BAC Révision CollègeBrevetBacAnnales Télécharger

Annales corrigées › Brevet 2025 › Français

Brevet 2025

Français – Pays Groupe 1 2025 : correction détaillée

Série générale · dictée 10 pts + grammaire et compréhension 50 pts + rédaction 40 pts

Corrigé

Correction rédigée par l'équipe BAC Révision, non officielle. Les énoncés sont reformulés avec leurs données : refais toujours les calculs et compare avec ton professeur.

Où trouver le sujet ? Cette page présente la correction. Le sujet officiel complet (PDF) et ses figures sont dans l'application BAC Révision.

Ouvrir le sujet dans l'application gratuite

Exercice 1 : Dictée : Molière, Premier placet au roi sur Tartuffe10 points

Molière explique au roi que le devoir de la comédie est de corriger les hommes en les divertissant. Voici les principales difficultés orthographiques. Mots au tableau : « hypocrisie », « décrie », « friponneries ».

D1« Le devoir de la comédie étant de corriger les hommes en les divertissant » : orthographe de « étant » et « divertissant ».Touche pour voir la correction

À retenir Le participe présent et le gérondif sont invariables et se terminent en -ant.

Démarche
  1. « étant » : participe présent du verbe être (proposition participiale : « le devoir de la comédie étant de corriger... »), invariable.
  2. « en les divertissant » : gérondif (en + participe présent), invariable ; divertir est du 2e groupe, donc le participe présent est en -issant (divertissant, avec -ss-).

Réponseétant, en les divertissant

D2« j'ai cru que [...] je n'avais rien de mieux à faire que d'attaquer par des peintures ridicules les vices de mon siècle » : accords.Touche pour voir la correction

À retenir L'adjectif s'accorde avec le nom ; « rien » est neutre et masculin.

Démarche
  1. « des peintures ridicules » : féminin pluriel (ridicules est épicène, -s du pluriel).
  2. « les vices » : pluriel.

Réponsedes peintures ridicules, les vices

D3« Comme l'hypocrisie, sans doute, en est un des plus en usage, des plus incommodes et des plus dangereux » : accord de « dangereux » et de « incommodes ».Touche pour voir la correction

À retenir L'adjectif s'accorde avec le nom qu'il qualifie, même sous-entendu. Ici « en » reprend « les vices » (masculin pluriel) : on écrit « des plus incommodes et des plus dangereux ».

Démarche
  1. « un des plus en usage, des plus incommodes et des plus dangereux » : les trois adjectifs se rapportent à « vices » (sous-entendu), masculin pluriel.
  2. « incommodes » est épicène (même forme au masculin et au féminin) : on met le -s du pluriel ; « dangereux » garde son -x au pluriel.

Réponseincommodes, dangereux

D4« j'avais eu, Sire, la pensée que je ne rendrais pas un petit service » : orthographe de « rendrais ».Touche pour voir la correction

À retenir Le conditionnel présent de la 1re personne se termine par -rais (-ais).

Démarche
  1. Sujet « je » : conditionnel présent, 1re personne du singulier : je rendrais.
  2. On ne le confond pas avec le futur « je rendrai ».

Réponserendrais

Piège Terminaison -rais (conditionnel) et non -rai (futur).

D5« si je faisais une comédie qui décrie les hypocrites, et mette en vue » : orthographe de « faisais », « décrie » et « mette ».Touche pour voir la correction

À retenir Après « si », on emploie l'indicatif (imparfait) ; dans la proposition relative « qui décrie... et mette... », le subjonctif exprime le but visé (une comédie destinée à décrier les hypocrites).

Démarche
  1. « si je faisais » : après « si », imparfait de l'indicatif, 1re personne : -ais.
  2. « une comédie qui décrie les hypocrites » : subjonctif présent du verbe décrier (qu'elle décrie) ; le mot « décrie » est écrit au tableau.
  3. « et mette en vue » : subjonctif présent du verbe mettre, 3e personne du singulier (qu'elle mette), sans -s ni -t.

Réponsefaisais, décrie, mette

Vérification Le subjonctif « décrie » et « mette » exprime l'effet visé : « une comédie qui décrie les hypocrites et mette en vue... ».

D6« toutes les grimaces étudiées de ces gens de bien à outrance » : accord de « étudiées » et « toutes ».Touche pour voir la correction

À retenir L'adjectif et le participe passé employé comme adjectif s'accordent avec le nom.

Démarche
  1. « grimaces » : féminin pluriel, donc « toutes » et « étudiées » (-ées).
  2. « à outrance » : locution invariable.

Réponsetoutes les grimaces étudiées

D7« toutes les friponneries » : orthographe de « friponneries ».Touche pour voir la correction

À retenir « fripon » donne « friponnerie » : le n est doublé devant le suffixe -erie. Le mot est écrit au tableau : on le recopie.

Démarche
  1. « friponneries » : fripon + suffixe -erie, avec double n, et -s du pluriel (« toutes les »).

Réponsefriponneries (mot au tableau)

D8« à tous les honnêtes gens de votre royaume » : accord de « tous » et de « honnêtes ».Touche pour voir la correction

À retenir Le mot « gens » est masculin ; mais un adjectif qui le précède s'écrit parfois au féminin s'il a une forme féminine distincte (« de bonnes gens »). Ici l'adjectif « honnêtes » est épicène : « tous » est au masculin pluriel.

Démarche
  1. « honnêtes » est le même au masculin et au féminin : il prend le -s du pluriel.
  2. « tous » (masculin pluriel) : on prononce le s (« tous les honnêtes gens »).

Réponsetous les honnêtes gens

Exercice 2 : Grammaire et compréhension : Tartuffe, la scène de la table50 points

Acte IV, scène 5 de Tartuffe : Elmire fait parler Tartuffe, dont elle a découvert l'hypocrisie, pendant que son mari Orgon, caché sous la table, écoute. Une photographie de la mise en scène d'Ivo Van Hove (2022-2023) accompagne le texte.

Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Image : Orgon caché sous la table (mise en scène d'Ivo Van Hove, Comédie-Française). Ils sont affichés avec la correction dans l'application.

1Choisissez le résumé correspondant : (a) Elmire se laisse séduire et espère qu'Orgon ne s'en apercevra pas ; (b) Elmire fait parler Tartuffe tout en repoussant ses avances pour qu'Orgon le chasse ; (c) Elmire fait comprendre avec pudeur à Tartuffe qu'elle l'aime. Justifiez par deux citations expliquées.Touche pour voir la correction

À retenir On choisit le résumé qui rend compte de la situation de départ (Orgon caché) et du but d'Elmire.

Démarche
  1. Résumé b) : Elmire n'est pas séduite : elle feint de céder pour que Tartuffe se découvre devant Orgon, caché sous la table.
  2. Première citation : « Quoi ! de votre poursuite on ne peut se parer, / Et vous ne donnez pas le temps de respirer ? » (v. 5-6) : elle repousse ses avances, ce qui exclut les résumés a) et c).
  3. Deuxième citation : « Mais des arrêts du ciel on nous fait tant de peur ! » (v. 18) : elle l'incite à déployer ses arguments hypocrites, pour qu'Orgon les entende.
  4. Indice complémentaire : la didascalie « (Elmire tousse plus fort.) » est un signal à l'intention d'Orgon, pour qu'il sorte de sa cachette.

RéponseRésumé b) : Elmire fait parler Tartuffe pour qu'Orgon l'entende

Piège Le résumé c) est faux : Elmire ne l'aime pas, elle feint.

2Quels sont les deux aspects de la situation qui choquent Elmire dans ses deux premières répliques (vers 1 à 10 et 13 à 14) ? Deux citations.Touche pour voir la correction

À retenir On repère ce qu'Elmire reproche : la manière et le fond de la conduite de Tartuffe.

Démarche
  1. Premier aspect : la violence et l'insistance de Tartuffe : « Et qu'avec violence il veut ce qu'il désire ! » (v. 4) ; « vous ne donnez pas le temps de respirer ? » (v. 6) ; elle compare son amour à celui d'un tyran : « en vrai tyran agit » (v. 1).
  2. Second aspect : la contradiction entre sa dévotion affichée et sa conduite : « Sans offenser le ciel, dont toujours vous parlez ? » (v. 14) ; il invoque sans cesse Dieu tout en voulant la séduire.

RéponseSon insistance violente et la contradiction entre sa piété affichée et son désir

Vérification Chaque aspect est appuyé par une citation du texte.

3aDans les vers 19 à 30 : quels sont les deux arguments utilisés par Tartuffe pour convaincre Elmire de surmonter ses « craintes ridicules » ?Touche pour voir la correction

À retenir On cherche ce que Tartuffe avance pour justifier la faute aux yeux de la religion.

Démarche
  1. Premier argument : il est possible de s'arranger avec le ciel (les « accommodements ») : « Le ciel défend, de vrai, certains contentements ; / Mais on trouve avec lui des accommodements. » (v. 21-22).
  2. Second argument : c'est l'intention qui compte, non l'acte : « Et de rectifier le mal de l'action / Avec la pureté de notre intention. » (v. 25-26).
  3. (Il ajoute une promesse : « Je vous réponds de tout, et prends le mal sur moi », v. 30.)

RéponseOn peut s'arranger avec le ciel ; l'intention pure rend le mal acceptable

Piège Ces arguments sont des sophismes (raisonnements faux d'apparence logique).

3bIdentifiez et expliquez un procédé qui met en valeur ces arguments (rimes, modes verbaux ou sens des verbes).Touche pour voir la correction

À retenir Un procédé se nomme, se cite et s'explique par son effet.

Démarche
  1. Les rimes « action / intention » (v. 25-26) : en faisant rimer ces deux mots, Tartuffe donne l'impression d'un lien logique entre le mal commis et la pureté de l'intention ; la rime rend son sophisme séduisant.
  2. Le mode impératif : « Contentez mon désir, et n'ayez point d'effroi » (v. 29) : l'ordre et l'exhortation montrent la pression exercée sur Elmire.
  3. (Sens des verbes : « lever les scrupules », « rectifier le mal » : le vocabulaire donne à la faute l'apparence d'un simple ajustement.)

RéponseLes rimes « action / intention » rapprochent artificiellement le mal et la pureté

Vérification Le procédé est cité, nommé, expliqué.

4a« Oui, je suis au supplice » (vers 33) : expliquez comment chacun des deux personnages comprend le mot « supplice ».Touche pour voir la correction

À retenir Un même mot peut avoir deux sens pour deux personnages : c'est un quiproquo.

Démarche
  1. Elmire emploie « supplice » au sens moral et fort : elle est tourmentée par la situation et par l'attente de l'intervention d'Orgon ; elle parle à demi-mot pour que son mari comprenne.
  2. Tartuffe le comprend au sens physique : il croit qu'elle souffre de sa toux et lui propose un « morceau de ce jus de réglisse » (v. 34).

RéponseElmire : tourment moral dû à la situation ; Tartuffe : souffrance physique due à la toux

4bQuel autre jeu de mots est utilisé dans les vers 35 et 36 (« C'est un rhume obstiné, sans doute ; et je vois bien / Que tous les jus du monde ici ne feront rien ») ? Expliquez-le.Touche pour voir la correction

À retenir Un jeu de mots joue sur un double sens : ici, le sens propre et le sens figuré.

Démarche
  1. « un rhume obstiné » (v. 35) : l'adjectif « obstiné » qualifie le rhume, mais il vise aussi Tartuffe, obstiné dans sa poursuite : c'est un sous-entendu à destination d'Orgon.
  2. « tous les jus du monde ici ne feront rien » (v. 36) : aucun remède ne guérira le rhume, et aucun « jus » (aucune ruse) n'arrêtera l'insistance de Tartuffe : elle indique à Orgon qu'il doit intervenir.
  3. Il s'agit d'une double énonciation : la phrase a un sens pour Tartuffe (rhume) et un autre pour Orgon (signal).

RéponseDouble sens : le « rhume obstiné » désigne aussi l'obstination de Tartuffe

5Que peut ressentir Orgon, caché sous la table, en écoutant cette conversation ? Deux sentiments justifiés par des indications du texte.Touche pour voir la correction

À retenir On déduit les sentiments d'un personnage de ce qu'il entend et de la situation.

Démarche
  1. La stupeur et l'incrédulité : celui qu'il prenait pour un saint homme tient des propos de séducteur et d'hypocrite : « Contentez mon désir, et n'ayez point d'effroi » (v. 29).
  2. La colère et l'indignation : Tartuffe propose de tromper tout le monde et d'excuser le péché par le secret (« Et ce n'est pas pécher que pécher en silence », v. 43) ; Orgon comprend qu'il a été dupé et humilié.

RéponseStupeur et indignation (honte d'avoir été dupé)

6aPourquoi, selon vous, le metteur en scène a-t-il choisi de ne pas mettre de nappe sur la table ? Deux hypothèses.Touche pour voir la correction

À retenir Un choix de mise en scène répond à des intentions : visibilité, symbole, tension.

Démarche
  1. Pour que le public voie Orgon en entier et ses réactions pendant toute la scène (visage, corps), ce qui renforce le comique et la tension : le spectateur sait ce que Tartuffe ignore.
  2. Pour symboliser qu'Orgon est « à nu » : sa cachette est dérisoire, sa naïveté est exposée aux yeux de tous ; les pieds de la table, devant lui, forment des barreaux qui peuvent évoquer l'enfermement dans son aveuglement.
  3. (Troisième piste : la table sans nappe donne un décor sobre et moderne, centré sur l'acteur.)

RéponsePour rendre Orgon visible au public et pour symboliser son exposition et sa crédulité mises à nu

6bÀ quel moment de la scène Orgon lance-t-il un tel regard (grave, sérieux, tourné vers Tartuffe et Elmire, visage tendu, corps immobile) ? Justifiez avec le texte, l'expression du visage et la posture.Touche pour voir la correction

À retenir On associe l'expression de l'acteur à un moment précis du texte, avec une justification.

Démarche
  1. Moment : vers la fin de la scène, quand Tartuffe conclut : « Le scandale du monde est ce qui fait l'offense, / Et ce n'est pas pécher que pécher en silence » (v. 42-43) : c'est là qu'Orgon comprend pleinement l'imposture. (On peut aussi proposer les vers 29-30, « prends le mal sur moi ».)
  2. Visage : de profil, le regard fixe tourné vers la droite, l'expression grave et tendue : colère contenue et stupeur.
  3. Posture : le buste est immobile sous la table, assis, entre les pieds du meuble ; il écoute attentivement et réalise la trahison.

RéponseAux vers 42-43, quand Tartuffe prétend qu'on peut pécher en silence : Orgon comprend l'imposture ; son regard grave et son immobilité traduisent la colère et la stupeur.

Piège Justifie à la fois avec le texte et avec l'expression du visage ou la posture.

7a« Mais on trouve avec lui des accommodements. » : quelle est la fonction de « des accommodements » ?Touche pour voir la correction

À retenir Un complément d'objet direct répond à « quoi ? » sans préposition.

Démarche
  1. « on trouve quoi ? des accommodements » : COD du verbe « trouve ».

RéponseComplément d'objet direct (COD) du verbe « trouve »

7bNommez et réalisez deux manipulations qui prouvent cette fonction.Touche pour voir la correction

À retenir On peut pronominaliser un COD et poser la question « quoi ? ».

Démarche
  1. Pronominalisation : « on en trouve avec lui » (ou « on les trouve avec lui ») : le COD est remplacé par un pronom placé avant le verbe.
  2. Question : « on trouve quoi ? des accommodements » : le complément répond à « quoi ? » sans préposition.
  3. (Passif : « des accommodements sont trouvés avec lui » : le COD devient sujet.)

RéponsePronominalisation (« on en trouve ») et question « on trouve quoi ? »

8a« Contentez mon désir » (vers 29) : donnez le mode et le temps du verbe.Touche pour voir la correction

À retenir L'impératif n'a pas de sujet exprimé et se conjugue à trois personnes.

Démarche
  1. « Contentez » : verbe contenter, 2e personne du pluriel.
  2. Mode impératif, temps présent.

RéponseImpératif présent

8bIndiquez la valeur d'emploi du mode.Touche pour voir la correction

À retenir L'impératif exprime un ordre, un conseil, une demande ou une exhortation.

Démarche
  1. Tartuffe presse Elmire de céder : il lui donne un ordre atténué par la politesse (« Madame »).

RéponseValeur d'ordre (injonction)

9a« effroi » : donnez un verbe et un adjectif de la même famille.Touche pour voir la correction

À retenir Les mots de la même famille partagent le radical « effr- » ou « frayer ».

Démarche
  1. Verbe : effrayer.
  2. Adjectif : effrayant (ou effrayé, effroyable).

RéponseVerbe : effrayer ; adjectif : effrayant

9bDonnez un synonyme et un antonyme du mot « effroi ».Touche pour voir la correction

À retenir Un synonyme a un sens proche ; un antonyme a un sens contraire.

Démarche
  1. Synonymes : peur, frayeur, terreur.
  2. Antonymes : calme, courage, sérénité, assurance.

RéponseSynonyme : frayeur ; antonyme : courage

10Réécrivez en remplaçant « votre amour » par « vos amours » : « Mon Dieu ! que votre amour en vrai tyran agit ! / Et qu'en un trouble étrange il me jette l'esprit ! / Que sur les cœurs il prend un furieux empire ! / Et qu'avec violence il veut ce qu'il désire ! »Touche pour voir la correction

À retenir Le passage au pluriel modifie le sujet, les pronoms, les verbes et le nom en apposition.

Démarche
  1. « votre amour » devient « vos amours » ; « en vrai tyran » devient « en vrais tyrans ».
  2. « agit » devient « agissent » ; « il me jette l'esprit » devient « ils me jettent l'esprit ».
  3. « il prend un furieux empire » devient « ils prennent un furieux empire » ; « il veut ce qu'il désire » devient « ils veulent ce qu'ils désirent ».

Réponse« Mon Dieu ! que vos amours en vrais tyrans agissent ! / Et qu'en un trouble étrange ils me jettent l'esprit ! / Que sur les cœurs ils prennent un furieux empire ! / Et qu'avec violence ils veulent ce qu'ils désirent ! »

Piège Ne pas oublier que « tyran » prend un -s et que chaque verbe change (agit → agissent, jette → jettent, prend → prennent, veut → veulent, désire → désirent). La rime d'origine (agit / l'esprit) disparaît, ce qui n'est pas demandé.

Exercice 3 : Rédaction : le monologue d'Orgon ou le rire qui dénonce40 points

Deux sujets au choix. Voici, pour chacun, une méthode, un plan et des éléments de rédaction à adapter. Ce sont des propositions.

ISujet d'imagination : après le départ de Tartuffe et d'Elmire, Orgon sort de sa cachette et se retrouve seul sur scène. Rédigez son monologue théâtral : il comprend progressivement ce qu'il vient de se passer, exprime ses sentiments et ses doutes par ses mots et son attitude, puis prend une décision.Touche pour voir la correction

À retenir Un monologue de théâtre contient des didascalies (entre parenthèses) pour les gestes, des questions rhétoriques, des exclamations, des vers ou de la prose, et une progression des sentiments.

Démarche
  1. Ouverture : didascalie (« Il sort de dessous la table, hagard »), stupeur : « Ai-je bien entendu ? »
  2. Prise de conscience : il repasse les paroles de Tartuffe (« pécher en silence »), la honte d'avoir été dupé, la colère.
  3. Doutes : peut-il croire Elmire ? A-t-il été aveugle ? Il pense à sa famille, aux biens donnés à Tartuffe.
  4. Décision : chasser Tartuffe, reprendre ses biens, demander pardon à Elmire et à sa famille.
  5. Forme : monologue de théâtre avec didascalies, exclamations, questions rhétoriques, adresse au public ; on ne signe pas.
  6. Rédaction possible (ouverture) : « (Il reste immobile, puis se redresse lentement.) Ciel ! Qu'ai-je entendu ? Cet homme, que j'honorais comme un saint, que j'ai logé, nourri, comblé de ma confiance... (Il frappe la table.) Et j'allais lui donner ma fille ! Moi, qui ai méprisé tous ceux qui me mettaient en garde... Quelle honte ! (Un temps.) Mais ma honte me servira : cet imposteur sortira de ma maison, et sans tarder ! »

RéponseMonologue en progression : stupeur, colère, doute, décision de chasser Tartuffe

Piège Écris dans un style du théâtre classique et inclus des didascalies.

IISujet de réflexion : pour dénoncer les travers de la société, est-il efficace, pour un artiste, de chercher à faire rire ? Développement organisé avec des exemples d'œuvres littéraires et artistiques.Touche pour voir la correction

À retenir On discute l'efficacité du rire (pour toucher, faire réfléchir) et ses limites, avec des exemples précis.

Démarche
  1. Introduction : accroche (Molière, dans son Premier placet : le devoir de la comédie est « de corriger les hommes en les divertissant »), puis problématique : le rire est-il efficace pour dénoncer les travers de la société ?
  2. Partie 1 : oui, le rire est efficace : il désarme, atteint un large public et fait réfléchir ; Molière (Tartuffe, Le Malade imaginaire), La Fontaine (Fables), Voltaire (Candide), Chaplin (Le Dictateur), Daumier (caricatures).
  3. Partie 2 : mais avec des limites : le rire peut banaliser ; certains sujets graves demandent le sérieux (Guernica, Maus) ; le public peut rire sans comprendre.
  4. Partie 3 : dépassement : un rire grinçant, qui mêle le comique et la gravité (Chaplin, Persepolis), reste très efficace.
  5. Conclusion : le rire est une arme efficace à condition d'être juste et de faire réfléchir.
  6. Rédaction possible (introduction) : « Quand Molière affirme que le devoir de la comédie est de corriger les hommes en les divertissant, il fait du rire une arme. Pour dénoncer les travers de la société, est-il vraiment efficace de faire rire ? Nous verrons d'abord que le rire permet de toucher un large public, puis qu'il a ses limites, avant de montrer que le rire grinçant allie légèreté et gravité. »

RéponseOui, le rire est efficace pour dénoncer, avec quelques limites sur les sujets très graves

Vérification Chaque partie comporte un exemple précis (théâtre, cinéma, peinture).

Télécharger BAC Révision, gratuit

Autres sujets de Français (Brevet 2025)