Annales corrigées › Brevet 2025 › Français
Brevet 2025
Français – Métropole 2025 : correction détaillée
Série générale · dictée 10 pts + grammaire et compréhension 50 pts + rédaction 40 pts
CorrigéCorrection rédigée par l'équipe BAC Révision, non officielle. Les énoncés sont reformulés avec leurs données : refais toujours les calculs et compare avec ton professeur.
Où trouver le sujet ? Cette page présente la correction. Le sujet officiel complet (PDF) et ses figures sont dans l'application BAC Révision.
Ouvrir le sujet dans l'application gratuiteExercice 1 : Dictée : Simone de Beauvoir, La Force de l'âge10 points
Le texte raconte les journées de la narratrice à Marseille. Voici les principales difficultés orthographiques à repérer et leurs règles ; le texte complet est celui de la dictée du sujet.
D1« Jamais je ne m'ennuyais : Marseille ne s'épuisait pas. » Comment écrire les deux verbes à l'imparfait ?Touche pour voir la correction
À retenir À l'imparfait, les terminaisons sont -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient. La 1re personne se termine par -ais, la 3e personne du singulier par -ait.
- « je ne m'ennuyais » : sujet « je », imparfait, terminaison -ais.
- « Marseille ne s'épuisait pas » : sujet « Marseille » (3e personne du singulier), terminaison -ait.
- Les deux verbes sont pronominaux (s'ennuyer, s'épuiser) : on garde l'apostrophe après m' et s'.
Réponsem'ennuyais, s'épuisait
Piège Ne confonds pas -ais/-ait avec l'infinitif en -er : remplace par un verbe du 3e groupe (« je prenais », « elle prenait ») pour vérifier la terminaison. Attention aussi au y de « ennuyais » (ennuyer garde son y devant la terminaison -ais).
D2« la jetée battue par l'eau et le vent » : accord de « battue ».Touche pour voir la correction
À retenir Le participe passé employé comme adjectif s'accorde en genre et en nombre avec le nom qu'il qualifie.
- « battue » qualifie « jetée », nom féminin singulier.
- On écrit donc battue, avec -e final.
Réponsebattue (féminin singulier, accord avec « la jetée »)
D3« debout entre les blocs de pierre où se brisaient les lames » : terminaison de « brisaient ».Touche pour voir la correction
À retenir Le verbe s'accorde avec son sujet, même placé après lui (sujet inversé).
- Pour trouver le sujet : « qui est-ce qui se brisait ? » : les lames.
- « les lames » est pluriel : brisaient (-aient à l'imparfait, 3e personne du pluriel).
Réponsebrisaient (sujet inversé « les lames »)
D4« Dans les vieux escaliers et les vieilles ruelles » : accord de « vieux » et « vieilles ».Touche pour voir la correction
À retenir L'adjectif épithète s'accorde en genre et en nombre avec le nom qu'il qualifie, qu'il soit placé devant ou derrière lui. Vieux est la forme du masculin pluriel (et aussi du masculin singulier devant consonne : un vieux mur) ; le féminin est vieille.
- « escaliers » est masculin pluriel : on écrit « vieux » (avec un x).
- « ruelles » est féminin pluriel : on écrit « vieilles » (vieille + s).
Réponseles vieux escaliers et les vieilles ruelles
D5« J'étais contente de moi » : pourquoi « contente » avec -e ?Touche pour voir la correction
À retenir L'attribut du sujet s'accorde avec le sujet. La narratrice est une femme.
- Le sujet « je » désigne la narratrice, Simone de Beauvoir (une femme).
- L'attribut « contente » s'écrit donc au féminin.
Réponsecontente (féminin : le « je » est une femme)
D6« des fins d'après-midi un peu mélancoliques » : accords de « fins », « d'après-midi » et « mélancoliques ».Touche pour voir la correction
À retenir « des fins » : le nom « fin » est au pluriel ; « d'après-midi » est un nom composé qui complète « fins » et reste au singulier ; l'adjectif « mélancoliques » s'accorde avec « fins ».
- « fins » : nom féminin pluriel, précédé de « des » : -s final.
- « d'après-midi » : nom composé complément du nom, invariable (trait d'union entre après et midi).
- « mélancoliques » s'accorde avec « fins » : féminin pluriel, -s final ; attention, il n'y a pas de h (mé-lan-co-li-ques).
- « un peu » : adverbe, donc invariable.
Réponsedes fins d'après-midi un peu mélancoliques
Vérification Quand on hésite sur l'accord d'un adjectif, on cherche le nom qu'il qualifie.
D7« vers ma chambre où rien ne m'attendait » : terminaison du verbe « attendait ».Touche pour voir la correction
À retenir « rien » est un pronom indéfini : il commande un verbe au singulier.
- Le sujet de « attendait » est « rien » (3e personne du singulier).
- Imparfait : attendait (-ait).
Réponseattendait
D8« cette nostalgie que je n'avais jamais connue » : accord de « connue ».Touche pour voir la correction
À retenir Avec l'auxiliaire avoir, le participe passé s'accorde avec le COD placé avant le verbe.
- Le COD de « connue » est « que », qui remplace « cette nostalgie », féminin singulier, placé avant le verbe.
- Le participe passé s'accorde : connue.
Réponseconnue (accord avec le COD « que » = nostalgie)
Piège Sans COD placé avant, on aurait « connu » invariable.
D9Les mots donnés au tableau : « docks » et « brouhaha ». Comment les écrire ?Touche pour voir la correction
À retenir Les mots écrits au tableau doivent être recopiés exactement tels quels ; on les réutilise dans le texte sans hésiter.
- « docks » : mot au pluriel, avec -s final (les docks du port).
- « brouhaha » : il s'écrit comme il est affiché au tableau (pas d'accent, pas de trait d'union).
Réponsedocks, brouhaha (recopiés exactement comme au tableau)
D10« une vie toujours neuve me remplissait les yeux et les oreilles » : accords de « neuve » et de « remplissait ».Touche pour voir la correction
À retenir L'adjectif épithète s'accorde avec le nom ; le verbe s'accorde avec son sujet, même s'il est suivi de compléments au pluriel.
- « neuve » qualifie « vie » (féminin singulier) : forme féminine de neuf, donc « neuve ».
- Le sujet de « remplissait » est « une vie » (3e personne du singulier) : imparfait en -ait ; « les yeux et les oreilles » sont des compléments, ils ne commandent pas l'accord.
Réponseune vie toujours neuve me remplissait les yeux et les oreilles
Piège Ne pas accorder le verbe avec « les yeux et les oreilles » : ce ne sont pas des sujets.
D11« les pêcheurs », « le crépuscule », « au sortir du lycée » : points d'orthographe à retenir.Touche pour voir la correction
À retenir Les mots courants se retiennent par leur famille : pêcher/pêcheur, crépuscule, sortir/sortie.
- « pêcheurs » : accent circonflexe sur le ê (famille de « pêche »), terminaison -eur, et -s du pluriel.
- « crépuscule » : accent aigu sur le é, « sc » puis -ule.
- « au sortir du lycée » : « sortir » est ici un infinitif employé comme nom ; « du » = de + le ; « lycée » avec y et accent aigu.
Réponsepêcheurs, crépuscule, au sortir du lycée
Exercice 2 : Grammaire et compréhension : La Force de l'âge50 points
Texte littéraire : l'arrivée de Simone, 23 ans, à Marseille, ville où elle vient enseigner, et tableau de Frédéric Bazille La Robe rose (1864). Compréhension (32 points) puis grammaire (18 points).
Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Image : La Robe rose, Frédéric Bazille, 1864, musée d'Orsay. Ils sont affichés avec la correction dans l'application.
1Que vient faire la narratrice à Marseille ? Justifiez par deux citations.Touche pour voir la correction
À retenir Une réponse en compréhension donne l'idée, puis une citation exacte entre guillemets qui la prouve.
- Idée : elle vient enseigner dans un lycée et s'installer seule dans cette ville.
- Citation 1 (l. 13-14) : « j'aurais à faire quatorze heures de cours chaque semaine ».
- Citation 2 (l. 24-25) : « j'avais rendu visite à la directrice du lycée, mon emploi du temps était fixé ».
RéponseElle vient enseigner dans un lycée : « j'aurais à faire quatorze heures de cours chaque semaine » ; « j'avais rendu visite à la directrice du lycée, mon emploi du temps était fixé ».
Piège Cite le texte exactement, entre guillemets, et indique les lignes ; ne recopie que la partie utile de la phrase.
2Lignes 1 à 4 : à quoi voit-on que la narratrice vit un moment important de sa vie ? Deux éléments justifiés par des citations.Touche pour voir la correction
À retenir On cherche le vocabulaire de l'importance (décisif, grands événements, tournant).
- Un instant qui pèse lourd après coup : certains moments « se sont rétrospectivement chargés d'un sens si lourd » (l. 2).
- Ils prennent l'ampleur d'un fait historique : ils « émergent de mon passé avec l'éclat des grands événements » (l. 2-3).
- L'arrivée à Marseille est un changement de cap : elle y voit « un tournant absolument neuf » (l. 4).
Réponse« l'éclat des grands événements » et « un tournant absolument neuf » : la narratrice donne à cette arrivée l'importance d'un événement et d'un changement de direction.
3Lignes 5 à 18 : qu'est-ce qui permet de dire qu'une vie nouvelle commence ? Trois éléments, chacun justifié par une citation.Touche pour voir la correction
À retenir Une vie nouvelle se marque par une rupture avec le passé, un changement de situation et une liberté retrouvée.
- Rupture avec le passé : « séparée de mon passé et de tout ce que j'aimais » (l. 9-10).
- Liberté et responsabilité : « mes occupations, mes habitudes, mes plaisirs, c'était à moi de les inventer » (l. 15).
- Découverte de soi et de la ville : « ces maisons, ces arbres [...] allaient se révéler à moi et me révéler à moi-même » (l. 16-18).
- (Autre possibilité : le contraste avec une vie dirigée par autrui, « on m'avait imposé des cadres et des buts », l. 11-12.)
RéponseRupture avec le passé, liberté d'inventer sa vie, découverte de soi-même
Vérification Chaque élément est justifié par une citation exacte.
4Comment l'émerveillement de la narratrice pour Marseille se manifeste-t-il ? Deux éléments, chacun appuyé sur un procédé d'écriture identifié et analysé.Touche pour voir la correction
À retenir Un procédé se nomme (énumération, métaphore, anaphore…) et s'analyse : ce qu'il produit comme effet.
- Premier procédé, l'énumération (l. 6-8) : « des tuiles ensoleillées, des trous d'ombre, des platanes couleur d'automne [...] une rumeur [...] une odeur d'herbes brûlées ». Les perceptions visuelles, sonores et olfactives s'accumulent : la narratrice est submergée par la richesse de la ville.
- Deuxième procédé, l'expression imagée du « coup de foudre » : « J'eus le coup de foudre » (l. 27). La ville est présentée comme une personne dont on tombe amoureux, ce qui traduit un attachement immédiat et passionné.
- (Autre procédé possible : la succession de verbes d'action au passé simple, « je grimpai [...] je rôdai [...] je respirai [...] je me mêlai... », l. 27-30 : le rythme rapide rend son enthousiasme et son énergie.)
RéponseÉnumération de sensations ; métaphore du « coup de foudre »
Piège Nommer le procédé ne suffit pas : il faut l'analyser (quel effet, quel sens).
5Quels traits de caractère attribuez-vous à la narratrice ? Trois éléments justifiés chacun par une citation.Touche pour voir la correction
À retenir On déduit un trait de caractère d'un comportement ou d'une phrase du texte.
- Indépendante et courageuse : « c'était à moi de les inventer » ; elle arrive « seule » et assume de construire sa vie.
- Curieuse et aventureuse : « Je grimpai sur toutes ses rocailles, je rôdai dans toutes ses ruelles ».
- Sensible : « émue par ces maisons, ces arbres, ces eaux ».
RéponseIndépendante, curieuse, sensible
Vérification Trois traits différents, chacun avec une citation.
6Image : d'après vous, le tableau La Robe rose pourrait-il illustrer le texte ? Trois arguments justifiés par le texte et l'image.Touche pour voir la correction
À retenir On prend position (oui, avec nuances) et on appuie chaque argument sur le texte ET sur l'image.
- Argument 1 : la jeune femme, assise de trois quarts dos sur un muret de pierre, contemple la ville, comme la narratrice qui s'arrête « en haut du grand escalier » (l. 5) et regarde « la grande cité inconnue » (l. 10). Dans les deux cas, une femme seule, immobile, face à un lieu nouveau.
- Argument 2 : la ville baignée de lumière, aux toits ocres et au clocher, entourée de grands arbres sombres, rappelle « des tuiles ensoleillées, des trous d'ombre, des platanes couleur d'automne » (l. 6-7).
- Argument 3 : la solitude et la rêverie de la jeune femme, qui regarde au loin sans se tourner vers le spectateur, correspondent à « J'étais là, seule, les mains vides » (l. 9).
- Nuance : le tableau montre un bourg paisible et non une grande cité portuaire : ni mer, ni foule, ni escalier. L'image illustre donc l'atmosphère du texte plus que ses détails.
RéponseOui, avec nuances : même posture de contemplation, mêmes lumières et même solitude, mais le tableau montre un village et non une grande ville avec la mer.
Piège Évite de décrire le tableau en général : relie chaque argument à une phrase du texte.
7a« J'étais là, seule les mains vides, séparée de mon passé... » : quelle est la classe grammaticale du mot souligné, « séparée » ?Touche pour voir la correction
À retenir Un participe passé peut s'employer comme un adjectif qualificatif : il est alors épithète ou apposé.
- « séparée » vient du verbe séparer : c'est un participe passé.
- Ici il n'est pas dans un temps composé (pas d'auxiliaire) : il qualifie le sujet « je », comme un adjectif.
RéponseAdjectif qualificatif (participe passé du verbe séparer employé comme adjectif, apposé au sujet « je »).
7bJustifiez la terminaison de « séparée ».Touche pour voir la correction
À retenir Un participe passé employé comme adjectif s'accorde avec le mot qu'il qualifie.
- « séparée » qualifie « je », qui désigne ici la narratrice, une femme.
- Employé comme adjectif, il s'accorde en genre et en nombre : féminin singulier, donc -ée (séparé + e, sans -s).
RéponseAccord au féminin singulier avec « je » (la narratrice) : séparé + e.
8a« j'avais rendu visite à la directrice du lycée, mon emploi du temps était fixé » : placez entre crochets les propositions et précisez leur classe.Touche pour voir la correction
À retenir Une proposition se repère à son verbe conjugué. Une proposition indépendante ne dépend d'aucune autre et n'est introduite par aucune conjonction de subordination ni pronom relatif.
- Première proposition : [j'avais rendu visite à la directrice du lycée] (verbe : « avais rendu », plus-que-parfait).
- Deuxième proposition : [mon emploi du temps était fixé] (verbe : « était fixé »).
- Chacune a son verbe conjugué, aucune n'est introduite par un mot subordonnant : ce sont deux propositions indépendantes.
Réponse[j'avais rendu visite à la directrice du lycée], [mon emploi du temps était fixé] : deux propositions indépendantes.
8bComment les propositions sont-elles reliées ? Comment qualifie-t-on ce lien ?Touche pour voir la correction
À retenir Quand deux propositions sont reliées par un signe de ponctuation sans mot de liaison, on parle de juxtaposition.
- Entre les deux propositions, il n'y a ni conjonction de coordination (et, mais, car...), ni conjonction de subordination, ni pronom relatif.
- Seule une virgule les sépare : elles sont juxtaposées.
RéponsePar une virgule : elles sont juxtaposées
9a« je m'immobilisai » : identifiez et nommez les trois éléments qui composent le mot souligné (immobilisai).Touche pour voir la correction
À retenir Un verbe construit se décompose en préfixe (avant le radical), radical (le sens de base), suffixe (après le radical), puis terminaison de la conjugaison.
- Préfixe : im- (variante de in- devant m), qui exprime le contraire : « non mobile ».
- Radical : mobil- (de « mobile »).
- Suffixe : -is- (de -iser), qui forme un verbe et signifie « rendre » : rendre immobile.
- Terminaison : -ai (passé simple, 1re personne du singulier) : elle marque la conjugaison et ne fait pas partie du mot construit.
RéponsePréfixe im-, radical mobil-, suffixe -is- (suivi de la terminaison -ai).
Vérification im + mobil + is + ai = immobilisai.
9bExpliquez le sens du verbe « s'immobiliser » et trouvez un mot de la même famille.Touche pour voir la correction
À retenir Les mots de la même famille partagent le même radical.
- Sens : s'arrêter, cesser de bouger (ici, la narratrice s'arrête net en haut de l'escalier).
- Mots de la même famille : mobile, mobilité, mobiliser, immobile, immobilité.
RéponseS'immobiliser : s'arrêter, cesser de bouger. Famille : mobile, mobilité, immobile, immobilité, mobiliser.
10Réécrivez en remplaçant « je » par « nous » (la narratrice et une amie) : « J'étais là, seule, les mains vides, séparée de mon passé et de tout ce que j'aimais, et je regardais la grande cité inconnue où j'allais sans secours tailler au jour le jour ma vie. Jusqu'alors, j'avais dépendu étroitement d'autrui ; on m'avait imposé des cadres et des buts. »Touche pour voir la correction
À retenir Quand le sujet passe au pluriel, il faut changer les verbes, les accords (attributs et participes), les pronoms et les déterminants possessifs.
- « J'étais » devient « nous étions » ; « je regardais » devient « nous regardions » ; « j'allais » devient « nous allions » ; « j'aimais » devient « nous aimions ».
- Accords au féminin pluriel (la narratrice et une amie) : « seule » devient « seules » ; « séparée » devient « séparées ».
- Déterminants : « mon passé » devient « notre passé » ; « ma vie » devient « notre vie » ; « les mains vides » reste inchangé.
- Plus-que-parfait : « j'avais dépendu » devient « nous avions dépendu » ; « on m'avait imposé » devient « on nous avait imposé » (le pronom m' devient « nous »).
- « d'autrui », « on » et les noms « cadres » et « buts » ne changent pas.
Réponse« Nous étions là, seules, les mains vides, séparées de notre passé et de tout ce que nous aimions, et nous regardions la grande cité inconnue où nous allions sans secours tailler au jour le jour notre vie. Jusqu'alors, nous avions dépendu étroitement d'autrui ; on nous avait imposé des cadres et des buts. »
Piège Pense à changer le pronom « m' » (devient « nous ») et à accorder « seules » et « séparées » ; « notre vie » ou « nos vies » sont tous deux acceptables.
Exercice 3 : Rédaction : lettre aux parents ou réflexion sur l'art et les lieux40 points
Deux sujets au choix. Voici, pour chacun, une méthode, un plan et des éléments de rédaction à adapter. Ce sont des propositions : un autre plan est aussi valable.
ISujet d'imagination : quelque temps plus tard, la narratrice écrit une lettre à ses parents dans laquelle elle raconte les jours qui ont suivi son arrivée dans la ville. Décrivez les expériences vécues, les lieux explorés, les personnes rencontrées et exprimez les impressions que lui procurent ces découvertes.Touche pour voir la correction
À retenir Une lettre a un lieu, une date, une formule d'appel, un corps organisé, une formule de politesse et une signature (ici interdite : pas de nom). On écrit à la 1re personne, avec le ton affectueux de la narratrice.
- Introduction : lieu et date, formule d'appel (« Chers parents »), nouvelles rassurantes, rappel du contexte (arrivée à Marseille).
- Les expériences et les lieux : le Vieux-Port, la jetée battue par le vent, les ruelles, les escaliers, les marchés aux poissons, la Canebière, les collines.
- Les personnes : la patronne qui loue la chambre, la directrice du lycée, les collègues et les élèves, les pêcheurs du port.
- Les impressions : émerveillement, liberté, mélancolie ou solitude par moments, fierté d'être indépendante.
- Conclusion : promesse d'écrire, formule affectueuse (« Je vous embrasse bien fort »), sans signature.
- Rédaction possible (ouverture) : « Marseille, le 12 octobre. Chers parents, je vous écris de la chambre que j'ai trouvée près de la gare, où rien ne manque et où tout est à inventer. Depuis mon arrivée, je n'ai pas cessé d'explorer cette ville : chaque matin, je descends vers le Vieux-Port, je respire l'odeur du goudron et des oursins et je regarde les pêcheurs. La patronne me parle de la ville comme d'une vieille amie ; au lycée, la directrice m'a accueillie avec bienveillance... »
RéponseLettre structurée : lieux, personnes, impressions, conclusion affectueuse, sans signature
Piège Reste en 1re personne et en cohérence avec le texte : Simone est enthousiaste, indépendante et curieuse.
IISujet de réflexion : pensez-vous que la littérature et les arts en général permettent aux lecteurs et aux spectateurs de découvrir des lieux, réels ou fictifs, comme s'ils y étaient ? Développement argumenté et organisé, avec des exemples tirés de vos lectures et de votre culture artistique.Touche pour voir la correction
À retenir Un développement argumenté a une introduction (accroche, problématique), des parties organisées avec exemples, et une conclusion qui répond.
- Introduction : accroche (Simone de Beauvoir fait découvrir Marseille à son lecteur), puis problématique : la littérature et les arts permettent-ils de découvrir un lieu « comme si on y était » ?
- Partie 1 : oui, l'art donne à voir et à sentir. Une description littéraire fait voir un lieu (Hugo décrit Paris à vol d'oiseau dans Notre-Dame de Paris, Zola les Halles dans Le Ventre de Paris) ; la peinture rend lumière et couleurs (La Robe rose de Bazille, les paysages de Monet) ; le cinéma et la bande dessinée font entrer dans des mondes fictifs (la Comté du Seigneur des anneaux, Poudlard).
- Partie 2 : mais avec des limites. L'artiste choisit, déforme, embellit ; l'expérience reste indirecte (ni odeurs, ni sensations du corps, ni hasards d'un vrai voyage) ; on voit à travers le regard d'un autre.
- Partie 3 (dépassement) : l'art ne remplace pas le voyage mais donne envie de voyager et de regarder autrement ; il permet aussi de découvrir des lieux imaginaires qui n'existent pas.
- Conclusion : l'art transporte, sans remplacer l'expérience, et ouvre l'imaginaire.
- Rédaction possible (introduction) : « Voyager sans quitter son fauteuil, c'est le pouvoir des livres et des tableaux. Lorsque Simone de Beauvoir décrit son arrivée à Marseille, le lecteur entend la rumeur de la ville et respire l'odeur des herbes brûlées. Les arts permettent-ils vraiment de découvrir des lieux comme si l'on y était ? Nous verrons d'abord qu'ils savent nous y transporter, puis quelles en sont les limites, avant de montrer qu'ils donnent surtout envie de voir le monde. »
RéponseOui, dans une large mesure, mais avec des limites : l'art transporte sans remplacer l'expérience réelle
Vérification Chaque partie est illustrée par au moins un exemple précis (œuvre, auteur, film).
Autres sujets de Français (Brevet 2025)
- Français – Amérique du Nord 2025 (Brevet)
- Français – Antilles-Guyane 2025 (Brevet)
- Français – Asie 2025 (Brevet)
- Français – Nouvelle-Calédonie 2025 (Brevet)
- Français – Pays Groupe 1 2025 (Brevet)
- Français – Polynésie 2025 (Brevet)
- Français – Remplacement Antilles-Guyane 2025 (Brevet)
- Français – Remplacement Métropole 2025 (Brevet)