités » et « coopérations » indiquent un sujet à double entrée : on doit chercher leur articulation.

Démarche
  1. « Conquête spatiale » : ensemble des programmes qui visent à explorer, atteindre et utiliser l'espace extra-atmosphérique (satellites, vols habités, sondes, stations).
  2. « Rivalités » : concurrence entre puissances pour le prestige, la sécurité (militarisation) et les ressources économiques.
  3. « Coopérations » : accords, programmes communs, partage des coûts et des connaissances (Apollo-Soyouz, Station spatiale internationale).
  4. Bornes : de 1957 (Spoutnik) à aujourd'hui ; acteurs : États-Unis, URSS/Russie, Europe (ESA), Chine, Inde, Japon, entreprises privées (SpaceX).
  5. Problématique : dans quelle mesure la conquête spatiale est-elle à la fois un terrain d'affrontement de puissances et un champ de coopération, et comment cet équilibre a-t-il évolué ?

RéponseProblématique : comment les rivalités et les coopérations se combinent-elles dans la conquête spatiale, du duopole américano-soviétique à un espace multipolaire et commercial ?

2-BProposer un plan détaillé pour la dissertation.Touche pour voir la correction

À retenir Un plan chronologique-thématique évite le hors-sujet : course, détente et coopération, puis multipolarité.

Démarche
  1. I. La course à l'espace, un affrontement de la guerre froide (1957-1975) : Spoutnik (4 octobre 1957), Gagarine (12 avril 1961), discours de Kennedy du 25 mai 1961 sur la Lune, Apollo 11 (juillet 1969) ; enjeu de prestige et de technologie militaire (missiles balistiques).
  2. II. De la compétition à la coopération (1975-années 2000) : mission Apollo-Soyouz en 1975 ; traité de l'espace de 1967 (espace « bien commun », pas d'armes nucléaires en orbite) ; Station spatiale internationale (assemblage à partir de 1998, avec États-Unis, Russie, Europe, Japon, Canada) ; fonctionnement de l'Agence spatiale européenne (créée en 1975).
  3. III. Un espace multipolaire, commercial et militarisé (années 2000 à nos jours) : Chine (Shenzhou 5 en 2003, station Tiangong), Inde (Chandrayaan-3 en 2023 au pôle sud lunaire), entreprises privées (SpaceX créée en 2002, lancements massifs) ; programme Artemis et accords Artemis (2020) face à la coopération sino-russe ; essais antisatellites et débris spatiaux ; enjeu de régulation.

RéponsePlan : I. La course à l'espace (1957-1975) ; II. Rivalité et coopération (1975-2000) ; III. Un espace multipolaire et commercial.

Piège Ne pas décrire seulement la rivalité américano-soviétique ; prévoir une part conséquente sur les puissances émergentes et le secteur privé.

2-CRédiger l'introduction de la dissertation.Touche pour voir la correction

À retenir Accroche datée, définitions, problématique, plan.

Démarche
  1. Rédaction possible : « Le 4 octobre 1957, l'Union soviétique place en orbite le premier satellite artificiel, Spoutnik : la conquête spatiale s'ouvre dans le contexte d'une rivalité acharnée entre deux superpuissances. Par conquête spatiale, on entend les programmes visant à explorer et à utiliser l'espace extra-atmosphérique. Depuis plus de soixante ans, ce domaine est tantôt un terrain d'affrontement entre puissances, tantôt un lieu de coopération, comme le montre la Station spatiale internationale. Comment ces rivalités et ces coopérations se sont-elles articulées et ont-elles évolué depuis 1957 ? Nous verrons d'abord la course à l'espace entre les États-Unis et l'URSS, puis le passage à des coopérations, avant d'analyser un espace désormais multipolaire et commercial. »

RéponseUne introduction de 10 à 15 lignes suivant ce modèle.

2-DRédiger la conclusion de la dissertation.Touche pour voir la correction

À retenir Conclusion : réponse claire à la problématique, bilan de la démarche, ouverture.

Démarche
  1. Rédaction possible : La conquête spatiale a toujours combiné rivalités et coopérations : la course de la guerre froide pour le prestige et la sécurité a débouché sur Apollo-Soyouz et la Station spatiale internationale, avant que l'espace ne devienne multipolaire, commercial et militarisé. Les deux dimensions ne s'excluent pas mais s'articulent : on coopère souvent entre alliés pour mieux rivaliser avec d'autres blocs, comme le montrent les accords Artemis face au projet sino-russe. L'enjeu majeur est désormais la régulation d'un espace de plus en plus encombré et disputé.

RéponseLa conquête spatiale a toujours combiné rivalités et coopérations : la course de la guerre froide pour le prestige et la sécurité a débouché sur Apollo-Soyouz et la Station spatiale internationale, avant que l'espace ne devienne multipolaire, commercial et militarisé. Les deux dimensions ne s'excluent pas mais s'articulent : on coopère souvent entre alliés pour mieux rivaliser avec d'autres blocs, comme le montrent les accords Artemis face au projet sino-russe. L'enjeu majeur est désormais la régulation d'un espace de plus en plus encombré et disputé.

Exercice 3 : Étude critique de document : un débat historique sur les causes de la Première Guerre mondiale10 points

Consigne : à l'aide du document et de vos connaissances, montrer que les causes de la Première Guerre mondiale sont au cœur de débats historiques et politiques. Le document est un extrait de André Loez, La Grande Guerre (La Découverte, Repères, 2014). C'est un texte d'historien : sa nature (synthèse historiographique) doit être soulignée.

3-APrésenter le document (nature, auteur, date, thème) et en dégager l'idée générale.Touche pour voir la correction

À retenir Présenter un document : nature, auteur, date, destinataire, thème, thèse.

Démarche
  1. Nature : extrait d'un ouvrage de synthèse historiographique à destination d'un large public (collection « Repères »).
  2. Auteur : André Loez, historien de la Grande Guerre ; date : 2014, année du centenaire de 1914.
  3. Thème : un état des débats sur les causes de la guerre de 1914-1918 et leurs enjeux politiques.
  4. Idée générale : les causes de la guerre ont toujours été discutées, car l'explication est complexe (actes individuels et processus sociaux) et politiquement sensible (question des responsabilités).

RéponseTexte d'historien (2014) qui montre que les causes de 1914 forment un débat à la fois scientifique et politique, de 1914 à nos jours.

3-BComment le document montre-t-il la complexité des causes de la guerre sur le plan historique ?Touche pour voir la correction

À retenir On distingue les causes immédiates et les causes lointaines (structurelles).

Démarche
  1. Le texte oppose « l'articulation des actes individuels » (dépêches des diplomates, décisions des dirigeants) et les « processus sociaux plus larges » (capitalisme, impérialisme, militarisme, nationalisme).
  2. Connaissances : causes immédiates, l'attentat de Sarajevo (28 juin 1914), l'ultimatum à la Serbie (23 juillet), les déclarations de guerre en chaîne (Autriche-Hongrie à la Serbie le 28 juillet, Allemagne à la Russie le 1er août et à la France le 3 août, Royaume-Uni à l'Allemagne le 4 août) ; causes structurelles : système des alliances (Triple-Alliance, Triple-Entente), course aux armements, rivalités coloniales (crises marocaines 1905 et 1911), tensions balkaniques, nationalismes.
  3. Le document insiste sur la nécessité de ne pas séparer ces deux niveaux d'explication.

RéponseLes causes sont multiples : crise de juillet 1914 (acteurs et décisions) et mécanismes plus profonds (impérialisme, militarisme, nationalisme, capitalisme).

3-CComment les enjeux politiques ont-ils pesé sur l'écriture de l'histoire des causes de la guerre, de 1914 à l'entre-deux-guerres ?Touche pour voir la correction

À retenir L'histoire d'un conflit est toujours aussi un enjeu de mémoire et de légitimité.

Démarche
  1. Dès 1914 : propagande d'État, publication de livres blancs dont le « Livre blanc allemand » dès le 3 août 1914 pour convaincre l'opinion et les neutres de la justesse de la cause.
  2. Après la guerre : l'article 231 du traité de Versailles (1919) attribue à l'Allemagne et à ses alliés la responsabilité du conflit (connaissances) ; l'Allemagne développe un argumentaire « apologétique », publie des documents sélectionnés pour s'exonérer.
  3. Les débats internes : en France, les pacifistes accusent la droite et Poincaré, président de la République en 1914, de n'avoir pas tout fait pour éviter la guerre.
  4. La lecture marxiste : Lénine, L'Impérialisme, stade suprême du capitalisme (1916), voit dans la guerre le résultat de rivalités économiques insurmontables entre puissances impérialistes.
  5. Efforts d'objectivité : Pierre Renouvin et Luigi Albertini, mais sous pression des États.

RéponseLes gouvernements puis les États vainqueurs et vaincus utilisent les causes de la guerre à des fins politiques (propagande, traité de Versailles, révisionnisme allemand, débats partisans).

3-DComment les travaux des historiens évoluent-ils à partir des années 1960 et jusqu'à aujourd'hui ?Touche pour voir la correction

À retenir On passe de la recherche des fautes à la compréhension des causes et des représentations.

Démarche
  1. Années 1960 : Fritz Fischer (Griff nach der Weltmacht, 1961) souligne la responsabilité de l'Allemagne en 1914 et une continuité avec l'expansionnisme nazi : controverse très vive en Allemagne.
  2. Dépassement du débat sur les responsabilités individuelles et étatiques : étude des « logiques sociales et culturelles plus larges » ; passage de la recherche des fautes à la reconstruction des causes.
  3. Historiographie récente : biographies de dirigeants, étude des représentations de la guerre possible chez les hommes de 1914 (approche culturelle). Connaissance utile : Christopher Clark, Les Somnambules (2012), qui insiste sur l'enchaînement de décisions de dirigeants peu lucides.
  4. Le débat n'est donc jamais clos : il se renouvelle avec les sources, les méthodes et le contexte politique.

RéponseLes années 1960 (Fischer) ouvrent un renouvellement : de la culpabilité à la compréhension des conditions de possibilité, avec des approches sociales, culturelles et biographiques.

3-ERédiger la réponse à la consigne (bilan) et indiquer les limites du document.Touche pour voir la correction

À retenir Un bon bilan répond à la consigne et note les limites de la source.

Démarche
  1. Rédaction possible : « Ce texte de l'historien André Loez, publié en 2014, montre que les causes de la Première Guerre mondiale font l'objet de débats à la fois historiques et politiques. Historiques, car les causes sont multiples, mêlant décisions individuelles et processus sociaux plus larges. Politiques, car dès 1914 les États orientent le récit des origines pour se disculper, et car, après 1918, la question des responsabilités nourrit l'opposition au traité de Versailles et des affrontements internes. Les travaux de Fritz Fischer, puis l'historiographie récente, ont déplacé le débat de la recherche de coupables vers la compréhension des causes. »
  2. Limites : le texte est une synthèse ; il ne cite pas de sources primaires ; il est centré sur l'Europe occidentale et ne traite pas des points de vue extra-européens ; il n'évoque pas, par exemple, le rôle précis de la Serbie ou de la Russie ni les débats les plus récents au-delà de la mention des biographies.

RéponseLes causes de 1914 sont un objet de débat durable parce que la question est complexe et parce qu'elle engage la responsabilité des États ; l'historiographie est passée de la recherche des coupables à l'étude des conditions du conflit.

Vérification Le document n'a pas de numérotation de lignes : ne pas en citer. Repères hors document : article 231 du traité de Versailles (1919), Fritz Fischer (1961), Christopher Clark (2012).

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