BAC Révision CollègeBrevetBacAnnales Télécharger

Annales corrigées › Bac 2026 › HGGSP

Bac 2026

HGGSP – Métropole 2026 – Sujet 2 : correction détaillée

Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques (spécialité) · 4 h · coefficient 16 · une dissertation au choix (10 pts) + une étude critique de documents (10 pts)

Corrigé

Correction rédigée par l'équipe BAC Révision, non officielle. Les énoncés sont reformulés avec leurs données : refais toujours les calculs et compare avec ton professeur.

Où trouver le sujet ? Cette page présente la correction. Le sujet officiel complet (PDF) et ses figures sont dans l'application BAC Révision.

Ouvrir le sujet dans l'application gratuite

Exercice 1 : Dissertation 1 : L'État, seul acteur de la protection de l'environnement ?10 points

Une seule dissertation à traiter. Thème « L'environnement, entre exploitation et protection : un enjeu planétaire ». Le point d'interrogation attend une réponse nuancée.

1-AAnalyser le sujet : définitions, bornes, problématique.Touche pour voir la correction

À retenir Se demander qui agit (acteurs) et à quelle échelle.

Démarche
  1. « État » : pouvoir souverain qui légifère, contrôle et finance (lois, parcs, agences).
  2. « Acteurs de la protection de l'environnement » : États, collectivités territoriales, organisations internationales, ONG, entreprises, scientifiques, citoyens, juges.
  3. « Seul » : question de l'exclusivité : l'État est-il le seul à protéger, ou doit-il composer avec d'autres acteurs, à l'échelle locale et mondiale ?
  4. Bornes : surtout depuis les années 1970 (conférence de Stockholm 1972), avec des antécédents (parcs nationaux au XIXe siècle).
  5. Problématique : si l'État reste un acteur central de la protection de l'environnement, comment les autres acteurs le complètent-ils ou le contestent-ils ?

RéponseProblématique : l'État est-il toujours le principal acteur de la protection de l'environnement face à la montée des organisations internationales, des ONG, des entreprises et des citoyens ?

1-BProposer un plan détaillé.Touche pour voir la correction

À retenir Plan dialectique : l'État central, d'autres acteurs, articulation.

Démarche
  1. I. L'État, acteur central : législation et réglementation (Clean Air Act 1970 aux États-Unis, charte de l'environnement de 2004 en France, normes), création d'espaces protégés (Yellowstone 1872, parcs nationaux), agences publiques (EPA 1970), financement de la transition, diplomatie (signature d'accords).
  2. II. Des acteurs qui complètent ou contestent l'État : organisations internationales (PNUE créé en 1972, GIEC 1988, sommet de la Terre de Rio 1992, COP, Accord de Paris 2015, Union européenne et son Pacte vert 2019) ; ONG (WWF 1961, Greenpeace 1971) ; citoyens et mobilisations (Fridays for Future 2018) ; entreprises (responsabilité sociétale) ; collectivités locales ; juges (procès climatiques : Urgenda aux Pays-Bas, 2015 et 2019).
  3. III. Une gouvernance multiscalaire, avec des tensions : coordination imparfaite, souveraineté des États (retraits ou non-ratifications), greenwashing, financement inégal des Nord et des Sud, responsabilités communes mais différenciées.

RéponsePlan : I. L'État, acteur central ; II. Des acteurs multiples qui le complètent ; III. Une gouvernance multiscalaire entre coopération et tensions.

Piège Ne pas se limiter aux États-Unis ou à la France : donner des exemples à différentes échelles.

1-CRédiger l'introduction.Touche pour voir la correction

À retenir Accroche, définitions, problématique, plan.

Démarche
  1. Rédaction possible : « En 1872, les États-Unis créent le parc de Yellowstone : c'est une action de l'État pour protéger un espace naturel. Un siècle plus tard, en 1972, la conférence de Stockholm montre que la protection de l'environnement est devenue une question internationale, qui mobilise d'autres acteurs que les États. L'État reste le détenteur de la souveraineté et de la capacité de légiférer, mais il est concurrencé et complété par des organisations internationales, des ONG, des entreprises et des citoyens. L'État est-il alors le seul acteur de la protection de l'environnement ? Nous verrons d'abord que l'État est un acteur central, puis que d'autres acteurs jouent un rôle de plus en plus important, avant d'examiner les formes de gouvernance qui en résultent. »

RéponseIntroduction rédigée de 10 à 15 lignes.

Exercice 2 : Dissertation 2 : Les acteurs et les modes de résolution des conflits depuis 164810 points

Seconde dissertation possible. Thème « Faire la guerre, faire la paix ». Le sujet croise acteurs et modes de résolution : un plan par types d'acteurs permet de traiter les deux dimensions.

2-AAnalyser le sujet : définitions, bornes, problématique.Touche pour voir la correction

À retenir Croiser acteurs et modes de résolution.

Démarche
  1. « Acteurs » : États, diplomates, organisations internationales, ONG, juridictions, groupes non étatiques.
  2. « Modes de résolution » : négociation, médiation, arbitrage, sécurité collective, justice, intervention armée.
  3. Bornes : 1648 (traités de Westphalie) à aujourd'hui.
  4. Problématique : quels acteurs ont résolu les conflits depuis 1648 et par quels moyens, avec quels résultats ?

RéponseProblématique : comment la diversification des acteurs a-t-elle transformé les modes de résolution des conflits depuis 1648 ?

2-BProposer un plan détaillé.Touche pour voir la correction

À retenir Un plan par acteurs : États, organisations internationales, justice et acteurs non étatiques.

Démarche
  1. I. Les États, acteurs historiques : congrès et traités (Westphalie 1648, Utrecht 1713, Vienne 1815, Versailles 1919) ; médiation entre États (Camp David 1978) ; négociation et équilibre.
  2. II. Les organisations internationales et la sécurité collective : SDN (1920), ONU (1945), Conseil de sécurité, casques bleus, Union européenne (réconciliation franco-allemande), organisations régionales (Union africaine, OSCE) ; limites : veto, manque de moyens, échecs (Rwanda 1994, Syrie).
  3. III. Juges et acteurs non étatiques : tribunaux internationaux (Nuremberg 1945-1946, TPIY 1993, CPI 2002), commissions « vérité et réconciliation » (Afrique du Sud 1995), ONG et médiateurs (CICR, Sant'Egidio au Mozambique, 1992) ; limites : sélectivité de la justice, absence de certaines puissances.

RéponsePlan : I. Les États ; II. Les organisations internationales ; III. Les juges et les acteurs non étatiques.

Vérification Repères à utiliser avec précision : accords généraux de paix de Rome entre le gouvernement du Mozambique et la Renamo, médiés par la communauté de Sant'Egidio (4 octobre 1992) ; commission vérité et réconciliation sud-africaine créée par la loi de 1995, au travail de 1996 à 1998.

2-CRédiger l'introduction.Touche pour voir la correction

À retenir Accroche, définitions, problématique, plan.

Démarche
  1. Rédaction possible : « Le 24 octobre 1648, les traités de Westphalie mettent fin à la guerre de Trente Ans et reconnaissent des États souverains, qui deviennent les acteurs principaux des relations internationales. Un conflit est un affrontement de volontés entre des groupes, qui ne se règle ni de lui-même ni toujours par les armes : sa résolution suppose des acteurs, qui négocient, imposent, jugent ou garantissent, et des modes, qui vont de la négociation à la sécurité collective et à la justice. Depuis 1648, de nouveaux acteurs, organisations internationales, ONG, juridictions, se sont ajoutés aux États. Comment les acteurs et les modes de résolution des conflits ont-ils évolué depuis 1648 ? Nous verrons d'abord le rôle des États, puis celui des organisations internationales et de la sécurité collective, avant d'étudier l'apport des juridictions et des acteurs non étatiques. »

RéponseIntroduction rédigée de 10 à 15 lignes.

Exercice 3 : Étude critique de documents : espace et océans, outils de la puissance des États10 points

Consigne : montrer que l'espace et les océans sont des outils de la puissance des États. Document 1 : « Une » du magazine américain Time, 6 décembre 1968 (« Race for the Moon »). Document 2 : discours de Florence Parly, ministre des Armées, à Toulon, le 5 mars 2019, au départ du groupe aéronaval du porte-avions Charles-de-Gaulle.

Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Document 1 : couverture de Time (6 décembre 1968), « Race for the Moon ». Ils sont affichés avec la correction dans l'application.

3-ADocument 1 : que montre la couverture de Time et quel message délivre-t-elle ?Touche pour voir la correction

À retenir Pour une image : source, description, symboles, message, limites.

Démarche
  1. Source : « Une » d'un hebdomadaire américain, 6 décembre 1968, en pleine guerre froide, quelques semaines avant le vol d'Apollo 8 (21 décembre 1968) qui fait pour la première fois le tour de la Lune ; image dessinée en grisaille.
  2. Description : deux astronautes en combinaison, casque transparent, en pleine course dans le vide, buste penché, bras et jambes lancés, l'un devant l'autre, devant le globe cratérisé de la Lune qui occupe le coin supérieur droit (le titre « TIME » passe devant la Lune) ; la note du sujet précise que celui du premier plan porte le drapeau américain sur le bras, celui du second plan une étoile rouge (URSS) ; légende « Race for the Moon » (la course à la Lune), en bas.
  3. Interprétation : la Lune est un enjeu de prestige entre les deux superpuissances ; la course est présentée comme une compétition sportive, avec deux concurrents proches l'un de l'autre, sans vainqueur désigné ; l'espace est un outil de puissance (technologie, idéologie, supériorité du modèle).
  4. Limites : source de presse américaine, pas neutre ; image dessinée, symbolique ; ne dit rien des enjeux militaires ni des coopérations.

RéponseLa couverture présente la conquête de la Lune comme une course entre les États-Unis et l'URSS, enjeu de prestige et de puissance pendant la guerre froide.

Piège Ne pas affirmer qui est en tête sur l'image sans l'argumenter : la note précise seulement le premier et le second plan.

3-BDocument 2 : comment la ministre présente-t-elle la mer comme un outil de puissance ?Touche pour voir la correction

À retenir Identifier les missions annoncées : protéger, coopérer, rayonner.

Démarche
  1. Source : discours ministériel, 2019, destiné aux marins et à l'opinion : texte politique à fonction de valorisation.
  2. Première mission : « protéger les Français » : intégration pendant un mois à la coalition internationale contre Daech au Levant (opération Chammal, en Irak et Syrie), puis traversée du canal de Suez, golfe, océan Indien jusqu'à Singapour pour l'« anticipation » et la « connaissance de l'environnement ».
  3. Deuxième mission : « coopérer » : avec les alliés européens, américains et australiens, intégrés au groupe aéronaval.
  4. Troisième mission : « rayonner » : le déploiement fait « rayonner » la France, ce qui relève de l'influence.
  5. Notion : le groupe aéronaval permet la projection de forces, l'anticipation et la connaissance de zones stratégiques.

RéponseLa ministre présente le porte-avions comme un instrument de défense, de coopération avec les alliés et d'influence : la mer sert à projeter la puissance française.

Vérification Les trois missions sont énoncées dans le texte : protéger (première mission), coopérer (« votre deuxième mission »), faire rayonner la France (« votre troisième mission »).

3-CConfronter les documents et répondre à la consigne.Touche pour voir la correction

À retenir Rapprocher les deux espaces : prestige, sécurité, projection, alliances.

Démarche
  1. Points communs : espace et mer sont des outils de puissance qui servent le prestige, la sécurité et l'influence ; implication de l'État au plus haut niveau.
  2. Différences : document 1 = rivalité bipolaire et prestige (puissances mondiales) ; document 2 = puissance moyenne, coopération dans des alliances et projection de forces ; dimensions militaire et diplomatique.
  3. Connaissances : États-Unis et URSS (Spoutnik 1957, Apollo 11 en 1969) ; la France, deuxième domaine maritime du monde grâce à ses territoires d'outre-mer (environ 10 millions de km² de ZEE), porte-avions Charles-de-Gaulle ; ZEE et convention de Montego Bay 1982 ; conquête spatiale européenne (Ariane, Kourou).
  4. Conclusion : espace et océans sont deux espaces stratégiques où se mesurent la puissance et l'influence des États.

RéponseEspace et océans sont des instruments de puissance : prestige et compétition dans la course à la Lune, capacité de projection, de protection et d'influence avec le groupe aéronaval.

Piège Ne pas se limiter à décrire les documents : relier chacun à une forme de puissance (prestige, hard power, influence).

Télécharger BAC Révision, gratuit

Autres sujets de HGGSP (Bac 2026)