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Brevet 2025
Français – Antilles-Guyane 2025 : correction détaillée
Série générale · dictée 10 pts + grammaire et compréhension 50 pts + rédaction 40 pts
CorrigéCorrection rédigée par l'équipe BAC Révision, non officielle. Les énoncés sont reformulés avec leurs données : refais toujours les calculs et compare avec ton professeur.
Où trouver le sujet ? Cette page présente la correction. Le sujet officiel complet (PDF) et ses figures sont dans l'application BAC Révision.
Ouvrir le sujet dans l'application gratuiteExercice 1 : Dictée : Flaubert, Les Mémoires d'un fou10 points
Un adolescent rêveur, raillé par ses camarades, exprime sa fierté intérieure. Voici les principales difficultés orthographiques et leurs règles ; le texte complet est celui de la dictée du sujet.
D1« Je me vois encore, assis sur les bancs de la classe, absorbé dans mes rêves » : accord de « assis » et « absorbé ».Touche pour voir la correction
À retenir Un participe passé employé comme adjectif s'accorde avec le sujet ou le nom qu'il qualifie.
- « assis » et « absorbé » se rapportent au sujet « Je » (le narrateur, masculin singulier).
- On écrit donc assis (sans -e) et absorbé (sans -s).
Réponseassis, absorbé (masculin singulier)
D2« pensant à ce que l'imagination d'un enfant peut rêver de plus sublime » : orthographe de « pensant ».Touche pour voir la correction
À retenir Le participe présent est invariable et se termine par -ant.
- « pensant » est un participe présent : on le reconnaît à -ant, il est invariable.
Réponsepensant (invariable)
D3« tandis que le pédagogue se moquait de mes vers latins » : accord de « moquait » et de « vers latins ».Touche pour voir la correction
À retenir « vers » (au sens de ligne de poème) est un nom invariable au pluriel (un vers, des vers) ; l'adjectif qui le qualifie s'accorde. À l'imparfait, la 3e personne du singulier se termine par -ait.
- Sujet : « le pédagogue » (singulier) : « se moquait ».
- « mes vers latins » : « mes » indique le pluriel ; « vers » ne prend pas de s supplémentaire ; « latins » est masculin pluriel (-s).
Réponsese moquait de mes vers latins
D4« que mes camarades me regardaient en ricanant » : écriture de « regardaient » et « ricanant ».Touche pour voir la correction
À retenir Le verbe s'accorde avec le sujet pluriel (-aient). Après « en », le gérondif est invariable (-ant).
- Sujet : « mes camarades » (pluriel) : regardaient.
- « en ricanant » : gérondif, invariable.
Réponseregardaient, en ricanant
D5« eux, rire de moi ! » : forme du verbe « rire ».Touche pour voir la correction
À retenir Une phrase exclamative peut être construite avec un verbe à l'infinitif et un pronom détaché : « eux, rire de moi ! » exprime l'indignation (« eux, ils oseraient rire de moi ! »).
- « eux, rire de moi ! » : il n'y a pas de sujet conjugué ; le verbe est à l'infinitif, ce qui exprime l'indignation.
- Terminaison en -re : rire, sans accord.
Réponserire (infinitif)
D6« moi, dont l'esprit se noyait sur les limites de la création » : orthographe de « se noyait ».Touche pour voir la correction
À retenir Les verbes en -oyer changent le y en i devant un e muet mais gardent le y devant la terminaison -ait de l'imparfait.
- Imparfait de noyer : il se noyait (y gardé devant -ait).
Réponsese noyait
D7« moi [...] qui étais perdu [...], qui me sentais [...], qui recevais [...], qui avais » : accord de ces verbes.Touche pour voir la correction
À retenir Le verbe suivant un pronom relatif s'accorde avec son antécédent. Ici l'antécédent est « moi » : 1re personne du singulier.
- « qui étais », « qui me sentais », « qui recevais », « qui avais » : tous à la 1re personne du singulier de l'imparfait (-ais).
- L'attribut « perdu » est masculin singulier.
Réponsequi étais, qui me sentais, qui recevais, qui avais
Piège Ne pas écrire -ait : le sujet des verbes est « qui », qui représente « moi » (1re personne du singulier), donc -ais.
D8« des jouissances infinies », « des extases célestes », « les révélations intimes de mon âme » : accord des adjectifs.Touche pour voir la correction
À retenir L'adjectif s'accorde en genre et nombre avec le nom.
- « jouissances » est féminin pluriel : « infinies » (-s, féminin de infini).
- « extases » est féminin pluriel : « célestes » (pas de changement au féminin, -s au pluriel).
- « révélations » est féminin pluriel : « intimes » (-s).
Réponseinfinies, célestes, intimes (féminin pluriel)
D9« eux, si faibles, si communs, au cerveau si étroit » et « plus grand qu'eux tous » : accords et orthographe.Touche pour voir la correction
À retenir « si » est un adverbe invariable ; l'adjectif s'accorde avec le mot qu'il qualifie. Dans « eux tous », « tous » est un pronom indéfini appliqué à « eux ».
- « faibles » et « communs » qualifient « eux » (masculin pluriel) : « communs » prend le -s, « faibles » aussi (invariable au féminin, pluriel en -s).
- « au cerveau si étroit » : « étroit » qualifie « cerveau » (masculin singulier), donc sans -s.
- « plus grand qu'eux tous » : « grand » s'accorde avec « qui », qui représente « moi » (le narrateur, masculin singulier) ; « tous » (avec s) reprend « eux ».
Réponseeux, si faibles, si communs, au cerveau si étroit ; plus grand qu'eux tous
D10« les imbéciles ! », « ricanant », « sublime » : orthographe de mots difficiles.Touche pour voir la correction
À retenir Les mots du lexique soutenu se retiennent par leur famille et leurs lettres muettes.
- « imbéciles » : nom masculin pluriel, accent aigu sur le é, « c » devant i qui se prononce [s].
- « ricanant » : verbe ricaner (un seul n, un seul c) + -ant du gérondif.
- « sublime » : adjectif invariable en genre ; sans accent.
Réponseimbéciles, ricanant, sublime
Exercice 2 : Grammaire et compréhension : Madame Bovary50 points
Ouverture de Madame Bovary de Flaubert (1857) : l'arrivée de Charles, le nouveau, dans sa classe. Une image du film Les Quatre cents coups (Truffaut, 1959) est proposée en regard.
Documents du sujet Cet exercice s'appuie sur des figures ou documents du sujet : Image : Les Quatre cents coups, François Truffaut, 1959. Ils sont affichés avec la correction dans l'application.
1Délimitez les trois parties du texte et choisissez un titre pour chacune parmi : une casquette encombrante – la description du Proviseur – le portrait du nouveau – l'arrivée du Proviseur en classe – l'arrivée du Proviseur à l'étude – un mauvais genre.Touche pour voir la correction
À retenir On repère les changements de thème : arrivée, portrait, objet (la casquette). Les titres inutiles sont des pièges.
- Partie 1 (lignes 1 à 7) : l'arrivée du Proviseur à l'étude : il entre avec le nouveau et s'adresse à M. Roger.
- Partie 2 (lignes 8 à 18) : le portrait du nouveau : posture, cheveux, habit, jambes, souliers, attitude en classe.
- Partie 3 (lignes 19 à 33) : une casquette encombrante : habitude de jeter les casquettes, casquette du nouveau, chute, rires.
Réponse1. L'arrivée du Proviseur à l'étude ; 2. Le portrait du nouveau ; 3. Une casquette encombrante
Piège « L'arrivée du Proviseur en classe » est un piège : le texte dit « à l'étude » (l. 1). « La description du Proviseur » et « un mauvais genre » sont des titres inutiles.
2aLignes 8 à 18 : pourquoi ce « gars de la campagne » est-il « fort embarrassé » ?Touche pour voir la correction
À retenir L'embarras vient de la situation nouvelle et du décalage avec les autres.
- Il est nouveau, arrivé seul en cours d'année, et il se sait observé : tout le monde le regarde.
- Il vient de la campagne et se sent différent : il est plus grand que les autres, ses vêtements sont gênants (« son habit-veste [...] devait le gêner aux entournures », l. 11-12), ses poignets rouges sont « habitués à être nus » (l. 13) et ses souliers sont « forts, mal cirés, garnis de clous » (l. 14).
- Il ne connaît pas les usages de la classe urbaine : il ne sait pas comment se tenir.
RéponseIl est nouveau, venu de la campagne, et se sent différent des autres élèves
2bComment cet embarras se manifeste-t-il ? Deux attitudes différentes.Touche pour voir la correction
À retenir Une attitude est un comportement du corps décrit dans le texte.
- Il cherche à se faire oublier : il reste « dans l'angle, derrière la porte, si bien qu'on l'apercevait à peine » (l. 8).
- Il n'ose pas bouger : il écoute « attentif comme au sermon, n'osant même croiser les cuisses, ni s'appuyer sur le coude » (l. 15-16) ; il faut que le maître d'études l'avertisse pour qu'il se mette en rang (l. 17-18).
RéponseIl se tient à l'écart dans l'angle et n'ose même pas bouger
3Lignes 19 à 33 : la casquette de Charles lui permet-elle de s'intégrer ? Deux éléments justifiés par le texte.Touche pour voir la correction
À retenir On répond par oui/non puis on justifie par deux éléments précis.
- Non : la casquette est décrite comme un assemblage ridicule, « une de ces pauvres choses [...] dont la laideur muette a des profondeurs d'expression comme le visage d'un imbécile » (l. 25-26) ; elle mêle le bonnet à poil, le chapska et le bonnet de coton.
- Non : il ne suit pas l'usage des élèves de jeter leur casquette sous le banc (« c'était là le genre », l. 21) ; il garde la sienne « sur ses deux genoux » (l. 23) et elle tombe quand il se lève, ce qui déclenche les rires (l. 33).
RéponseNon : sa casquette est ridicule et il ne suit pas les codes de la classe
Vérification Les deux éléments (ridicule + non-respect de l'habitude) sont tirés du texte.
4Quel regard le narrateur porte-t-il sur Charles ? Expliquez deux comparaisons que vous citerez.Touche pour voir la correction
À retenir Une comparaison relie deux éléments par un mot comme « comme » ; elle révèle un jugement.
- « comme un chantre de village » (l. 10) : en comparant ses cheveux coupés droit à ceux d'un chantre de campagne, le narrateur le présente comme un paysan rustique et comique.
- « comme le visage d'un imbécile » (l. 26) : la casquette, à la « laideur muette », est comparée au visage d'un imbécile : comparaison méprisante qui suggère que son propriétaire est lui-même niais.
- (Autre comparaison possible : « attentif comme au sermon », l. 15 : il est docile, craintif et trop sérieux.)
- Le regard du narrateur est donc moqueur, ironique et condescendant.
RéponseRegard moqueur : « comme un chantre de village » et « comme le visage d'un imbécile »
Piège Cite exactement la comparaison avant de l'expliquer.
5« Toute la classe se mit à rire. » Que pensez-vous de la réaction de la classe ? Deux éléments d'analyse tirés du texte.Touche pour voir la correction
À retenir On porte un jugement personnel (cruel, injuste) appuyé sur le texte.
- Elle est injuste et cruelle : le nouveau est déjà « fort embarrassé » et on se moque de lui pour un détail (sa casquette).
- Elle est collective et moutonnière : « Toute la classe » rit, comme si chacun se conformait à « le genre » ; les élèves jugent sur l'apparence, sans le connaître.
RéponseRéaction cruelle et conformiste : on se moque d'un élève déjà mal à l'aise
6Le texte et l'image mettent-ils en scène de la même manière l'isolement d'un élève ? Quatre éléments développés.Touche pour voir la correction
À retenir On compare ce qui est semblable et ce qui diffère, en citant des éléments du texte et de l'image.
- Point commun : l'élève est isolé dans l'espace. Charles est « dans l'angle, derrière la porte » (l. 8) ; sur l'image, un garçon se tient seul à gauche, près des tableaux accrochés au mur, loin du groupe d'élèves rassemblés à droite près de la porte.
- Point commun : la présence d'un adulte qui domine la scène : le Proviseur et le professeur (« Levez-vous », l. 32) ; sur l'image, l'adulte en blouse sombre, au centre, le bras tendu vers la carte accrochée au mur, occupe l'espace.
- Différence : dans le texte, l'isolement vient du regard moqueur du groupe (« nous », « Toute la classe se mit à rire », l. 33) et du narrateur ironique ; l'image ne montre aucune moquerie, seulement la distance entre l'élève et les autres.
- Différence : dans le texte, l'isolement est social et moral (ridicule, vêtements, casquette) ; sur l'image, il est surtout visuel : cadrage en profondeur, rangées de bancs vides au premier plan, enfant debout seul face au tableau.
RéponseIsolement semblable (écart spatial, autorité de l'adulte) mais traité par l'ironie et la moquerie dans le texte, et par le cadrage et la distance dans l'image.
7a« il passera dans les grands, où l'appelle son âge. » : quelle est la fonction de « son âge » ?Touche pour voir la correction
À retenir Dans « où l'appelle son âge », le sujet est placé après le verbe : c'est un sujet inversé.
- Question : « qui est-ce qui l'appelle ? son âge » : le groupe répond à « qui est-ce qui... ».
- « l' » est le COD du verbe « appelle » ; « son âge » est le sujet, placé après le verbe : sujet inversé.
RéponseSujet inversé du verbe « appelle »
7bRelevez les verbes de la phrase et indiquez le temps de chacun.Touche pour voir la correction
À retenir On identifie les verbes conjugués et leur temps.
- « passera » : futur simple de l'indicatif.
- « appelle » : présent de l'indicatif.
Réponsepassera : futur simple ; appelle : présent de l'indicatif
8a« le maître d'études fut obligé de l'avertir, pour qu'il se mît avec nous dans les rangs. » : délimitez la proposition subordonnée et donnez sa fonction.Touche pour voir la correction
À retenir Une proposition subordonnée dépend d'une proposition principale et est introduite par un mot subordonnant.
- Subordonnée : « pour qu'il se mît avec nous dans les rangs », introduite par la locution conjonctive « pour que » ; le verbe « se mît » est au subjonctif imparfait.
- Fonction : complément circonstanciel de but du verbe « fut obligé de l'avertir ».
Réponse« pour qu'il se mît avec nous dans les rangs » : proposition subordonnée conjonctive circonstancielle de but (complément circonstanciel de but de « fut obligé de l'avertir »).
Vérification On peut la remplacer par « pour le placer dans les rangs ».
8bNommez et réalisez deux manipulations permettant de trouver cette fonction.Touche pour voir la correction
À retenir Un complément circonstanciel est supprimable et déplaçable.
- Suppression : « le maître d'études fut obligé de l'avertir » : la phrase reste correcte, le groupe est supprimable.
- Déplacement : « Pour qu'il se mît avec nous dans les rangs, le maître d'études fut obligé de l'avertir. » : le groupe est déplaçable.
- Question : « dans quel but le maître d'études fut-il obligé de l'avertir ? » : pour qu'il se mît dans les rangs (le complément répond à « pourquoi ? dans quel but ? »).
RéponseSuppression et déplacement : le groupe est supprimable et déplaçable, donc complément circonstanciel
9a« jaunâtre » : expliquez le sens du mot en vous appuyant sur sa formation.Touche pour voir la correction
À retenir Le suffixe -âtre exprime une approximation, souvent péjorative.
- « jaunâtre » = radical « jaune » + suffixe « -âtre ».
- Il signifie « qui tire sur le jaune, d'un jaune terne ou sale ».
RéponseD'un jaune terne, qui tire sur le jaune (suffixe -âtre)
9bDonnez deux autres mots formés de la même manière (avec le suffixe -âtre).Touche pour voir la correction
À retenir Le suffixe -âtre s'ajoute souvent à un adjectif de couleur.
- Exemples : verdâtre, rougeâtre, bleuâtre, blanchâtre, grisâtre, noirâtre.
RéponseVerdâtre, rougeâtre (ou bleuâtre, blanchâtre)
10Réécrivez en imaginant que plusieurs élèves entrent : « (…) voici un élève que je vous recommande, il entre en cinquième. Si son travail et sa conduite sont méritoires, il passera dans les grands, où l'appelle son âge. »Touche pour voir la correction
À retenir Quand le sujet passe au pluriel, on accorde les verbes, les pronoms, les déterminants possessifs, et le nom.
- « un élève » devient « des élèves » ; « que je vous recommande » reste (que = COD, 1re personne : « je vous recommande ») ; « il entre » devient « ils entrent ».
- « son travail et sa conduite » devient « leur travail et leur conduite » (un seul travail et une seule conduite par élève : on peut aussi écrire « leurs travaux et leurs conduites »).
- « il passera » devient « ils passeront » ; « où l'appelle son âge » devient « où les appelle leur âge » (le pronom l' devient les ; le sujet inversé « leur âge » reste au singulier).
- « méritoires » reste inchangé (pluriel déjà).
Réponse« (…) voici des élèves que je vous recommande, ils entrent en cinquième. Si leur travail et leur conduite sont méritoires, ils passeront dans les grands, où les appelle leur âge. »
Piège « où les appelle leur âge » : le pronom « les » remplace « l' », et « âge » reste au singulier.
Exercice 3 : Rédaction : un nouvel élève ou l'enfance en art40 points
Deux sujets au choix. Voici, pour chacun, une méthode, un plan et des éléments de rédaction à adapter. Ce sont des propositions.
ISujet d'imagination : racontez l'arrivée d'un nouvel élève dans la classe de Charles Bovary, qui, contrairement au texte de Flaubert, se passe bien. Commencez par : « Voici un élève que je vous recommande, il entre en cinquième. » Décrivez le nouvel élève et les réactions des personnages.Touche pour voir la correction
À retenir Un récit a une situation initiale, des événements, une fin. On garde la 3e personne ou la 1re (le « nous » des élèves), le passé simple et l'imparfait.
- Début imposé : « Voici un élève que je vous recommande, il entre en cinquième. »
- Description : âge, taille, tenue, allure, trait de caractère (par exemple un garçon souriant et à l'aise, avec une casquette originale).
- Réactions : curiosité bienveillante des élèves, accueil du maître d'études, geste amical d'un camarade qui lui propose une place.
- Chute : à la fin de la journée, le nouveau s'est fait un ami et la classe l'a adopté.
- Temps : passé simple pour les actions ponctuelles, imparfait pour les descriptions et habitudes.
- Rédaction possible (ouverture) : « Voici un élève que je vous recommande, il entre en cinquième. » Le Proviseur s'effaça et le nouveau avança d'un pas, sa casquette sous le bras. C'était un garçon grand et robuste, aux cheveux châtains soigneusement peignés, qui souriait un peu timidement. Un murmure curieux parcourut la classe, mais personne ne rit ; au premier rang, un élève lui fit place sur son banc...
RéponseRécit chronologique avec portrait du nouvel élève et accueil chaleureux de la classe
Piège Conserve l'imparfait pour les descriptions et le passé simple pour les actions ponctuelles.
IISujet de réflexion : selon vous, les artistes préfèrent-ils évoquer les moments douloureux ou heureux de l'enfance et de l'adolescence ? Développement argumenté avec des exemples tirés d'œuvres littéraires et artistiques.Touche pour voir la correction
À retenir On discute la question et on donne un avis personnel appuyé par des œuvres précises (romans, films, peintures).
- Introduction : accroche (la scène de Flaubert : un enfant moqué), puis problématique : les artistes préfèrent-ils évoquer les moments douloureux ou heureux de l'enfance et de l'adolescence ?
- Partie 1 : les moments douloureux, car ils touchent et dénoncent : Les Quatre cents coups de Truffaut, Poil de Carotte de Jules Renard, Sans famille d'Hector Malot, Oliver Twist de Dickens.
- Partie 2 : les moments heureux, pour la nostalgie et la poésie : La Gloire de mon père de Pagnol, Le Petit Nicolas de Goscinny et Sempé, les peintures de Renoir ou de Mary Cassatt, Peter Pan.
- Partie 3 : souvent un mélange : l'enfance est ambivalente (Le Petit Prince, Vipère au poing d'Hervé Bazin) et les œuvres montrent la lumière et l'ombre.
- Conclusion : les artistes évoquent les deux ; la douleur, parce qu'elle fait réfléchir et émeut, occupe une grande place, mais le bonheur de l'enfance inspire aussi la tendresse.
- Rédaction possible (introduction) : « La casquette tombe, la classe rit : dans Madame Bovary, l'enfance de Charles commence par une humiliation. Les artistes aiment-ils davantage raconter les souffrances ou les joies de cet âge ? Nous verrons d'abord que la douleur est un thème fréquent, puis que le bonheur inspire aussi les œuvres, avant de montrer que l'enfance est le plus souvent un mélange des deux. »
RéponseLes deux : la douleur est très présente, mais le bonheur de l'enfance inspire aussi les artistes
Vérification Des exemples variés sont donnés pour chaque partie.
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