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Brevet 2025
Français – Amérique du Nord 2025 : correction détaillée
Série générale · dictée 10 pts + grammaire et compréhension 50 pts + rédaction 40 pts
CorrigéCorrection rédigée par l'équipe BAC Révision, non officielle. Les énoncés sont reformulés avec leurs données : refais toujours les calculs et compare avec ton professeur.
Où trouver le sujet ? Cette page présente la correction. Le sujet officiel complet (PDF) et ses figures sont dans l'application BAC Révision.
Ouvrir le sujet dans l'application gratuiteExercice 1 : Dictée : Gaël Faye, Jacaranda10 points
Le texte évoque le silence d'une mère sur ses origines rwandaises. Voici les principales difficultés orthographiques et leurs règles ; le texte complet est celui de la dictée du sujet. Le mot « Rwanda » est écrit au tableau et les dates doivent être écrites en chiffres.
D1« le Rwanda s'est invité dans nos vies » : accord de « invité ».Touche pour voir la correction
À retenir Avec un verbe pronominal, le participe passé s'accorde avec le COD placé avant, ici « s' » (qui remplace « le Rwanda »).
- « s'est invité » : verbe pronominal à un temps composé, auxiliaire être.
- Le COD « s' » (= se) représente « le Rwanda », masculin singulier, et il est placé avant le verbe : le participe s'accorde, mais reste au masculin singulier : invité, sans -e ni -s.
- Astuce : remplace par un sujet féminin (« la guerre s'est invitée ») pour voir si l'accord change.
Réponses'est invité
Piège Pas de -e : « le Rwanda » est masculin, malgré son sens de pays. Ne pas oublier non plus le trait d'union de « ce printemps-là ».
D2« Ma mère n'en avait jamais parlé » : pourquoi « parlé » est-il invariable ?Touche pour voir la correction
À retenir Avec l'auxiliaire avoir, le participe passé ne s'accorde qu'avec un COD placé avant le verbe. « parler de » n'a pas de COD.
- « en » est un complément de « parler de », pas un COD.
- Le participe reste donc invariable : parlé.
Réponseparlé (invariable)
D3« Pour elle, son existence avait commencé en 1973 » : comment écrire la date et le verbe ?Touche pour voir la correction
À retenir La consigne demande d'écrire les dates en chiffres. Le plus-que-parfait se forme avec l'auxiliaire à l'imparfait (avait) et le participe passé.
- Date : 1973, en chiffres.
- « son existence avait commencé » : sujet « son existence » (féminin singulier), participe passé « commencé » invariable avec avoir.
Réponseavait commencé en 1973
D4« Elle ne faisait pas d'allusions à sa famille » : orthographe de « d'allusions ».Touche pour voir la correction
À retenir Après une négation, « des » devient « de » ou « d' ». Le nom « allusion » garde son -s au pluriel.
- Négation : « ne … pas d' ».
- « allusions » est au pluriel, avec deux -l et un -s.
Réponsepas d'allusions
Vérification Dans la phrase positive : « elle faisait des allusions ».
D5« où se trouvaient son pays, ses parents » : accord de « trouvaient ».Touche pour voir la correction
À retenir Le verbe s'accorde avec son sujet, même placé après (inversion).
- Sujet : « son pays, ses parents » (deux éléments, donc pluriel).
- Imparfait, 3e personne du pluriel : -aient.
Réponsese trouvaient
Piège Ne pas se laisser tromper par « où » placé devant le verbe.
D6« mes grands-parents » : orthographe.Touche pour voir la correction
À retenir « grand-parent » est un nom composé avec trait d'union : au pluriel, les deux éléments prennent un -s (des grands-parents).
- « mes » annonce un nom pluriel.
- Pluriel : « grands-parents » (-s à grands et à parents), avec un trait d'union.
Réponsegrands-parents
D7« Je ne me souviens plus de ses réponses » : orthographe de « souviens ».Touche pour voir la correction
À retenir Le verbe se souvenir est pronominal et se conjugue au présent comme venir.
- Sujet « je » : se souvenir au présent, 1re personne : je me souviens (avec -s).
Réponsesouviens
D8« Le passé de ma mère était porte close » : orthographe de « porte close ».Touche pour voir la correction
À retenir Dans l'expression « porte close », « close » est un adjectif qui s'accorde au féminin avec « porte ».
- « close » : féminin singulier, accord avec « porte ».
Réponseporte close
D9« ne m'avait pas chanté de berceuse dans sa langue maternelle » : accord de « chanté » et de « maternelle ».Touche pour voir la correction
À retenir Le COD placé après le verbe n'entraîne pas d'accord du participe avec avoir. L'adjectif s'accorde avec le nom.
- « de berceuse » (COD) est placé après le verbe : « chanté » reste invariable.
- « dans sa langue maternelle » : « maternelle » s'accorde avec « langue » (féminin singulier).
Réponsechanté (invariable) ; langue maternelle
D10« j'avais certainement dû lui demander » : orthographe de « dû » et du verbe « avais ».Touche pour voir la correction
À retenir Le participe passé de devoir prend un accent circonflexe au masculin singulier (dû) pour le distinguer de l'article contracté « du ». Le plus-que-parfait se forme avec avoir à l'imparfait.
- « avais » : auxiliaire avoir à l'imparfait, 1re personne (-ais).
- « dû » : participe passé de devoir, avec accent circonflexe (« j'avais dû lui demander »).
- « certainement » : adverbe en -ment formé sur « certaine ».
Réponsej'avais certainement dû lui demander
Piège Ne pas confondre « dû » (devoir) avec « du » (de + le).
D11« là-bas », « d'ailleurs », « Petit, j'avais » : points d'orthographe à retenir.Touche pour voir la correction
À retenir Les mots-outils se retiennent par cœur : adverbes composés avec trait d'union, accord de l'adjectif apposé.
- « là-bas » : adverbe de lieu, avec accent grave sur là et un trait d'union.
- « d'ailleurs » : adverbe, avec apostrophe et -s final.
- « Petit » : adjectif apposé au sujet « je » (le narrateur est un garçon) : masculin singulier, sans -e.
Réponselà-bas, d'ailleurs, Petit
Exercice 2 : Grammaire et compréhension : Jacaranda50 points
Extrait de Jacaranda de Gaël Faye (2024) : un fils observe sa mère, qui tait ses origines rwandaises, devant les images de la télévision. Une photographie d'un mur à Kigali accompagne le texte.
Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Photographie : une femme portant un enfant devant un mur où sont inscrits les noms des victimes du génocide rwandais de 1994, à Kigali (Yasuyoshi Chiba, AFP).. Ils sont affichés avec la correction dans l'application.
1Quels sont les personnages présents dans ce texte ? Que sait-on du personnage féminin ?Touche pour voir la correction
À retenir On identifie les personnages nommés ou désignés, puis on rassemble les informations sur l'un d'eux.
- Personnages : le narrateur (le fils), sa mère, son père, et le présentateur du journal télévisé (on y ajoute les « vieilles connaissances » avec qui la mère parle, mais elles ne sont pas présentes).
- La mère est née et a grandi « sous d'autres cieux », au Rwanda (l. 2) ; elle parle le kinyarwanda au téléphone ; elle « taisait totalement ses origines » (l. 1) et reste « évasive » sur son passé (l. 5) ; devant les images du Rwanda, elle reste impassible (« elle n'avait pas réagi », l. 16).
RéponseLe narrateur, sa mère, son père et le présentateur ; la mère est d'origine rwandaise, elle parle le kinyarwanda mais se tait sur son passé.
2Pourquoi le narrateur observe-t-il sa mère dans le premier paragraphe ? Deux éléments illustrés chacun par une citation.Touche pour voir la correction
À retenir On cherche les raisons exprimées : curiosité, étonnement, trouble.
- Premier élément : il est intrigué et veut comprendre cette femme dont il ne sait rien : « Je profitais de ces appels pour l'épier » (l. 6) ; il guette ses attitudes, sa voix, ses gestes.
- Second élément : sa mère devient une inconnue, et cela le fascine et le trouble : ses attitudes « en faisaient une autre personne et lui conféraient une aura mystérieuse qui me troublait profondément » (l. 8-9).
RéponseIl est intrigué et troublé : « Je profitais de ces appels pour l'épier » ; sa mère devient « une autre personne », dotée d'une « aura mystérieuse ».
3aPourquoi le pays natal de la mère est-il évoqué dans les médias ? Deux éléments du texte.Touche pour voir la correction
À retenir On cherche les mots du texte qui disent ce que montre la télévision.
- Le pays est en guerre : « un magma d'images de mort, de violence et d'exode ».
- Il subit une « barbarie lointaine » (le génocide de 1994) : on avertit que « certains contenus étaient susceptibles de heurter la sensibilité des téléspectateurs ».
RéponseLe Rwanda est le théâtre de violences et de massacres : « images de mort, de violence et d'exode »
3bComment réagissent les parents du narrateur face aux images diffusées ? Deux éléments.Touche pour voir la correction
À retenir On décrit les comportements, par le texte.
- La mère ne montre aucune réaction : « elle n'avait pas réagi, complètement absorbée par les images » (l. 16-17) ; elle garde le silence.
- Le père, gêné, fait taire son fils d'un regard : « mon père m'avait lancé un regard gêné et dissuasif » (l. 17-18) ; toute la famille reste « silencieux », « figés comme des statues » (l. 22-23).
RéponseLe silence : la mère reste impassible et le père fait taire son fils d'un regard gêné
4« Des mois durant, un magma d'images de mort, de violence et d'exode s'est déversé dans nos assiettes. » : comment la violence est-elle mise en valeur ? Deux procédés et l'effet produit.Touche pour voir la correction
À retenir Un procédé d'écriture se nomme et s'analyse par son effet.
- Métaphore : « un magma d'images [...] s'est déversé dans nos assiettes ». Les images sont comparées à de la lave en fusion ou à un flot qui envahit tout : la violence est brûlante, massive et impossible à arrêter ; elle entre jusque dans l'intimité du repas familial (« assiettes »).
- Énumération : « de mort, de violence et d'exode ». L'accumulation de trois termes, avec la répétition de « de », fait ressentir l'ampleur de l'horreur et son caractère répété.
- (Autre élément : « Des mois durant » souligne la durée et la répétition quotidienne de ces images.)
RéponseMétaphore du « magma » qui « se déverse » et énumération « mort, violence et exode »
Piège Explique toujours l'effet : « la violence submerge la famille ».
5Comment expliquez-vous les « terribles maux de ventre » du personnage ? Deux éléments appuyés sur le texte.Touche pour voir la correction
À retenir Un symptôme physique peut traduire une émotion : on la cherche dans le contexte.
- Le choc des images d'horreur, qu'il doit « avaler » en même temps que son repas : il peine « à chasser les scènes d'horreur qui venaient de [le] caramboler ».
- Le silence et le non-dit familiaux : « la sensibilité du téléspectateur était avalée comme une bouchée de silence » ; il ne peut ni exprimer son malaise ni poser de questions sur le passé de sa mère.
RéponseLe choc des images violentes et le silence imposé dans la famille
Vérification Les deux explications s'appuient sur des mots du texte.
6Quels liens pouvez-vous faire entre la photographie (une femme portant un enfant devant un mur de noms de victimes du génocide à Kigali) et le texte ? Trois éléments.Touche pour voir la correction
À retenir On met en relation le thème, les personnages et le sens de l'image avec le texte.
- Même sujet : le génocide rwandais de 1994, dont parlent les images de la télévision (« images de mort, de violence et d'exode »).
- Même relation : une mère et son enfant, comme dans le texte ; mais la mère de la photographie se trouve face à la mémoire des victimes (le mur des noms), alors que, dans le texte, la mère se tait.
- Mémoire et silence : le mur couvert de noms rappelle les victimes, ce que la mère du texte ne dit jamais ; la femme qui porte un enfant devant ce mur évoque la transmission d'une histoire douloureuse, que le narrateur ne reçoit pas de sa mère.
RéponseLe génocide rwandais, la relation mère-enfant et l'opposition entre mémoire affichée et silence
7a« Nous restions ensuite silencieux » : indiquez le temps et le mode du verbe « restions ».Touche pour voir la correction
À retenir Pour identifier le temps, on regarde la terminaison : -ions à la 1re personne du pluriel de l'imparfait.
- Verbe : rester, 1re personne du pluriel.
- Terminaison -ions : imparfait de l'indicatif.
RéponseImparfait de l'indicatif
7bDonnez la valeur de l'imparfait dans « Nous restions ensuite silencieux ».Touche pour voir la correction
À retenir L'imparfait peut exprimer une action répétée, une habitude, une description.
- La scène se répète « quasiment chaque soir » : l'imparfait exprime l'habitude, la répétition.
RéponseValeur d'habitude (action répétée)
8a« Le Rwanda est arrivé dans ma vie par la télévision, que nous regardions religieusement à l'heure du dîner. » : donnez la nature (classe grammaticale) du mot souligné, « religieusement ».Touche pour voir la correction
À retenir Un mot invariable qui se termine par -ment et précise un verbe est le plus souvent un adverbe, formé sur un adjectif au féminin.
- « religieusement » est formé sur l'adjectif « religieux » (féminin « religieuse ») + -ment.
- Il est invariable et modifie le verbe « regardions » : c'est un adverbe (de manière).
RéponseAdverbe (de manière), dérivé de l'adjectif « religieux ».
8bQuelle est la fonction grammaticale de « religieusement » ? Indiquez deux manipulations pour justifier votre réponse.Touche pour voir la correction
À retenir Un complément circonstanciel se déplace et se supprime ; il répond à des questions comme comment ? quand ? où ? pourquoi ?
- Fonction : complément circonstanciel de manière du verbe « regardions ».
- Manipulation 1, suppression : « la télévision, que nous regardions à l'heure du dîner » reste correct et garde son sens : le mot est supprimable.
- Manipulation 2, déplacement : « Religieusement, nous regardions la télévision à l'heure du dîner » : le mot est déplaçable.
- Question : « Comment regardions-nous la télévision ? Religieusement. » (le CC répond à « comment ? »).
RéponseComplément circonstanciel de manière du verbe « regardions » (il est supprimable et déplaçable ; il répond à « comment ? »).
9« Je profitais de ces appels pour l'épier » : expliquez le sens du mot « épier » et proposez un synonyme.Touche pour voir la correction
À retenir Le contexte aide à comprendre : il observe sa mère sans qu'elle le sache.
- Contexte : le narrateur profite des appels téléphoniques pour regarder sa mère avec attention, sans qu'elle s'en aperçoive (il observe ses attitudes, sa voix, ses mains).
- Sens : observer quelqu'un discrètement, en cachette.
- Synonymes : guetter, espionner, surveiller.
RéponseObserver discrètement, en cachette ; synonyme : espionner (ou guetter).
10Réécrivez le passage en remplaçant « la » par « les » au masculin pluriel, en commençant par « Si bien que lorsque je les surprenais… ».Touche pour voir la correction
À retenir Quand le complément passe du féminin singulier au masculin pluriel, il faut changer les pronoms (la, l' → les), le sujet « elle » → « ils », les verbes dont il est sujet, l'attribut (évasive → évasifs) et le possessif (sa → leur).
- Pronoms COD : « je la surprenais » → « je les surprenais » ; « l'entendais » → « les entendais » ; « l'interrogeais » → « les interrogeais » ; « l'épier » → « les épier ».
- Sujet et verbes : « elle conversait » → « ils conversaient » ; « elle restait évasive » → « ils restaient évasifs » ; « parlait de » → « parlaient de ».
- Possessif : « sa lointaine famille » → « leur lointaine famille ».
Réponse« Si bien que lorsque je les surprenais en train de parler kinyarwanda lors d'une conversation téléphonique et les entendais s'exprimer couramment dans cette langue inconnue, je m'arrêtais, stupéfait. Je n'ai jamais su avec qui ils conversaient. Quand je les interrogeais, ils restaient évasifs, parlaient de « vieilles connaissances » ou de leur « lointaine famille à Bruxelles ». Je profitais de ces appels pour les épier. »
Piège « stupéfait » ne change pas : il s'accorde avec « je », le narrateur masculin.
Exercice 3 : Rédaction : l'art et la violence, ou la lettre à la mère40 points
Deux sujets au choix. Voici, pour chacun, une méthode, un plan et des éléments de rédaction à adapter. Ce sont des propositions.
ISujet de réflexion : les œuvres d'art doivent-elles montrer la réalité, même lorsque celle-ci est violente ? Développement organisé, avec des exemples précis et variés d'œuvres littéraires et artistiques.Touche pour voir la correction
À retenir On prend position avec nuance : oui sous certaines conditions, avec des exemples dans plusieurs arts (peinture, cinéma, littérature, bande dessinée).
- Introduction : accroche (les images de la télévision qui s'invitent au dîner dans le texte de Gaël Faye), puis problématique : l'art doit-il montrer la violence du réel, même crue ?
- Partie 1 : oui, pour témoigner et faire réfléchir : Guernica de Picasso (1937) dénonce le bombardement d'une ville, Les Désastres de la guerre de Goya montrent les horreurs de la guerre, Maus d'Art Spiegelman raconte la Shoah en bande dessinée, le film La Liste de Schindler, le roman Germinal de Zola.
- Partie 2 : mais avec des limites : risque de choquer ou de traumatiser, de banaliser la violence ou de la rendre spectaculaire ; l'art peut aussi suggérer plutôt que montrer (ellipse, hors-champ).
- Partie 3 : l'art sait transformer la violence : par la métaphore, la distance, le symbole (Picasso exprime la douleur par des figures déformées et un cri, plutôt que par un reportage), ce qui permet de la regarder sans être anéanti.
- Conclusion : l'art doit pouvoir montrer le réel violent pour en garder la mémoire, en respectant le public et en cherchant le sens plutôt que le choc.
- Rédaction possible (introduction) : « Chaque soir, dans le roman de Gaël Faye, les images de la guerre s'invitent à table, et personne ne sait comment les regarder. Faut-il pour autant que les œuvres d'art cessent de montrer la violence ? Nous verrons que montrer le réel permet de témoigner, avant d'envisager les limites de cette représentation, puis la manière dont l'art peut transformer la violence en œuvre. »
RéponseOui, pour témoigner, mais avec distance et respect du public
Vérification Trois exemples variés (peinture, cinéma, bande dessinée ou roman) sont présents.
IISujet d'imagination : un soir, après avoir vu des images du Rwanda à la télévision, le narrateur, seul, enfermé dans sa chambre, éprouve le besoin d'écrire à sa mère. Rédigez cette lettre.Touche pour voir la correction
À retenir Une lettre intime : 1re personne, ton sincère, expression des émotions, questions, sans accuser. On évite le nom et la signature.
- Ouverture : « Maman, » ; explique qu'il est plus facile d'écrire que de parler, ce soir.
- Contenu : le souvenir de la télévision et du silence à table, ce qu'il a ressenti (maux de ventre, incompréhension, peur de blesser).
- Demande : il a envie de savoir qui elle est, d'où elle vient, de partager sa langue et sa mémoire.
- Tendresse : il l'aime telle qu'elle est, il ne juge pas son silence, il est prêt à écouter quand elle voudra.
- Conclusion : formule affectueuse, sans signature (l'anonymat est exigé).
- Rédaction possible (ouverture) : « Maman, ce soir, je n'ai pas réussi à t'en parler. Pourtant, depuis des mois, je te vois regarder ces images sans dire un mot, et je sens que quelque chose de toi m'échappe. Dans ma chambre, j'ai fermé la porte pour te dire ce que je n'ose pas dire à table : je ne te demande pas de tout raconter, juste de savoir que tu peux me parler, un jour, du pays où tu es née... »
RéponseLettre sincère : émotions, questions, tendresse, sans reproche
Piège Reste dans la voix d'un adolescent et appuie-toi sur le texte (télévision, silence, repas).
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